Image illustrative de Doctor Who
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Doctor Who

Cette série relate les aventures du Docteur, un extraterrestre, un Seigneur du Temps originaire de la planète Gallifrey, qui voyage à bord d'un TARDIS (Time And Relative Dimension(s) In Space), une machine pouvant voyager dans l'espace et dans le temps. Le TARDIS a l'apparence d'une cabine de police (construction ...

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Terminée Anglaise 25 minutes
Science-Fiction, Fantastique, Historique, Action, Adventure BBC One, Youtube, BBC, Global 1963
12.75

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Image illustrative de l'épisode 24.01 - Time and the Rani (1)

Time and the Rani (1)

The alien world of Lakertya. With the aid of the savage Tetraps, the Rani has conquered this planet to allow her to continue her depraved biochemical experiments. But she finds herself needing the Doctor's assistance...

Diffusion originale : 07 septembre 1987

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Diffusion française : 07 septembre 1987
Réalisat.eur.rice.s : Andrew Morgan
Scénariste.s : Pip Baker, Jane Baker
Guest.s : Karen Clegg , Mark Greenstreet , Richard Gauntlett

Tous les avis

Avatar Galax Galax
Administrateur
Avis neutre Déposé le 19 juillet 2021 à 12:50

Dès le début avec cette régénération forcée mal exécutée, tu sens la galère...

Colin Baker a exigé une saison entière avant son renvoi (et il était dans son droit selon moi), et JNT se retrouvait le cul entre deux chaises, un peu forcé de faire une autre saison sans vouloir voir Colin partir… Cela aurait eu de la gueule d’entamer une saison par un épisode où le Docteur est forcé de régénérer à cause de la Rani en plein milieu (ou même à la fin), comme initialement prévu. Au lieu de ça, McCoy enfile une perruque (au demeurant crédible, même si je ne suis pas bon physionomiste) et le tour est joué… sans qu’on n’y comprenne rien…

L’irrespect de la sortie de Colin Baker est une chose... Mais alors que la série a très souvent su rebondir des drames en coulisses de manière intelligente, elle trouve ici la pire excuse pour imposer une régénération sans pouvoir filmer ou faire parler le Docteur sortant. Il se cogne la tête dans le TARDIS (ou truc du genre, événement grave en hors-champ ?), su-per. Les scénaristes auraient pu prendre n’importe quel concept, ça aurait été mieux que cette non-idée.

C’est dur, le changement… Rien qu’avec le nouveau générique, qui passe après un générique emblématique, et qui est de loin le pire générique de la série.

Après au moins, on ne retirera pas à cette intro son caractère très dynamique et inattendu. Rien que le retour de la Rani sortie de nulle part, est assez plaisant. C’est de loin la meilleure partie de ce sérial, et ce pourquoi il garde une note décente. Elle permet de nous plonger immédiatement dans le coeur du scénario, ce qui n’est pas plus mal pour tenter d’oublier la transition de Docteur. Le concept de récupérer des génies à travers l’espace-temps pour une expérience, sous-entendu ici avec Einstein et le Docteur, tout en sacrifiant un peuple primitif au passage, est également un bon pitch, digne de son statut de scientifique à la moralité douteuse. Enfin, Kate O’Mara est assez sublime, sorte de Michelle Gomez avant l’heure. Elle est de loin la meilleure actrice de l’épisode.

Car Sylvester McCoy… ce n’est pas tout à fait ça. Sa première scène est abyssale. Une musique pouet pouet comique, un Docteur qui trébuche deux fois sur des marches de 3cm de haut, des gestes ultra exagérés et des mimiques théâtrales : à part tacler Six, je ne vois pas vraiment de trait qui définit correctement ce Docteur. Des blagues sur sa taille, une ref à Napoléon et aux costumes de tous les autres Docteurs, oui mais c’est tout ? Il est parfois amusant (cf. réplique qui suit), mais rien de plus.

RANI: But you're a genius.
DOCTOR: Oh yes, I definitely remember that.

En fait, tout marche plus ou moins - de façon attendue - par opposition à la précédente ère tant décriée. Le style vestimentaire n’est que la pointe de l’iceberg. Pourtant, les scénaristes semblent vouloir juste continuer à faire exactement la même chose, en changeant juste le bonhomme. Pourquoi sinon auraient-ils choisi de faire figurer une histoire globalement dans le même style et ton que l’ère précédente, avec le retour d’un personnage marquant issu de celle-ci ? On sent ainsi que tout était destiné à Colin Baker. Dommage que ce soient surtout les pires parties (cheaps, en gros) de l’ère précédente qui semblent avoir été gardées.

Remarque, avec une entrée en scène aussi minable, le reste de l’ère Seven ne pourra que faire mieux.

DOCTOR: That was a nice nap. Now, down to business.

Sinon, en plus de ça : les aliens sont moches, leur costume en leggings jaune et vert c’est abominable, les effets visuels et accessoires sont parfois marrants (le piège mortel de la boule à neige), parfois risible (le filet de pêche…)... Et on passe une moitié d’épisode à voir Mel et un autre autochtone courir dans une carrière, pour changer. Dommage car à la base, l’équipe avait choisi un décor plus forestier, et c’est quand même beaucoup plus cohérent avec le peuple des Lakertyens…

Le cliffhanger est aussi classique et affreux que le reste, alors que les scénaristes avaient un meilleur cliffhanger offert sur un PLATEAU : juste avant ce fameux cliff où Mel tombe dans le piège boule de hamster, le Doc est prêt à “éliminer” Mel puisqu’il ne sait pas que c’est elle. Typiquement, je pense que même si cela a été envisagé, ils n’auraient jamais laissé le spectateur avec une telle image en tête, quand The Twin Dilemma a traumatisé tout le monde pour des éléments similaires.

Et c’est dommage car on tient là la meilleure idée de l’épisode - et une fois de plus, liée à la Rani : qu’elle se fasse passer pour Mel. Profitant du choc post-régénératoire et un contexte ultra soudain et incertain pour les personnages (ce qui mimique le public qui a perdu également ses repères), la Rani décide de se faire passer pour Mel avec un look de doublure assez marrant et raisonnablement convaincant - beau travail de l'actrice sur la voix. On nous justifie en plus pas mal la bullshit habituel des crises post-régénération (un passage obligé dans la série dont je ne raffole pas du tout) vu que la Rani drogue le Docteur. Tout cela donne somme toutes des scènes et répliques amusantes, et Kate O’Mara joue à la perfection le double-rôle.

Comme je l’ai déjà évoqué cette idée se marie très bien avec l’état actuel du spectateur, confus et déboussolé, et se permet même d’ajouter quelques répliques méta marrantes, comme le fait qu’on n’aura du coup jamais l’origin story de Mel :

DOCTOR: Why I chose you as an assistant, I'll never know. 

Ou encore, la personnalité étrange de ce Docteur :

DOCTOR: The more I know me, the less I like me.

Malgré tous les défauts gargantuesques de l’épisode, avec un bon Docteur et une bonne intro, tout aurait pu basculer. Mais comme presque tout est très faible, j’ai très peur pour la suite du sérial - une fois que le subterfuge Rani/Mel sera inévitablement dévoilé, il ne restera plus que Kate O’Mara elle-même pour sauver toutes les parties, et pas sûr que cela soit suffisant.


Avatar Koss Koss
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 10 juin 2020 à 10:46

Franchement, pour le "pire épisode de tous les temps", c'est franchement pas mal. La vraie bonne idée, c'est de faire de la Rani une fausse compagne du Docteur, ce qui serait même une idée brillante si c'était tenu sur toute une saison et avec une révélation à la fin. Un premier épisode globalement entrainant et qui passe assez vite.

Quant à la régénaration de Six en Seven, j'avoue que le coup de la perruque, c'est plutôt rigolo. Et comme me l'a fait remarqué Galax, il peut tout à faire s'agir de la fin de régénaration effectuée en hors champs. Et puis les essais de costumes par Seven, c'était vraiment chouette. 


Avatar OmarKhayyam OmarKhayyam
Rédacteur
Avis défavorable Déposé le 01 novembre 2018 à 00:51
Spoiler

Un début incroyable (et culte!) pour le Septième Docteur, puisqu'en fait les scénaristes et la prod' font les pires choix possibles pour l'introduire, que ce soit sa perte de mémoire qui vire vite à la mauvaise comédie, le déguisement (mon dieu le déguisement) de la Rani, ou encore les effets spéciaux et les costumes plus dégueus que jamais. Alors c'est vrai que c'est un épisode tellement mauvais qu'il a un côté fascinant ... mais il reste quand même quatre parties. 


Avatar dewey dewey
Membre
Avis défavorable Déposé le 18 octobre 2016 à 23:22

Cet épisode cumule 2 distinctions très prisée dans le fandom whovien : en plus de se retrouver quasi systématiquement dans le bottom 50 voir 25 de tous les articles dressant un top de tous les épisodes de l'histoire de Doctor Who, il est tout aussi quasi unilatéralement désigné non seulement comme le pire épisode d'introduction d'un Docteur, mais aussi, compte tenu du renvoi de Colin Baker décidé entre les saison 23 et 24 et donc du fait que le Sixième Docteur n'avait pas eu la moindre conclusion, du pire épisode de régénération de tous les temps, cette dernière ayant lieu au début de cette première partie d'épisode.

Malheureusement pour moi, so far, c'est une critique totalement fondée.

La régénération de Six, c'est une insulte. C'est du viol. C'est du meurtre. Et c'est du viol du cadavre issu de ce meurtre. Sur lequel on aurait vomis avant de le revioler post mortem sans nettoyer.

Je ne pense pas qu'il sera un jour possible de faire pire régénération, même si on cherchait à le faire exprès.

L'épisode mériterais presque que je lui foute 1 sur ce simple et unique motif.

Ca atteint un point ou même les Whovians qui détestent le Sixième Docteur sont choqué par tant d'irrespect et de foutage de gueule. Alors pour ceux qui comme moi sont fan de lui, c'est pire encore !

Décidément, Colin Baker n'aura pas eu la moindre chance dans son run. Pas étonnant qu'il ait refusé de revenir jouer une telle scène. Il n'aurait plus manqué qu'il y ai consenti tiens ...

C'est filmé de manière ignoble parkinsonienne, ça dure 30 secondes chrono, rien n'est expliqué mais une mort ultra ridicule est suggérée, on bite RIEN à ce qui se passe et l'effet de régénération est d'une laideur ! Les 5 régénérations précédentes avaient de bien meilleurs effets. Et cette fausse perruque blonde sur McCoy, mais pitié, on voit ses cheveux noirs dépasser ! Vous ne pouviez pas prendre un figurant qui a a peu près les mêmes traits que Colin pour faire un vrai effet de transition ?

Enfin bref, c'est un adieu absolument abject et insultant pour un Docteur cruellement sous considéré et qui n'aura été que malmené de bout en bout par des gens démotivés du show. Il va sans dire que tu méritais mieux Colin, mais au moins tu auras fait tout ce que tu pouvais compte tenu des circonstances. Et ô que oui que tu as bien fait de ne pas participer à cette mascarade d'introduction de saison 24 ...

Mais si le merdier s'arrêtait là ... ce n'était que le commencement !

Ensuite viens le générique. Alors on va être clair, il n'est pas atroce en soit, mais je n'ai jamais aimé le générique de Seven (au delà de la typographie très fin 80's début 90's du logo qui a son charme) et je crois que mine de rien que ça risque de me plomber quelque peu le visionnage de son ère. En effet, si même le générique ne t'enjaille pas pour la suite, c'est un peu mal barré. Ce n'est pas tant la faute du générique en soi, garni de quelques effets numériques totalement dépassés, kitsh et moches aujourd'hui mais qui devaient avoir leur charme en leur temps que surtout le remix de la musique qui est à juste gerber. On a l'impression que la partition se fait violer quoi ! Bref, Sylvester McCoy semble de prime abord aussi bien garni que Colin Baker pour le début de son ère ...

A ce propos, les scènes de cet épisode où l'on voit McCoy dans le costume multicolore de Six prouve une fois de plus tout le talent de Baker sur les 2 saisons précédentes. Car en effet, lui était capable d'avoir malgré de tels vêtements à dégager une vrai prestance, une carrure marquante et charisme certain. Chose que McCoy, pourtant lui aussi très talentueux comme le prouvera le reste de l'épisode dont il est sans doute la seule chose à sauver, n'arrive pas une seconde à faire. Il est juste ridicule dedans.

Car une fois ses vêtements changés après la seule bonne scène de l'épisode (qui elle est géniale pour le coup), McCoy fait le job. Et il est bien le seul.

Mel, déjà une compagne très moyennement supportable en soit (qui n'a que l'avantage d'être arrivé après pire qu'elle pour ne pas totalement me faire m'arracher les cheveux devant sa connerie) vit une aventure imbuvable dans des bulles de savon (dafuck ?) avec possiblement les aliens les plus ridicules des 53 ans de show, sortes de gitans de l'espace avec des turbans de fakirs sur la tête et une peau jaune délavée à gerber que même le plus fauchée des épisodes de Star Trek 1966 n'aurait pas accepté.

D'ailleurs le monde de cet épisode est complètement pêté, je pense que les scénaristes étaient sous drogues en l'écrivant. Et dieu sait que j'adore les délires psychédéliques dans Doctor Who mais alors là entre les couleurs des décors, le Tardis qui fait des arcs en ciel, ses idées WTF au possibles qui se combinent toutes plus mal les unes que les autres au sein d'un épisode ennuyeux à mourir (10 minutes pour que le Docteur se réveille. 10 minutes putain !) ... Non, là même ma grande tolérance pour la série classique à ses limites. C'est totalement perché mais pas du tout dans le bon sens du terme. The Web Planet passerait pour un truc normal à côté, c'est dire ...

Et la Rani ... Mon dieu la Rani ...

Elle est a des années lumières de sa première apparition 2 saisons plus tôt dans la série. Son plan (ou ce qu'on en sait so far) est ridicule et la ridiculise (elle s'habille comme Mel ... enough said) et le Doc qui ne remarque rien alors qu'elle fait 18 têtes de plus que l'autre ...

Le taux de facepalmerie à la seconde dans cet épisode est juste taré et le pire c'est que ce n'est même pas drôle dans sa nullité (alors que ça pourrait aisément l'être).

Bref, c'est par une sacré merde de première partie que débute cette 24ème saison et les aventures du 7ème Docteur. Une espèce de fourre tout sans queue ni têtes qui a pour seul mérite de nous surprendre à chaque nouvelle couche de médiocrité et de n'importe quoi qu'il déterre. Un désastre intégral dont ne ressortent indemne qu'un Sylvester McCoy qui fait ce qu'il peu et qui gère son rôle malgré les quelques hésitations inhérentes à la prise en main du personnage (surtout dans un contexte aussi peu facilitant) et une scène faisant écho au passé de la série. C'est peu et le reste du temps on alterne entre la consternation totale et l'emmerdement sec. Sans compter à quel point il est insultant pour l'ère précédente, certes loin d'être parfaite mais tout de même à des années lumières de ... ça.

Et rien, oh que non rien (ce serait même plutôt l'inverse d'ailleurs) ne laisse à croire que ça pourrait s'améliorer dans les prochaines parties. Car la fraîcheur de la découverte de Seven risque de bien vite s'estomper et si le rythme ne s'emballe pas entre temps, je crains le pire ...

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