Mr. Robot
Elliot est un jeune programmeur anti-social qui souffre d'un trouble du comportement et de dépression chronique. Il est ingénieur en cyber-sécurité le jour et hacker justicier la nuit. Elliot doit faire un choix lorsque le mystérieux chef d'un groupe underground de hackers le recrute pour détruire la société ...
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| Terminée | Américaine | 50 minutes |
| Drame, Thriller, Crime, Drama | USA Network, France 2 | 2015 |
2 avis favorable
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3.01 -
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Depuis une centrale nucléaire arrêtée, Zhang considère la position d'Elliot dans le plan de la Dark Army. Ne croyant pas aux coïncidences, elle trouve normal de laisser la vie sauve au fils d'Edward Alderson, tant qu'il n’aura pas accompli son objectif. Tyrell a tiré sur Elliot et appelle Irving, un agent de la Dark Army, à la rescousse. Elliot est sauvé et se réveille huit jours plus tard chez Angela. Il repense aussitôt à son plan et se rend dans l’immeuble qui contenait la sauvegarde des données d'Evil Corp, déjà vide. Il retrouve Darlene réfugiée dans son appartement, décidée à connaitre tout son plan. Il cache l'implication de Tyrell Wellick et tente de finir ce qu'il a commencé. Darlene l'amène à un tournoi de piratage d'où Elliot peut utiliser la connexion Internet et fermer la backdoor. Mais il est surpris par la Dark Army et Irving les aide à semer les hommes du FBI. Elliot exige la fin de la Phase 2 de Whiterose. Il demande plus tard à Angela de lui trouver un poste chez Evil Corp d'où il pourra réparer les dégâts qu'il a commis. Pendant la nuit, Mr. Robot reprend le contrôle et Angela, complice, le ramène à Irving et Tyrell pour relancer la Phase 2. Quand Mr. Robot confronte Angela sur ses choix et les mensonges qu'elle dit à Elliot, elle répond qu'elle croit au plan de Whiterose pour changer le monde.
Diffusion originale : 11 octobre 2017
Diffusion française :
11 octobre 2017
Réalisat.eur.rice.s :
Sam Esmail
Scénariste.s :
Sam Esmail
Guest.s :
Erik Jensen
,
Grant Chang
,
Josh Mostel
Tous les avis
| Avis favorable | Déposé le 15 octobre 2017 à 23:40 |
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Un premier épisode qui commence un peu ronronnant pendant vingt bonnes minutes, avec l’introduction d’un nouveau protagoniste de la dark army, plutôt fun, mais ensuite pas mal de remise en contexte et de répétition autour d’un Elliott perdu, qui a (encore !) perdu la mémoire suite à son coma en ayant reçu une balle. C’est un procédé un peu répétitif et pas forcément intéressant ou crédible, afaiblissant la portée du cliffhanger de l’année précédente. Cependant, dans cette première partie, il y a tout de même quelques bonnes idées dans la réal, comme cette superbe séquence où Elliott “coupe le son” de son environnement. Et puis, tout bascule après sa tirade, clairement peu subtile et adressée directement à l’audience, où Elliot comprend que tout acte de révolution aussi anarchique et finalement isolé (en tout cas, pas suivi par les masses) ne pourra être que weaponisé par le capitalisme qui s’en servira pour asservir encore plus la population. “fuck society” est devenu surtout “fuck me”. Le coup de génie de la scène de la tirade reste bien sûr de faire appel à l’histoire moderne politique du moment, avec des flashs de Trump, May, les GAFAM+Walmart et autres conglomérats… Alors clairement, la subtilité s’envole, mais ce genre de pitch en guise d’ouverture sur un network américain en 2017, on ne peut que respecter. Elliot le comprend enfin : la Révolution n'a pas eu lieu, elle n'a fait que renforcer l'influence d'Evil Corp, car le hack du 9 mai n’a été rendu possible que parce que les puissants influents le souhaitait. Alors, il est maintenant question de rétablir l'ordre d’avant ? Il demande même à Angela de retrouver un poste à Evil Corp, tandis que Mr. Robot va s’activer à remettre la backdoor qu’Elliot supprime de l’épisode. C’est un peu un coup de deux pas en avant, trois pas en arrière, ce qui n’est pas des plus réjouissants en termes de fil rouge, il faut l’avouer. C’est la logique d’un “reset” (qui aurait clairement pu être le titre informatique de l’épisode) qui n’en est pas vraiment un bien sûr, car les personnages ont des postures de pouvoir bien différentes de la saison 1 — malgré un certain parallèle volontaire entre le pilote et cette reprise. Par la suite l’épisode devient vraiment plus intéressant lorsqu’il se linéarise un peu plus et exploite à merveille le personnage d’Angela vis-à-vis de la double personnalité d’Elliot. Désormais pleinement en capacité de savoir à qui elle parle, elle et Mr. Robot prennent les rennes de la révolution et promettent ainsi une saison où ils sont les révolutionnaires, tandis qu’Elliot veut se ranger pour se protéger lui et Darlene. La scène de la réal éclairée à la bougie où Angela “voit” pour la première fois Mr. Robot est sublime et le discours final d’Angela hyper mélancolique, probablement lié au mystère entourant le personnage de Whiterose et ses vraies motivations : son appareil géant niché au coeur d’une centrale nucléaire en début d’épisode laisserait penser à une sorte de machine pour voyager à travers un univers quantique parallèle, ce qui donnerait de l’espoir à Angela (sans qu’elle ne comprenne tout, sans doute) à une nouvelle vie ? Ce double-sens qui ferait frémir de peur n’importe quel fan de série que ça soit un “jump the shark”, est en réalité hyper intéressant car pour l’instant pas à prendre au sens littéral et contenu dans une sous-intrigue héritée de Twin Peaks en saison 2. Toujours plus de questions soulevées, mais aussi un certain déséquilibre dans un premier épisode qui ne fait pas figurer Dominique DiPierro, Philipp Price ou d’autres, et un Tyrell assez faiblard, par exemple, avec un format qui semble se répéter un poil au début sur la partie amnésique. Reste que c’est toujours aussi soigné et prometteur, notamment avec cette belle promesse d’inversion des points de vue sur la personnalité activiste d’Elliot : le spectateur suivant Mr. Robot et ayant de nouveau un coup d’avance sur Elliot. Voilà qui devrait faire honneur au pitch tout en continuant d’explorer un lore à la fois de plus en plus fantaisiste et fouillé (la Dark Army et son projet) mais aussi criant de réalisme. |
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| Avis favorable | Déposé le 14 octobre 2017 à 16:07 |
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Spoiler
J'ai bien aimé cette reprise, qui quelque part repart sur de nouvelles bases et se débarrasse du superflu/trop complexe. Elliot se retrouve à l'extérieur de l'histoire, il en devient un protagoniste externe alors qu'on avait l'habitude d'être dans sa tête. Et si la première saison se centrait sur l'identité de Mr. Robot quand la seconde misait sur l'ambiguïté et surtout le combat que menait Elliot contre Mr. Robot, cette troisième saison admet la maladie de son personnage principal : la réalité est là, devant nous, brutale. Il a perdu. Maintenant que nous aurons affaire à Elliot OU Mr. Robot, les deux acteurs ont des rôles définis et jouent à tour de rôle. C'est original et sans ça, si seul Rami Malek jouait, la série perdrait tout son sens. Cela permet également de ne pas tout le temps s'axer sur la maladie d'Elliot et de pouvoir faire avancer l'histoire. C'est traité comme un trait spécial de sa personnalité plus que comme une réelle maladie (en tout cas, tout le monde se sert de lui donc qu'il soit malade, ils s'en balancent un peu au fond). Ce season premiere, beaucoup plus calme, plus dramatique (dans un sens mélancolique) met un peu Elliot à part et met en lumière Mr. Robot et Angela, épatante de complexité. Les nouvelles bases sont lancées, la série est selon moi renouvelée comme il le fallait. La scène avec les images réelles où Elliot parle littéralement tout seul dans la rue est extrêmement vraie et pertinente, et la dernière scène est très révélatrice et annonciatrice des futurs événements auxquels Sam Esmail nous prépare. |
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J'avoue avoir anticipé le retour de Mr. Robot avec une certaine indifférence. La saison 2 ayant été pour moi un concentré d'effets de style légèrement prétentieux et d'intrigues faussement complexes pour un résultat assez banal (l'internement d'Elliot et l'explosion d'un bâtiment).
Là, le propos est plus direct et c'est tout de suite plus prenant. La série n'essaye pas d'en faire des tonnes pour nous raconter son histoire et la simplicité de la réalisation souligne habilement le propos. Le plan séquence par exemple, montre bien l'effervescence du 1984 et l'oppression ressentie par Elliot et Darlene. Le monologue d'Elliot est également un moyen simple et efficace pour nous faire comprendre qu'il est à moitié fou.
Par ailleurs, j'apprécie particulièrement l'importance donnée à Angela qui a été mise en stand by pendant toute la saison 2. À vrai dire, j'avais un peu anticipé son rôle futur, mais au final son personnage est la bonne réponse à la grande question de la contestation politique (et en filigrane de la série) : "doit-on faire partie de la société pour pourvoir la changer ?".
Un bon season premiere, en somme.