Vrickavrack 2026 (1ère partie)

Le 18 janvier 2026 à 17:18  |  ~ 36 minutes de lecture
Pour la nouvelle année, on parlera dans ce Vrickavrack de clown méchant, de loups-garous, de choses étranges, d'invasion extra-terrestre mais aussi venant du fond des mers, tout en rappelant que les hiboux ne sont jamais ce que l'on croit...

Vrickavrack 2026 (1ère partie)

~ 36 minutes de lecture
Pour la nouvelle année, on parlera dans ce Vrickavrack de clown méchant, de loups-garous, de choses étranges, d'invasion extra-terrestre mais aussi venant du fond des mers, tout en rappelant que les hiboux ne sont jamais ce que l'on croit...
Par nicknackpadiwak

Logo Vrickavrack

 

Archive Vrickavrack 2006...

La rédaction de Série-All vous souhaite à tous une très bonne année 2006 ! J'espère pour vous plein de bonheur, une année funky et groovy et que des millions de bonnes choses. Et n'oubliez pas de regarder des séries, la vie, c'est ça aussi et elle est magnifique.

Archive Vrickavrack 2016...

La rédaction de Série-All vous souhaite à tous une bonne année 2016. Bon, c'est un peu difficile, à cause de ces attentats, mais on y croit et on ne baisse pas les bras. Donc je vous transmets tous mes vœux de bonheur et que plein de bonnes choses vous arrivent. Et n'oubliez pas de regarder les séries, c'est tellement bien.

Le Vrickavrack de nos jours...

La rédaction de Série-All vous souhaite à tous une année 2026 pas trop difficile, durant laquelle vos projets ne se planteront pas tous et qu'il n'y aura pas de trop de merdes qui vont vous tomber sur la gueule, tout en espérant que les Russes ou les Américains ne nous bombardent pas. Et n'oubliez pas de regarder des séries, c'est une bonne méthode pour fuir cette infernale réalité.

(Avec le temps, j'ai l'impression d'observer un changement de tonalité dans mes vœux de début d'année. À creuser.)

 

Le Fonz du Mois : les Desperate Housewives

 

Les gifs du mois, les Desperate Housewives

 

 

Sommaire

On n'a pas aimé

On est neutre

On a aimé

On n'est pas d'accord

On a adoré

 

 

On n'a pas aimé

Gif Bree pas contente qui attrape un fusil à pompe

 

IT: Welcome to Derry - saison 1

Poster IT/Derry

Nick : Il y a deux manières d'exploiter une licence : ou s'en servir pour y apporter du neuf et une nouvelle vision, ou générer du contenu uniquement destiné à continuer à faire vivre la franchise, comme Jul fait du contenu (vingt-cinq albums en un peu plus de dix ans) pour continuer à exister sur Spotify. Je ne juge pas le procédé, commercialement c’est efficace, mais on peut douter qu’il n’y ait que des chefs-d’œuvre musicaux, mais je m’égare. Malgré un pilote qui a laissé espérer en vain que la série allait taper dans le lard, Ça : Bienvenue à Derry va rapidement révéler sa véritable nature et choisir tristement la deuxième option. En effet, la série n'a aucune autre ambition que de raconter ce qu'on connaît déjà de l'univers (et des deux films de 2017 et 2019) et l'éteindre à l'infini, sans aucune volonté artistique ou envie de changer les codes. Et très vite, le spectacle va paraître creux à regarder car on réalise que les épisodes n'offrent que deux types de tempos. D'un côté, occupant la majorité du temps, les scènes quotidiennes où on s'ennuie beaucoup, la faute à des personnages peu attachants et en retard sur le spectateur, qui lui sait plus de choses qu'eux sur la malédiction touchant Derry, ce qui est toujours problématique. Puis il y a les scènes d'horreur et les attaques de Pennywise qui arrivent à installer une belle atmosphère angoissante ; malheureusement, elles sont gâchées systématiquement par la laideur absolue des effets spéciaux, souvent composés de CGI hyper-moches. Alors oui, le générique est chouette, créer un lien avec Shining est une idée sympa – même si on est plus sur du fan-service qu'autre chose – et le focus sur le racisme des années 50 intéressant, mais pas vraiment la peine de faire halte dans cette ville, il n'y a rien à voir d'autre qu'une franchise en pilotage automatique. Avis défavorable.

 

Monstre - saison 3

Poster Monstre saison 3

Nick : Monstre, troisième saison, se penche sur Ed Gein, sérial killer américain des années 50 qui a inspiré Psychose d'Alfred Hitchcock et Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hopper. Et c'est d'ailleurs par ce prisme que cette saison offre ses rares bons moments, lorsqu'elle s'attarde sur l'empreinte laissée sur la Pop Culture de ce nécrophile qui construisait des meubles à base de peaux humaines volées sur des cadavres déterrés dans des cimetières, lorsqu'on voit Alfred se servir de cette histoire pour y placer ses propres obsessions et sa perversité ou bien Hopper qui va l'utiliser pour secouer violemment l'Amérique réactionnaire qui a voté Nixon et qu'il déteste. Mais le problème est qu'on ne sait pas grand-chose sur Ed Gein et il y a beaucoup de spéculations sur ses crimes, y compris le nombre réel de personnes qu'il a tuées. Ainsi, les épisodes entreprennent de meubler ce qui n'est pas connu et d'imaginer ce qu'on ignore. Cela aurait pu être une très bonne idée et on aurait prolongé parfaitement le concept de la réinterprétation du mythe. Sauf que cela ne marche pas et tout ce qui a trait à Ed Gein sonne constamment faux, chacune des idées (la voix de fausset du tueur, lui imaginer une fascination pour une nazie, sa petite-amie aussi dérangée que lui ou un détour par Mindhunter dans laquelle il aiderait le FBI à rechercher d'autres serial-killers) sont des impasses, qui font, qu'en plus d'être répétitive et donc ennuyeuse, la saison fait de trop nombreuses sorties de route dans le grotesque et le ridicule pour ne pas devenir risible. Avis défavorable.

 

 

On est neutre

Gif Lynette pas au top qui mange de la crème glacée

 

Duster - saison 1

Poster Duster

Nick : Après quinze ans d'absence, c'est étonnant de revoir J.J. Abrams revenir en tant que créateur d'une série télé pour un show... aussi peu ambitieux. Duster raconte l'histoire d'une des premières femmes afro-américaines employée dans le FBI des années 70, c'est-à-dire raciste et misogyne, qui prend comme indic pour faire tomber un parrain de la pègre, Jim Ellis, aka Sawyer dans Lost, qui est une version Wish de Brad Pitt dans Once Upon a Time in Hollywood. On sent que la série joue beaucoup sur le pouvoir de séduction de Josh Holloway, mais le personnage peut finir par fatiguer avec sa démarche nonchalante, ses cheveux longs, sa grosse voiture, ses dents impeccablement blanches, bref son côté "oh sooo swag" à qui tout réussi et qui arrive à soutirer des informations capitales aux femmes secrétaires rien qu'avec une œillade. En plus, je trouve le jeu de Holloway assez crispé et l'acteur manque un peu de consistance pour être totalement crédible dans ce rôle de beau gosse ultime hyper claqué. Cela constitue un caillou dans le pied pour une série qui joue presque tout sur le capital sympathie qu'elle diffuse. Car, il est vrai qu'avec sa reconstitution réussie des années 70, Duster a tout de même un aspect séduisant et j'avoue que l'ambiance fétichiste rétro où l'on roule dans des grosses voitures qui font vroum-vroum, en se frittant avec des méchants gangsters, le tout sous une bande-son ensoleillé et funky, a de quoi plaire. Dommage que le scénario ne décolle jamais et que les gentils se défont des situations les plus extrêmes avec une facilité déconcertante, donnant le sentiment d'une grosse paresse scénaristique. Au final, sans être une catastrophe, on a constamment l'impression que Duster pourrait rouler des saisons entières sur cette autoroute tranquille, sans jamais changer de vitesse, son moteur bridé l'empêchant d'emprunter la route d'un délire cartoonesque qui aurait permis à la série de sortir du pack. Avis neutre.

 

Echoes - saison 1

Poster Echoes

Marie-Louise : J’ai lu quelque part le commentaire de quelqu’un qui disait que cette série était comme la meth : c’est terrible, mais tu ne peux pas t’arrêter d’en prendre. J’ai trouvé que cela résumait bien cette mini-série, qui raconte l’histoire de deux sœurs jumelles qui ont pris l’habitude, depuis l’adolescence, de s’échanger leurs vies tous les ans sans que leur entourage le sache. Jusqu’au jour où l’une des deux disparaît à la quarantaine, laissant à l’autre le choix de la vie qu’elle préfère mener. S’ensuit une plongée dans les mécanismes de leur accord malsain, à travers des flashbacks et des twists qui nous sont servis jusqu’à la nausée. Ça se laisse regarder lors d’un week-end d’hiver un peu flemmard, mais c’est facilement oubliable. Avis neutre.

 

Empathie - saison 1

Poster Empathie

Nick : Je suis triste en vrai de n'avoir pas plus aimé Empathie. Déjà c'est un beau titre pour une série, et aussi une qualité que j'apprécie beaucoup chez les gens. Ensuite, j'aime bien les séries du Québec, l'accent et le langage fleuri sont toujours très sympathiques, exemple lorsqu'on dit : "Tu me niaises, là", c'est tout de suite plus poétique que : "Tu te fous de ma g...". Après, il y a une belle alchimie entre Florence Longpré et Thomas Ngijol, et leur relation, qui hésite entre rom-com et pure amitié platonique, apporte beaucoup de fraîcheur. Et enfin, la série se passe dans le monde de la psychiatrie et moi j'adore cela. Oui, mais voilà, Empathie est difficilement digeste, elle n'appuie pas ses effets, mais les écrase et nous avec. Les scènes dramatiques sont tire-l'œil et tout est démontré, imposé et excessif, même certains patients se comportent moins comme des malades que comme de personnes possédées par une entité démoniaque. À trop être généreuse, à trop alterner le côté bipolaire de l’alternance "moments joyeux/moments downs", Empathie finit par rester sur l'estomac et la série s'apparente à une pâtisserie appétissante, mais dont, arrivé au milieu, on réalise qu'elle est tellement riche de tout et de trop qu'on n'arrivera malheureusement pas à la finir. Avis neutre.

 

My Hero Academia - saison 7 (finale)

Poster My Hero Academia

Galax : Saison finale un peu compliquée à juger, dans une ère d’anime assez contradictoire où d’un côté, le medium n’a jamais été aussi populaire (cf. le succès de Demon Slayer au cinéma en 2025) et où le genre se professionnalise avec des saisons plus courtes et qualitatives, s’éloignant des superproductions hebdomadaires à la One Piece – un peu le même shift massif qu’ont subi les séries TV US fin 2000/début des années 2010 avec l’avènement des séries fil rouge et le déclin des networks traditionnels. Et en même temps, chez les studios d’animation japonais, les crunchs sont de plus en plus nombreux tandis que certaines œuvres commencent à mettre une distance inégalable aux autres. Au milieu de tout ça, My Hero Academia était à mon sens une vraie petite pépite à ses débuts, ayant contribué à ce que beaucoup la considèrent comme un nouvel âge d’or après une certaine période de disette. Mais selon moi, le succès a clairement submergé son auteur qui n’a plus su s’arrêter et s’est rendu compte petit à petit de la popularité démesurée de son œuvre encore en cours. Au point où la direction du parcours a changé au fur et à mesure des nouveaux tomes. Rien de mal à ça sur le papier, ça arrive tout le temps avec plein d’histoires. Mais la série est partie un peu à la dérive, à petit feu, sans jamais vraiment jump the shark non plus. Cette ultime saison n’est en réalité qu’une adaptation hyper fidèle d’une poignée de chapitres restants pour l’arc final largement entamé dans la saison précédente. Ils ont pris leur temps pour la sortir avec une animation travaillée, ce qui est tout à fait appréciable. Mais d’une part, tout ne repose pas sur l’animation. Et surtout, ce découpage dessert l’histoire, qui a perdu tout son momentum. Résultat, on subit surtout les interminables longueurs, deus ex machina et climax à coups de flashbacks alors qu’on a juste envie d’en finir. À ce titre, l’épilogue généreux de trois épisodes entiers est plutôt appréciable, mais à l’image de ce que l’anime est devenu : plutôt consensuel, sans prise de risque, ne sachant pas trop quoi faire de tout son succès, ne sachant pas s’arrêter quand il faut (on a quand même un épilogue en trois périodes temporelles et même le "The End" final est un leurre avant qu’une scène suivante ne vienne annuler le propos de l’ensemble du dernier épisode). En fait, c’est un peu naïf et idéaliste finalement, comme un ado plongé dans la cour des grands sans trop s’en rendre compte. Un ado cohérent, qui se sent déjà nostalgique de sa jeunesse, comme je suis nostalgique des quatre premières saisons. Ou peut-être que depuis dix ans, c’est juste moi qui suis plus aigri. Avis neutre-ok.

 

The Morning Show - saison 4

Poster The Morning Show saison 4

Nick : Mis à part la première saison (sans contestation la meilleure), les trois suivantes de The Morning Show suivent la même courbe. Au début, on se demande un peu pourquoi on est revenu, puis les épisodes montent en qualité et commencent à intriguer. On y lance quelques thématiques intéressantes (ici, le risque que les IA remplacent les journalistes ou les deepfakes), les rapports de force évoluent (une équipe dirigeante quasi 100 % féminine, Cory qui gratte à la porte pour revenir dans la société, Bradley toujours en poil à gratter). Puis lorsque commence la deuxième partie de saison, tout commence à s'effriter, les parties mélodramatiques deviennent forcées et pénibles, les aspects soap-opéra ne fonctionnent pas comme prévu et on réalise que le show zappe plus ses thématiques qu'il ne les traite en profondeur. Et enfin, systématiquement, la série se prend les pieds dans le tapis pour ses derniers épisodes, car elle se retrouve avec tellement de pistes ouvertes qu'une grande partie est abandonnée et n'aura pas de dénouement potable ou alors de manière terriblement bâclée, la série n'ayant aucun scrupule à chausser les gros sabots pour arriver au but qu'elle s'est fixée. Bref, The Morning Show reste un plaisir coupable, un objet parfois brillant, mais souvent lourdaud et mal écrit et qu'il est facile de moquer, tout en restant étrangement fascinant et addictif. Pour masochistes en manque de nouvelles expériences. Avis neutre.

 

The Paper - saison 1

Poster The Paper

Nick : Pas de miracle, ce spin-off de The Office n'est pas immédiatement un chef-d’œuvre de comédie. Le démarrage est même assez poussif, les épisodes manquent de nerf et l'humour se cherche, quand ce n'est pas Oscar, seul rescapé de la série-mère, qui fait du fan-service assommant. Mais en se rappelant que The Office, elle-même, avait eu deux premières saisons qui se sont cherchées, il faut laisser un peu de temps au show avant de rendre son verdict, le temps que les personnages s'installent, certains ayant le potentiel de devenir énorme (Esmeralda). Il faut aussi digérer la nouvelle dynamique de cette équipe et laisser la partie rom-com obligatoire décoller (c'est déjà par elle qu'on a les meilleurs moments des dix épisodes). Difficile de mettre autre chose qu'un avis neutre tout de même, mais tout n'est pas à jeter. Avis neutre.

 

 

On a aimé

Gif Gabrielle contente avec deux cocktails à la main

 

Au fond du trou - saison 1

Poster Au fond du trou

Nick : Question ouverte : et si Arte était l'une des meilleures plateformes de streaming disponible ? En tout cas, en matière de rapport qualité/prix, elle est imbattable, déjà parce qu'elle est gratuite, mais surtout parce qu'elle propose de chouettes productions. Comme ce Au fond du trou qui porte très bien son nom, car on suit sur six petits épisodes d'un quart d'heure une galerie de personnes qui traînent leur spleen sur le green d'un parcours de mini-golf. Le tout est prétexte à des chouettes échanges entre personnages parfaitement croqués malgré le peu de temps de présence, des interactions souvent bien drôles ou décalées et portées par de très bons acteurs et actrices, dont on a parfois déjà vu la tête dans d'autres séries, et des dialogues ciselés. C'est dynamique, c'est marrant, c'est soigné jusque dans les petits détails, un très bon putt. Avis favorable.

 

Dying For Sex - saison 1

Poster Dying For Sex

Nick : Vu de loin et si on était myope, on pourrait penser que Dying For Sex est une rom-com dont elle reprend les thèmes, les situations et la légèreté. Mais en s'y penchant, on constate vite que cette comédie romantique est viciée et qu’elle est malade. Car la série raconte l'histoire de Mollie, quarantenaire, qui apprend être atteinte d'un cancer incurable et qui, réalisant qu'elle n'a jamais connu l'orgasme avec un homme, décide d'en faire sa dernière quête et découvre ainsi une appétence au rôle de dominatrice de jeux SM ainsi qu’une attirance pour son mystérieux voisin. On est loin de Bridget Jones d'un coup, mais plutôt en plein mariage d'Eros et Thanatos. Et en effet, la série est crue, elle n'a pas froid aux yeux, elle est dérangeante, parfois excessive et inconfortable. Mais aussi terriblement émouvante et même lumineuse, car malgré un sujet grave, elle garde le sourire et est souvent drôle. Avec en sus une magnifique histoire de sororité, Dying For Sex n'est pas la série confort pour une soirée cosy certes, mais elle est une série qui marque et qui nous fait passer par toutes les étapes et toutes sorte d’émotions, telles que le malaise, les larmes et le rire. Un peu comme la vie, en somme... Avis favorable (Marie-Louise, tu pourrais bien aimer).

 

Gen V - saison 2

Poster Gen V saison 2

Galax : Après une saison 4 de The Boys mi-figue mi-raisin qui jouait la montre pour l’ultime saison 5 à venir, le spin-off Gen V, lui, était armé de personnages nouveaux plus attachants, mais d’un certain côté teen-show amateur dans le script qui l’empêchait de décoller. Sur la saison 2, c’est beaucoup mieux, et les showrunners traitent Gen V comme une vraie saison The Boys 4.5 en amenant presque à chaque épisode des "cameos" (plutôt, des apparitions qui ont du sens et qui ne durent pas que dix secondes) de personnages de la série-mère, et en développant le lore des super-pouvoirs. La saison 2 reste largement perfectible, la faute à un début maladroit suite à la réécriture totale du pitch initial à cause d’un triste décès imprévu d’un jeune membre du casting. Et le final tombe malheureusement trop dans le cliché du "toute la saison n’aura été qu’un examen d’entrée à quelques personnages pour une apparition dans la reprise de la série principale", ne laissant que peu de voie à une véritable Gen V saison 3, mais peut-être justement car il n’y a plus rien de prévu. Quoi qu’il en soit, un spin-off sympathique, qui ne casse pas trois briques mais qui remplit son rôle de se différencier assez de The Boys tout en faisant patienter. Avis favorable.

 

Futurama - saison 10

Poster Futurma saison 10

Nick : Dixième saison pour l'équipage du Planet Express, plus en forme que jamais. L’inspiration ne se tarit pas et les gags réussis sont prolifiques. Très peu de fausses notes concernant la régularité de la qualité des épisodes, on a même le droit à un petit chef-d’œuvre politique, un épisode qui hurle la catastrophe à venir du dérèglement climatique (et en effet qui de mieux qu'une série d'anticipation pour en parler), composé notamment de dix minutes acides et corrosives qui se moquent de l’inefficacité totale des COP, dont la trentième édition vient de se terminer sans aucune avancée majeure. Des minutes salutaires qu'il faudrait montrer à tous, avant qu'il ne soit trop tard (spoiler, il est déjà trop tard), mais je digresse. En tout cas, Futurama vit toujours et elle est plus en forme que jamais. Avis favorable.

 

Loups Garous - saison 1 (jeu TV)

Poster Loups Garous saison 1

Galax : Je suis en retard car la saison 2 est pile en cours alors que je n’ai vu que la 1, mais justement c’est le bon moment pour recommander cette étonnante pépite dans le reality tv game français. Malgré un format qui se cherche, avec quelques interventions rapides de la production et des créateurs pas toujours drôles ni pertinents, la première saison est tellement au-dessus de tout le paysage français en termes de narration et de réalisation que c’en est juste insolent. Insolent du genre "mais dans quel monde je peux encore regarder plus de dix secondes de Les Traîtres et ne pas cringer à mort devant ?", c’est violent. Je ne vois pas un monde où la saison 2 régresse sur ce point, même si le casting brillant de la saison 1 a beaucoup joué dans mon appréciation de celle-ci. Une série-jeu sans prise de tête addictive qui animera des discussions et qui est juste très finement racontée et montée de A à Z. Avis favorable.

 

Star Wars Visions - saison 3

Poster Star Wars Vision saison 3

Galax : Toujours sympa d’avoir ce projet qui perdure avec même des studios qui peuvent se permettre de développer des suites à leurs premières propositions. Je pense que, si Disney n’est pas trop frileux avec leur licence et qu’ils continuent d’investir dans ce genre de projets, nous ne sommes pas loin d’une future annonce d’un studio qui aura été "promu" à faire une saison complète... Quoi qu’il en soit, cet effet pervers va aussi un peu à l’encontre du pitch initial, la promesse d’un nouvel univers à chaque épisode. C’est le risque avec les séries d’anthologie : on a envie d’approfondir certains univers et de faire des sequels, mais on apprécie la diversité. Après, je ne vais pas mentir, je n’avais aucun souvenir des deux ou trois épisodes auxquels la plus récente saison de Star Wars Visions a fait suite ! x) Comme d’habitude, les propositions sont inégales, autant en termes d’histoires que de style, mais c’est tout le but. Même si les scénarios en particulier semblent de plus en plus se ressembler ("une héroïne et son compagnon mignon robotique/alien dans une planète fait face à ses oppresseurs" m’a semblé décrire un tiers de la saison), je re-signe quand même pour une saison 4. Avis (assez) favorable.

 

Stranger Things - saison 5

Poster Stranger Things saison 5

Marie-Louise : Netflix a mis le paquet sur la communication pour cette ultime saison, mais malgré ça j’avoue que j’y allais à reculons. Une saison découpée en trois parties, l’impression que mille ans étaient passés depuis la quatrième saison, des épisodes à rallonge… sur le papier, rien ne me donnait envie d’y retourner, d’autant que les deux saisons précédentes ne m’avaient laissé qu’un très vague souvenir de bof. Et finalement, j’ai beaucoup apprécié cette conclusion ! Je ne dis pas que tout était parfait, mais j’ai passé des bons moments, sans être trop paumée alors que je ne m’étais pas rafraîchi la mémoire avant de commencer, et honnêtement c’est tout ce que j’attendais de ce show. Un bon divertissement de fin d’année. Avis favorable.

 

The War Between the Land and the Sea - saison 1

Poster The War Between the Land and the Sea

Galax : Un spin-off qui a trop de choses sur son plateau (de fruits de mer) pour son faible nombre d’épisodes, flirtant tantôt avec un début d’apocalypse maritime en mode thriller politique moderne, très "typique TV" mais plutôt haletant, avant de finir par un esprit destinée romantique tragique façon La Forme de l’eau. Et entre les deux, on développe le lore de Doctor Who avec notamment de superbes idées sur la cheffe de UNIT, fatiguée et en déni, sans pour autant trop pouvoir attaquer toutes les conséquences de l’histoire, car pas le temps : il faut avancer, et vite ! Peut-être pour une suite dans la série-mère ? Après tout, l’intrigue principale se résout aussi en eau (salée) de boudin, mais offre un nouveau statu quo intéressant. Le casting est suffisamment convaincant et le scénario assez rythmé pour rester un succès, même si je pense qu’il manquait un épisode, le final bâclant trop les péripéties. En tout cas, ce n’est pas si mal pour un spin-off dont l’annonce avait été accueillie par littéralement 90 % de la fanbase (si ce n’est plus) avec un haussement de sourcil. Comme quoi, l’univers a du potentiel et on peut rêver un jour d’avoir ce genre de tentatives de séries limitées régulièrement, entre deux saisons annuelles de Doctor Who (oui, on peut rêver...). Avis favorable (je reste un fanboy, of course).

 

 

On n'est pas d'accord du tout, mais alors pas du tout

Gif Bree discute avec sa famille avec un air sceptique

 

Pluribus - saison 1

Poster Pluribus

Galax : Avec un pitch : "Et si l’humanité toute entière, à l’exception d’une dizaine de survivants, partageait soudainement la même conscience ?", Vince Gilligan et ses équipes parviennent en une poignée d’épisodes à brasser des thèmes riches et complets qui font de cette série un OVNI et une des meilleures de l’année. Parmi ces thématiques, certaines sont attendues : sur l’individualité, l’isolement, l’humanité, la gestion de crise et de l’inconnu vu par le petit prisme d’une personne... Bref, un cahier des charges pour une série "d’apocalypse douce". D’autres sujets abordés sont beaucoup moins conventionnels : un parallèle avec les thérapies de conversion à travers une protagoniste queer complexe, l’éthique du consentement, le spécisme et l’anti-spécisme, un manifeste contre le remplacement des auteur·ices dans l’art ? Tout n’est pas (encore ?) poussé jusqu’au bout, et puisque la série cherche à être fine, elle peut apparaître floue moralement, mais elle incite systématiquement à la réflexion. Résultat, elle reste en nous bien au-delà du visionnage de chaque épisode. Quoi qu’il en soit, avec son héroïne nuancée, ses variations de rythme à contre-courant des tendances actuelles et sa réalisation colorée contemplative et généreuse, la série évite tous les pièges et nous sert une proposition unique et rafraîchissante, tout en restant clairement personnelle et identifiable comme une série de Vince Gilligan portée par une incroyable Rhea Seehorn qui n’a clairement pas volé sa récente victoire aux Golden Globe. Pluribus récompense l’investissement du spectateur après une exposition qui prend certes son temps à démarrer, mais qui finit par nous saisir avec son petit microcosme d’univers mine de rien hyper inventif et particulier (pas étonnant que toute l’imagerie du "We See You, Carol" ait fait un petit buzz), dans lequel on a déjà envie de se replonger. Avis très favorable.

Marie-Louise : Vince nous a encore fait du grand Gilligan. Avec un sujet plus fantastique qu’à son habitude, il réussit à nous offrir à nouveau un scénario bien ficelé, des plans esthétiquement magnifiques et beaucoup d’humour au milieu de tout ce drama. Et quel plaisir de retrouver Rhea Seehorn ! C’était vraiment, vraiment bien. Avis très favorable.

Nick : Alors, que vaut la série évènement de cette fin d'année 2025 ? Disons qu'elle est très clivante et qu'il est difficile de trancher si on est face à un nouveau chef-d'œuvre du papa de Breaking Bad et de Better Call Saul ou devant une grosse arnaque. D'un côté, cela fait du bien de voir cartonner une série ambitieuse, qui s'amuse à déjouer les attentes des spectateurs, en prenant bien son temps de se développer loin des standards actuels, ceux qui enchaînent les twists et les cliffs de peur qu'on aille voir ailleurs, et surtout en restant mystérieuse sur ses intentions ou son propos, permettant à chacun de se faire son opinion et d'élaborer ses théories. Mais d'un autre côté, l’absence d'enjeu et le rythme lénifiant peut décourager, tout comme on peut se demander si Vince Gilligan sait vraiment où il veut aller et s'il n'avance pas volontairement caché car il n'a rien à raconter véritablement. Au final, son absence de parti-pris clair crée un flou douteux et on ne sait pas s’il est plutôt contre cette communauté de wokistes extrémistes à la pensée unique, ou s'il y voit le seul espoir de l'Humanité, mais tiré par le bas par des râleurs complotistes bruyants et fermés. En tout cas, Pluribus est une série qui fait parler, mieux, qui fait se parler entre nous et on s'accorde tous sur le fait que Rhea Seehorn y est époustouflante. Dommage tout de même que les intentions soient si floues. Et j'avoue avoir un peu peur de découvrir que finalement il n'y a pas de message à passer, ou pire que celui-ci soit un peu trop réactionnaire. Avis neutre.

Knackipadiwak : Pluribus est intéressante dans sa volonté d’aller à contre-courant des séries violentes et sur-vitaminées basées sur des meurtres et des courses poursuites. Sa mise en scène est très belle et les acteurs très bons, notamment Rhea Seehorn qui se sort merveilleusement bien de ce guêpier. Malheureusement un concept, de belles images et de bons acteurs ne font pas une bonne série. Pour qu’une série soit bonne on s’attend quand même à avoir, au choix ou combinés :

  • un sujet de réflexion intéressant,
  • une histoire cohérente,
  • ou simplement de l’humour bien senti. 

On ne retrouve malheureusement rien de tout ça dans Pluribus.

  1. L’humour est paresseux et peu inspiré.
  2. L’histoire de cette communauté d’Unis qui refuse de contraindre ces onze personnes non-Unies n’est pas cohérente. Car comment expliquer, par exemple, l’importance absurde apportée à onze vies, alors que la mise en place du projet lui-même tue 886 millions de personnes ? Comment expliquer aussi l’ultra-écologie de ce projet qui va jusqu’à interdire de cueillir des fruits, et où il est accepté, pour épargner ces onze vies ou leur faire plaisir, le réapprovisionnement d’un magasin tout entier, l’utilisation d’un énorme avion présidentiel à but récréatif, des déplacements de population massifs ou la mise à disposition d’arme nucléaire ? Et je ne parle pas des détails comme, par exemple, le fait que le très méfiant Manousos fasse confiance à Carol sur une simple vidéo, ou de son agression au scalpel qui ne crée pas de 'bug' chez les – très émotifs – Unis... Des Unis qui, par ailleurs, concentrent en eux toute l’intelligence humaine mais ne comprennent ni l’ironie ni le sarcasme...
  3. Il en découle que la réflexion proposée n’est pas très intéressante, car le postulat de base est absurde et caricatural. Il aurait été intéressant de laisser un minimum de place à l’individu dans la communauté des Unis, car tels quels ils sont simplement individuellement morts, et le personnage de Carol n’a donc pas le choix entre deux visions de communauté – laissant chacune une place radicalement différente à l’individu – mais simplement le choix entre se battre ou mourir, comme finalement dans toute série lambda. Cependant, on peut trouver intéressante la réflexion autour de la question de la solitude et de l’attachement à l’autre, mais, en plus de ne pas être poussée bien loin, ça ne nécessitait pas de parler de virus extra-terrestre et de tout ce qui s’en suit.

Pour ces raisons, Pluribus c’est de la grosse merde.

 

 

On a adoré

Gif Susan à fond fait du rodéo

 

Des vivants - saison 1

poster des vivants

Nick : En fait, je n'ai pas grand-chose à dire sur Des vivants, la série qui raconte la vie après attentats des personnes prises en otage au Bataclan, vie détruite qu'ils et elles essaient très difficilement de reconstruire. La série est comme on l'espérait, c'est-à-dire percutante, glaçante, fascinante, très bien interprétée, mais aussi porteuse d'une lumière qui lutte pour essayer de rejaillir malgré tout. Cependant, elle souffre de quelques longueurs et j'ai des réserves sur certaines parties qui ont été fonctionnalisées et qui donc n'arrivent pas à rendre compte de l'horreur qui a vraiment eu lieu, car comme le dit un personnage : "Personne ne peut imaginer ce qu'on a vécu." Mais cela n'entache pas l'aura de cette grande mini-série. Avis très favorable.

 

South Park - saisons 27 & 28

Poster South Park saison 27

Nick : South Park avait déjà subi de sérieuses avaries il y a quelques années, lors du réveil (woke) des mentalités et la remise en question (légitime) d'un humour discriminant et omniprésent, soit le fond de commerce de la série, mais elle avait astucieusement tenu sa barque. Or aujourd'hui, un nouveau danger menace l'avenir du show : la Réalité ! Oui, cette réalité où un avatar de Cartman est désormais Président des États-Unis, un être abject, égoïste, outrancier et sans limite morale. Que pouvait faire le show lorsque la réalité va plus loin dans la vulgarité que lui ? Baisser le pavillon ? Eh non, South Park a redressé la tête et est repartie en guerre, plus belliqueuse que jamais. En s'attaquant la bave aux lèvres et souvent par-dessous la ceinture à Trump et aux membres de son administration, et en les faisant passer pour des débiles profonds et dangereux pour la Démocratie et l'économie américaine (et encore, la série a été diffusée avant les attaques militaires), South Park retrouve ses couleurs d'origine et un rôle de poil à gratter salutaire. Ces deux saisons enchaînées sont donc un îlot de résistance jubilatoire et régressif, souvent très drôles et qui font un bien de fou pour un pays dont beaucoup d'artistes semblent avoir abandonné la lutte. Avis très favorable.

 

 

Bonus

 

Twin Peaks - intégrale

Poster Twin Peaks

Nick : Je l’ai déjà dit : Arte est l’une des meilleures plateformes de streaming et elle le prouve encore en proposant ni plus ni moins que l’intégrale des trois saisons de la série culte de David Lynch et Mark Frost : Twin Peaks. Pour ceux qui connaissent, c’est l’occasion de replonger dans les brumes de cette série déconcertante et pour les néophytes, c’est le moment de sortir des sentiers battus et de découvrir un univers déstabilisant, fascinant, drôle et effrayant. Poser ses valises à Twin Peaks est une véritable expérience, certes avec des défauts (la deuxième partie de la saison 2 n’est pas géniale et la troisième va doucher toute vos illusions), mais c’est une véritable claque télévisuelle dont certains d’entre nous ne se sont jamais remis, moi le premier. Avis très très très très favorable.

 

Bonne année tout de même les amis et amies.

L'auteur

Commentaires

Avatar Marie-Louise
Marie-Louise

J'ai deux commentaires pour ce VaV :

1- Merci Nick pour la recommandation de Dying For Sex, je ne te cache pas qu'en lisant ton paragraphe ma curiosité a été piquée. Ta conclusion m'a donc convaincue d'essayer !

2- J'aime pas trop les avis de ce gros hater de Knackipadiwak, mais j'aime bizarrement le personnage et j'espère qu'on le reverra de temps en temps <3


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