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Avis sur les saisons
Avis sur les épisodes
Fascinant que la série prenne le temps d'expliquer ce qu'est une boucle de causalité... On est en saison 2 quand même. Je l'ai vu la saison 1, hein. Toujours cet étrange équilibre entre apparante complexité et débilité dans la mise en oeuvre et dans le discours final.
Episode correct malgré tout, grâce à Claudia, qui est avec Jonas et Ulrich le seul personnage pour qui j'ai de l'affection. L'épisode comble plusieurs trous de la saison 1 et il offre même un beau parrallèle d'évolution entre Claudia et son père dans une triple scène de dialogue.
Les paris sur l'identié de Adam sont, quant à eux, plus que jamais ouverts. Bartosz tient toujours la tête (ce qui rajouterai un aspect dramatique à l'ensemble). Ulrich suit derrière. Cela peut aussi être un membre de la famille Doppler qui sont les seuls à ne pas avoir de voyageurs temporels (Helge ne compte pas vraiment).
Peut-être est-ce un syndrôme de Stockholm ou peut-être est-ce le même faculté d'habitude que face à une musique populaire qu'on finit par apprécier à force d'écoutes. Mais peut-être aussi que la série a tout simplement augmenté en qualité. Toujours est-il que je commence à vraiment apprécier la série, malgré son emphase permanante et ses discours pompeux. Je trouve que depuis le centric de Claudia, les personnages commencent enfin par se partager des informations, ce qui était cruellement absent en saison 1, parfois à la limite du crédible.
Et puis le twist m'a eu. Aucune de mes prévisions n'ont été bonnes. Jonas est bien au centre de la série. L'alpha et l'oméga ultime. Après tout, c'est logique si on reste dans l'acception judéo-chrétienne qui parcourt la série. Symbole du pardon et du repentir dans la Bible, Jonas devenu Adam (le premier homme) a fini par accepter son sort et fait désormais tout pour qu'il se réalise. Il y a aussi cette opposition entre exaltation de la jeunesse (incarnée par un Jonas d'une trentaine d'années) et la résignation, incarnée Adam. C'est la thématique phare de la série, pour la première fois etayée : chaque ado/enfant tente d'échapper à son destin de devenir comme son père et / ou sa mère. Ils finissent tous par perdre et rester dans cette ville-prison, dont la centrale n'est que le gardien siliencieux. Le flic, Clausen, le fait d'ailleurs remarquer, tout en venant réparer une incohérence de la série : "Comment se fait-il que tout le monde reste dans cette ville ?". Ce à quoi Aleksander Köhler lui répond très pragmantiquement : "Parce que la centrale". Tout est là.
Beaucoup de mal à accepter que Jonas se fasse avoir comme un bleu par lui-même. Ca fait une saison et demi qu'on t'explique que le temps est linéaire et non, toi tu crois que tu peux le changer. Rien que le fait de se voir lui-même aurait du le convaincre que c'était impossible. En revanche, la scène Mikkel-Ulrich, c'était très fort. Ptain, elle est bien cette deuxième saison et ça m'énerve un peu.
Et je sens la maxi-douille venir sur l'indentité de la mère de Charlotte.
Un exercice de style pas inintéressant. La partie Jonas-son père-Claudia emporte tout le reste et permet de bien boucler la boucle avec délice. Beaucoup moins convaincu en revanche par le reste, pas vraiment utile et parfois un peu balourd (le dialogue Ulrich- Hannah sur la fin du monde arg...). Assez amusant également de voir qu'ils assument complètement la différence d'âge sur Mikkel qui a bien changé entre la saison 1 et 2.
Non, le vrai intérêt de la série, c'est son twist. Déjà, tu comprends que tous les gens de Sic Mundus sont probablement des personnages déjà apparus dans la série, et puis il y a ce dernier plan. Adam fait tout ça pour récupérer son amour de jeunesse. Et ça, c'est imparable, parce que ça vient donner de la force au triangle amoureux ultra pénible de la première saison. C'est comme si la saison 2 venait réparer les trucs que je n'ai pas aimé dans la première pour en faire une force. Je me suis fait Dark-er, c'est terrible.
