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Un Xmas Special pour The Leftovers, il fallait y penser !
J'aime encore une fois beaucoup, les métaphores sont parfois un peu grossières mais elles fonctionnent très bien sur moi. Ce qui j'apprécie le plus dans la série, c'est la multiplicté des regards apportés sur ses thématiques à travers ses personnages et sa certitude qu'aucun ne détient la vérité. Le shérif fonctionne ici beaucoup mieux en personnage principal que dans les deux premiers, peut-être parce que le délire du tueur de chien m'empêchait de vraiment m'impliquer dans son intrigue, ne sachant pas si on nous réservait un twist ou non autour de la santé mentale du personnage. Mais ici, le voir s'investir autant pour redonner l'espoir à la ville (sans se rendre compte que sa quête est totalement vaine) était touchant, tout comme sa relation avec Jill ou Nora (shipping incoming).
Moins convaincu par Tommy, son gourou et son remake de la Nativité qui me semble totalement hors-propos pou rle moment, en plus de casser cette mabiance ouatée et hors-du-temps qui fait tout le charme de la série. A voir, j'imagine qu'il faudra attendre la fin de saison pour qu'il retrouve sa famille et donne une direction claire à cet arc...
Après des épisodes qui ont posé les personnages et le cadre de son univers, The Leftovers passe la seconde en confrontant les personnages à un événement dramatique et en observant les réponses que chacun tente d'y donner. L'épisode a la force d'à la fois continuer à développer la psyché de ses protagonistes tout en offrant de nouveaux mystères qui donnent corps au monde dépeint. Gladys est-elle une martyre volontaire ? Pourquoi le corps est-il brûlé par les fédéraux ? La secte a-t-elle un plan, ou bien se contente-t-elle de subir les événements ?
La scène d'intro est vraiment déchirante, l'idée que Nora retourne chaque jour acheter les céréales de ses enfants m'a mis les larmes aux yeux.
Sinon c'était encore une fois très réussi, avec une Carrie Coon toujours aussi magnétique, de très belles idées (les mannequins) et du Agnès Obel en conclusion. Le centric fonctionne toutefois moins bien que celui du prêtre à cause du personnage de Wayne, dont je ne sais toujours pas vraiment quoi penser...
Tout ce qui touche à la folie supposée de Kevin et son père est vraiment l'aspect le moins intéressant de la série, et sonne beaucoup trop comme un mystère forcé (qui n'aura sans doute pas de réponse claire). J'ajouterai que l'interprète du père est aussi un des interprète les moins attachants du cast, ce qui n'aide pas à s'ommerger dans sa relation avec son fils.
Bref, un petit peu en dessous, sans être désagréable (merci Jill).
