Image illustrative de Cowboy Bebop
Image illustrative de Cowboy Bebop

Cowboy Bebop

En 2071, l'équipage du vaisseau spatial Bebop voyage dans le système solaire à la recherche de primes. Dans l'argot de l'époque, ces chasseurs de primes sont appelés « cowboys ». La plupart des épisodes tournent autour d'une prime ; cependant, le centre de l'histoire concerne le passé de chaque personnage et ...

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Terminée Japonaise 25 minutes
Science-Fiction, Animation, Action, Adventure, Anime, Western TV Tokyo, Canal+, WOWOW 1998
13.98

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Image illustrative de l'épisode 1.26 - The Real Folk Blues (2)

The Real Folk Blues (2)

Julia et Spike décident de fuir. Mais le syndicat retrouve leur trace chez Annie. De retour chez les Dragons Rouges, Shin découvre que Vicious est parvenu à ses fins.

Diffusion originale : 24 avril 1999

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Diffusion française : 24 avril 1999
Réalisat.eur.rice.s : Shinichiro Watanabe
Scénariste.s : Keiko Nobumoto , Yoshiyuki Takei
Guest.s : Carol Stanzione , Michael Gregory

Tous les avis

Avatar Altaïr Altaïr
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 23 octobre 2019 à 14:57

C'est dommage que l'intrigue autour des Red Dragons soit aussi clichée. Spike montrait depuis le début de la série qu'il tenait assez peu à la vie et donc cette fin triste et flamboyante est logique, ça aurait été encore mieux si elle s'était appuyée sur une intrigue plus solide.

Mais du côté du Bebop c'est trite et beau. La dernière confrontation avec Faye et Jet était poignante. J'aurais aimé que les dernières images soient sur eux... finalement l'intrigue de Spike étouffe un peu le reste. C'est pour ça que je suis moins enthousiaste que les autres sur cet épisode... J'aime Spike, mais j'aime aussi les autres personnages.


Avatar ndanan2212 ndanan2212
Membre
Avis favorable Déposé le 01 février 2018 à 17:35

Une fin parfaite, c'est ce qu'on appelle des épisodes comme celui ci. Un adios en aplomb qui réussit à montrer comment une série peut traiter son fil rouge de manière impeccable. Une des meilleures fins de séries toutes confondues.


Avatar Zephir Zephir
Membre
Avis favorable Déposé le 17 juillet 2017 à 01:56

Je ne sais pas si c'est le fait de connaître les grandes lignes mais j'ai été moins soufflé que d'autres par les épisodes "main story" avec Vicious pendant mon revisionnage. Le fait qu'il n'y en ait qu'une poignée est d'ailleurs une des principales critiques faites à la série, et si je crois que ça a été mon ressenti à l'époque, ça m'apparaît beaucoup moins gênant maintenant. En partie car le scénario n'a jamais été le point le plus brillant de Bebop, que ce soit dans l'idée générale (classique et efficace, même si on pourrait trouver Vicious caricatural) où l'enchaînement des situations (le format rend les choses difficiles il faut dire). Certains stand alone comme Pierrot le fou ou Mushroom Samba (sous estimé ici :o) ont peu à envier à la main story.

Ainsi l'épisode précédent ne m'a pas fait plus d'effet que ça, entre les énormes coïncidences habituelles (Julia - Faye) , les scènes douteuses (ce qui tourne autour du putsch de Vicious), l'introduction plutôt banale de Julia, et les scènes d'actions un peu déjà vues. (Bien sûr je me concentre sur les "négatifs" là). J'avais peur d'être déçu pour le final également.

Et en fait que nenni. Je pourrais pinailler sur certains choix (le coup classique de la personne qui survit juste assez longtemps pour parler au héros, les colombes supersoniques dans le slow motion), mais globalement c'est bien mon épisode préféré je pense et un de mes préférés toutes séries confondues.

Tout est important, et tout s'enchaîne avec une subtile urgence. L'approche de la fin est aussi pesante pour nous que pour les personnages. Ca culmine évidemment avec le montage vers la fin, d'une justesse digne des plus grandes séries, et il n'y avait pas d'autre musique à choisir. Les quelques images de l'équipage sur cette mélodie familières et les accords graves de cette version sont d'une tristesse écrasante dans le contexte.

Un autre truc que j'ai vraiment apprécié c'est comment l'épisode redéfinit (je pense) ce qui semble être un des messages principaux de la série, et a posteriori gomme quelques regrets que j'avais sur ce dyptique final. Je vais commencer par eux. Dans le précédent épisode, Julia apparaît pour la première fois dans le présent, mais j'ai trouvé ces quelques scènes plutôt génériques par rapport à la fascination qu'elle exerce sur Spike tout au long de sa vie. Evidemment, les années ont passé, le contexte n'était pas idéal, et l'amour n'a pas de raison, mais c'est quand même étrange qu'elle n'ait pas été mise en avant plus que ça, que ce soit dans ses actions ou son style relativement sobre. De plus, Spike ne donne jamais d'explication vraiment personnalisée sur cet amour. Sa réponse à Jet est plus générique qu'elle en a l'air et assez égocentrique, tandis qu'il ne répond pas à Julia quand elle lui pose la question dans le cimetière. Peut être que je pars trop loin, que c'est juste un manque d'ambition des écrivains. Après tout, sa réputation est confirmée par le barman dans Jupiter Jazz entre autres. Mais peut être est-ce intentionnel, surtout par rapport au reste de l'épisode, j'y viens.

D'abord, il y a l'explicite :

Jet Black: So what kind of woman is she? What's Julia like?

Faye Valentine: Ordinary. The kind of beautiful, dangerous ordinary that you just can't leave alone. Like an angel from the underworld. Or a devil from Paradise.

Pour moi cette ligne confirme que Julia, bien qu'une femme exceptionnelle, est avant tout une idée, un fantôme. En tout cas, encore moins une personne qui justifie la déconnexion cynique de Spike tout le long de la série. Jusque là, la série semble suggérer, rien que par la nature du Bebop et de ses héros en perpétuel mouvement, qu'on ne peut jamais totalement se couper de son passé et qu'il rattrape nos protagonistes. C'est en tout cas l'idée que j'ai le plus lue par-ci par-là. Don't leave things in the fridge, parce que tu t'en mordras les doigts - où le fruit de mer représente le passé de Spike. Mais je pense qu'un des plus gros mérites de cet épisode et de nuancer tout ça.

SPOILERS

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La tragédie de l'épisode ça n'est pas la mort de Julia. Julia était virtuellement morte, ne serait-ce que pendant une bonne partie de la série. La réelle tragédie de l'épisode commence dès le regard de Spike quand Julia lui propose de trouver un coin dans l'univers pour eux. A la fin de l'épisode 1, peut-être que Spike aurait été d'accord ; plus maintenant. La réelle tragédie, c'est que toutes les aventures avec le Bebop l'ont marqué même s'il ne l'a jamais accepté ou fait paraître, et que Vicious est désormais le boss des Red Dragons. Toutes ces années après, les rôles sont inversés. Peut être que Spike doute d'une vie en étant pourchassé, mais nul doute que la perspective serait meilleure que l'idée de pénétrer seul le QG de Vicious. Spike ne sait que trop bien qu'en fuyant avec Julia il met le reste du Bebop en danger par association. C'est pour ça qu'il va dans la gueule du loup en allant s'armer chez Annie.

Spike est mort depuis un bon paquet d'épisodes déjà. En se fermant aux autres, à commencer par l'équipage du Bebop, et en préférant un fantôme à Faye, passablement instable et énervante mais au fond profondément humaine. Bien sûr Spike est un héros maudit, il aime qui il aime, et réagit comme une personne qui vient de perdre ce qu'il aimait le plus au monde. Et si ce n'est pas une simple métaphore, son oeil cybernétique bug de temps à autres et lui fait revivre des scènes du passé, de quoi se demander en outre si tout n'est pas qu'une hallucination antemortem. Mais quand il répond à Faye "Si j'y vais ce n'est pas pour mourir, mais pour me prouver à moi-même que je suis encore vivant", ce n'est pas juste une réplique badass pour justifier un acte de folie qui va blesser ses "proches", cette phrase s'adresse aussi à l'audience et il a doublement raison - parce qu'il est probablement déjà mort symboliquement, autant protéger ceux qui vivent encore.

Spike dédaigne ironiquement l'histoire du chat parce qu'elle représente un happy ending dérivant des choix qu'il n'a pas fait. Au fond c'est lui qui vient provoquer les événements de Falling Angels et Jupiter Jazz. On peut le rapprocher du personnage de l'écrivain de Hemingway dont Jet rapporte approximativement le destin... Les neiges du Kilimanjaro sont juste une autre image pour la lumière au bout du tunnel, car il finit par mourir en rêvant de l'avion. Alors certes, il se conforte en se disant que c'était sa destination depuis le début, mais cette mort fait aussi écho à sa carrière d'écrivain ratée. Il meurt tandis qu'il se raccroche à un espoir de survie avec cet avion, et il échoue en tant qu'écrivain parce qu'il croyait retrouver le talent dont les personnes autour de lui étaient convaincues une fois les bonnes conditions réunies. De la même façon, Spike finit par mourir pour de bon parce qu'il s'accroche à son passé et à l'espoir de retrouver sa vie avec Julia. Spike aurait pu porter ce poids, mais il s'est juste laissé entraîner. "I hate stories like that [...]" dit ensuite Jet.

Le problème, déjà évoqué dans Ganymede Elegy, est que le temps ne s'arrête jamais. Et mettre son présent en sourdine en espérant que son passé devienne son futur est rarement une bonne idée. Car comme semble le suggérer Hemingway, vivre pour un futur incertain est un des meilleurs moyens d'assurer que ce futur ne vienne jamais. Même ici, quand les retrouvailles semblaient miraculeuses.

De quoi s'interroger, à mon avis, sur le réel message central de l'anime. Prenez par exemple le top comment de la vidéo de "Blue" (la dernière chanson de la série) :

Arthur Johnsonil y a 2 ans (modifié)

What alot of people fail to understand, is that Spike was dead before the series started, he knew this, and his entire existence in the show was his final lesson, to, above all else, pursue that which makes you feel real, because if you dont, you will fade away and spend your whole life in lost memories, spike was too late, his life was gone when he joined the syndicate, so he spent the whole series back tracking to find peace, but you and I, we have today, we have now, theres still time to live, and find happiness, pursue what makes you feel real, the things that make you happy and dont leave things in the fridge or you'll carry that weight, learn spikes lesson to all of us. 

Donc à peu près le même constat mais une lecture bien différente. Je ne suis pas sûr que la série verse dans ce romantisme absolu et cette vision pessimiste. Spike, Jet et Faye avaient tous l'opportunité de démarrer une nouvelle vie. Mais ils étaient tous trop enchaînés à leur passé (pas forcément de leur faute d'ailleurs) pour avoir un autre mode de vie. Et tous trop blessés, fiers et socialement handicapés pour vraiment profiter de leur aventure commune et entretenir ces liens. Et avec cet épisode et l'arc de Faye, la morale "Dont leave things in the fridge" devient plus ambigue. Si enterrer des troubles passés non "résolus" est dangereux car cela peut revenir vous hanter et vous empêcher d'avancer, idéaliser son passé et espérer y trouver un meilleur futur est tout aussi dangereux. Et après tout, on utilise pas un frigo pour se débarrasser de sa nourriture...

Tout ça pour baisser la moyenne de deux centièmes :v


Avatar Antofisherb Antofisherb
Membre VIP
Avis favorable Déposé le 30 octobre 2012 à 23:59

Ca y est, Cowboy Bebop c'est fini.

Putain, la réplique de Spyke avant de s'en aller sur la musique du générique de fin : "Si j'y vais ce n'est pas pour mourir, mais pour me prouver à moi-même que je suis encore vivant". Epique, magnifique, magique.

Putain, Spyke qui descend les marches de l'escalier puis qui fait son petit geste à la Clint Eastwood, c'était jouissif et terrible en même temps.

Putain, décidément, les travellings verticaux, ça marche à tous les coups. Comme pour l'épisode avec Glenn (je sais plus lequel), l'émotion ressentie est proportionnelle à sa longueur. Et quelle symbolique...

Et putain, mother fuckin' god, ce dernier plan, cette dernière image fixe, totalement déchirante...

Ca y est, Cowboy Bebop c'est fini.

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Avatar PoM PoM
Membre
Avis favorable Déposé le 07 janvier 2012 à 19:23

De mémoire j'ai pas souvenir d'avoir vu un final aussi brillant .

Tout est maitrisée du début à la fin , c'est régler comme du papier à musique .

Cette épisode est magistrale , l’interprétation , la bo , le montage .

Si la perfection avait un nom elle s'appellerait Cowboy Bebop .


Avatar Koss Koss
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 03 décembre 2011 à 07:41

Final très touchant. Je trouve la réaction de Jet qui lave tranquillement ses vitres et Faye qui tire en l'air, au départ de Spike franchement poignant. Cela en dit plus sur la relation entre les personnages que sur les 25 épisodes précédent. A ce titre, le repas entre Jet et Spike est une pure merveille.

Je trouve, toutefois, que l'animation n'est pas au rendez-vous. Heureusement, qu'un montage très soigné sauve le reste. L'enchainement des images avant le panoramique vertical final est à tomber.

Oui, c'était un beau voyage.


Avatar Aureylien Aureylien
Membre
Avis favorable Déposé le 23 mars 2011 à 22:07

L'un des meilleurs final que j'ai pu voir si ce n'est le meilleur. Tout a été maitrisé et superbement amené par l'épisode précédent. On est heureux à la fin et on a du mal à sortir de ce monde.

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Avatar Taoby Taoby
Membre
Avis favorable Déposé le 23 mars 2011 à 19:30

Hahahhaha "Un méga chef d'oeuvre."

Je pense effectivement pareil, c'est juste ultime.

A part SIx feet under citez moi une série qui à mieux réussis son final ? (ta gueule flo) Aucune juste aucune, et la série à date de 98 et c'est un dessin animé.

Voila j'ai calmé tout le monde.

Un jour ou l'autre je remplacerais la statue de David sur le Prado à Marseille, par une statue de Spike. Croix de bois croix de fer.

Dégage Michel-Ange , tu crains...


Avatar ganistra ganistra
Membre
Avis favorable Déposé le 19 avril 2010 à 11:42

Un superbe final, Vicious et Spike nous offrent un très bon dernier épisode.


Avatar flo flo
Membre
Avis favorable Déposé le 23 novembre 2009 à 12:14

Un méga chef d'oeuvre.


17.08

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