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Critique : Royal Pains 3.16 - This One's for Jack



Un season final intéressant où Hank va découvrir les limites du métier de médecin concierge.


Royal Pains
Genre :
Médical
Série américaine
Année : 2009
Format : 42 min
USA Network Canal+



Un deuil comme épreuve 

Malgré le décès de Jack, Hank continue de travailler normalement, cherchant à surpasser le sentiment de frustration de ne pas avoir pu venir en aide à son ami. Son frère essaie en conséquence de lui aménager son emploi du temps, mais le docteur Lawson refuse toutes ces propositions, choisissant de poursuivre sa journée en essayant de maîtriser sa colère. Pendant ce temps, Claudette fait à Evan des propositions pour fournir à Hankmed à des nouveaux outils de diagnostic perfectionnés. 

 

Résumé de la critique 

Un épisode correct que l'on peut détailler ainsi : 

  •  un épisode touchant pour Hank entre frustration et colère 
  •  Evan qui poursuit son désir d'expansion 
  •  un épisode assez plat au niveau des patients du jour 
  •  un bilan de saison 

 

 

La peur du deuil 

Pour son dernier épisode de la saison, Royal Pains va se concentrer sur Hank et sa gestion difficile du deuil, le docteur Lawson marquant à chaque fois ces évènements par un besoin de changement. Il sera donc question de sa mère, de sa tendance à prendre toute la culpabilité sur lui, mais surtout de la difficulté d'accepter son impuissance. Malgré son allure de héros toujours souriant et positif, Mark Feuerstein laisse apparaître les failles d'un homme qui vit très mal la frustration et le fait de sentir son destin lui échapper.

L'épisode repose beaucoup sur son personnage principal, laissant apparaître le difficile rapport à la mort qu'entretient le docteur Lawson, celui-ci ne parvenant pas à accepter une défaite, surtout sans pouvoir se battre. Il sent qu'il ne contrôle plus le cours des évènements, ces patients du jour refusant de prendre en compte ses avertissements, lui donnant l'impression que tous ses efforts n'empêcheront pas les drames d'arriver. Une perte de confiance visible qui le place dans une situation nouvelle et difficile, obligé de se débattre pour bloquer la marche trop rapide des évènements.

Le héros perd son self-control et laisse apparaître ses failles, donnant une vraie force à ce final qui va malheureusement payer le prix du manque d'implication des autres personnages dans la storyline O'Malley. Ainsi, Hank se retrouve plutôt isolé, les autres intrigues développant des histoires sans réelle connexion avec sa situation. Une rupture qui va amener les auteurs à opter pour un cliffhanger sensé et risqué, conclusion prévisible à cet épisode plutôt triste qui ne déçoit pas.

 

Evan et le rêve d'Hankmed 

A la base de Royal Pains, il y a Evan qui est venu au secours de son frère Hank, plongé dans une profonde dépression suite à la perte d'un patient et l'impuissance à exercer son travail qu'il apparente à une mission. Avec cet épisode, les scénaristes mettent en avant l'incapacité des deux frères à communiquer, la faute à une difficulté de séparer relation professionnelle et fraternelle. L'épisode va utiliser la cousine de Boris pour souligner cette rupture, celle-ci faisant à Hankmed une offre commerciale intéressante, nécessitant la volonté d'oser un important investissement que l'aîné des Lawson refuse. 

Le problème est dans l'opposition entre Evan qui fait le choix d'évoluer et voit sa vie avancer avec Paige, et Hank qui subit les coups du destin tandis que son existence s'étiole avec le départ de Jill et la mort de Jack. La scène de présentation chez Boris montre parfaitement combien la communication entre les deux est rompue, chacun suivant son propre rêve sans tenir compte de l'autre. Là où l'aîné n'a pour seule ambition que de prendre soin de ses patients, le cadet cherche à construire une entreprise et prend une position dominante sur son frère, créant un conflit sur les raisons de leur présence aux Hamptons. 

Certes, Paulo Costanzo est moyennement convaincant et l'utilisation de Judith Godrèche comme VRP de luxe est assez étrange, mais il est intéressant de le voir s'affirmer et sortir du seul registre comique où il était enfermé. Une mutation dangereuse qui risque de déséquilibrer le show, mais vient changer en profondeur une série qui donnait la forte impression de tourner en rond. Une volonté de changement qui surprend, marquant un besoin de prendre des risques, même si cela se fait ici au détriment des patients du jour, peu exploités. 

 

 

Des personnages secondaires réduits à l'état de spectateur

Centré sur les frères Lawson, ce season final  n'accorde que peu de place à Divya et son cas médical, réduite à servir d'exemple pour appuyer l'intrigue d'Evan. L'occasion pour lui de normaliser ses relations avec elle, de passer outre leurs arrangements financiers et d'effacer toute la saison trois. Laissée de côté, l'assistante du docteur Lawson reste dynamique, mais se retrouve reléguée à jouer les rôles secondaires d'un cas médical mal exploité et trop vite expédié. 

Jill hérite pour sa part de rien du tout, hormis une scène où elle se lamente sur ses propres fautes, personnage sans avenir qui ne sert qu'à appuyer la propension de Hank à pardonner aux autres facilement. Nina Greene prend clairement sa place, offrant une scène intéressante sans être convaincante où le docteur Lawson confesse sa frustration. Limité à une scène, son apport aurait pu être plus important, comme si les scénaristes hésitaient encore sur l'exploitation future de ce personnage. 

En conclusion, un season finale plaisant, qui a la bonne idée de se concentrer sur le duo Hank - Evan, laissant apparaître les failles qui se sont construites entre les deux. Incapable de communiquer, le deuil pousse le docteur Lawson à reprendre sa vie en main et à ne plus vouloir dépendre des autres, réaction à la blessure profonde que la mort de son ami a causé en lui. Dommage par contre que les patients du jour soient si peu mis en valeur, laissant la sensation d'un constat d'échec des scénaristes concernant Divya et Jill. 

 

L'impossibilité de tout reprendre à zéro  

Royal Pains achève une saison trois très inégale et assez moyenne dans l'ensemble, ne retrouvant que trop rarement l'efficacité qui était la sienne dans les deux premières saisons. La faute à une volonté des scénaristes de développer des intrigues individuelles souvent maladroites, surtout pour Divya qui aura connu une situation assez instable tout du long. Son aventure au sein du Hamptons Heritage aura créé une rupture dans le show, la série ne parvenant pas à rendre parfaitement crédible l'univers hospitalier où elle évoluait. 

Trop ambitieuse, la saison aura bien démarré avec un thème du mensonge bien exploité au travers de l'audience pour la libération du père de Hank. Respectant parfaitement la formule du show, ce double épisode aura été l'un des meilleurs passages de la saison, chassant tous les mensonges et les malentendus en offrant de vraies révélations sur la famille Lawson. Très dynamique, le docteur Lawson aura été à l'origine des meilleurs storylines, son activité en tant que docteur étant proportionnel à la qualité de l'épisode. 

Le cas de son frère Evan fut plus compliqué, les auteurs cherchant à le faire sortir d'une routine comique qui commençait lentement à s'essouffler. Seulement, si ces scènes avec Brooke d'Orsay sont toujours aussi réussis, ses séquences en solo n'ont jamais vraiment convaincus, le laissant un peu trop souvent en roue libre. Développant à l'excès certaines intrigues secondaires, les auteurs ont lentement délaissé les patients du jour, donnant plusieurs épisodes qui laissèrent l'impression que les scénaristes étaient venus à bout du concept.

L'impossibilité de tout reprendre à zéro, voilà ce qui ressort de cette saison où les auteurs n'ont pas su se délester du personnage de Jill et quitter la présence rassurante de Boris. Cherchant à trouver une nouvelle dynamique dans les intrigues individuelles, le show aura perdu de vue son identité première, à savoir celui d'un medical drama simple et divertissant. Avec ce cliffhanger, les scénaristes laissent de nouveau l'illusion d'un nouveau départ, en attendant le mois de juillet pour savoir si le season premiere ne nous offrira pas une nouvelle réconciliation, confirmant le titre de ce chapitre.

 

J'aime : 

  •  la performance de Mark Feuerstein 
  •  l'opposition entre les frères Lawson 
  •  le final nécessaire

 

Je n'aime pas : 

  •  l'utilisation saugrenue de Claudette en VRP
  •  une patiente du jour peu mise en valeur 

 

Note : 13 / 20 

Un bon season final pour les frères Lawson qui hérite d'une storyline intéressante les poussant à comprendre leur besoin d'indépendance, quitte à mettre à mal le principe de départ du show. Une rupture nécessaire, mais qui prend toute la place à une intrigue du jour peu exploitée et une utilisation du personnage de Claudette assez discutable. 

 

Voilà, c'est tout pour cette saison trois. Merci aux correcteurs de SerieAll et à tous ceux qui m'ont aidés durant toute cette saison de Royal Pains. A bientôt en juillet pour la saison quatre.




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sephja sephja
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