Focus sur The Office (US)
The office est une série pour laquelle je voue un véritable culte. Elle me fait tellement marrer que je l’élève au rang des intouchables, à des kilomètres des How I met your mother, scrubs, friends qui ont déjà mes faveurs. Mais surtout, elle a engendré un Dieu : Steve Carell (alias Michael Scott). Sympa dans 40 ans toujours puceau, cool dans Little Miss Sunshine, carrément dégueulasse dans la suite ignoble de Bruce tout puissant, il irradie cette série de tout son génie comique.
| Genre : Comédie |
|
| Série américaine | |
| Année : 2005 | |
| Format : 22 min | |
| NBC | Canal Plus |
En tant que manager de la branche il se présente comme un guide dans cette visite du monde de l’industrie du papier. Persuadé d’être le meilleur boss du monde, il s’évertue à essayer de démontrer comment diriger une entreprise tout en étant le meilleur ami de ses employés.
Sa méthode : énoncer des blagues toujours plus douteuses les unes que les autres, mentir sans se soucier de la crédibilité de la chose, user de toutes les discriminations possibles... Pour autant, il n’est pas un mauvais bougre.
Il aime ses employés comme s’ils étaient sa propre famille, même s’il n’hésitera jamais à rabaisser inconsciemment ceux-ci si l’occasion de se faire mousser se présente. Concrètement, personne (lui compris) ne comprend comment il arrive à faire tourner cette boîte mais Michael Scott ne se prive jamais de donner des conseils repoussant toujours les limites de la débilité.
Personnage naze par excellence (il voue un culte à BSG...)(ndscarch: c'est toi le naze), il aime se définir comme manager régional assistant alors qu’il n’est que l’assistant (voire sous-fifre) du manager régional.
Complètement à la ramasse, il essaie pourtant de faire croire qu’il est un mec cool à coup d’assertions plus déconcertantes les uns que les autres (« I train my major blood vessels to retract into my body on command. Also, I can retract my penis up into itself.” ou “I don't have a lot of experience with vampires, but I have hunted werewolves. I shot one once, but by the time I got to it, it had turned back into my neighbor's dog.”).
Il entretient une relation ambivalente avec Michael, partagé entre son admiration et sa jalousie maladive, même s’il se présente le plus souvent comme le vrai toutou du patron. Il est aussi tout ce que n’est pas Jim, ce qui le pousse à le haïr de toutes se forces.
Une des seules personnes normales de ce bureau. Un peu branleur sur les bords, il ne quitte pas le navire par flemme. Il affectionne tout particulièrement l’élaboration de stratagèmes visant à démontrer la connerie de son collègue Dwight. Il aimerait se taper Pam qui est sa plus fidèle supportrice, ça tombe bien...
La standardiste qui a une vie un peu pourrie. Son mec est un gros balourd, son patron n’arrête pas de lui faire remarquer son attirance pour elle, sa carrière est mort-née... Heureusement, Jim est là pour la sortir de sa grisaille.
Si la série marche aussi bien, outre le fait que des gens talentueux y participent (contrairement à BSG...), c’est grâce à sa recette toute particulière. Ici, il se passe clairement toujours la même chose (Jim emmerde Dwight, Michael trouve une nouvelle connerie pour montrer à quel point il est incompétent) ; le gros point fort repose dans l’écriture des dialogues. Les mecs font du bon boulot et il ne se passe pas un épisode sans qu’une phrase culte ne sorte de la bouche de quelqu’un. De plus, la série est jouée à la perfection, Steve Carell en tête même si Rainn Wilson est aussi un fou furieux, et nécessite bien évidemment de la regarder en v.o. Un autre point fort de la série est l’utilisation de la caméra comme personnage à part entière, en effet, si les journalistes ne parlent jamais, leur objectif est au centre des conflits, des humiliations et reçoivent toutes sortes de regards qui en disent long et qui se révèlent souvent être plus marrants que si une réplique leur était rattachée.
Donc pour résumer, the office est une série subtile (tout l’inverse de BSG, qui au passage ne fait pas rire) qui fait marrer d’une toute autre façon que les autres séries comiques du moment. Elle est blindée de défauts mais ses qualités l’emportent largement. Je lui mettrai bien un bon 15/20.
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BSG sucks. |
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- Diffusion US : 24 mars 2005 (NBC)
- Diffusion FR : 03 juin 2007 (Canal Plus)
Créateurs : Greg Daniels, Ricky Gervais
Réalisateurs : Greg Daniels, Paul Feig, Ken Kwapis
Scénaristes : Greg Daniels, Paul Lieberstein, B.J. Novak
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