Critique : The Flash (2014) 2.11

Le 31 janvier 2016 à 10:31  |  ~ 8 minutes de lecture
Le retour d'un personnage majeur de la saison dernière se retrouve ruiné par Barry Allen et un montage complètement bâclé.
Par RasAlGhul

Critique : The Flash (2014) 2.11

~ 8 minutes de lecture
Le retour d'un personnage majeur de la saison dernière se retrouve ruiné par Barry Allen et un montage complètement bâclé.
Par RasAlGhul

Il est tout à fait possible d’aimer des séries où le personnage principal serait – selon la norme de notre société – mauvais. Les antihéros, ou tout simplement les vilains, peuvent être fascinants, par leur complexité, leurs buts ou tout simplement par leur opposition à une figure de la droiture, de la justice : le héros lui-même.

Cependant, lorsque le héros lui-même devient détestable, ça devient bien plus compliqué pour la série. Lorsque le héros devient stupide, qu’il prend des décisions qui vous font hérisser le poil ou qu’il décide de se comporter comme un goujat – mot plus utilisé depuis une myriade d’années –, la série prend du plomb dans l’aile. Cette situation est particulièrement fréquente dans les séries de super-héros. Parce que la notion de sacrifice doit forcément être gravée dans son être, il prend souvent des décisions dénuées de tout bon sens, et se complait dans un état de souffrance permanent. Le pire, c’est que tout le monde autour de lui est d’accord, et félicite même son sacrifice ! What the fuck ?

Alors, cela passe lorsque tu t’appelles Oliver Queen dans Arrow – et encore, la saison 4 se démarque de la précédente par la volonté de transformer Oliver. Mais lorsque tu t’appelles Barry Allen, que ta série est censée être fun, légère et résolument drôle, et que tu commences à être détestable, ça ne passe plus ! Passons donc à The Reverse Flash Returns, qui montre que, lorsque The Flash n’est ni légère, ni drôle, ni fun, eh bien l’épisode devient magnifiquement mauvais !

 

 

Oh Barry si tu savais, l’ampleur de la haine que j’éprouve à ton sujet !

 

Depuis les deux-tiers de la première saison, Barry a doucement mais sûrement débuté sa mue en personnage détestable. Si sympathique par sa bonne humeur et le fun réel qu’il éprouvait par rapport au fait d’être un super-héros, il est devenu une sorte de serpillère émotionnelle, qui ne fait que la gueule. À la limite, si cela s’était arrêté là, cela aurait encore pu passer. Mais lui et Joe ont commencé à prendre des décisions concernant les femmes de leurs vies – Iris, puis plus tard Patty – sans jamais s’arrêter une seconde sur ce que ces mêmes femmes souhaitaient. Le pire dans l’histoire, c’est que les scénaristes essaient de nous faire passer ce type de décisions par tous les moyens possibles : danger, sacrifice, j’en passe et des meilleures. Personnellement, je trouve ce trope super-héroïque insupportable !

 

Patty, demandant des explications à Barry

 

Il n’est donc pas étonnant que la partie Patty/Barry – déjà pas bien vaillante au sein de Potential Energy – plombe l’épisode de bout en bout. D’habitude si rayonnante, Patty passe son temps à sangloter et à essayer par tous les moyens de forcer Barry à parler. Et si ce dernier peut avoir raison sur le fait de ne pas vouloir la retenir à Central City pour qu’elle puisse réaliser son rêve – qui, soit dit en passant, nous a été présenté la semaine dernière –, la donne change complètement une fois que Patty apprend enfin le secret de son petit-ami. Pour le coup, c’est cool que l’équipe créative ait fait en sorte que ce soit la détective qui le découvre d’elle-même. Barry va définitivement achever sa mue, se comportant comme un gros con, niant toutes les affirmations de sa petite-amie. Elle finit par partir de Central City, non sans piéger une dernière fois Barry pour avoir la confirmation de l’identité du Flash. Un conseil Barry : fait marcher tes neurones, tu ne l’as pas fait depuis une bonne tripotée d’épisodes. Et The Flash s’en ressent.

 

 

Le retour du Reverse-Flash ! Gâché par plein de trucs !

 

La gabegie que représente le traitement de la relation Barry/Patty m’a presque fait sortir entièrement de l’épisode. Cependant, un grand évènement était prévu : le retour du Reverse-Flash ! Matt Letscher revient donc incarner le pire ennemi de Barry la saison dernière mais, aussi réjouissant que ce retour pouvait être sur le papier, le Reverse-Flash souffre de deux gros problèmes :

  1. Le montage de l’épisode est nul du début à la fin.
  2. Matt Letscher ne tient clairement pas la comparaison avec Top Cavanagh.

Le premier problème donne l’impression d’assister à une sorte de patchwork mal réalisé, seulement composé de scénettes avec peu ou pas du tout de rapport entre elles. On passe du coq à l’âne sans cérémonie aucune, et cela enlève du poids à un retour qui se voulait sans doute explosif. Par exemple, toute la partie avec les West semble appartenir à un tout autre épisode. Cela donne lieu à quelques jolies scènes avec Candice Patton, mais cela coupe complètement le rythme de l’épisode.

 

Le Reverse-Flash avec Christina McGee, tentant de rentrer chez lui

 

Après, je ne peux pas trop en vouloir à Letscher d’être moins bon que Cavanagh ; il n’a pas eu le même temps d’adaptation au personnage, et il manque de charisme pour bien rendre menaçant son personnage. C’est dommage, parce que l’histoire finale avait de quoi posséder un beau poids émotionnel. L’idée du « le temps est un cercle plat » est assez simple pour être retenue – bien plus que toutes les explications fumeuses présentes dans tout l’épisode.

Dès lors, c’est encore une fois Harry qui sauve l’épisode. Son duo avec Cisco se révèle toujours aussi efficace, et il permet également de faire avancer l’histoire concernant les pouvoirs de ce dernier. Leurs interactions sont toujours un plaisir, et je les ai particulièrement savourées dans cet épisode, qui manquait clairement d’humour.

 

The Reverse Flash Returns n’est clairement pas un bon épisode. Cela est principalement dû à un Barry Allen à son plus haïssable, doublé d’un montage plus qu’erratique. Le retour du plus grand ennemi du Flash la saison dernière tombe donc bien à l’eau. Il serait temps que les scénaristes reviennent aux bases de la série et ne se dispersent plus en storylines peu intéressantes. J’ai vraiment l’impression de perdre mon Flash.


J’ai aimé :

 

  • Même dans un épisode sans humour, Cisco est là pour apporter sa légèreté.
  • Candice Patton n’est vraiment pas bien servie cette saison par l’équipe créative. Néanmoins, elle partage une belle scène avec Francine.
  • Patty finit par deviner elle-même. C’est au moins cela de gagné.
  • Top Cavanagh, toujours aussi bon.
  • Une belle résolution de l’intrigue du Reverse Flash.
  • La scène d’ouverture. Ça, c’est du Flash !

 

Je n’ai pas aimé :

 

  • Tout le reste mais, comme j’ai vraiment une dent contre cet épisode, je vais détailler.
  • Le retour du Reverse Flash. Gâché par un montage erratique et un trop plein d’intrigues.
  • Barry Allen. Sérieusement, le personnage est horrible cette semaine.
  • Tout ce qui concerne Barry et Patty.
  • Joe qui félicite Barry en fin d’épisode. Mais whaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaat ?
  • Un montage nul. T’as l’impression d’assister à un patchwork de scénettes.
  • Manque d’émotion.
  • Manque d’action.
  • Manque d’humour.
  • Jay et Caitlyn. Leur histoire n’avance absolument pas. Ce n’est pas le nom du doppleganger de Jay – Hunter Zolomon pour les curieux – qui va rehausser mon intérêt.
  • Désolé mais Wally ne sert toujours à rien. Et qui laisse un capot de voiture ouvert en partant ? Révise ton code de la route mon gars.

 

Ma note : 7/20.

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Gizmo
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