The Boys
Lorsque les super-héros abusent de leurs super-pouvoirs au lieu de les utiliser pour faire le bien, les Boys se lancent dans une quête héroïque pour révéler la vérité sur Les Sept et Vought, le conglomérat qui couvre leurs sales secrets.
| Terminée | Américaine, US | Pas de durée |
| Action, Adventure, Science-Fiction, Comedy, Crime, Science-Fiction & Fantastique, Action & Adventure | Amazon, Amazon Prime Video, Prime Video | 2019 |
0 avis favorable
0 avis neutre
0 avis défavorable
Avis sur l'épisode 5.08
| Avis défavorable | Déposé le 26 mai 2026 à 20:33 |
|
Spoiler
Evidemment, pas de miracle, c’est un serie final qui décevra tous ceux qui en attendaient quelque chose. Pas tant qu’il soit catastrophique en tant que tel, mais il est révélateur des errements du scénario depuis trop longtemps. Le virus mortel que les Boys cherchent à mettre au point depuis le début de saison ? A peine évoqué. La bande de Gen V dont un membre peut rivaliser en force avec le Homelander ? Une petite apparition caméo, sans plus. Mais surtout, on nous teasé depuis le début de la série un affrontement final entre Homelander et Butcher, et c’est exactement ce qu’on a eu cinq saisons plus tard. On ne peut donc que déplorer une nouvelle fois l’absence totale de prise de risque narratif. D’ailleurs, alors que la saison n’a cessé de faire du remplissage, j’ai eu le sentiment d’un ultime épisode un peu rushé qui précipitait les événements, notamment la mort de The Deep ou d’Oh Father, à la limite du bâclage. Idem, la fin tant attendue du Homelander manque de panache, je ne comprends pas pourquoi le flash de Kimiko lui fait perdre tous ses pouvoirs, même son immortalité. Au moins que les scénaristes avaient déjà oublié qu’il avait réussi à s’injecter le V1, censé le rendre invulnérable. Pour finir, la confrontation finale entre Hughie et Butcher ne m’a pas vraiment convaincu, elle a manqué d’émotion ou de sincérité. Donc, un sentiment de « tout ça pour ça ? » qui prédomine, mais qu’on sentait venir tellement The Boys avait assez tourné en round, les quelques bons moments (j’ai beaucoup aimé le concept de la Police de la Pensée poussé à l’extrême dans ce final où l’on propose d’exterminer toute les personnes non convaincues par le nouveau régime totalitaire) étant souvent plombé par des séquences trop potaches pour ne pas être embarrassantes (ici, le message d’adieu du Frenchie dans lequel il ne parle que de trous du cul). Enfin, l’ultime ironie d’une série qui au début se moquait de Marvel et de son système de surexploitation de l’univers des super-héros est la mise en chantier prochaine d’un nouvel spin-off, Vought Rising se concentrant sur Soldier Boy. Qui franchement va vouloir regarder ça ??? |
|

Bon, c’est vraiment un final attendu qui fait le minimum syndical et pas grand-chose de plus à ce stade, avec de gros loupés dans l’ensemble.
Toute la fin d’Homelander est bien sur le papier, tout comme celle de Butcher — plus clichée, mais ça fait le taff. C’est sans plus, quoi. Le problème c’est plutôt que tout ce qui précède le final paraît être des détours, pour finalement revenir par la solution déjà évoquée en fin de saison 3 (qui reste un peu le vrai climax de la série) : déposséder Homelander de ses pouvoirs. Et dans l’exécution c’est très pauvre en idées et peu créatif : Homelander devient juste arbitrairement faiblard et Ryan arrive pile au bon moment quand le scénario exige qu’il meure. C’est d’autant plus dommage que le final évite quelques pièges, comme celui d’une fin clichée où quelqu’un surgirait de nulle part pour empêcher Butcher de tuer Homelander, ou Hughie de tuer Butcher, mais pas de quoi non plus lancer des fleurs. Mais la réalisation est juste trop faiblarde et peu cohérente.
C’est dommage car il fallait y aller à fond avec l’aspect “power of love” de Kimiko, qui franchement fonctionne bien, et lui permettre de rattraper Homelander par exemple, ou de faire quelque chose de vraiment exceptionnel à part exploser comme Soldier Boy le fait.
L’épilogue avec Kimiko est d’ailleurs plutôt cool car pas totalement heureux comme il se devait de l’être. Au final c’est la seule vraie constante bonne de ce final (j’aurais dit de la saison sans son horrible traitement de sa voix dans le premier épisode).
La fin rattrape pas mal de balles en l’air à la dernière seconde qui sont plutôt sympa (Stan Edgar, Ashley) pour conclure tout efficacement. J’aurais pourtant aimé beaucoup plus d’épilogue au sens large, sur les personnages de Gen V notamment, dont l’implication est vraiment minime (sans parler du foutage de gueule sur le build-up de Marie). Annie fait ici une passation spirituelle en citant Queen Maeve, un joli symbole mais c’est vraiment histoire de caler une référence.
J’aurais aimé une vraie fin pour Sister Sage également, car l’idée était bonne mais il manque un épilogue. Et surtout plus d’infos sur Ryan, qui termine avec Mother’s Milk sans vraie raison autre que thématique, et sans que l’audience ne sache s’il a encore ses pouvoirs ou pas. Laissez-moi deviner, un autre spin-off ?
Ou encore sur Soldier Boy laissé dans son caisson, ce qui n’aurait absolument aucun sens si le spin-off n’existait pas — et j’ai désormais plus ou moins l’assurance que le spin-off finira par reconnecter avec le présent pour boucler ça…
Oui en fait plus j’y pense, plus je me dis qu’il manque quand même pas mal de choses. Pas sûr que passer du temps sur les derniers mots de Frenchie avec plein de blagues sur les anus était la meilleure option, ni s’entêter à faire encore des missions infiltrations dans la Vaught Tower ou la maison blanche ou je ne sais où (sérieusement, la saison a vraiment abusé des péripéties infiltrations à la con). De même, la réaction du public est vraiment un peu manquante, mais c’est une constante de la série depuis 1 ou 2 saisons donc difficile de reprocher spécifiquement à ce final de ne pas bien traiter ce point.
Ça reste quand même dommage de voir un show qui a commencé par une métaphore si cynique et drôle, devenir plutôt creux et en mode pilote automatique, avec un scénario aussi mal soigné. Au final la saison aura surtout été pertinente dans des idées isolées comme Firecracker, la religion et le culte de personnalité d’Homelander ou l’épisode 6, mais elle échoue à être un tout vraiment satisfaisant et cohérent. Je regarderai sans doute les spin-offs mais difficile de se hyper trop quand on voit le traitement qu’ils ont fait subire à Gen V ici, qui reste peut-être la tragédie principale de cette ultime saison et la plus grosse ironie quand on sait qu’on peut reprocher à Marvel bien des choses, mais ils ont réussi à gérer plus d’un ensemble cast à la fois dans certains crossovers réussis. Au final plus les années ont passé plus le côté irrévérencieux de The Boys était usé et cette ultime saison était trop occupée à essayer de reproduire cet effet au lieu de se concentrer sur un scénario plus engageant ou ses meilleures idées.