The War Between the Land and the Sea
La guerre entre la terre et la mer
Lorsqu'une espèce ancienne et redoutable émerge de l'océan et se révèle de manière spectaculaire à l'humanité, une crise internationale éclate. Alors que toute la population est en danger, UNIT passe à l'action alors que la terre et la mer se livrent une guerre sans merci.
| En cours | GB | Pas de durée |
| Science-Fiction & Fantastique, Drame | BBC One, | 2025 |
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1.05 -
The End of the War
The End of the War
Barclay stands alone, Salt is lost, UNIT is powerless, and the oceans rise as the war reaches its climax. While traitors conspire, can Barclay find Salt before it’s too late?
Diffusion originale : 21 décembre 2025
Diffusion française :
21 décembre 2025
Réalisat.eur.rice.s :
Dylan Holmes Williams
Scénariste.s :
Russell T. Davies
Guest.s :

Ce final démarrait très bien, avec Kate qui enterre toujours autant ses émotions, un montage dynamique sur les négociations, et la romance impossible Barclay/Salt qui fonctionne bien…
Mais au final je trouve que l’accent n’est pas forcément mis sur les meilleurs aspects. L’offre de paix “Accord” est un peu sous-exploité, avec pourtant toute une partie techno-blabla des scientifiques d’UNIT pour faire passer un message aux Aquakind, qui ne sert pas vraiment. La faute au plan Severance qui fonctionne en hors-champ un peu trop bien, alors même que (il me semble ?) les militaires n’ont pourtant pas réussi à mettre la main sur Salt ou un specimen vivant. L’arme a été tellement sous-exploitée et sous-écrite vu son temps d’écran, que voir Kate prendre 10 plombes à réaliser que c’est ça la cause du virus, c’est assez mal fichu. Dommage car quand il s’agit de tenir tête au premier ministre britannique, le personnage est toujours convaincant.
Et puis, il y a quelque chose de faux et de fainéant dans l’idée que les Sea Devils ont une tech limite magique à disposition, bien au-delà de la compréhension des humains, mais que ces derniers sont pourtant capables de créer une arme génétique et de la déployer à grande échelle à la perfection (à cause d’une histoire de courants qui transmettent la chose, ou un délire comme ça). Alors oui c’est cohérent sur le papier, mais il aurait fallu plus développer cette partie, ce que 5 épisodes n’ont pas permis de faire.
Quelques séquences font aussi un peu flop, comme le dialogue à coeur ouvert entre Barclay et la mère de Kirby qui est vraiment écrite n’importe comment, alternant entre balancer des atrocités puis être très compréhensive, juste pour tenter de montrer en peu de temps qu’elle a des sentiments ambivalents. Ou encore, les hallucinations des méchants politiciens/millitaires (le premier ministre UK, le chef US et la française) qui s’imaginent mourir par de l’eau façon The Waters of Mars, mais la réalisation de ces flashs fait trop cartoonesque.
En revanche, j’aime bien le fait que la fin commit vraiment vers un pseudo-génocide avec une solution lourde mais crédible. Les nombreux parallèles entre les événements de la série et le dérèglement climatique catastrophique qu’on vit sont forcément pertinents. La belle fin entre Barclay et Salt est aussi une jolie conclusion douce à l’ensemble, qui reprend encore une fois les contes à la Shape of Water, même si les voir faire des pirouettes peu grâcieuses dans une eau beaucoup trop profonde et trop claire pour être de la côte anglaise a aussi un petit côté kitsch, fantasy mais kitsch.
Je ne suis pas hyper fan des épilogues sous forme de montage silencieux avec musique émotionnelle pop en fond, je trouve ça plus ingrat qu’avoir de vrais bons dialogues marquants, et ça ne fait pas exception ici avec un aspect limite PowerPoint à l’ensemble, et une maigre scène “post-générique” comique pour conclure l’ensemble.
Un final qui fait donc un peu plouf, avec des idées certes cohérentes mais, je pense, une trajectoire de base qui a predu trop de temps dans les épisodes 1 et 3 pour permettre une fin satisfaisante sur toute la ligne dans le temps imparti. L’avantage à ce stade c’est qu’on peut se permettre d’imaginer une suite intéressante dans la série-mère par exemple, où, depuis leur “prison” coloniale, l’espèce Aqua pourrait fomenter une revanche, tandis que UNIT a subi des conséquences psychologiques des événements et que Kate (une des gagnantes de ce spin-off, même si elle n’en a pas toujours été le centre d’intérêt principal) en ressort également affectée.