The War Between the Land and the Sea
La guerre entre la terre et la mer
Lorsqu'une espèce ancienne et redoutable émerge de l'océan et se révèle de manière spectaculaire à l'humanité, une crise internationale éclate. Alors que toute la population est en danger, UNIT passe à l'action alors que la terre et la mer se livrent une guerre sans merci.
| En cours | GB | Pas de durée |
| Science-Fiction & Fantastique, Drame | BBC One, | 2025 |
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1.04 -
The Witch of the Waterfall
The Witch of the Waterfall
Barclay and Salt go on the run in a war-torn London as UNIT reels from disaster. But when Tide threatens the land and Gunsberg advances his plans, the Severance schemes demand blood.
Diffusion originale : 14 décembre 2025
Diffusion française :
14 décembre 2025
Réalisat.eur.rice.s :
Dylan Holmes Williams
Scénariste.s :
Pete McTighe
,
Russell T. Davies
Guest.s :

Après un épisode trois un peu plus sage et molasson, cet avant-dernier épisode met les gaz et le résultat est bien plus réjouissant.
Moi qui me plaignais de la politique simpliste dépeinte dans l’épisode précédent, je dois avouer que le fait que l’attaque kamikaze sous l’eau soit un dissident non-lié directement à notre “board millitaire” que l’on suit, ça m’a agréablement pris de court. L’idée que justement, ils disent qu’ils n’iraient jamais ainsi contre UNIT et le bon-sens, mais établissent malgré tout le lien faible avec l’auteur des crimes qui pourrait les retracer jusqu’à eux et leur plan secret “Severance” (qui semble clairement être une arme biologique, vu qu’ils évoquent le besoin d’avoir un spécimen vivant pour le tester ?), c’est plus finement écrit que je ne le pensais. Pas non plus un thriller géopolitique génial, loin de là, mais loin d’être fainéant.
Kate gère l’aftermath de la mort du Colonel Ibrahim avec une belle perf de Jemma Redgrave qui craque sans en faire trop. J’aime beaucoup l’angle d’approche du personnage de Kate et de sa relation ici, avec Shirley qui tente de conforter sa boss et confirme que tout le monde savait et était content pour eux, même s’ils tentaient de faire naître cette histoire en arrière-plan, ce qui fait écho aux spectateurs sur la série-mère.
L’urgence de la situation se fait ressentir et la tension monte aussi parce qu’aucun répit n’est laissé à Kate qui, tout juste endeuillée, doit déjà rencontrer le prochain ambassadeur de l’espèce Aqua, Tide, qui après une petite question existentielle pertinente, passe vite aux menaces concrètes mondiales, assurant ainsi sans doute un enjeu final et une porte de sortie morale pour la série si elle choisit la voie de la facilité (”ils ont subitement menacé de tuer toute l’humanité, même si on a été en tort à cause de l’attentat sous-marin, on n’a pas eu le choix que la guerre”).
Idem, je me plaignais de la présence faiblarde de Salt et du lore Sea Devilien lors de l’épisode précédent, mais ici j’ai trouvé les échanges entre Salt et Barcley très humains et bien fichus. Les deux fugitifs partagent du temps et se découvrent, Gugu Mbatha-Raw s’amuse vraiment enfin libérée de son rôle d’ambassadrice apathique fascinée, on apprend un peu plus sur la culture des Homo Aqua, et bref, l’alchimie fonctionne très bien : ce reverse Shape of Water me botte bien.
La fin croise bien toutes les intrigues et thématiques de l’épisode avec Kate qui n’a, encore une fois, pas le temps de process ses émotions avant d’être de nouveau entre deux feux et faisant même pointer les armes d’UNIT vers l’armée britannique, dans une séquence assez riche en tension qui pose les enjeux du prochain épisode (des retrouvailles Salt et Barcley). Malgré l’écriture un peu cheesy parfois (la réplique finale grandiloquente “You will never swim alone”), l’intrigue est bien ficelée et rythmée au point où j’ai très hâte de voir le dénouement.