Image illustrative de Dispatches from Elsewhere
Image illustrative de Dispatches from Elsewhere

Dispatches from Elsewhere

Dispatches From Elsewhere

Un groupe de gens ordinaires tombe sur un puzzle dissimulé sous le voile de la vie quotidienne. Tous vont être amenés à découvrir que le mystère remonte bien plus loin et plus en profondeur que tout ce qu'ils auraient pu imaginer...

En cours Américaine 45 minutes
Drama, Mystery, Suspense AMC 2020
14

0 avis favorable
0 avis neutre
0 avis défavorable

Image illustrative de l'épisode 1.10 - The Boy

The Boy

A final mystery is solved.

Diffusion originale : 27 avril 2020

Cliquez pour voir plus d'informations sur l'épisode

Diffusion française : 27 avril 2020
Réalisat.eur.rice.s : Charlie McDowell
Scénariste.s : Jason Segel
Guest.s :

Tous les avis

Avatar chevrere chevrere
Membre
Avis neutre Déposé le 31 juillet 2020 à 09:36

Autodestruction de la structure du moi 

10... Pourquoi ai-je mis 10 ? Je ne devrais pas être surpris, cette série est moi si je joue perpétuellement à casser le mur entre la critique et le ressenti personnel,entre ma vie et mon opinion. La conclusion est la bonne, elle ne pouvais être autre... le but était de parler du moi via une catharsis, de dire ce qui ne peut être dit directement sans paraître pédant ou méprisant. Dispatches from Elsewhere n'est dès lors plus une série, mais le récit d'une errance, celle d'un artiste... non, celle d'une personne, Jason Segel, à la recherche de ses illusions perdues, de son enthousiasme disparu, d'une rédemption après le shitstorm de la fin de How i met. 

C'est culotté, c'est ambitieux, surprenant, inattendu et Jason est moi si je pense à mon parcours et à cette nécessité de passer par une phase d'autodestruction, afin de sortir de sa propre bulle. Mais Jason n'est pas moi, il n'est pas nous, et la fin aboutit à la tristesse de ne pas trouver une vraie conclusion à l'histoire de Clara, à comprendre pleinement la référence à Donald O'Connor. Un acteur que le système hollywoodien a essoré certes, mais qui n'a jamais su subir cette phase de remise en cause et n'a eu de cesse de courber l'échine pour retrouver les faveurs de Hollywood. 

L'initiative de Jason Segel est louable, chaleureuse et moderne en apparence... elle n'est qu'un aveu d'impuissance aussi, preuve qu'il est difficile de finir une histoire sans froisser le spectateur. La frustration de la fin raté n'est pas effacé par la mise en avant du chemin parcouru, un échec reste un échec et la desintégration du récit, aussi judicieux soit-il, n'efface pas l'absence de respect pour les personnages. Une série tourne toujours autour d'un groupe d'individus et doit se conclure avec eux... autodétruire le récit ne laisse plus apparaître au milieu de cendres fumantes les erreurs et les imperfections de la création. 

Un ensemble de ruines ne peut pas être Pompéi, il faut que l'objet reste intacte pour devenir une source de fascination et d'excitation... une fois l'autodestruction faite, aucun retour en arrière n'est possible. Cette série est moi, trop, tant que cela en est effrayant... seul au milieu des cendres de moi-même, cherchant une lumière, un enthousiasme et ne voyant au final que tristesse et ruine. Il est mort, je dois m'y faire... fondu au blanc, spaceship de Philip Glass en fond sonore... cette fois, c'est fini pour de bon. Bye, S.   


10

1 note

Connectez-vous pour noter cet épisode
Avatar de chevrere
chevrere a noté cet épisode - 10
27 juil. 2020

Derniers articles sur la saison

Aucun article similaire.