3 semaines 3 jours 20 heures 43 minutes devant l'écran
Moyenne
13.38
Nombre de notes
837
Nombre d'avis
223
171
Favorables
30
Neutres
22
Défavorables
Avis sur les séries
Avis sur les saisons
L'avis de Philocratie sur
DARK / Saison 1
Pour moi, cette série a deux atouts majeurs :
- La complexité de l'intrigue : si le synopsis de base est assez simple -la disparition d'un enfant-, le récit se divise par la suite en une myriade de mystères qui donnent un rythme plaisant à l'ensemble de la saison. Les histoires entre les personnages s'entremêlent et tissent une trame complexe qui pose de nombreuses questions, au point qu'on perd rarement l'intérêt au fil des épisodes.
- La profondeur de ses personnages : presque tous les habitants de la petite ville disposent d'une personnalité singulière et d'une psychologie fouillée. Les interactions tendues entre chacun d'eux permettent la construction d'une ambiance assez unique en son genre et donnent une vraie personnalité à la ville.
Cependant, un défaut lié à la nature de la série subsiste et m'empêchera probablement de taper très haut dans les notes par la suite : elle reste au stade du divertissement. Le côté science-fiction n'est là que pour servir l'intrigue et générer de la curiosité chez le spectateur, mais ne permet pas une réflexion ne serait-ce que sur la nature du temps, son passage, sa perception par l'être humain. Là où un Interstellar par exemple permettait au spectateur de faire un pas vers la théorie de la relativité générale qui est la base de l'intrigue, Dark se sert de celle-ci comme d'ornement à son récit (en témoignent les nombreuses citations purement décoratives) sans vraiment nous apprendre quelque chose, du point de vue philosophique ou scientifique.
Mais bon, ne crachons pas dans la soupe car la saison reste quand même palpitante à regarder et augure une suite encore pleine de mystères !
L'avis de Philocratie sur
The Deuce / Saison 1
Cette première saison de The Deuce représente pour moi tout ce qui fait l'essence des séries par rapport au cinéma.
On prend un thème, ici l'apparition du cinéma pornographique, et on le décline sur 3 dimensions différentes.
1. Temporelle : comment les personnages sont affectés et se transforment sur une période donnée à la suite de cet évènement
2. Verticale : comment cet évènement traverse et affecte toutes les couches de la société. (À noter quand même que dans The Deuce, contrairement à The Wire, on se focalise assez peu sur les classes aisées de la ville).
3. Normative : comment cet évènement est la manifestation superficielle d'une transformation morale d'une majorité d'individus, et donc de la société en général. Autrement dit, comment un renversement des normes -le passage de la sexualité de la sphère exclusivement privée à la sphère publique- induit un bouleversement des pratiques.
Voilà, le cinéma n'a aucun moyen de traiter un thème de cet ampleur et The Deuce fait pour le moment un sans faute. On voit les personnages évoluer naturellement pendant plus de 8 heures, la société se transformer et la série nous dresser un immense portrait, à la fois riche et minutieux, sur les origines d'un phénomène sociologique qui aujourd'hui fait partie de notre individualité à tous.
Cerise sur le gâteau, une somptueuse reconstitution du New York des années 70.
Bref pour moi la meilleure nouveauté de l'année.
Avis sur les épisodes
L'avis de Philocratie sur
The Handmaid's Tale / 1.01 Offred
Effectivement, un bon épisode d'exposition qui présente de manière assez juste tous les éléments de l'univers dans lequel nous nous apprêtons à pénétrer.
La réalisation est impeccable même si j'ai trouvé les effets de style un peu trop présents.
Et mention spéciale à Elisabeth Moss que je ne connaissais que dans Mad Men et qui est ici sublime.
L'épisode est passé à une vitesse folle.
L'avis de Philocratie sur
The Handmaid's Tale / 1.02 Birth Day
Étrangement, j'ai préféré cet épisode au premier.
Je l'ai trouvé plus équilibré au niveau de l'ambiance. Les moments de calme et de contentement (on peut pas vraiment parler de joie) contrebalancent très bien les moments de détresse et d'oppression.
Dans cet épisode, la réalisation apporte vraiment quelque chose au propos du bouquin en accentuant énormément les effets de tension et de soulagement. Ça donne un ressenti plus physique, plus émotionnel à l'histoire, alors que dans le livre tout est déjà intellectualisé ; certes, c'est logique, mais toutes les adaptations n'arrivent pas à quelque chose d'aussi abouti.
Je suis impressionné par la dichotomie entre la lenteur du style des épisodes et la vitesse à laquelle ils passent. Au final, il n'y a que deux évènements principaux ici : l'accouchement de Janine et le tête à tête entre Offred et Waterford. Pourtant, les réalisateurs et scénaristes arrivent à faire tenir ces deux évènements sur plus de 50mn, et s'en servent à la fois pour enrichir le contexte, faire avancer l'intrigue et renforcer l'atmosphère particulière de cet univers.
Bref, c'est du travail d'orfèvre.
L'avis de Philocratie sur
The Handmaid's Tale / 1.03 Late
Effectivement c'est un bon épisode mais qui n'a pas eu un impact aussi fort sur moi que sur d'autres pour 2 raisons :
- Connaissant l'histoire, j'ai probablement été moins surpris de voir comment la société en est arrivé là, même si c'est très bien mis en scène.
- Je l'ai trouvé très voire trop larmoyant. C'est vrai que c'est tragique mais j'aurais aimé plus de moments de joie afin de respirer un peu. C'est sûrement voulu par les scénaristes mais on étouffe de dramatisme dans cet épisode.
Après ça reste quand même bien au dessus des séries actuelles.
L'avis de Philocratie sur
The Handmaid's Tale / 1.06 A Woman's Place
Un épisode très bon qui explore le passé des Waterford et qui distille des infos intéressantes sur la situation des autres pays, chose qui manquait un peu à l'univers.
On sent que de nouveaux enjeux se dessinent, dont l'objectif serait de continuer l'histoire pour une probable deuxième saison si je ne me trompe pas. Je suis assez sceptique sur cette idée mais je vais attendre de voir où les scénaristes veulent nous emmener.
