Lanterns
Deux flics intergalactiques, la nouvelle recrue John Stewart et le légendaire Hal Jordan, sont confrontés à un sombre mystère sur Terre alors qu’ils enquêtent sur un meurtre au fin fond de l’Amérique.
| En cours | US | Pas de durée |
| Drame, Mystere, Science-Fiction & Fantastique | HBO, | 2026 |
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1.08 -
Poussière et étoiles
Dirt and Stars
John parvient à un accord inattendu avec le shérif Kane au moment même où une nouvelle découverte effrayante fait surface.
Diffusion originale : 04 octobre 2026
Diffusion française :
04 octobre 2026
Réalisat.eur.rice.s :
Alik Sakharov
Scénariste.s :
Damon Lindelof
,
Tom King
,
Chris Mundy
Guest.s :
Ulrich Thomsen
,
Nathan Fillion
,
Jason Ritter
,
J. Alphonse Nicholson
,
Jasmine Cephas Jones
,
Victor Broadley
,
Shea Pritchard
,
Jared Grimes
,
Hannah Christine Shetler
,
Lon Muckey
,
Romeo Brown
,
Matt Rhule
,
Michael J. West

La boucle se referme avec un final qui parvient enfin à donner pleinement du sens à l'ensemble. En acceptant son nouveau rôle, John ne cède ni à une prétendue destinée, ni au regard des autres. Il choisit d'assumer les responsabilités qui lui incombent tout en refusant l'asservissement à ses proches, à un code moral figé ou à un chemin tracé d'avance par les étoiles. C'est sans doute la plus belle réussite de la série : faire de son héros un homme libre plutôt qu'un élu.
Le voyage aura été inégal, parfois déroutant, parfois même inquiétant dans sa manière de s'éloigner de son intrigue de départ. Pourtant, avec le recul, le format adopté apparaît comme le bon. Lanterns n'était pas une aventure cosmique déguisée en drame, mais un drame intimiste utilisant l'imaginaire des Green Lanterns pour parler d'hésitation, de peur et d'identité.
La conclusion ferme admirablement le parcours de John, même si elle peine à masquer les faiblesses du monde qui l'entoure. De nombreux éléments demeurent flous, en particulier tout ce qui concerne Sinestro et les enjeux extérieurs au Nebraska. À plusieurs reprises, la série a semblé davantage intéressée par son paysage intérieur que par son univers.
Malgré cela, ce final fait le choix de l'intelligence plutôt que celui du spectaculaire. Là où tant de productions contemporaines auraient cherché un ultime affrontement grandiose, Lanterns préfère une conclusion apaisée, presque humble. Une première pierre posée avec soin, comme si la série considérait que les fondations importaient davantage que le monument lui-même.
C'est un choix courageux. Peut-être même un choix venu trop tôt ou à contretemps. Dans une époque saturée de divertissements où les images s'empilent, se remplacent et s'oublient aussitôt, où les super-héros rivalisent d'exploits toujours plus démesurés et colorés, Lanterns aura tenté autre chose. Non pas réinventer le genre, mais lui rendre une part d'humanité.
En ce sens, la série ressemble moins à un récit de super-héros qu'à une méditation mélancolique sur les attentes, les regrets et la difficulté d'être soi. Tout n'a pas fonctionné, loin de là. Mais en ramenant de l'incertitude, de la vulnérabilité et du cœur dans un format qui les avait souvent sacrifiés au profit du spectacle, John Stewart aura réussi quelque chose de rare.
Et finalement, c'est peut-être cela que je retiendrai de Lanterns : non pas ses pouvoirs, ses mystères ou ses batailles, mais la façon dont elle a osé rappeler qu'avant d'être un héros, un Green Lantern reste avant tout un être humain.