Image illustrative de Doctor Who
Image illustrative de Doctor Who

Doctor Who

Cette série relate les aventures du Docteur, un extraterrestre, un Seigneur du Temps originaire de la planète Gallifrey, qui voyage à bord d'un TARDIS (Time And Relative Dimension(s) In Space), une machine pouvant voyager dans l'espace et dans le temps. Le TARDIS a l'apparence d'une cabine de police (construction ...

Lire le résumé complet >

Terminée Anglaise 25 minutes
Science-Fiction, Fantastique, Historique, Action, Adventure BBC One, Youtube, BBC, Global 1963
12.69

0 avis favorable
0 avis neutre
0 avis défavorable

Image illustrative de l'épisode 14.09 - The Deadly Assassin (1)

The Deadly Assassin (1)

Gallifrey, planet of the Time Lords. Summoned home by a premonition of murder, the Doctor discovers a dark conspiracy at the highest levels of Time Lord society... and his oldest enemy, who poses a threat to the existence of Gallifrey itself...

Diffusion originale : 30 octobre 1976

Cliquez pour voir plus d'informations sur l'épisode

Diffusion française : 30 octobre 1976
Réalisat.eur.rice.s : David Maloney
Scénariste.s : Robert Holmes
Guest.s : Derek Seaton , John Dawson , Llewellyn Rees , Maurice Quick , Michael Bilton , Peter Pratt

Tous les avis

Avatar Koss Koss
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 05 mars 2020 à 18:22


J'aime vraiment beaucoup cette idée que avec des régénations quasi infinies, les Time Lords se retrouvent finalement très peu portés vers le progrès. Fourth faisait d'ailleurs une remarque similaire aux Sisters of Karn dans The Brain of Morbius.

Bon épisode, avec un tas de LOR qui nous est balancé à la gueule et parfois même au détour d'une phrase.

1 réponse
Voir les réponses

Avatar Galax Galax
Administrateur
Avis favorable Déposé le 05 avril 2014 à 19:30

Through the millennia, the Time Lords of Gallifrey led a life of peace and ordered calm, protected from all threats from lesser civilisations by their great power. But this was to change. Suddenly and terribly, the Time Lords faced the most dangerous crisis in their long history ...

Dès cette intro narrée de façon extra-diégétique avec un texte défilant (à une époque où n'était pas encore sorti Star Wars !) on sent qu'on a affaire à quelque chose de spécial. 

Un épisode qui à sa sortie a provoqué moult controverses et est vite devenu un épisode détesté. On montre en effet les Time Lords dans un épisode entier en brisant le mythe d'une société avancée, presque divinisée auparavant. Le tout avec un Docteur sans compagnon et un antagoniste à l'allure d'un cadavre. Il y a de quoi choquer en effet ! Mais plus tard, la réputation et le caractère unique de l'épisode ont fait de ce dernier finalement un des plus plébiscités. Aujourd'hui c'est le premier classique de cette saison 14, qui, tout comme les saisons 12 et 13, en ont deux à mon sens (avec le final pour cette saison 14).

Parce qu'en effet, on pourra dire ce qu'on veut de l'épisode et de cette première partie extrêmement "cheap", The Deadly Assassin nous captive du début à la fin de par le fait que son scénario soit placé exclusivement à Gallifrey. Montrer une société de Seigneurs du Temps avec des complots, des jalousies, des meurtres et une désorganisation totale alors qu'ils ont toujours auparavant été considérés comme des dieux supérieurs, en sachant pertinemment que le public n'aimera pas, il fallait oser.

Il fallait en fait un Robert Holmes qui tente quelque chose et qui va jusqu'au bout de son idée.

MASTER: Predictable as ever, Doctor

Ici, c'est donc un festival de lore : le fait que la société Gallifreyienne soit composée de castes, soit absolument oligarchique, que le Docteur ait été haut placé à une époque, qu'il ait été jugé criminel - et plein de références à The War Games ou de bouts de techniques sur le TARDIS. Rien que le costume des Seigneurs du Temps avec leur collerette distinctive, ou le sceau de Rassilon (repris de Revenge of the Cybermen pour des raisons budgétaires - cet épisode aura au moins servi à cela...), rien que le fait de choisir enfin de lever le voile de mystère sur Gallifrey. C'est assez dingue ce qu'entreprend l'épisode.

Le tout avec un scénario où le Docteur se fait piéger et se retrouve coupable évident d'un assassinat du Président, pitch ultra intrigant donannt lieu à des scènes où la caméra nous ment aussi et nous met en proie au doute. C'est d'autant plus malin que l'épisode passe un certain temps à nous montrer des scènes à travers un écran/une télé du TARDIS...

Tom Baker est très peu présent dans cette partie, c'est même probablement l'un des épisodes où il apparaît le moins depuis son début de run, et pourtant il impressionne, comme toujours. Son rapport au TARDIS, son amusement face aux Time Lords voire son mépris, qui explique sa fuite constante, et en même temps sa bienveillance et son envie de protéger les siens : tout est là.

Dans le même temps, on sent aussi une dose de second degré surprenante : notamment avec cette blague (un peu lourde) de la "CIA" : Celestial Intervention Agency, créée bien sûr pour rappeler les références "James Bondesque" de cet épisode au complot politique, fortemment inspiré par Kennedy et le Watergate. Mais aussi un jeu de mot censé soutenir le fait que l'épisode est à prendre au second degré et que Gallifrey est une société de bouffons. Cela ne transparaît pas encore énormément dans l'épisode, mais avec le caméraman qui se fait victimiser, c'est déjà présent.

C'est tout de même particulièrement malin d'avoir créé un Docteur extrêmement pitre et de le montrer, par contraste, sans doute plus sage que tous ses congénères. C'est donc très juste comme propos, que de montrer que les Seigneurs du Temps n'accomplissent rien, terrés dans leur société qui n'évolue jamais, tandis que le Docteur vit tant d'aventures avec des êtres humains fragiles et, lui, avance dans son voyage.

RUNCIBLE: Have you had a facelift?
DOCTOR: Several, so far.

Il s'agit en effet du seul épisode de la série classique sans compagnon, et le Docteur est ici donc dans son environnement "naturel". Evoluant parmi les siens, son intelligence n'est plus créée par rapport à des questions de Sarah Jane Smith ou autre terriens, mais juste naturellement, et par contraste aux autres Seigneurs du Temps carrément moins impressionnants qu'on ne le pensait. C'est assez dingue comme idée. Et il faut saluer le très joli symbole de ne pas faire figurer le Docteur dans son costume habituel. Dépourvu de sa longue écharpe et de son long manteau, dans un épisode montrant que plus les Time Lords sont haut placés et corrompus, plus ils portent de vêtements grotesques (notamment une écharpe métallique géante pour le Président), la réalisation montre à quel point le Docteur est différent des siens, beaucoup plus humble et plus sage, cherchant à faire le bien.

Un excellent sérial débute.


14.5

2 notes

Connectez-vous pour noter cet épisode
Avatar de Koss
Koss a noté cet épisode - 14
05 mars 2020
Avatar de Galax
Galax a noté cet épisode - 15
23 avril 2020

Derniers articles sur la saison

Aucun article similaire.