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Episode fort, qui marque un vrai changement de ton (un peu trop brutal même) en délaissant le ton plus Tony Montana et en ramenaant la série à ce qu'elle était à la base. Walter y apparait moins iconisé certes, et cela donne à l'ensemble un côté retcon de la première moitié de saison, comme si en tuant le jeune garçon, la série avait dépassé une ligne rouge.
Le point remarquable de cet épisode est la qualité du jeu des acteurs qui semble s'épanouir parfaitement dans un registre plus intimiste et théatral. L'ambiance est pesante, les dialogues tendus et Jesse passe de l'enfant prodige à un être damné en quête de son âme perdu et qu'il est impuissant de retrouver. La confrontation finale est aussi remarquable, confirmant la bonne idée de ramener l'intrigue vers ses racines, pour lui retrouver un sens sans s'égarer dans le grandguignol.
Un épisode de recadrage qui fait le mal nécessaire avec élégance et force. La série emprunte la voie vers sa fin inéluctable et c'est pour le mieux car elle commençait un peu à s'égarer.
Le problème de cette série est son équilibrage, surtout qu'elle a vraiment l'ambition de faire renaitre de ses cendres une franchise zombifié. En assumant le passif du show et en proposant un casting de haut niveau, la série veut jouer dans la cour des grands. Et par instant, elle touche presque au but, elle parvient à faire renaitre la trouble fascination de la série originale.
Sauf que... la série est aussi prise au piège d'un passé qu'elle ne parvient pas à assembler correctement. Du coup, le show parait frustrant car ce qu'il raconte n'est pour l'instant qu'anecdote dans la trame de la société secrète qui sert juste de diversion le temps que l'intrigue d'Harrisson reparte.
Bref, c'est assez joliment fait, avec des visuels accrocheurs et des dialogues assez plaisants... mais l'intrigue cherche surtout à Retcon quelques éléments maladroits des séries précédentes. Hors, servir principalement de bandage n'est pas vraiment une fonction intéressante poour une série riche en apparence, mais qui reste prisonnier de son concept : nouer ensemble voyeurisme, fascination pour les tueurs à concept et récit du justicier masqué ambigu et trouble.
