Image illustrative de Survivor
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Survivor

Une aventure dans laquelle un groupe de personnes ont échoué sur une ile isolée. Le dernier survivant de cette aventure repartira chez lui avec la somme d'1 millions de dollars.

En cours GB, US Pas de durée
Reality CBS, 2000
13.37

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Image illustrative de l'épisode 13.01 - Épisode 1

I Can Forgive Her, But I Don't Have to Because She Screwed with My Chickens

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Diffusion originale : 14 septembre 2006

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Diffusion française : 14 septembre 2006
Réalisat.eur.rice.s :
Scénariste.s :
Guest.s : Jonathan Penner , Parvati Shallow , Yul Kwon , Candice Woodcock , Ozzy Lusth , Billy Garcia , Sekou Bunch , Cecilia Mansilla , J.P. Calderon , Stephannie Favor , Cao Boi Bui , Cristina Coria , Jessica Smith , Brad Virata , Jenny Guzon-Bae , Nate Gonzalez , Adam Gentry , Sundra Oakley , Becky Lee

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Avatar Galax Galax
Administrateur
Avis favorable Déposé le 03 mai 2026 à 17:34

Saison au concept hautement controversé : répartir les équipes selon l’origine ethnique. Déjà cela avait valu à l’époque au show de perdre plein de sponsors, et c’est en effet potentiellement un vrai problème, et d’un autre côté, quelle autre saison peut prétendre avoir un cast à 75% non-blancs ?

Les candidats réagissent avec honnêteté sur le sujet et en effet beaucoup sont hésitants, ou s’en fichent, il y a de toutes les réactions. Certains foncent en plein dans les clichés attendus, tandis que d’autres articulent très bien l’intérêt et le danger d’un tel pitch :

OZZY: My first thought when I saw the tribes were split right along racial lines was, "Oh, God, this is gonna be hard." Just because I-I-I feel like as a people that have the same ethnicity, maybe we'll kind of clash on things.

SUNDRA: I could care less about divisions by ethnicity. When it comes to surviving, it's a human effort.

YUL: I mean, I... you know, on one hand, I think it's a great opportunity, because I think it's wonderful that there's more minorities. Uh, at the same time, I'm a little bit worried that it might play out to caricatures and stereotypes.

PARVATI: Different ethnic groups. I mean, is that... kosher? (laughing) I don't know. But it's a cool social experiment, I think.

Ce qui selon moi rend ce twist malgré tout plutôt positif c’est que contrairement à, disons, la séparation hommes/femmes de The Amazon, au-delà de la division, ce sujet n’est pas vraiment abordé et on ne voit pas les stéréotypes se jouer. Ils sont mentionnés notamment au début, mais toujours par les tribus elles-mêmes (du genre, “faisons en sorte de montrer que les latinos n’ont pas qu’un caractère bouillant, en plus on est habitué à la chaleur et on bosse dur”) et seulement par certains profils (on voit Cao Boi dire “Asian Invasion” avec un grand sourire sur son radeau).

Cela incombe tout de même une responsabilité de représentation, la tribu des afro-américains en parle également ouvertement : il y a un devoir de prouver quelque chose supplémentaire qui est amené par cette séparation et opposition entre les équipes. C’est forcément un biais rajouté au jeu. La production a donc le très bon goût de ne jamais dire “alors quelle ethnicité va être la meilleure ?” ou quoi que ce soit, et on se doute que les quatre tribus ne dureront pas toute la saison cf. l’expérience à quatre tribus de la saison précédente. Mais cela reste des cases qui colleront aux baskets des aventuriers quelques temps.

Heureusement ce biais n’est pour l’instant pas forcément manifesté et à côté de ça, on a là un casting hyper dynamique avec quatre tribus aux dynamiques différentes et aux profils facilement identifiables, un peu à la manière de la saison précédente Panama qui avait eu un super départ. C’est forcément un des effets positifs de la diversité de profils. De même, entendre Billy de la tribu des latinos dire que ses parents ont immigré aux Etats-Unis en bateau de l’île de la République Dominicaine, tandis que là il s’apprête à faire l’inverse (quitte son confort pour pagayer vers une île), c’est une ironie amusante. Mais qui souligne aussi bien le fait que les Etats-Unis sont fondamentalement un pays qui s’est développé par l’immigration, ce qui n’a jamais été trop abordé en 12 saisons d’expérience socio-culturelle.

Du reste, c’est un excellente premier épisode. Le marooning du début sur le bateau rend hommage à celui de Borneo, la première saison.

Chez les latinos “Aitutaki” ou “Aitu”, Billy ne semble clairement pas dans son élément tandis qu’Ozzy se distingue comme un petit Mowgli parfaitement à l’aise pour être un leader naturel. Ils sont cela dit la tribu la moins développée, pour ne pas dire assez sacrifiée, avec deux candidates en particuliers (les deux femmes) quasi invisibles.

Chez les asiatiques “Puka Puka” ou “Puka”, si Cao Boi est immigré de première génération du vietnam et semble être assez dans une vibe hippie loufoque et clairement pas très politiquement correct, les autres ont plus conscience de leurs responsabilités et soulignent leurs origines diverses comme facteur de cohésion. Jenny est philippéenne, Yul coréen comme Becky, Brad mi-philippéen mi-hawaïen. Cao Boi assure le show et gagne petit à petit sa place dans sa tribu, jusqu’à la pratique d’une technique de “médecine” alternative où il pince le visage de ses camarades très fort pour leur faire disparaître leur migraine, au prix d’une méchante marque rouge en plein milieu du front, ce qui est globalement assez hilarant car ça marche, comme le souligne Brad ! En tout cas, j’apprécie beaucoup cette tribu pour l’instant avec la diversité des profils asiatiques qui s’y trouvent que l’épisode prend le temps de souligner, et avec des takes très différentes sur la vision de la séparation.

Chez les blancs “Rarotonga” ou “Raro”, seule tribu non minoritaire, les dynamiques se rabattent sur des terrains plus classiques en termes d’inégalité dans la hiérarchie sociale. On a vraiment un joli ramassis cliché : le mec musclé, la jolie fille et la fille populaire, tandis que Jonathan est clairement d’office le stratège qui parle du jeu et du besoin de trahir, et surtout, on a Flicka qui dénote comme la “marginale” avec sa coiffure et son attitude, ou comme elle se décrit, “l’option alternative”. Et sa première action consiste à… retourner une caisse qui libère les poulets récupérés lors du naufrage, qui s’enfuient à toute allure. Un joli drame assez amusant à regarder. Adam et Candice semblent à deux doigts de se pécho dès la première nuit où ils se blotissent contre le froid. Bref, une tribu classique qui échappe logiquement au nuage du pitch racial.

Enfin chez les noirs “Manihiki” ou “Mani”, il y a vraiment donc plus cette notion d’importance de représenter une grande partie de la culture américaine, et ici notamment citadine. Il faut dire qu’il y a littéralement plus d’asiatiques dans cette saison que dans les 12 premières réunies, et autant de noirs ici que dans les 4 ou 5 dernières saisons. La dynamique avec 3 femmes dont deux New-Yorkaises très soudées (Rebecca et Sundra) laisse Stephannie au milieu de sa tribu à choisir entre les femmes et les hommes, dont un Sekou assez prétentieux qui prétend pouvoir faire le feu mais doit faire une pause toutes les 5 minutes ce qui est assez cocasse. Le fait que les deux mecs ont pris seul la décision de qui envoyer sur l’île de l’exil à l’issue de l’immunité fait aussi vraiment assez moche et il n’est pas dur de voir en quoi ça se retournera contre eux, dans une tribu impair où les alliances entre genres peuvent vite prendre le pas sur le reste.

L’épisode marque d’ailleurs le retour de l’exil où Jonathan y fait un tour pour le punir de son côté loustic évident (il a volé des poulets à ses adversaires lors du naufrage). L’île est beaucoup plus désertique que celle de Panama, beaucoup plus dégagée aussi.

Le vote du jour a un suspens raisonnable et souligne une fracture de la tribu, mais Sekou est tout juste ce qu’il faut tourner en dérision par le montage pour rendre l’issue satisfaisante — d’autant que c’est moins commun qu’un homme parte en premier.

SEKOU: Now, do you want to make it in a world with a bunch of people who got an alliance based on where they're from, or somebody that knows how to survive in this environment? Or that can bring on some fire? STEPHANNIE: We don't have any fire yet, though.

C’est un premier épisode quasi impeccable qui ne peut évidemment pas s’attarde sur un casting de 20 personnes équitablement, et qui sacrifie donc un peu la tribu des latinos, mais qui présente des dynamiques intéressantes et qui fait de son pitch controversé une vraie force, ce qui n’était pas gagné.

A noter aussi un décor de conseil sublime, qui évoque celui de l’exil et qui semble être une version aboutie d’une saison basée sur un archipel et la piraterie après Pearl Islands. Notons aussi un opening rallongé (vu qu’il y a plus de candidats) au remix épique génial.


15

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Galax a noté cet épisode - 15
03 mai 2026

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