A Knight of the Seven Kingdoms
Du monde de Westeros nous vient une histoire improbable centrée sur les aventures d'un duo inattendu : le chevalier Ser Duncan et son écuyer l'Œuf.
| En cours | US | Pas de durée |
| Drame, Science-Fiction & Fantastique, Action & Adventure | HBO, | 2026 |
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1.06 -
Le lendemain
The Morrow
Les habitants d'Ashford pleurent une perte importante suite au tournoi ; Dunk réfléchit à son avenir et évalue ses responsabilités envers Egg ; il décide s'il doit garder le garçon comme écuyer.
Diffusion originale : 22 février 2026
Diffusion française :
22 février 2026
Réalisat.eur.rice.s :
Scénariste.s :
Guest.s :

Un final qui fait le parti-pris du 100% épilogue, une très bonne idée à mon goût. Finalement, les au-revoir avec tout ceux qui ont combattu pour Dunk fonctionnent plutôt bien, comme Raymun Fossevoie. Plein de petites scénettes et dialogues avec par exemple le prince Targaryen ou la nouvelle “femme” de la branche pomme verte de la maison de Raymun, ne servent pas un propos plus grand que de réaffirmer les thèmes de la série : l’adoption de titres et d’une fausse identité pour monter en société, le fait qu’au fond tous les hommes (et les femmes, du coup, même si la série n’a pas vraiment fait la part belle aux personnags féminins vu son scénario) sont égaux et à juger par leurs actes avant tout. De même, la scène entre Dunk et le prince Maekar où ce dernier avoue qu’Aegon est “son dernier fils”, sous-entendant ainsi que les princes Targaryens sont vite corrompus par le et qu’Egg est la dernière bonne personne qu’il lui reste, est assez touchante. Et tragique, car il ne réalise pas que c’est précisément le poids du privilège qui fait vriller tous les Targaryens, ce qu’Egg pourrait éviter si son père acceptait de le laisser voyager avec Dunk.
Egalement très intéressante : la scène avec Lyonnel qui ne regrette pas la mort de Baelor quand bien même ce dernier semblait être un bon roi. La série revient donc sur son prétendu acte héroïque de défendre Dunk… dans un duel avec 3 de ses gardes et 3 membres de sa famille, sous-entendu il n’y avait presque aucun risque qu’il y passe. Sans annuler son acte tout de même significatif, cela nuance bien le personnage après sa mort, et pas forcément par l’angle politique auquel je m’attendais.
La confirmation que Dunk n’a jamais été anobli par Sir Arlan n’est en rien surprenante, je ne suis pas sûr qu’elle ait même été pensé comme un “twist” (auquel cas ce serait loupé). D’ailleurs, il est toujours possible qu’il ait été anobli juste ensuite. Tout comme il est entièrement possible que Sir Arlan ne soit lui-même pas un vrai chevalier — mais le propos de la série c’est bien sûr qu’on s’en fiche de tout ça, et que ce qui compte c’est la transmission des valeurs que le “titre” de chevalier implique. La série est impeccable dans sa gestion de cette thématique fil rouge principal, la notion de titre mensonger, jusque dans sa scène finale où Egg révèle qu’il n’y a pas 7 royaumes dans Westeros mais 9, révélant que même cette partie là du titre était fausse ! Et le pire c’est que quand il les liste, je ne tiltais toujours pas ce qui pouvait manquer, depuis plus de 10 ans que je connaissais l’univers et ça ne m’avait jamais interpelé que la fameuse phrase “First of his Name, King of the Andals and the Rhoynar and the First Men, Lord of the SEVEN Kingdoms” était aussi un héritage qui ne décrit pas une réalité.
J’aime donc vraiment beaucoup tout l’épilogue et particulièrement les dernières scènes. La scène flashback avec Dunk et Sir Arlan donne une jolie conclusion également au premier chapitre de la vie de Dunk et boucle la boucle de l’ouverture de la série. Le parallèle final avec Egg et Dunk qui reprennent la route fonctionne. Même si je regrette un petit manque de scènes avec Egg, qui selon moi volait la vedette au show, Dunk reste un protagoniste bien travaillé dont la trajectoire, bien que prévisible, est finement écrite : il n’est pas dur de voir en quoi, en 4 petits épisodes, toutes ses préconceptions sur les chevaliers honorables, les princes et les châteaux se sont ébranlées et qu’il honore finalement sa vie de Chevalier Errant selon les enseignements de son mentor.
Egg a tout de même une scène assez excellente et très belle quand il contemple son frère Aerion affaibli qu’il déteste et considère de le poignarder, mais est arrêté par son père Maekar, venant lui-même de tuer Baelor avec qui il avait de toute évidence une relation conflictuelle. La thématique du fratricide parcourt aussi ce final.
Enfin, j’ai un peu rigolé quand Sir Arlan sur son lit de mort dit “A good knight always finishes a story”, juste après avoir expliqué l’origine de son nom et de sa ville natale “Pennytree” (car des garçons qui partent en guerre cloutent des penny sur des arbres)… une origine qui n’est pas présente dans les livres de la saga et que l’auteur avait justement teasé pour plus tard ouvertement dans les dialogues des personnages. Pour moi une chose est claire : George R.R. Martin se sert à présent de l’univers des séries pour conclure son histoire.
Egalement un big, big up au dernier dialogue d’Egg et Dunk et notamment cette petite interaction anodine :
Sur un fond comique, difficile de ne pas y lire quelque chose de plus profond quand on sait que l’histoire et la réputation des Targaryens est associée de très près à la folie, du “roi fou” de Game of Thrones à ceux ne jurant que par les prophéties comme le Roi Visery de House of the Dragon, sans oublier bien sûr la tristement célèbre tournure de Daenerys pour la fanbase (qui n’a majoritairement toujours pas compris la fin de Game of Thrones — I will die on this hill). Ce petit dialogue anodin est aussi une jolie façon de rappeler que Mad King ou pas, Mad Dany ou pas, le sujet n’est pas là.
Un final franchement percutant, la série n’ayant jamais brillé par son épique ou son humour, mais plutôt dans cette belle zone de gris où on suit une petite galerie de personnages avec leurs rêves, leurs mensonges et leurs choix. J’ai été parfois dubitatif mais au final, je re-signe tout de suite pour une saison 2.