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"Bah Moi je suis le Préféré, le Chouchou. Celui que tout le monde aime, Celui qui est mignon, Celui à qui on fait attention, à qui on offre des cadeaux. Et même des fois, ça fait que plein d'oiseaux chantent pour moi et que les nuages écrivent mon nom ..."
Avis sur les séries
Avis sur les saisons
On ne pourra assurément pas reprocher à cette 6ème saison d'avoir pris de gros risques et tenté d'expérimenter bien des choses qui sortent complètement du cadre habituel de la série, sans crainte d'en perdre l'âme ou la saveur (ce qui arrive à plusieurs reprises dans la saison, on ne va pas se le cacher).
Mais le fait est que dans le terme "prises de risques", il y a le mot "risque", et que ces derniers n'ont vraiment pas été assez payants dans leur globalité cette saison pour que le bilan, en dépit de vraies intentions de renouvellement louables, soit plus qu'assez mitigé (tendant vers le positif néanmoins).
Sur le plan du renouvellement, c'est même à la limite de l'échec au bout du compte, puisque les passages où la saison fonctionne le mieux sont ceux où elle se rapproche le plus de la formule habituelle de la série. A savoir le background trop sous-exploité de Roanoke où là on trouve les rares personnages iconiques et marquants (bien que bien moins bien développés et exploités que leurs équivalents des saisons précédents malgré tout) et la fascination scénaristique de la saison qui fait cruellement défaut à sa partie reality show, détentrice des protagonistes les plus creux et antipathiques de l'histoire de la série, dans lesquels il est cette fois juste impossible de s'investir.
Ainsi Roanoke se positionne aux côtés de Coven comme la saison la moins maîtrisée de la série jusqu'à présent, bien que pour des raisons diamétralement opposées: là où Coven alternait les idées géniales avec de vrais ratages effarants, Roanoke n'atteint jamais de sommets mais ne sombre pas dans l'abîme non plus. Paradoxalement parce que sa radicalité formelle est compensée par une timidité équivalente en termes de fond, à l'image de la tentative méta instaurée à partir de l'épisode 6 qui ne sera poussée qu'à moitié au final, et trop souvent pour dédouaner la saison de ses erreurs et facilités plutôt que d'en faire quelque chose de réellement intéressant comme dans le dernier épisode. Heureusement qu'à l'image du gros de ce dernier, certaines des vraies bonnes idées de la saison fonctionnent pour compenser le reste.
Au moins, ils auront essayé ...
Finalement, Roanoke et Coven, c'était pas si mal. Bien au dessus de ce qu'on a là en tout cas ...
Un bon gros gâchis que cette 7ème saison qui se positionne sans conteste comme la pire de la série. C'est dommage car elle avait un potentiel énorme, mais entre des personnages insipides (sauf Kaï, même si son traitement sur la fin laisse à désirer) - que le scénario ne respecte pas un seul instant pour les secondaires - menés par une protagoniste absolument, instantanément et exponentiellement insupportable qui parviens à l'exploit non négligeable de dérober la palme du personnage le plus détestable de la série à Madison Montgomery de la saison 3 (et le gros problème, c'est que toute la saison repose sur l'affection que l'on est censé lui porter), des thématiques très intéressantes dont la profondeur s'écroule totalement à mi-chemin en voyant leur propos réduit à un seul sujet qui mène à l'une des confrontations les plus clichées, binaires et inintéressantes qu'on ai vu sur la question (en plus de défendre au bout du compte des idées très discutables) avec en point culminant un épisode final absolument ridicule de bout en bout (le pire qu'ait jamais délivré la série) et une écriture aux fraises qui fait montre d'un vrai soucis de construction de la saison qui arrive malgré tout à être de loin la plus prévisible de toute la série (un comble pour AHS) ... ça ne le fait pas vraiment, non.
Heureusement qu'il y a quelques moments de fulgurance et surtout Evan Peters qui est seul à porter la saison à bout de bras (Sarah Paulson étant en mode pilote automatique dans son rôle de simili Lana Banana au rabais. Cette saison manquait d'ailleurs vraiment d'acteurs et de prestations fortes comme pour les précédentes (Kathy, Finn, revenez !), et pour la première fois depuis son départ, Jessica Lange m'a vraiment manqué cette saison) pour l'empêcher de sombrer dans l'abîme, car on y était pour sûr sans cela.
J'avoue avoir un peu de mal à comprendre l'afflux de louanges si dythirambiques adressés à cette saison, en particulier dans le fandom Américain de la série (qui la cite souvent comme la meilleure après Asylum), et notamment vis à vis du torrent de haine qu'ils ont déversé sur Roanoke à côté alors qu'elle, malgré un résultat très imparfait, avait au moins le mérite de prendre de vrais risques et arrivait au final en dépit de cela à faire plus AHS que cette saison très décevante qui ressemble bien plus à une mauvaise parodie de cette dernière qu'autre chose.
J'espère que la saison 8, qui à ce que j'ai compris assume enfin d'aller vers ce vers quoi tend la série depuis la saison 4 (et auquel au passage cette saison 7 n'a d'ailleurs pas échappé, sauf qu'au contraire des 3 précédentes qui le faisait de manière pertinente elle le faisait de manière bien putassière), permettra par ce biais à la série de réellement se renouveler et de reprendre du poil de la bête. Parce que tenter de faire le buzz en surfant sur les dernières tendances du moment et chercher à battre le fer en chaleur sans la moindre nuance ni recul, définitivement, ça ne lui réussit pas ...
Avis sur les épisodes
Ce qui aurait pu être une idée absolument ridicule se transforme vite en fort sympathique hommage aux Kaijus-Egas.
De manière générale, les hommages à certains grands titres de l'histoire du cinéma sont une marque de fabrique assez appuyée de la saison 1, et c'est souvent réussi, même si de futurs épisodes pousseront le délire plus loin que cet épisode.
Et au delà de ça, même si je préfère le prequel qu'on a eu, c'était mine de rien très efficace comme pilote : In Medias Res dû à l'aspect très formulaïque de cette première saison certes, mais qui te fait habilement le portrait de tous les personnages et te donne les règles de bases de l'univers sans pour autant que ça interrompe le récit une seconde et que ça fasse pilote justement. Pas mal comme début donc ...
Pas mal mais pour le coup l'épisode surviens sans doute trop tôt dans la saison et la série pour que l'intrigue concernant le casting du groupe de rock d'Odd ait un plein et réel impact (d'autant qu'il n'aura aucune conséquence pour la suite). Et c'est un peu dommage car ça partait d'une vraie bonne idée et d'un message très sain mine de rien pas souvent véhiculé dans les oeuvres jeunesse.
Le passage sur Lyoko, s'il montre une facette plus intellectuelle et réfléchie de XANA et nos héros n'étant là non plus pas des plus marquants, même si ça reste efficace. Reste Jim et son trombonne <3
Episode assez sympathique car il sort pas mal les personnages de leurs archétypes habituels, notamment les secondaires, et constitue ainsi la discrète mais première démonstration de l'évolutivité dont la série saura ensuite faire preuve à bien plus large échelle.
En outre on continue de découvrir Lyoko à travers un nouveau territoire (qu'on connait déjà si on a vu le prequel en premier, certes) et une capacité très utile que Yumi ne nous avait pas encore dévoilé ...
