Critique : Arrow 4.22

Le 25 mai 2016 à 06:52  |  ~ 6 minutes de lecture
De l'action, de l'action et encore de... ah non, du drama familial !
Par RasAlGhul

Critique : Arrow 4.22

~ 6 minutes de lecture
De l'action, de l'action et encore de... ah non, du drama familial !
Par RasAlGhul

Cette saison d’Arrow peut être définie par deux choses : l’inertie de son intrigue principale et un goût prononcé des scénaristes pour le soap opera. Si, à mes yeux, cela reste mieux qu’en saison dernière, le résultat se révèle tout de même plus que moyen, et on en vient à se demander si la série pourra un jour refaire le coup de la saison 2.

Après deux bons épisodes, Arrow retombe un peu dans ses travers, et c’est dommage, puisque cela coupe le momentum juste avant le season finale. C’est donc parti pour la critique de Lost in the Flood, un épisode sauvé par ses scènes d’action ultra efficaces !

 

 

The(a) Great Escape

 

Les scénaristes continuent de s’intéresser à Thea, complètement bloquée dans l’arche nouvelle generation de Darhk. Comme depuis deux épisodes, cette storyline se révèle la plus convaincante, notamment grâce à de l’action qui déménage. Arrow a de nouveau passé la deuxième depuis quelques épisodes, et cela aide Lost in the Flood à garder un rythme intéressant. La bataille Thea-Oliver est courte, mais néanmoins efficace, un compromis que l’équipe derrière les scènes d’action a bien retenu pour cet épisode. Revoir des cascades et des combats bien exécutés m’avait quand même bien manqué.

 

Oliver, en mode Green Arrow

 

De plus, avec l’anarchiste Lonnie Machin qui se rajoute dans le mix, l’arche de Darhk tourne bien vite au carnaval ; il est intéressant de voir la calme et la rigueur de Darhk opposée seulement par la folie et l’imprévisibilité de Machin. Cela bouleverse le statu quo et, lorsque Oliver et Diggle se perdent parfois en discours longuets sur la notion d’espoir, permet de poser les bases du season finale : Darhk décide de lâcher les chevaux. Au diable cohérence et plans bien pensés, voilà notre grand méchant en mode Robert Quarles : un homme qui n’a désormais plus rien à perdre, et qui, s’il tombe, entraînera beaucoup de monde dans sa chute.

Cette saison, les scénaristes ont trop souvent retardé la réelle confrontation entre Oliver et Damien. Le plus bel exemple reste le cliffhanger de la semaine dernière, désamorcé en deux petites secondes, ce qui représente désormais une tradition dans le Berlantiverse. La saison en a sacrément pâti, l’action se tassant d’une manière assez spectaculaire entre les épisodes dix et dix-sept. Cette sensation d’inertie se révèle d’autant plus frustrante qu’elle survient après la débâcle au niveau de la cohérence qu’a représenté la saison 3. Reste à voir comment tout cela va se terminer, mais l’équipe créative ferait mieux de se recentrer sur des individus « normaux » comme prochains ennemis d’Oliver.

 

 

Smoaks and Mirrors

 

Néanmoins, le plus gros problème de Lost in the Flood demeure l’apparition ex-nihilo d’une intrigue sur les parents de Felicity. Alors je vais d’abord essayer d’en tirer le positif : notre informaticienne gagne quelque peu en complexité, maintenant que l’on sait d’où elle tient ses différentes qualités (et ses défauts aussi d’ailleurs). De plus, la voir travailler avec son père et Curtis (qui fait là une apparition plus que bienvenue) se révèle assez intéressant et divertissant.

 

Felicity, sa famille et Curtis

 

En revanche, qu’est-ce qu’on peut bien en avoir quelque chose à faire d’assister à une querelle de parents divorcés en plein milieu d’une menace d’annihilation nucléaire ? Je vous rassure, la question est purement rhétorique. Donna est tout bonnement insupportable au sein de l’épisode, que ce soit avec Felicity, son ex-mari ou Lance. Curtis représente dès lors les yeux et les oreilles des spectateurs : à la fois gêné et incrédule face à ce cirque qui se déroule devant lui. Toute cette intrigue coupe le rythme de l’épisode, et ne lui permet donc pas d’être plus qu’un honnête divertissement.

 

Lost in the Flood se laisse regarder, notamment grâce à de l’action de très bonne qualité. En dehors de cela malheureusement, l’épisode perd vite de sa superbe, avec des intrigues répétées jusqu’à l’épuisement et un drama familial aussi oubliable que dispensable. Néanmoins, Arrow a toujours plus ou moins réussi ses season finale. Il ne nous reste donc plus qu’à espérer que l’affrontement final entre Oliver et Darhk soit épique !

 

J’ai aimé :

 

  • Que le titre de l’épisode soit une référence à Bruce Springsteen. D’ailleurs, c’est le cas de chaque avant-dernier épisode d’Arrow depuis le début de la série !
  • De l’action un peu partout !
  • Darhk qui va passer en mode full Robert Quarles.
  • Machin apporte enfin quelque chose de différent.
  • Curtis, l’image du spectateur complètement paumé dans ce drama familial sans intérêt.

 

Je n’ai pas aimé :

 

  • Quoi de mieux que la fin du monde pour parler des parents de Felicity. J’ai vraiment l’impression que les scénaristes lui en veulent…
  • Du coup : Donna est insupportable.
  • Malgré l’action, le rythme de l’épisode est sérieusement lent.
  • Malcolm n’a plus sa place dans la série. Excepté sa relation avec Thea, il ne sert plus à rien.
  • Pas de Lyla.

 

Le point flashbacks :

 

Je pense que ce point a été le plus pénible à écrire dans mes critiques cette année. On sent que les flashbacks font des efforts pour posséder des liens avec ce qui se passe dans le présent, mais qu’est-ce que les acteurs manquent de motivation. Balancez-moi tout cela à la poubelle et préparez les flashbacks de l’année prochaine sur le passage d’Oliver en Russie !

 

Les chansons citées dans les titres :

 

 

Bonus : Les chansons de Bruce Springsteen utilisées comme titres d’épisodes :

 

 

Ma note : 12/20.

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