Image illustrative de Pluribus
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Pluribus

Alors que le bonheur menace la Terre, tous les espoirs reposent sur le plus malheureux des humains.

En cours US Pas de durée
Drame, Science-Fiction & Fantastique Apple TV+, 2025
13.16

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Image illustrative de l'épisode 1.09 - La Chica o El Mundo

La Chica o El Mundo

Manousos arrive à Albuquerque et des complications s’ensuivent. Carol se rend dans le dernier coin de paradis du monde.

Diffusion originale : 23 décembre 2025

Cliquez pour voir plus d'informations sur l'épisode

Diffusion française : 23 décembre 2025
Réalisat.eur.rice.s : Gordon Smith
Scénariste.s : Gordon Smith , Alison Tatlock
Guest.s : Darinka Arones , Elena Estér , Jennifer Esquivel , Brenden Roberts , Sofia Embid , Henry Kingi , Amelia Rico , Lucia Ramos , Jennifer Bravo , Will Chavez , Alfredo Quiroz , Arthur Redcloud , Cinthya Rey , Lily Joy Winder , Rhett Lynch , Tyler Kie , Dawna Walters , Chrissie Waquie , Zach Concha , Dennis Manuelito , Colette Ramone , Lorrie Hernandez , Jalon Holiday , Arlene Alvarez , Tiana Lozoya , Psalm Guerra , Chris Ortega , Natashia Ortega , Josh Allen , Lawrence Robertson , Patricia Shain , Christian Gering , Louis Cuellar , Henrietta Duran , Victoria Grant , Tony Dalton

Tous les avis

Avatar Galax Galax
Administrateur
Avis favorable Déposé le 12 janvier 2026 à 17:32

J’ai un petit problème avec la scène d’intro de ce final, plus particulièrement sa conclusion. Le but de la scène est de montrer un fameux “joining” de Kusimayu, l’adolescente péruvienne, intégrant l’esprit unique. La série nous invite clairement, par sa réalisation et son montage, à ressentir la différence de ton entre le moment où l’ado est encore humaine, où tout son village est plein de vie, de mouvements, où les autres se parlent entre eux (alors que c’est inutile) et chantent à l’unisson, avec la séquence juste après. De façon abrupte : les Autres s’arrêtent, il n’y a plus d’individualité, plus de bruit. La séquence invite à regarder et constater, avec notre regard humain, le fait que l’esprit collectif ne maintenait qu’un faux-semblant de vie humaine tant qu’il y avait encore un autre vrai humain, que tout n’est que factice ; un comportement qu’on peut donc juger hypocrite dès qu’il prend fin, tandis que le village se vide ensuite brusquement et qu’on a l’image d’une ville fantôme suite à ce qui est essentiellement une mort.

Or, pour bien marquer le coup lorsque la caméra revient sur cette fameuse ado dont l’humanité a désormais disparu (ou est absorbée), l’unique action de ce personnage consiste à libérer les animaux. Un comportement déjà attribué plus tôt aux Autres, et jugé par les personnages de la série (Carol, Diabaté) comme très symbolique et représentatif de leur moralité : bienveillante, pacifique, mais aussi hypocrite, irresponsable, dangereuse ? Ça n’appartient qu’à nos personnages d’en décider et la série ne tranchait pas vraiment par leurs dialogues.

Ici, point de dialogue, juste un long plan sur… la biquette de compagnie qui semble beugler de tristesse de voir sa maîtresse partir. Comme si c’était typiquement le symbole des conséquences des Autres, à savoir, qu’ils font du mal à d’autres espèces sans se l’avouer et que leur vision de l’amour est en réalité une zone de non-amour, pas même pour un animal de compagnie qui aimerait l’autre inconditionnellement.

Sauf que le propos ici n’est absolument pas remis dans le bon contexte à mon sens, à savoir être juxtaposé avec l’idée que les Autres consomment du liquide issu de cadavres humains pour survivre. Ce n’est pourtant pas l’envie de couper les liens affectifs entre humains et animaux mignons domestiqués qui animent les monstrueux végan maléfiques dans leur cause, surtout par rapport à l’industrie de consommation de masse, l’exploitation et la cruauté pour les loisirs (les zoos, mentionnés dans la série mais jamais montrés), alors c’est étonnant de voir que c’est par ce prisme que la série cherche à trancher, par l’intro de son final, l’incontestable nature maléfique des Autres. La série prend donc ici un parti-pris je trouve très réducteur pour montrer une réalité pourtant exacte dans l’univers de Pluribus (l’hypocrisie de nos aliens) quand le parallèle avec la réalité humaine est beaucoup plus complexe, comme la série l’a pourtant abordé (en hors-champs). D’ailleurs, Zosia elle-même avait précisé au début de la série que certains animaux domestiques restaient trop fidèles à leurs compagnons pour que les Autres les relâchent totalement, ce qui ici, ne semble pas respecté.

À nouveau, tout ceci n’aurait pas été gênant si ça nous avait été présenté d’un point de vue humain subjectif, comme Manusos qui ensuite argumente à Carol dans l’épisode que “s’ils ne font pas la différence entre un humain et une fourmi, alors ils sont malveillants”, ce qui est tout à fait valable comme dialogue, et ouvre le débat autour de la sentience, que la série a déjà touché du doigt lors de l’épisode précédent avec cette idée de douleur “connue, mais pas ressentie” des Autres.

Quitte à montrer malgré tout avec un regard objectif, le véritable effet plus horrifique et pertinent sur lequel la série aurait dû mettre l’accent à ce moment-là pour moi, c’est le fait que l’ado Kusimayu ne se retourne pas. Elle qui clairement avait son lien affectif et l’abandonne alors qu’elle est censée être plus heureuse que jamais après l’union. Le focus sur son départ à elle, pas sur une animation d’une pauvre biquette esseulée (qui était très clairement destinée à être bouffée par Kusimayu, soit dit-en passant) à qui il ne manque qu’une larme à l’oeil animée pour devenir un personnage animal tiré d’un Disney.

Bref, c’est un peu une scène “anecdotique”, j’entends, et je comprends ce qu’ils ont voulu dire, le lien entre la biquette et l’enjeu principal sur l’union potentielle de Carol. Mais cette intro m’a tout de même gêné parce qu’elle véhicule un regard pro-spéciste qu’on doit prendre comme objectif, ou en tout cas, qui est assez ambigu pour qu’on ne puisse pas réfuter cette interprétation, tout en étant en légère contradiction avec ce que la série déclarait elle-même plus tôt dans la saison.

Autrement, ce final est tip top et je ne peux pas bouder mon plaisir. La rencontre tant attendue Carol/Manusos ne déçoit pas, c’est haletant, les personnages sont bien caractérisés, Manusos en particulier (dont c’est le premier épisode complet en tant que personnage) se dévoile. Les scènes virent du comique un peu absurde ou décalé (leurs engueulades initiales, le coup de fil de Laxmi), aux séquences sérieuses hyper efficaces (Carol apprenant qu’Helen l’espionnait).

L’extrémisme de Manusos inquiète tout d’abord Carol, et le lien privilégié Zosia/Carol agit comme meilleure alternative. Leur intimité est ré-évoqué, mais là encore, il y aurait plus à dire, et je pense que la série ne reviendra pas directement sur la problématique du consentement (ou alors peut-être si l’on revoit Diabaté en saison 2 ?), entretenant une zone de floue controversée mais intéressante pour le personnage de Carol.

Le tout culmine lors d’un montage final idyllique où Carol semble vivre (ou fuir selon le point de vue) sa vie de rêve, celle qu’elle n’a jamais pris le temps de vivre avec Helen.

D’un point de vue réalisation c’est toujours sensationnel, avec le montage de l’escapade Zosia/Carol généreux et apaisé qui témoigne de la résolution de Carol. J’adore comment la composition des plans accompagnant les deux femmes dans le chalet permet de passer d’un récit chaud et affectueux pour un pseudo-couple, à une effroyable sensation de vide et d’abandon une fois que Carol et l’audience apprennent la nouvelle. La caméra tire partie d’un lieu beaucoup trop grand et vide pour son utilisation et replonge Carol dans un enfer vivant, qui suffit à comprendre son retour. La rupture est difficile à vivre mais Carol réalise qu’aimer inconditionnellement sans voir ni vouloir les défauts de l’autre car l’un n’a pas vocation à faire exister cet “autre”, ce n’est pas de l’amour, et qu’il vaut mieux un mensonge par omission humain cruel mais cohérent (Helen qui l’espionnait) qu’un mensonge comme celui des Autres sur le consentement de Carol et l’obtention de ses cellules souches.

Ya pas à dire, Gilligan sait toujours mieux que personne faire parler ses lieux, ses costumes (toujours un super emploi des couleurs) et ses items à travers une caméra, et ce n’est pas le seul plan marquant du final : le parapluie, l’égout ou bien ce plan final nous laissant avec une bombe dans le jardin de la protagoniste, représentant de façon immanquable une des deux issues extrêmes envisageables pour la série : la mort de toute l’humanité. L’autre étant une happy-ending parfaite où chaque esprit arrive à reprendre possession de son corps, ce qui est visiblement souhaité par Manusos malgré ses méthodes brutales, et ce qui n’arrivera, je pense, jamais.

Mais l’avenir nous le dira, et en parlant d’avenir, j’ai mis du temps avant de lancer ce final car je savais que ça allait être le dernier épisode avant très très longtemps, et je n’avais pas envie que ça se termine… Malgré mes réserves sur quelques propos moraux mis en lumière dans ce final (anti-spécisme, consentement)… c’était vraiment incroyable.

Come back Pluribus! My feelings for you haven’t changed. I just need more episodes!


Avatar Manoune398 Manoune398
Rédacteur
Avis neutre Déposé le 03 janvier 2026 à 20:38

Comme je m'y attendais, final décevant avec Carol autant que Manousos insupportables et je dirais même un retournement chez Carol que je trouve tout sauf subtil. Sa relation avec Zosia aurait pu être développée encore plus tôt, on aurait dû voir des signes plus prononcés de son attachement grandissant car on a un peu tout qui se passe dans cet épisode là, et je ne trouve pas ça très cohérent. Tout ça pour avoir une fin patchak "haha tu gagnes, on sauve le monde". En fait je sais pas, je trouve que le scénario est pas très bien écrit quoi, neuf épisodes pour ça ? Mmmmh.


Avatar nicknackpadiwak nicknackpadiwak
Rédacteur
Avis neutre Déposé le 30 décembre 2025 à 21:02

Cela fait deux jours que j’ai regardé ce final, mais je ne sais toujours pas quoi vraiment en penser. Je peux dire tout de même qu’il n’est pas formidable et que les 55 minutes m’ont paru longues à suivre. En même temps, le fait de ne développer aucun vrai enjeu sur la saison conduit fatalement à un final qui fait plouf et un final season rendu boiteux par un duo Manousos/Carol qui tourne en round, la faute au Paraguayen dont le caractère borné m’a plus fatigué qu’il ne m’a amusé.

Bon au moins, on voit un peu plus ce que Vince Gilligan pense des « Nous », à savoir

Spoiler

une communauté écolo/wokiste qu’il faut dynamiter, ces salauds adeptes de la pensée unique universel.

En résumé, Pluribus est une drôle expérience, une série plébiscitée par tout le monde, sans que je n’aie jamais rencontré une seule personne qui n’a pas été un peu déçu et un show qui fait l’éloge de la lenteur, ce qui est un exploit pour nos cerveaux hyper dopés et incapables de s’ennuyer 30 secondes sans ressentir le besoin d’aller voir des réels, même si j’ai vraiment le sentiment que le scénario de Pluribus s’écrit au fil de l’eau et que personne dans le bateau ne sait où il veut aller.

Donc, c’est difficile de juger si c’est une oasis au milieu des séries formatés et en pilotage automatique (Alien Earth ou Derry/It) ou une grosse arnaque.


Avatar Guismo Guismo
Membre
Avis favorable Déposé le 26 décembre 2025 à 00:06

Bon final de saison, ça me fends le cul qu'il faille attendre 2 ans pour la suite ... J'ai adoré le duo Manaussos Carol, dommage qu'on en ai pas un peu plus, la suite promet ! Le coup des ovocytes je l'avait déjà entendu comme hypothèse par un Youtubeur donc je m'y attendais un peu mais pourquoi Carol leur dit pas " Eeeeh rendez les moi vous croivez quoi vous la !! ", ils sont obligé d'obéir non ? 
Bref en tous cas j'ai plutôt apprécié cet épisode, une saison avec du très bon et du moyen, j'ai hâte de connaître la suite !


13.2

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cedric2506 a noté cet épisode - 12
17 janv. 2026
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12 janv. 2026
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Manoune398 a noté cet épisode - 12
03 janv. 2026
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30 déc. 2025
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Guismo a noté cet épisode - 15
26 déc. 2025

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