Image illustrative de It’s a Sin
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It’s a Sin

It's a Sin

Ritchie, Roscoe, Colin et leurs amis s'installent à Londres en 1981. Ils sont homosexuels et vont être frappés de plein fouet par le sida, qui se propage dans la communauté gay.

Terminée Pas de nationalité 46 minutes
Drama, Mini-Series Channel 4, Youtube 2021
15.83

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Image illustrative de l'épisode 1.04 - Épisode 4

Episode 4

Mars 1988. Ritchie décide de retourner passer du temps en famille sur l'île de Wight. Lorsque des manifestations protestant contre les laboratoires pharmaceutiques qui profitent honteusement de la crise du sida commencent, Jill se trouve en danger. De son côté, Roscoe est prêt à se mesurer à Margaret Thatcher.

Diffusion originale : 12 février 2021

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Diffusion française : 12 février 2021
Réalisat.eur.rice.s : Peter Hoar
Scénariste.s : Russell T. Davies
Guest.s :

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Avatar Galax Galax
Administrateur
Avis favorable Déposé le 24 décembre 2021 à 20:56

Un épisode excellent où chaque scène résonne avec justesse et humanité. Je suis particulièrement fan de faire des protagonistes avec de vrais "défauts" : leur déni initial n'étant pas à prendre comme une fermeture d'esprit de leur part, mais comme d'une pression amenée par la société - pression qui finit par exploser dans cet épisode.

Tout est violent, surtout les dialogues secs et crus des personnages secondaires homophobes de l'époque qui veulent juste tout réduire au silence. Il n'y a pas que ça d'ailleurs : les institutions pharmaceutiques, le fascisme ou les violences policières, tout y passe ici, sans jamais que ce ne soit le sujet. L'intrigue de Roscoe est excellente (contrairement à mes camarades, je suis ravi d'avoir enfin vu un vrai développement chez lui, et de ne pas passer tout l'épisode à déprimer avec Ritchie).

En tant que Whovien en plus de ça, comme l'explique si bien Gizmo, mêler une apparition de Thatcher avec les Daleks, symbole du totalitarisme dans la série de science-fiction, est une façon géniale de concrétiser explicitement à l'écran ce que Doctor Who a toujours implicitement dit. Surtout les épisodes des années 80, qui parlaient toujours de Thatcher sans jamais pouvoir la nommer. Incroyable callback inter-oeuvre, vraiment.

Et malgré ça, la série veut toujours montrer des personnages positifs, comme le témoigne cette superbe chute finale. Même si honnêtement, depuis le début, j'ai peu d'espoir que ça se finisse bien. Et j'en ai peut-être encore moins maintenant...


Avatar Jo_ Jo_
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 18 mai 2021 à 22:00

J'y ai cru jusqu'au rendez-vous chez le médecin. Malheureusement, il n'y aura pas de fin heureuse pour Ritchie. S'il va bien, et s'il est encore en vie, il se rend compte qu'il ne sera jamais celui qu'il voulait être. Et qu'il doit faire le deuil de son idéal. 

Même l'aveu à ses amis est pathétiquement triste. 

Comme Gizmo, j'aurais aimé suivre Ritchie tout au long de l'épisode. Pour autant, ce que j'ai vu m'a déjà rendu suffisamment mal.

La série est terminée dans un épisode. Et j'ai peur de comment.


Avatar Gizmo Gizmo
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 07 avril 2021 à 11:54


Un épisode d'une incroyable beauté, j'en regrette presque qu'on ne reste pas intégralement avec Ritchie tout du long pour profiter de cette "tournée d'adieux" déchirante. Tout y est, et à la fois rien n'y est, et c'est là l'intelligence de l'écriture. Car on a tous déjà imaginés nos derniers instants, les derniers mots, la symbolique des derniers gestes. Et c'est ici ce que Ritchie tente de mettre en scène, en se rendant compte que malheureusement la vie n'est pas une oeuvre de fiction, et qu'elle ne cesse de nous échapper et de poursuivre irrémédiablement sa route, avec ou sans nous. Ritchie ne sera jamais le grand comédien qu'il rêvait d'être, et il ne parviendra même pas à mettre en scène convenablement sa sortie de scène, si ce n'est dans l'élégance de quelques pas de danse qui apporteront une poésie maladroite mais salvatrice à la violence sourde de ce retour à la maison.

Je regrette donc que l'épisode s'éparpille un peu, mais l'intrigue de Roscoe est délicieuse, et les derniers instants de l'épisode sont très forts émotionnellement. Et il y a bien évidemment the elephant in the room, la référence à Dr Who qui dépasse le simple clin d'oeil. RTD l'a dit en interview, cette référence est déjà un hommage à un second rôle des Classics décédé du SIDA. Mais au-delà, RTD ressuscite la symbolique originelle des Daleks, figures du mal ultimes, déviances fascisantes d'un pouvoir ayant renié l'humanité, pile au moment où Ritchie comprend que son corps se retourne contre lui, et tandis que le pouvoir en place décide de répondre à une crise sanitaire jamais vue par la violence et la répression. Qui d'autre que RTD pouvait réinsuffler autant de force dans un aussi simple cameo ?

1 réponse
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Avatar OmarKhayyam OmarKhayyam
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 05 avril 2021 à 11:03
Spoiler

1988, toujours pas d’alternative. Toujours la mort et l’enfer. Mais on résiste, on se bat. On emmerde Thatcher et on pisse dans son café.


16.75

4 notes

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Avatar de Galax
Galax a noté cet épisode - 17
24 déc. 2021
Avatar de Jo_
Jo_ a noté cet épisode - 16
18 mai 2021
Avatar de Gizmo
Gizmo a noté cet épisode - 17
07 avril 2021
Avatar de OmarKhayyam
OmarKhayyam a noté cet épisode - 17
05 avril 2021

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