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Teasing et pietinage
"C'est une course contre la montre..." dit le résumé... sérieusement, pas du tout une course, c'est un épisode de teasing car les scénaristes n'ont rien su proposer d'intéressant cette saison. Alors, puisque l'intrigue peine à avancer, autant reculer dans le temps en laissant croire que l'histoire est tenue et que les signes cachés sont nombreux. Sauf que, au final, c'est juste une réunion familiale où nos deux protagonistes principaux jouent les flamants roses temporels.
Comme toujours, ce n'est pas mauvais, certaines idées sont intéressantes mais l'exploitation... A Discovery of Witches n'a jamais su connecter son univers à ses personnages principaux, hormis lors de certaines scènes révélants les pouvoirs de Diana. Pouvoirs très très cheaté qui souffre de la scénaristique aigu, ils n'apparaissent qu'au moment opportun pour le scénario.
Une conclusion bête et ampoulée, plate, qui pose juste certains éléments pour la saison deux, mais ne parvient absolument pas à rendre ccohérent l'ensemble. D'ailleurs, les scénaristes ne semblent même pas essayer... un léger sentiment de "on prend le chèque et on se casse" qui m'énerve.
Bon, c'est clairement un objet bizarre qu'il faut traiter point par point :
1 - la production value, point très positif. Sérieux, ça a du coûter une fortune. Cette série est très belle du point de vue technique avec quelques plans élégants, transition en fondue qui rappelle un cinéma des années 90. Comme dit Koss, le dir photo mérite qu'on remonte la note, rien que pour le premier acte.
2 - Le fait de partir d'un lieu connu pour aller vers des cieux inconnus, du dîner à une équipe de sauvetage dans une ville futuriste qui lorgne de mégalope chinoise. Et changer les habitudes du spectateurs en proposant autre chose, c'est un point positif. Sauf que ...
3 - le thème de l'immortalité via le personnage de Peter Pan et la thématique de la jeunesse éternelle, c'est une pièce qui peine à s'insérer dans un format de récit à la Alien. Bref, cela semble bien boursouflé, comme si Noah Hawley avait transformé son projet ambitieux en insérant tout et n'importe quoi dedans. Je n'ai vu qu'un épisode et je ne peux juger sur l'ensemble, mais cela ressemble à un début de baudruche. Ici, c'est un point neutre.
4- Les enfants perdus sont un concept qui va surtout servir de couteaux suisses dans les actes suivants. J'aime bien Wendy, c'est un bon personnage, mais c'est plus un concept qu'un individu sur le papier. Hawley veut tellement filer sa métaphore sur Peter Pan et les pirates qu'on en vient à perdre toute immersion avec un récit qui swwitche toutes les deux secondes. Ca casse le sentiment de claustrophobie et cela brise le sentiment d'angoisse. Bref, un point neutre, presque négatif.
5 - Le rythme est très peu fluide, le récit est trop éclaté, voire ampoulé alors qu'un récit Alien doit être simple, extremement cadré dans un univers cohérent et clos. Pour que la peur s'installe... pour que l'homme retourne à l'état de simple incubateur à saloperies. Bref, le climat est trop changeant, avec trop de variations pour donner un visionnage plaisant.
6 - Le xénomorphe va poser problème car il est, par principe, un colonisateur brutal chargé d'éliminer les formes de vie en vue de l'arrivée d'une autre espèce. Mais cette nouvelle espèce, amélioré, est déjà pointé du doigt par le script. Et l'Alien va juste servir à buter des humains par paquet tout en appuyant un discours sur l'évolution comme résultat des menaces qui pèsent sur l'homme. Un thème que je n'aime pas car trop simpliste... on verra si ça va vers ça. Point neutre et négatif.
Bref, il y aurait encore à dire, je regarderais le deux un peu plus tard. Je suis moins nnégatif que les autres car la production value est superbe. Mais je suis circonspect car ça sent la baudruche à plein nez.
Bon, je ne vais pas me faire d'amis sur ce coup (comme d'hab) mais j'ai clairement préféré cet épisode au pilot. Et avant que certains ne ralent, bah... tous les goûts sont dans la nature.
Les plus :
de la pédagogie dans le récit enfin. En fait, le scénario est concu plus comme un bac à sable qu'une vraie narration. Le but, jouer à faire peur, créer des séquences de gore avec notre cher monstre de foire. Ici, la structure du script est beaucoup plus visible que dans le pilot. Bref, on comprend mieux les enjeux et la raison d'être de cette série.
la scène entre Wendy et son frère fonctionne bien car le casting est assez convaincant. Les enfants perdus, bien que totalement anachroniques dans une série Alien par leur comportement puérils sont la nouveauté en allant aveuglement vers le danger. Cela casse la tendance des films d'horreur à ne pas progresser et cela dynamise un jeu du chat et de la souris trop connu.
toujours la production value : les décors, la lumière, tout ça quoi. C'est vraiment du bon boulot.
les moins :
Entre le début de l'épisode et la fin, l'Alien a appris à se servir d'un ascenseur. Oui, c'est un détail, mais cela me fait beaucoup rire. C'est dommage qu'on ait pas eu une petite séquence où la créature découvre le bouton où il faut appuyer. Montrer que ce sont des créatures qui savent apprendre à faire ting avec la papatte.
le climax est un peu la limitation du show, car la seule connexion émotionnelle qui permet de créer un climax est entre Wendy et son frère. Mais bon, "occupe-toi de l'omelette" m'a fait vraiment marrer. Wendy, championne du one liner...
j'ai dit que je voulais du gore, j'en ai eu. Mais je trouve la bêbête un poil trop efficace, tuant des groupes entiers en quelques secondes. Ripley peut faire sa maligne, Wendy a droit, elle, à la version sous stéroïde de l'Alien.
En bref, cela m'a convenu. Comme d'hab, j'ai pris le temps et je croix commencer à voir les intentions derrière la baudruche. Rassurant, bien qu'un peu simplet car l'Alien sert uniquement lors des climax à placer un personnage A dans un point B pour faire avancer le récit.
PS : Quelqu'un peut m'expliquer l'ascenseur qui s'ouvre et qui est tout noir dedans. C'est un ascenseur pour photophobique ?
Bon, le moment que je craignais le plus est arrivé, la fin de la séquence du crash pour faire une ellipse vers l'intrigue autour de Prodigy, une intrigue peu surprenante de l'entreprise capitaliste qui tente d'exploiter son acquisition. Du coup, cela devient bavard, moins fun, beaucoup moins pédagogique car les auteurs font juste de l'exposition pour masquer les eventuelles erreurs qu'ils pourraient commettre. Et la bestiole n'est plus qu'un specimen, la créature est labellisé et l'ennui s'installe.
Point positif : le travail scientifique et sa violence, l'homme reste ce primate sauvage qui utilise ses outils pour analyser, disséquer et analyser. Cette brutalité est assez bien rendu même si les migraines de Wendy laisse entrevoir un thème du transfert (ou la fille avec Noeunoeil le poulpe) qui me plait pas trop.
Point positif : fini le crash, bonjour les couloirs et les labos sans fenêtre. Le budget va pouvoir arrêter d'enfler.
Point négatif : le rythme est très problématique et certains dialogues servent juste à poser les bases de la chûte de Prodigy sans aucune finesse. Point d'orgue, la séquence ambigue et malaisante entre Teddy Bear Musk et sa création. Ca sort de nulle part et ça va .... nulle part aussi car on ne connait pas vraiment les personnages.
Comme dit le théorème, si tes personnages n'ont rien à faire, alors ils baisent (ou essayent au moins)
Point négatif : La menace de l'Alien n'a pas résisté longtemps... du coup, on attend juste que Wendy se réveille. En fait, c'est le seul personnage qui fait avancer l'intrigue avec le cyborg de la Yutani. Pas rassurant.
Point négatif : La série a un gros problème d'identité et d'incarnation. Certes, c'est normal car il s'agit de son thème, mais faire de ta thématique principale ton souci majeur n'est pas rassurant.
En bref, j'ai baillé, aucune excroissance n'est sorti de ma bouche... je ne suis pas un xénomorphe, je suis un humain... super, je suis un gros primate psychotique... je veux deveenir SpiderN'oeil
