Heated Rivalry
Deux stars du hockey vivent une romance secrète qui dure plusieurs années, alors qu'ils poursuivent la gloire et se débattent avec l'amour.
| En cours | CA | Pas de durée |
| Drame | Crave, | 2025 |
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1.02 -
Olympians
Olympians
La relation grandissante entre Shane et Ilya est mise à l'épreuve par des pressions personnelles et professionnelles.
Diffusion originale : 28 novembre 2025
Diffusion française :
28 novembre 2025
Réalisat.eur.rice.s :
Scénariste.s :
Guest.s :
Franco Lo Presti
,
Connor McKenna
,
Shaun Starr
,
Kolton Stewart
,
Callan Potter
,
Benjamin Roy
,
Vitali Makarov
,
Yaroslav Poverlo
,
Kamilla Kowal
,
Aidan Shaw
,
Jake Raymond
,
Kaden Connors
,
Marc Côté
,
Dylan Moscovitch
Tous les avis
| Avis favorable | Déposé le 28 janvier 2026 à 03:43 |
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Spoiler
Episode 2, et déjà, je commence à développer une relation parasociale pas toute saine pour cette série et son couple… dans l’épisode 1 j’ai compris le phénomène, mais là je crois que je commence à y succomber ! Leur relation va beaucoup trop vite, et je ne dis pas ça comme un reproche à l’épisode, au contraire. Ce dernier est toujours très bien monté et équilibré, à base d’une narration par ellipses agissant comme la marque de fabrique de l’oeuvre/de la saga. L’épisode est moins destabilisant que le premier dans la forme, parce qu’on y est habitué et parce qu’on suit plus une forme de routine dans leurs débuts de carrière et de relation. Mais la vitesse à laquelle leur relation défile me prend de court. Et donc je dis que ça va beaucoup trop vite parce qu’à mesure que je voyais les années fondre, je me faisais la remarque qu’on risque juste de ne pas assez profiter du temps où Hollander et Rozanov semblent avoir un équilibre et être heureux. On semble vite entrer dans la phase des conflits et des problèmes, qui va être dure à regarder… Mais en fait, ce sentiment pré-suppose qu’ils ont déjà passé leur pic de bonheur et qu’ils ne sont ensuite destinés qu’à plonger dans une spirale d’animosité, en étant confrontés au monde réel brutal qui ne leur laisse pas de place et qui finira forcément mal. N’est-ce pas inévitable ? C’est un raisonnement typiquement fataliste auquel on a toujours été habitué dans des drames dépeignant des relations gays à l’écran. La série peut-elle justement transcender ça et faire de ce conflit inévitable, un “simple” coeur du drama sans qu’il n’en soit l’unique issue déprimante ? En survolant les phases sans tension et en fonçant directement dans les contradictions des personnages qui affectent leur relation, dès l’épisode 2, c’est peut-être bon signe : cela laissera de la place à une suite plus optimiste. La série a forcément plus à dire et le créateur de la série/réalisateur/scénariste de l’adaptation du roman voulait clairement l’adapter pour faire s’incarner l’oeuvre à travers un objet destiné à la nouvelle génération, qui évite de nombreux clichés, pour donner l’exemple. En tout cas pour l’instant, l’exemple est mis de côté et la déprime n’a pas loupé : on fait face à un épisode où les deux personnages soufflent le chaud et le froid et ont des comportements envoyant des signaux en apparence incohérents (surtout Ilya Rozanov), avec une scène de sexe final à l’aspect off et destabilisant totalement souhaité. L’épisode développe efficacement le rapport de forces d’égal à égal (la petite scène où ils font la course dans l’escalier), mais montre aussi que chaque victoire est vue comme un moyen de prendre l’ascendant sur l’autre. La fin finit par être totalement amère, quand Hollander réalise progressivement que la connexion émotionnelle lui importe plus que celle physique quand bien même il apprécie toujours autant. L’ultime plan dans l’ascenseur où Shane efface 2 messages est peut-être le plus mémorable du show à ce stade, avec le message “We didn’t even kiss…” qui a été un putain de crève-coeur, de CREVE-COEUR je vous dis ! Hudson Williams, l’interprète de Shane, se révèle complètement durant tout l’épisode. Son personnage parle très peu mais communique énormément par le regard, la retenue, les micro-expressions. A la fin, lorsqu’il plie son vêtement et annonce son départ à Ilya, attendant désespérement un signe d’affection pour ne recevoir qu’un “Bye Hollander” très froid, le laissant abattu, c’est vraiment très fort, on comprend tout ce que le personnage traverse à l’écran. De plus, son premier degré est tellement poussé voire maladif (son impossibilité de flirter par message, ses réactions de panique qu’il tente d’étouffer, ses choix de mots toujours minimalistes…) qu’on flirte en fait de très près avec le spectre de l’autisme avec ce personnage. C’est en fait ce que le réalisateur et l’autrice du livre ont plus ou moins confirmé, tout comme l’acteur qui a injecté dans son rôle l’expérience IRL de son père qui était justement diagnostiqué. C’est un sujet hyper intéressant qui n’est pas le focus principal de la série, mais elle fait partie intégrante de donner de la visibilité à un protagoniste bien différent des attentes habituelles sur ce genre de séries. Alors cette dépiction a aussi fait l’objet aussi de certaines critiques minoritaires qui soulignent certains points légitimes, mais quoiqu’il en soit cet angle du personnage neurodivergent ajoute aussi une couche de lecture supplémentaire hyper complexe et intéressante. C’est ce qui a en tout cas permis à de nombreuses personnes de s’identifier d’une façon parfois inexplicable à ce protagoniste décidément de plus en plus intéressant. En dehors de la série, Hudson Williams est d’ailleurs rapidement devenu un ambassadeur assez génial d’une nouvelle génération d’acteurs inconnus propulsés au rang de star du jour au lendemain, qui utilise son influence de façon hyper positive et rafraîchissante dans une masculinité très positive et une sexualité qu’il n’est plus nécessaire de définir mais qui est très ouverte. Il semble aussi avoir complètement compris son personnage, tout comme son co-lead. Quant au second justement, Ilya Rozanov, il est incarné par un Connor Storrie également toujours aussi bon dans un rôle sans doute plus difficile dans la forme avec la barrière de la langue, qu’il maîtrise franchement avec brio en présence de natifs du langage. Il est clairement plus au centre de cet épisode, qui adopte son point de vue plus que celui de Shane, complétant bien ainsi le premier tableau vu en épisode 1. Pourtant dans les deux cas c’est marrant de constater que la réalisation et la narration font que c’est l’autre qu’on garde plus en tête, avec ici une performance de Hudson Williams que j’ai trouvée vraiment percutante, quand bien même on accompagne plus longtemps Ilya Rozanov dans sa terre natale. Et justement, la recontextualisation de leur relation en Russie au cours des JO de Sochi est clairement une super idée qui fait prendre totalement son sens à la storyline de la famille conflictuelle russe d’Ilya — en même temps, sans son frère qui joue mal, et avec à la place son père en figure antagoniste sénile plus nuancée, c’est tout de suite plus intéressant. Cette intrigue permet de voir son point de vue quand il n’essaie pas d’impressionner Shane, et de montrer un fragment plus sincère de sa vie. Les scènes entre jeunes lors du gala russe m’ont un peu fait penser au voyage d’Eric Effiong de Sex Education au Nigeria où il découvrait une scène underground gay très active, ce que le public vit ici, à échelle bien plus réduite. Ces scènes sont des créations totales par rapport au roman mais équilibrent énormément l’importance des deux personnages, éclairant vraiment le personnage d’Ilya. Elles servent bien sûr un rôle crucial puisque si Ilya refuse les avances de son ancien mec/plan, c’est à cause de Shane. Même chose ensuite, si Ilya semble rejeter Shane en Russie et reste très fermé aux tentatives de dialogues de Shane après le sexe final, c’est clairement parce que sa vie privée le pèse. Même s’il ne le dit pas — car les personnages ne se confient jamais, on comprend tout. Simplement, Shane ne le comprend pas, et difficile de le blâmer. C’est également rafraîchissant de voir qu’il a à la fois du soutien dans son entourage (son amie Svetlana très au fait de sa bisexualité contrairement à ce que le pilote pourrait laisser penser — encore un ajout pertinent par rapport au livre). Cela nuance son rapport compliqué à sa terre natale, à sa famille et à ce qu’on attend de lui. Ce qui le rapproche en réalité énormément de Shane d’après ce qu’on a vu de ce dernier dans l’épisode 1 avec ses parents, dans une proportion juste plus extrême. Je pense que ça évoque en fait plus largement toutes les attentes descendantes que des parents projettent sur leurs enfants, à savoir la logique d’imposer à ses enfants de rentrer dans des cases les incitant finalement reproduire des comportementes malveillants. En cela cela illustre bien un exemple parmi d’autres prouvant que l’histoire a une certaine portée universelle, qui ne se limite pas à la thématique d’une relation homo. L’épisode est donc particulièrement juste dans la dépiction de l’homophobie enracinée dans la société qui étouffe des jeunes dans leur développement, le tout sans jamais vraiment le souligner, juste avec des réactions et variations dans les évolutions des personnages d’une scène à une autre, faisant confiance à son audience pour faire les liens. Et même sans parler de la famille d’Ilya, il y a énormément de petites touches ou répliques anodines qui sont de véritables trigger warning quand il s’agit des relations interdites, des relations queer, du rejet de soi internalisé. Par exemple, le choix de vocabulaire pour parler à Hollander de Rozanov en tant qu’adversaire (“fuck him”) qui souligne l’homophobie banalisée des vestiaires (et encore, sans doute très édulcorée je pense dans la série par rapport à la réalité). Ou encore, l’insécurité qui prend le pas sur le moment présent dans une banale conversation (au café en Russie quand Shane réalise qu’il est dans l’illégalité juste pour ce qu’il pense), avec dans le même dialogue la présupposition clichée que certaines disciplines sont réservées aux hommes gays (le patinage artistique). Le fait de se sentir observé/écouté de façon paranoïaque dans une chambre d’hôtel avec trop de fenêtres, le fait de devoir constamment jouer un rôle avec “Lily” et “Jane”… Sans oublier bien sûr, le plus dangereux risque lié à une relation gay secrète : la dickpic surprise en présence d’autrui ! Ahah car oui, la série ose aussi aller plus dans la légèreté et dans l’humour pour dédramatiser par petites touches, surtout dans le premier acte de l’épisode en ellipses sur leur début de relation équilibrée. Elle oppose ces séquences tranches de vie amusantes à des passages plus glaçants, ce qui permet d’amener une variation de tons et une belle construction de son univers. Ce que j’apprécie particulièrement c’est que, bien qu’on créé du conflit et de la frustration sur leur relation, même à un niveau très personnel, les causes sont exogènes. Même si les deux individus sont évidemment en partie à blâmer, à cause de leur refus de communiquer assez flagrant et leurs démons (surtout du côté d’Ilya ici, qui flirte parfois avec l’antipathie), on comprend tout à fait que tout ça n’est que résultante d’une oppression extérieure et du contexte dans lequel ils évoluent. Donc, on comprend, ou mieux, on ressent que la source de leur toxicité n’est en rien leur relation en elle-même, mais bien tout le contexte qui l’entoure. Cela renforce d’autant plus le moindre moment de bonheur assez magique, comme le premier vrai bisou romantique au début de l’épisode, quand ils se disent au revoir dans une cage d’escalier pas du tout glamour contrairement aux chambres d’hôtel luxueuses où ils baisent. Hors du cadre très privé et luxueux, il y a bel et bien un bisou, preuve que ça dépasse déjà bien le stade du plan cul entre deux stars — les sourires ne trompent pas et ces deux-là s’aiment plus qu’ils ne se l’avouent (Shane commence par se l’avouer en fin d’épisode, vu sa réaction). Là encore les scènes de sexe jouent un rôle primordial, car même dans un rapport de domination avec tout le “jeu” dans la chambre d’hôtel à la fin où les personnages se sont accordés pour que l’un domine l’autre suite à un award sportif, ce passage reste bien plus sexy que nocif. C’est en dehors de ces moments que la “toxicité” ou a minima la frustration commence à envahir la sphère intime du couple, le silence, la distance émotionnelle et temporelle commençant à peser sur Shane notamment. Et sur Ilya aussi, car en se recentrant à fond sur sa carrière pour remporter la coupe après son passage en Russie, il s’est aussi fermé à Shane. Le passage où ce dernier regarde la victoire d’Ilya à la télé est d’ailleurs très cool, avec un Hudson Williams toujours fabuleux pour évoquer en une seule prise une fausse colère pour feindre auprès de ses coéquipiers qu’il déteste Rozanov, mais aussi une vraie fierté, doublée d’une certaine jalousie et d’une tristesse de ne pas être proche pour en parler. Ce début de malaise était inévitable dans un rapport tenu secret depuis des années et suffoquant depuis peu, et souligne l’importance d’avoir établi un début de “relation” (ou ce qui s’en rapproche le plus, dans la limite de ce que les personnages s’autorisent) positif dans le premier épisode. L’alchimie des acteurs en privé est toujours au top, on comprend immédiatement pourquoi ils ont été castés ensemble. Leur scène de sexe principal à l’hôtel à la fin souligne leur distance physique et émotionnelle et insiste sur le côté voyeuriste avec les grands plans et les fenêtres, c’est vraiment très bien fichu, la réalisation montant clairement d’un cran par rapport au premier épisode. Et finalement, les scènes de sexe en disent autant voire plus sur l’évolution des personnages que les dialogues eux-mêmes, avec les regards, les quelques phrases (Ilya qui n’est jamais aussi doux et soucieux de Shane que quand il le “domine” sexuellement, le rassurant à toute étape), les touchers, les transitions… et les absences de tout ça aussi : l’art du non-verbal et de la narration par l’image et non par de la surexplication est impeccable. Et contrairement aux critiques qu’on peut entendre sur la série, ou même aux analyses positives parfois : non, la majorité de leur relation ne passe pas non plus que par le sexe, d’ailleurs, dès que ça pourrait devenir un peu explicite, c’est passé sous ellipse. Leur alchimie passe avant tout par toutes ces longues phases entre, où un instant ils sourient devant les caméras lors d’un sketch écrit pour un award assez malaisant et froid malgré le geste réconfortant d’Ilya qui apparaît plus comme de la provocation, et l’instant d’après, dans des toilettes miteux où on s’attendrait à un règlement de comptes, ils sont de nouveau à leur plus romantique et au sommet de leur tension attractive. Le tout forme un épisode probablement au-dessus du premier, débarrassé de certaines contraintes d’exposition pour commencer à approfondir sérieusement le fond de la série, tout en ne lésinant pas sur l’aspect romance premier degré toujours aussi assumé et rafraîchissant. Bon, j’espère quand même assez naïvement et pour mon petit coeur que la tournure dramatique, assez pesante que prend leur relation ne va pas durer et qu’ils finiront par être soudés ensemble face au monde. Car franchement j’étais vraiment dans le mal après cet épisode et cette scène finale, et je me raccroche à l’idée que ce genre d’histoires ne peut déboucher que sur un happy-end… pas vrai ?? (comme je l’ai dit, je pense que je suis happé par la romance, c’est fini pour moi) |
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Je suis vraiment perturbée par la temporalité, ça va vraiment vite et j'ai l'impression que l'on manque de trop grands bouts. Je veux dire, je comprends le processus et je suis d'accord avec ce que dit Galax, mais c'est certain que pour avoir ces scènes que l'on voit entre eux, il y a des choses qui se sont dites hors-champs. Je vois une certaine profondeur dans leur relation, des problèmes aussi, mais j'ai la sensation d'avoir littéralement manqué des épisodes.
Ça reste tout de même divertissant et intéressant, et je continue d'apprécier le regard neuf sur ce genre d'histoires. J'aime beaucoup la douceur, le respect et le consentement qui existent entre les deux même si Rozanov est pas mal un connard dans la vie. C'est super important en termes de représentation (et de montrer les préservatifs aussi !!). Il y a une éthique derrière ça et je valide à 100%.
Et aussi, j'aime le détails des mots/expressions utilisées par les autres, qui sont communément acceptées mais hyper problématiques, et qui trigger Shane en hypervigilance à chaque fois. On voit littéralement le poids et la pression du secret.
En vrai il me semble que non, c'est vraiment fidèle à comment les personnages vivent la chose. On voit d'ailleurs parfois dans leurs téléphones que le show montre genre 99% de leurs conversations (il n'y a jamais de messages autre que de l'organisation pour se retrouver, ce qu'on voit typiquement à travers les montages). Pour l'instant ils ne communiquent pas et sont juste suffisamment sur la même longueur d'ondes pour avoir cette routine "fonctionnelle" en guise de relation, mais on voit avec la scène de fin notamment que des frustrations sont déjà bien présentes en effet...
Sinon je te rejoins totalement pour l'éthique top que la série prend le temps de montrer même au milieu des enjeux conflictuels !