Lanterns
Deux flics intergalactiques, la nouvelle recrue John Stewart et le légendaire Hal Jordan, sont confrontés à un sombre mystère sur Terre alors qu’ils enquêtent sur un meurtre au fin fond de l’Amérique.
| En cours | US | Pas de durée |
| Drame, Mystere, Science-Fiction & Fantastique | HBO, | 2026 |
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1.07 -
L'héritage des garçons Jordan
The Jordan Boys' Legacy
Se retrouvant sur une autre planète, Hal et John doivent mettre de côté leur passé tumultueux pour résoudre un meurtre. Au cours de leur périple, ils sont tous deux confrontés aux fantômes de leur passé… et à l’influence de leur enfance sur leur personnalité.
Diffusion originale : 27 septembre 2026
Diffusion française :
27 septembre 2026
Réalisat.eur.rice.s :
Geeta Patel
,
Alik Sakharov
Scénariste.s :
Justin Britt-Gibson
,
Tom King
,
Damon Lindelof
Guest.s :
Jason Ritter
,
J. Alphonse Nicholson
,
Cairo Cash Lee
,
John Venable
,
Ulrich Thomsen
,
Shea Pritchard
,
Romeo Brown
,
Hannah Christine Shetler
,
Jared Grimes
,
Jake B. Miller
,
Henry Joseph Samiri
,
Billy Griffin
,
Wade Harlan
Tous les avis
| Avis favorable | Déposé le 02 octobre 2026 à 10:53 |
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Bien évidement qu'il fallait que John et Hal se retrouvent au enfer cernés par leurs peurs pour qu'enfin la vérité sorte : oui, John ne voulait pas de ce rôle. Au final, les deux hommes ont tout fait pour échapper à l'emprise familiale : la suicide pour Hal et la prophétie de l'Elu pour John. Pas de doute, on est bien chez Tom King (co-scénariste ici), tant ses thématiques sur-infusent l'épisode. J'ai été un peu déçu de ne pas avoir d'épisode flashback complet sur Hal, mais finalement le peu qui est donné est sans doute amplement suffisant. En tout cas, la série est proche du sans faute. Allez, encore un effort ! |
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Le chemin de la mélancolie se poursuit avec un épisode qui confirme une intuition de plus en plus difficile à ignorer : Lanterns est sans doute un projet bien plus personnel qu'il n'y paraît. À mesure que l'intrigue avance, Hal Jordan semble moins apparaître comme un simple personnage que comme une forme de projection de Damon Lindelof lui-même. Je me trompe peut-être, mais le ton de la série est devenu si introspectif et intimiste qu'il est difficile de ne pas y voir quelque chose de profondément autobiographique.
Cette orientation a cependant une conséquence directe : l'intrigue de départ semble progressivement passer au second plan. L'absence de véritable montée en puissance autour de la révélation de l'identité de l'homme de l'île en est probablement le meilleur exemple. Là où beaucoup de séries chercheraient à renforcer leurs enjeux, Lanterns préfère explorer l'état intérieur de ses personnages.
Plus la saison avance, plus j'ai le sentiment que son véritable sujet est ailleurs. La confrontation entre John et Hal ressemble de plus en plus à celle entre deux idéaux contradictoires : d'un côté l'homme que son père voulait qu'il devienne, le soldat irréprochable, courageux et vertueux ; de l'autre un être plus chaotique, imprévisible et méfiant, incapable de correspondre à cette image idéale. La série ne parle alors plus vraiment de super-héros, mais du poids des attentes, des actes manqués et du refus d'accepter une destinée dessinée par d'autres.
De ce point de vue, l'épisode est une réussite. La mise en scène et l'esthétique parviennent à donner corps à ce trouble intérieur avec une sensibilité rare dans le genre. Pourtant, ce choix explique aussi en partie les difficultés de la série. À l'exception de l'épisode cinq, qui répondait pleinement aux attentes d'un récit estampillé DC, Lanterns apparaît surtout comme une œuvre sur le chagrin, le regret et la difficulté d'être soi.
C'est précisément ce qui rend la série à la fois fascinante et frustrante. Fascinante parce qu'elle ose devenir un objet profondément personnel au sein d'une franchise censée être formatée. Frustrante parce qu'elle semble parfois oublier le sujet qu'elle était venue raconter.
D'une certaine manière, Lanterns me rappelle The Sky Crawlers de Mamoru Oshii. On y retrouve cette même mélancolie diffuse, cette impression de personnages prisonniers d'un rôle qu'ils n'ont pas choisi et qui cherchent désespérément un sens à leur existence. La comparaison a évidemment ses limites, mais les deux œuvres partagent ce regard mélancolique sur des héros incapables de trouver leur place.
Et même si je ne suis pas convaincu que Lanterns était le bon projet pour accueillir une réflexion aussi intime, je dois reconnaître une chose : Lindelof n'a rien perdu de sa capacité à transformer ses désillusions personnelles en récit. C'est peut-être là sa plus grande qualité d'auteur.