Critique : Teen Wolf 1.02

Le 20 juin 2011 à 07:24  |  ~ 7 minutes de lecture
Un second épisode très faible qui ne propose rien de vraiment nouveau à se mettre sous la canine. Au programme, des transformations à répétition, des personnages sans aucun potentiel et mon nouveau héros : Capitaine Intensité.
Par sephja

Critique : Teen Wolf 1.02

~ 7 minutes de lecture
Un second épisode très faible qui ne propose rien de vraiment nouveau à se mettre sous la canine. Au programme, des transformations à répétition, des personnages sans aucun potentiel et mon nouveau héros : Capitaine Intensité.
Par sephja

Pitch "au sport, t'est une bête" 

Parvenant difficilement à gérer son pouvoir, Scott Mc Hall doit apprendre à éviter les situations de stress pour ne pas se transformer à nouveau. A la veille de son premier match, il essaye de se retirer de l'équipe, mais se retrouve pris entre des proches qui comptent sur lui et un mystérieux inconnu, Derek Hale,  qui lui ordonne de se retirer, avant que son pouvoir ne se révèle au grand jour. 

 

Un épisode qui recycle sans développer 

Suite directe du pilote, cet épisode s'attarde sur les changements auxquels est confronté Scott et les difficultés à contrôler la créature à l'intérieur de lui. Pas totalement cohérent dans son jeu, Tyler Posey fait des tentatives pour donner un peu d'épaisseur à son personnage, mais il est peu aidé par un scénario qui se limite à recycler les événements du pilote sous une forme certes plus travaillée, mais toujours aussi prévisible. Très passif, le héros ne semble capable d'agir qu'une fois sa transformation commencée, passant du coup beaucoup trop de temps à subir, avant de laisser à Stiles le soin d'orienter l'histoire dans la bonne direction.

De la série, Stiles ainsi que le coach de Lacrosse sont les deux seuls personnages à vraiment sortir la tête de l'eau, avec des dialogues assez surprenants et amusants. Le meilleur ami du héros est surtout le seul à amener quelques éléments pour faire avancer l'histoire en s'intéressant au cas de Derek Hale. Moins aveugle que son ami (franchement pour un loup-garou, comment a-t-il fait pour ne pas le voir dans l'écran d'ordinateur ?), il amène quelques rebondissements, permettant au show de produire une mythologie basique, mais intéressante qui nous éloigne un instant de l'infâme intrigue sportive.

Pénibles et peu inspirées, les séquences de Lacrosse ne fonctionnent pas vraiment, la faute à une certaine ignorance de ma part envers les subtilités de ce sport ou simplement une rivalité Mc Call-Jackson bien trop superficielle. Beaucoup de personnages du show semblent gravés dans le marbre, sans la moindre nuance qui pourrait leur apporter une forme de crédibilité. Très codifié, le show essaie de contraindre le héros à un choix cornélien avant de le laisser y échapper par une pirouette scénaristique honteuse. 

A force de ne pas voir l'évidence, Allison s'apprête à gagner le titre de la fille la plus tarte des séries télévisées, incapable de sortir du cadre de "future petite amie du héros qu'on va mettre en danger". De même, le comportement de Jackson et Lydia n'a d'autre justification que : " Méchants, nous sommes méchants et pathétiques"... surtout pathétiques.

 

Une mise en scène plus travaillée

Avec toujours Jeff Davies à l'écriture et Russel Mulcahy à la réalisation, cet épisode s'avère plus soigné que le précédent, essayant de donner à Teen Wolf une apparence plus présentable. Si certains détails à l'image ont été plutôt travaillés (le tableau avec la formule du discriminant se contient pas d'erreur), d'autres renouent avec le ridicule du pilote, surtout les insupportables apparitions de Tyler Hoecklyn sur lequel je reviendrai plus tard. Le coup du cadavre de loup qui redevient humain m'a laissé sans voix, astuce de mise en scène fainéante et idiote qui prouve le manque d'ambition des auteurs.

Les scènes de sport, très présentes dans cet épisode, s'avèrent particulièrement ennuyeuses et proposent la répétition du même combat de coq entre le héros et Jackson, personnage aussi inutile que transparent. Pas assez riche, malgré quelques pistes moyennement intéressantes, Teen Wolf parvient à devenir répétitif dès le second épisode, ne laissant entrevoir que peu de possibilités d'évolution. Il ne reste plus qu'à espérer que le chef des chasseurs, M. Argent, ait plus de potentiel que ce que son nom laisse entrevoir. 

Si l'autre membre des chasseurs s'appelle M. Balle, ce sera réellement énorme. Mais bon, je fais une critique sérieuse alors trêve de plaisanteries et intéressons-nous au héros.

 

Teen Wolf ou la métamorphose d'un garçon ennuyeux 

Scott Mc Call était un jeune garçon pas très populaire et assez ennuyeux jusqu'au jour où sa métamorphose en loup fit de lui... pas grand chose. Exceptéz sa précision étonnante pour frapper les flaques d'eaux et attraper les balles, Scott ne possède rien de vraiment intéressant, le background de son personnage manquant cruellement de profondeur. Visiblement fils unique, il vit sous la protection d'une mère qui semble être au petit soin avec lui, le protégeant au mieux des menaces et de la cruauté du monde extérieur.

Tyler Posey est loin d'être un débutant, et parvient par instant à donner un peu de vie à son personnage, ainsi qu'à garder son tee-shirt pour la plupart des scènes. Visiblement moins occupé à aider les animaux blessés, il concentre sa vie sur le sport, les études n'étant clairement pas son fort (2x² + 4x - 7 = 0 n'est vraiment pas une équation difficile). Bref, ce jeune loup-garou n'a pas grand chose dans la tête et s'avère être, au vu du portrait qui en est fait dans la série, un fainéant très passif, pas vraiment malin, ni même charismatique. 

Scott est loin de la définition d'un héros, mais le pire concerne surtout les méchants. Bon, il est temps que je me lâche un peu, car Teen Wolf, c'est avant tout du rire.

 

 

 

Le plus grand des super-héros : Capitaine Intensité 

Mais alors me demandez-vous, que reste-t-il des débilités du premier épisode, de ce second degré ravageur qui provoquait en nous toute une série de fous rires ?. Rien, hormis un morceau de choix : Derek Hale, que j'ai décidé de surnommer "Capitaine Intensité Tadamm !". Surgissant toujours du hors-champ au moment où le spectateur s'y attend, Tyler Hoechlin arbore scotché au visage ce regard mystérieux et captivant dont il ne débarrasse jamais. C'est son superpouvoir, celui d'amener de l'intensité en accompagnement d'une musique ridicule pour accentuer l'effet. 

Et alors, me demandez-vous, que fait-il d'autre, Capitaine Intensité ? Ben, rien, à part menacer le héros avec intensité, parler avec intensité, disparaître avec... soulagement pour le spectateur. Non, mais franchement, c'est quoi cette gravure de mode à deux balles qui ne sert qu'à passer pour le beau ténébreux de l'histoire. Tel un super-héros inutile et pathétique, Capitaine Intensité laisse croire qu'il va se passer un truc... et puis non, car il disparaît avant d'avoir fait quoi que ce soit, hormis être à l'origine de la plupart de mes éclats de rire. 

Au revoir Capitaine Intensité et à la semaine prochaine. 

 

J'aime : 

  •   une réalisation qui essaie de mieux faire 
  •  le personnage du coach, drôle et assez original 
  •  Capitaine Intensité, qui arrive toujours au moment où il ne sert à rien 

 

Je n'aime pas : 

  •  des personnages figés, incapables d'évoluer 
  •  un héros passif et ennuyeux 
  •  un épisode qui est la pâle copie du pilote 

 

Note : 08 / 20 

Si le soin apporté à l'ensemble est largement supérieur au pilote, Teen Wolf rame toujours autant, la faute à un héros terriblement mou et une mythologie qui peine à se développer. Attendons le prochaine épisode, que le héros se replonge avec passion dans l'univers de Lacrosse... parce que les maths, c'est clairement pas pour lui.

L'auteur

Commentaires

Avatar Shoomy
Shoomy
Arrête! Tu vas me donner envie de regarder ce nanar surpuissant!

Avatar elpiolito
elpiolito
J'avoue que là, en plus, le déterminant est positif donc c'est pas méchant... Bonne critique mais par contre les quelques améliorations apportées à la réalisation ont eu un effet négatif je trouve : on perd du fun.

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Episode assez moyen qui clôt la partie teenager de la série par un bal de promo assez mouvementé. Au programme, Papa Argent à la chasse au beta, Tatie Argent en salle de torture pendant qu'Allison se prépare pour son bal de promo.