RuPaul's Drag Race
Ces reines rivalisent pour décrocher la couronne et remporter les 100 000 $ mis en jeu dans cette série primée aux Emmys et animée par RuPaul.
| En cours | US, CA | Pas de durée |
| Reality | MTV, Logo, VH1, | 2009 |
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1.01 -
Drag discount
Drag on a Dime
Neuf concurrentes doivent réinventer leur look en utilisant uniquement des vêtements d'occasion ou bon marché. Avec Bob Mackie en invité spécial.
Diffusion originale : 02 février 2009
Diffusion française :
02 février 2009
Réalisat.eur.rice.s :
Ian Stevenson
Scénariste.s :
Guest.s :
Victoria "Porkchop" Parker
,
BeBe Zahara Benet
,
Nina Flowers
,
Rebecca Glasscock
,
Shannel
,
Ongina
,
Jade Sotomayor
,
Akashia
,
Tammie Brown
,
Kenyon Glover
,
Keon Hunt
,
Mike Ruiz

Retour aux sources du show iconique… 2009 a déjà l’air d’être ce à quoi ressemble 1990 dans ma tête, je n’aime pas du tout ça ! Bon après ils ont clairement rajouté une sorte de filtre “halo blanc” pendant toute la durée de l’épisode, ce qui est juste un mauvais choix.
Alors ici c’est kitsch, rétro, il y a des problèmes de rythme, mais c’est toujours fascinant de voir les origines humbles de ce qui est devenu un show légendaire avec un impact culturel fort.
On sent le budget absolument absent. L’atelier est assez minable, le runway semble se situer dans une salle vide et étroite, tapissée par un rideau en paillettes tout droit sorti du même endroit des accessoires que les reines ont dû utiliser pour leur défi : le magasin “tout à 99 centimes”. Un peu bizarre d’ailleurs de faire un thème basé sur du “cheap” pour un premier épisode qui est censé par définition vouloir en mettre plein la vue, même si ça rend hommage aux origines du drag.
Pourtant les bases sont déjà là : les intros des queens, les confess qui rythment l’ensemble, le lipsync “for your life”, Shantay you stay, Sashay Away (on en a même l’origine dans la chanson du tout premier lipsync !), les maxi-challenges, le photoshoot du début, l’importance de la représentation avec la première queen éliminée qui est plus size et qui part en livrant son message…
Et RuPaul en présentateur charismatique qui coach ses reines. Tout y est, quelque part !
Par contre c’est vraiment hyper léger en contenu sur les queens elles-mêmes jusqu’à maintenant. Plusieurs sont invisibles ou peu marquantes. Nina Flowers marque parce qu’elle met clairement une distance aux autres sur le runway, ce qui lui vaut une victoire bien méritée. Ongina est l’autre queen dans le top et en effet elle est est une des rares affichant une personnalité très “drag” comme on l’entend aujourd’hui. En confess, Rebecca Glasscock est assez marquante, elle a une forte présence et est donc selon moi à surveiller. Tammie Brown et ses gros sourcils et son maquillage étrange sort aussi un peu du lot. J’ai l’impression que Shannel a aussi un bon potentiel.
On notera que dès le début une queen (je ne sais plus laquelle) chiffre à plusieurs milliers de dollars le montant de tous les accessoires et tenues qu’elle a apportées pour l’émission, mais que dès le premier challenge où elles doivent faire leurs tenues elles-mêmes, le but est bien de montrer que tout le monde est remis à égalité.
Le jury est aussi étonnant. Les guest judges ont un peu de gueule (Bob Mackie est un gros nom de la photo ce qui est approprié vu le challenge de la semaine, et il vient de mourir tout récemment en plus), mais très très peu de visibilité, peut-être 3 phrases max chacun. De plus c’est étonnant de voir les codes autour du genre et de la vision du drag à l’époque et aux US très différents de la France des années 2020 comme ce que j’ai vu jusqu’à maintenant. On entend des choses comme “je vois encore trop le garçon, tu n’est pas assez fille” ce qui est très étonnant. Ou bien globalement RuPaul qui genre beaucoup ses candidats au masculin pour appuyer la métaphore/parodie d’une course de voitures, ce qui n’a jamais été un thème très inspiré à mon sens.