The Cape, des héros, encore des héros...

Le 07 janvier 2011 à 19:14  |  ~ 6 minutes de lecture
Le 9 janvier, NBC diffuse le premier épisode de sa nouvelle série qui fait déjà beaucoup parler d'elle sur le net. The Cape, un pseudo nouveau héros ou il sera question de manière originale d'identité secrète, de costume aux propriétés uniques et surnaturelles, de cape, de masque et de bande dessiné. Du jamais vu...
Par Scarch

The Cape, des héros, encore des héros...

~ 6 minutes de lecture
Le 9 janvier, NBC diffuse le premier épisode de sa nouvelle série qui fait déjà beaucoup parler d'elle sur le net. The Cape, un pseudo nouveau héros ou il sera question de manière originale d'identité secrète, de costume aux propriétés uniques et surnaturelles, de cape, de masque et de bande dessiné. Du jamais vu...
Par Scarch

C'est qui?

 

Avant de parler plus en détail de cette série, de nos attentes et du phénomène super héroïque actuel, parlons un peu de l'histoire de ce nouveau super héros :

Dans un monde ou la police est corrompue, un policier aux nobles intentions fourre son nez dans des affaires qui ne regardent que ses collègues qui eux-même, n'ont pas forcément envie qu'on leur rappelle qu'agir pour ses propres intérêts, c'est pô bien. Donc, le gentil policier, mari et papa, se fait prendre au piège et laissé pour mort dans une explosion. Heureusement pour lui, une troupe de cirque passe par là et le sauve. Comme le gentil policier est toujours gentil, il se dit qu'il doit faire régner la justice tout seul comme un grand et commence à s'entrainer aux acrobaties avec la troupe de cirque. Bien entendue, il est hors de question que qui que ce soit, y compris sa femme et son fils, ne sache qu'il est vivant. Il va donc porter un costume pour qu'on ne le reconnaisse pas, pourvue d'une cape extensible qu'il va apprendre à maitriser pour cogner ou attraper à distance. Comme son fils est un fanboy d'un personnage de comics appelé « The Cape », il décide de lui ressembler et d'emprunter son nom pour lui faire un petit clin d'œil du genre « un papa de perdu, un héros de retrouvé. »

 

One more time.

 

Que ce soit au cinéma avec les Batman de Nolan, Kick Ass, ou actuellement The Green Hornet, ou dans les séries TV avec Heroes, Misfits, ou prochainement, la suite de la trilogie Batman, le super héros est à la mode. Sans nous attarder sur le coté marketing de la chose, il faut reconnaître que l'alchimie entre les éléments simples et basiques de ce type d'histoire fonctionne a merveille, et ce, systématiquement. Un univers légèrement cyber punk, ou tout simplement dystopique exagérant très légèrement les failles du système judiciaire, un homme comme les autres qui se voit confier un pouvoir, un but familial, romantique ou tout simplement noble qui le responsabilise, et la boucle est bouclée.

Loin de moi l'idée de juger de l'originalité du nouveau venu de chez NBC. La série à l'air intéressante mais la méfiance s'impose et ce pour plusieurs raisons.

D'abord le casting est composé d'acteurs qui ont tout à prouvé car ils sont tous issue du petit écran. Non pas qu'il faille qu'un bon acteur sorte forcément du septième art, mais il n'y a pas de « grands noms » au générique de cette série qui implique un personnage héroïque, donc identifiable, donc charismatique. Le casting est donc une variable qu'il faut prendre en compte car il n'y a pas de bonne surprise dans toute les séries.

Ensuite The Cape prend le partie de surfer sur ce qui fonctionne au risque de heurter la sensibilité de l'immense publique geek, par nature passionné et donc exigeant. Les quelques images que nous pouvons voir dans la bande annonce n'augure pas d'un univers aussi dépaysant qu'un Gotham city. Cependant, n'allez pas pour autant croire que je cherche l'argument d'autorité facile, ni la petite bête. Pour satisfaire le public, il faut soit le dépayser, soit titiller délicatement son besoin d'admiration ou de sensations fortes. Lorsque l'on créé un super héros, on peut donc miser sur l'univers, souvent allégorique, le personnage clé, la puissance et le visuel des pouvoirs, ou encore l'identification. Les trois premiers points commencent à être saturés d'occurrence, que ce soit dans le comics avec les héros Marvel et DC Comics, le manga, la BD, le cinéma ou la littérature. Les deux dernière séries notable dans le domaine ont donc misé sur une approche plus humaine et intimiste, en donnant des pouvoirs à des gens ordinaires dans Heroes, ou à des anti héros dans Misfits. Que la mayonnaise monte ou pas, dans les deux cas les protagonistes principaux correspondent plus à l'époque dans laquelle ils évoluent, ou la noblesse n'est plus admirée autant qu'une attitude cool ou branchée, et ou le dévouement passe après les problèmes quotidiens.

The Cape vise donc une facilité toute relative ou les bases sont fragilisés par les occurrences du thème que l'on trouve dans tous les domaines culturels. Il convient donc de juger la série a postériori sans en attendre trop pour éviter les désillusions qui deviennent malheureusement monnaie courante de nos jours.

 

Dans The Cape, il y aura aussi un nain en débardeur

Du désir d'identification.

 

Les temps changent, après les héros responsabilisés dans un monde déstabilisés d'après guerre, ou les méchants eux-même représentaient la corruption ou la dictature, servant toujours une idéologie, la mode est passé aux héros déstabilisés dans un monde irresponsable dans lequel le méchant ne cherche d'autre buts que ses propres intérêts. The Cape vient à contre courant du système actuel en se servant des bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves. Comme toujours, aussi grand, fort, beau, charismatique et noble soit le héros, ce n'est que dans la dualité que va se trouver l'intérêt pour son histoire. Que serait Batman sans le Joker, Super Man sans Lex Luthor, Spider Man sans Venom, etc... ? Espérons juste que les créateurs de la série se souviennent que pour créer un bon super héros, il faut savoir créer son opposé.

Ainsi, The cape semble traduire, au même titre que bien des séries actuelles, d'un manque de créativité des scénaristes, ou plus précisément, d'un manque d'objectivité sur les attentes du publique au bénéfice des bénéfices, justement. Mais ne tuons pas cette série dans l'œuf, d'autres éléments seront à prendre en compte pour nous faire une idée réelle de la qualité de ce programme.

Cependant, pour généraliser, la culture Américaine semble s'étouffer et décliner dans ses propres atouts. Le héros revient à la mode, certes, mais il n'est plus le même dans ses objectifs et sa nature. L'identification n'est plus la même et les attentes du publique sont plus exigeantes. Le renouveau de la série TV est en cours par nos amis anglais, avec Skins ou Misfits, ou par les petites chaines indépendantes avec Breaking Bad ou Mad Men. Plus dur encore sera la route de The Cape, que nous attendons au tournant, avec toutes nos exigences de geek qui en a beaucoup (trop?) vue dans le domaine. A lundi donc, pour la critique.

 

Une explosion, un costume et une pose ridicule. Un super-héros quoi.

L'auteur

Commentaires

Avatar Nero93140
Nero93140
Omg Vinnie Jones dans le traileeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer. J'aime les super-héros, ça s'annonce épique ce truc. Je serai là pour le pilote c'est sûr à 10000%. FUCK YEAH !

Avatar Taoby
Taoby
Bon merci Scarch , j'avais le flemme de me renseigner sur la série et maintenant j'y vois bien plus clair, effectivement ca n'a pas l'air très très original, mais si c'est efficace ça peut être vraiment sympa. PS : Vinnie Jones il déchire

Avatar Aureylien
Aureylien
je regarderai le pilot mais je sens que je vais pas aller plus loin.

Derniers articles sur la série

Critique : The Cape 1.03

Parfois on juge un programme trop durement en ne considérant que sa naïveté, et cela nous empêche de comprendre les messages cachés derrière les apparences. J'ai regardé cet épisode avec un esprit grand ouvert en cherchant à lire entre les phrases pompeuses quelque chose de profond, de déceler de l'ironie derrière ce monticule de clichés. Je n'ai rien trouvé.

Critique : The Cape 1.02

Il y a une frontière très fine, presque invisible entre l'ersatz et l'hommage, aussi infime que l'est celle qui sépare l'admiration de la pitié. Après avoir vu le second épisode de The Cape, je vous présente mes excuses chers lecteurs, je me suis planté.

Critique : The Cape 1.01

Le nouveau super héros Américain faisait ses premier pas hier (dimanche) soir sur NBC. Depuis Spiderman, tout le monde sait bien qu'un grand pouvoir suppose de grandes responsabilités. Oui mais un petit pouvoir alors...