Image illustrative de Black Mirror
Image illustrative de Black Mirror

Black Mirror

Chaque épisode de cette anthologie montre la dépendance des hommes vis-à-vis de tout ce qui a un écran...

En cours Anglaise, GB Pas de durée
Drame, Drama, Science-Fiction, Thriller, Science-Fiction & Fantastique, Mystere Channel 4, Netflix 2011
13.21

4 avis favorable
0 avis neutre
0 avis défavorable

Avis sur l'épisode 3.01

Avatar OmarKhayyam OmarKhayyam
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 24 septembre 2018 à 00:32

"Nosedive" est plutôt intéressant, et pose des enjeux très actuels en montrant un monde en apparence utopique mais où le bonheur et toute forme d'interaction sociale ne sont pourtant que factices (belle métaphore des Instagram et autres réseaux sociaux), mais il reste cependant comme le soulignait nicknackpadiwak assez prévisible, ce qui le rends assez simple et convenu


Avatar bedsouin bedsouin
Membre
Avis favorable Déposé le 26 novembre 2016 à 19:30

La série repart sur un format différent, et ça pourrait faire peur. Mais concernant ce premier épisode, il n'en est rien!

Chapeau bas à Bryce Dallas Howard qui a l'air de s'être beaucoup impliquée dans ce rôle.

Le cahier des charges de la série est bien rempli : surprendre, choquer, faire réfléchir, avec un divertissement de qualité.


Avatar JPhMaxx JPhMaxx
Membre
Avis favorable Déposé le 14 novembre 2016 à 00:37

C'est brillant, dérangeant, cet épisode m'a vraiment plu, sauf la dernière minute... C'est vrai que c'est un peu prévisible et il est dommage qu'il n'y ait pas un changement radical sur la fin, mais bon, cela confirme le brio de cette série... J'adore


Avatar nicknackpadiwak nicknackpadiwak
Rédacteur
Avis neutre Déposé le 07 novembre 2016 à 09:09

Je vais encore faire mon pisse froid, mais j 'ai trouvé peu convaincant ce premiere.

Si l'idée de base est excellente, au bout de 10 minutes, on comprend où va aller le récit : dans la description d 'une déchéance d 'une femme.

Alors déjà cela donne un épisode long et sans réel surprise. De plus il y a un côté moralisateur, qui amène le spectateur à se dire "c 'est bien fait pour elle".

Donc cela m'a mis mal à l'aise, qu' une série veuille que je prenne plaisir à l 'humiliation d 'une personne (la scène du discour).

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Avis favorable Déposé le 05 novembre 2016 à 22:52
Spoiler

Euh... Si un monde où l'on peut vraiment noter les gens arrive, rappellez-moi de me suicider, hein...

Je ne pense pas avoir grand chose à dire de plus que ce qui a déjà été dit.

La première partie d'exposition dans une ambiance lisse mais beaucoup plus lumineuse, ambiance que l'on découvre pour la première fois dans Black Mirror, habituée aux décors grisâtre de la Grande-Bretagne, était vraiment excellente. Et particulièrement effrayante.

Un peu moins bien par la suite car si suivre les pérégrinations de Lacie était amusant, je n'ai pas pu m'empêcher d'être déçu de voir que la série n'allait pas plus loin dans sa critique. Notamment lors du discours final qui ne faisait que reprendre celui qu'on n'avait déjà entendu, et pas grand chose de plus.

Ça ne vallait, par exemple, clairement pas le discours du gars à la fin de 15 Million Merits...

Et j'ai parfois trouvé le personnage de Brice Dallas Howard particulièrement irritant avec ses rires et ses sourires forcés. Oui, je sais, c'est fait exprès, mais moi ça m'a fait quelque peu grincer des dents...

Reste cependant la toute dernière scène où LÀ, Lacie se lâchait vraiment et donnait effectivement une fin positive à l'épisode... Peut-être auraient-ils dû plus se concentrer là-dessus...

Ah et puis si, comme dans la plupart des épisodes de Black Mirror, je trouve ça un peu gros que toute la société se base sur un système comme ça, j'ai bien aimé le fait qu'il soit un peu plus nuancé par les personnes qui n'y prêtent pas attention (le frère et la camionneuse)

Et j'allais oublier de citer la musique assez énorme vers la fin qui reprend le bruit de la note qui chute afin de symboliser toutes les mauvaises notes du monde qui s'abat sur elle !

Bref, ce fut une bonne reprise, mais pas une aussi bonne que je l'aurais espéré...

Allez...

★★★★☆

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Avatar Galax Galax
Administrateur
Avis favorable Déposé le 30 octobre 2016 à 02:37

C'est ironique de donner un avis ou de noter cet épisode, notamment sur un site de notation…

C’est une très très bonne reprise pour Black Mirror, qui en apparence fait du classique sans trop prendre de risques, alors que dans le fond la série innove pas mal.

Il faut rappeler le contexte de cette saison 3. La série a débuté comme une petite expérience au succès inattendu sur Channel 4. Je l’ai regardée plus ou moins dès ses débuts, et on ne s’attendait pas à ce que ça devienne une discussion de pause café ou la nouvelle série préférée de ce pote à qui tu parles tous les six mois. Entre la saison 1 et la saison 3, il n’y a eu “que” 5 ans, mais c’est 5 ans où la façon de consommer des séries, voire même des médias, a complètement évolué.

Netflix a explosé pile dans cette période et c’est assez ironique qu’elle a racheté l’oeuvre de Charlie Brooker. C’est par cet épisode que la plupart des gens ont découvert la série, d’après une estimation totalement subjective que j’ai faite. Et en termes d’entrée dans l’univers, c’est vraiment un épisode très réussi qui reprend à la fois le concept essentiel de Black Mirror, dans son world-building rapide et créatif, ses personnages globalement faire-valoir à des histoires ou des concepts morbides, et surtout son atmosphère faussement moderne et confortable, qui masque en fait une grosse chute aux enfers.

Mais d’un autre côté, cet épisode est clairement du Black Mirror 2.0, en ce sens qu’il est beaucoup plus moderne, léché, appréciable au premier degré, et moins cru que n’importe quel épisode des deux premières saisons. Même s’il est question de monde hypocrite et d’humiliation publique, ce n’est rien de foncièrement perturbant qui prend aux tripes. En tout cas, si on le compare à l’autre pilote de la série à savoir The National Anthem, c’est clairement le jour et la nuit.

Je suis donc assez attaché à l’épisode pour avoir réussi à populariser la série… qui dénonce pourtant le concept de consommation et manipulation de masse par les écrans. C’est paradoxal, voire mission impossible, de parvenir à rendre une telle oeuvre “connue” et “casu”, sans tomber dans l’hypocrisie. D’aucun diront que Brooker a échoué et que Black Mirror, dès cette saison 3, s’est perdue. Je ne suis pas d’accord, je trouve que malgré une petite asceptisation qu’il y a eu avec le passage sur Neflix (pour cet épisode néanmoins), ça fait du bien aussi à toute série de se renouveler. Le special de Noël était génial, mais commençait déjà à recycler certaines thématiques, et montrait les limites du concept.

La série a mis ici plein gaz sur des tas de nouvelles qualités : l’esthétique est incroyable, et l’écriture ne se repose pas sur une technologie particulière ou un unique twist. L’épisode se rapproche le plus de 15 Million Merits en saison 1 (qui est d’ailleurs l’épisode le plus populaire/connu de celle-ci) : c’est un épisode “plongée dans un univers”.

La différence étant qu’ici, la chute très très attendue… est différente. Le personnage est pathétique et pas foncièrement sympathique, contrairement à Daniel Kaluuya. Bryce Dallas Howard est une actrice que je trouve assez limitée et assez clichée, mais c’est probablement son meilleur rôle et elle est juste excellente ici. Le changement de registre, oui, se voit venir, mais le crash est extrêmement plaisant à voir…

… en tout cas, c’est ce que l’on croit. Car en réalité, on s’attache bien plus vite à l’héroïne qu’on n’aimerait le faire croire. On réalise que ce n’est pas elle le problème, mais le monde entièrement fake qui lui a donné une fausse illusion de bonheur. La série réussit son coup, selon moi, à montrer que le système entier est le problème, pas simplement ses individus, et l’épisode prend à partie le spectateur en ne le rendant pas complice de cette hypocrisie.

Et qui aurait pu prévoir cette chute finale où Lacie pète un câble face à un inconnu et… expérimente enfin un instant de bonheur après une heure d’épisode et toute une vie de faux-semblants ? Franchement, cette scène finale est libératrice et jusque là complètement inédite dans la série.

Sans trahir son concept ou son ton original, Black Mirror arrive ici à se réinventer en livrant un message presque optimiste. Hurler un bon coup et tout ira bien.

Tout l’épisode est, je pense, un aveu d’une crainte de Charlie Brooker qui essaie de se rassurer. “Tu entres dans la cour des grands et dans le public illimité de ta série. Tu n’es plus un petit OVNI britannique pour initiés. Tu fais du cinéma, tu dois faire un épisode qui en a la carrure, l’esthétique, le divertissement, le casting. Tu risques d’exposer ta série au monde impitoyable du binge-watching et des jugements sur la base de notation de ta série, qui détermineront si celle-ci serait attrayante et populaire pour tout potentiel nouveau spectateur en recherche d’un truc sur le catalogue Netflix. C’est une chute libre et une désillusion, ça ne va forcément pas pouvoir durer. Mais tout ira bien tant que tu hurles un bon coup à la fin, fier d’avoir fait ce que tu voulais faire et dire ce que tu voulais dire”.

C’est donc un épisode à la fois avant-gardiste dans son propos, avec un très bon commentaire sur la société. Il faut noter en effet que c’est l’épisode qui s’est réalisé peut-être le plus fidèlement dans la vraie vie : on a tous vu cette news, aux alentours de 2019 je crois, que certaines communautés en Chine allaient expérimenter ce système de notation de personnes en guise de critère socio-économique.

Mais franchement, inutile d’aller chercher si “fidèle” : l’Uberisation de la société, ce n’était pas nouveau quand l’épisode a été écrit. Charlie Brooker n’a fait que présenter un miroir déformé de la réalité, très proche de ce qui va inévitablement se produire si on continue de laisser des géants privés et des profits dicter la conduite de la société ou la réputation des gens. Absolument rien ne distingue Lacie du livreur Deliveroo, si ce n’est que tout notre monde ne fonctionne pas (encore) sur ce modèle, et que donc “ce n’est pas une finalité”.

C’est un épisode très avant-gardiste, disais-je, mais pour moi autant sur son propos sociétal que de façon meta sur l’état de la série et sur l’univers des séries en général télévisée. C’est une transition vers un autre Black Mirror, un Black Mirror plus actuel, donc plus flippant sur le papier, mais pour contrebalancer ça, un Black Mirror plus positif.

Car si dans l’idée, c’est une “descente aux enfers”, on se rendra vite compte que toute la trajectoire de l’héroïne est largement l'inverse de notre point de vue et termine par un vrai envol. Car il n'y a pas non plus QUE la dernière scène qui est positive. En introduisant un univers aussi froid et calculateur dès le début, chaque moment de sincérité se détache. Dès le début, on voit que le frère ou la conductrice de poids lourds n’appartiennent pas au même monde. Certes, eux aussi sont un peu contraints de vivre dans le faux, mais on sent que ce n’est pas par choix. A nouveau, on rejette plus la faute sur un système qui prend au piège les individus, plus que sur les individus eux-mêmes.

Si on regarde Black Mirror pour être inconfortable, ce n’est clairement pas forcément la meilleure reprise. Le ton est ici plus grotesque, avec de nombreux passages comiques (le personnage de l’amie Naomi complètement caricatural, le passage dans le van avec les fans d’une série SF très absurde)… Le too-much et le “memeable” est de mise : c’est sans doute volontaire, pour bien déformer la réalité de plus belle. A savoir la réalité d’un showrunner sans doute en quête de renouveler sa série et de faire un épisode “fake” pour parler au grand public, quitte à endormir son discours.

Comme je l’ai déjà expliqué, je trouve qu’il s’en est très bien sorti et a réussi à éviter justement tout cela en faisant évoluer sa série vers une autre forme du même discours.

Peut-être que "Nosedive" est une simple parenthèse un peu plus légère pour reprendre en douceuer, et que la suite de la saison reprendra les habitues glauques de Black Mirror ? Ou peut-être Nosedive est le véritable début d'un changement pour la série (spoilers : clairement ça a plutôt été une étape de changement). Au final, il aura au moins réussi le pari assez ouf d’être un des épisodes les plus emblématiques et mémorables de la série, dans une oeuvre anthologique où chaque épisode/univers est inévitablement en compétition avec tous les autres, c’est fort.

Et puis, qu’un premier épisode de cette nouvelle ère se conclue par une scène comme on n’en a jamais vu dans la série, où la protagoniste constamment dans le fake jusqu’à présent, finisse par retirer ses lentilles (donc son “miroir” de l’épisode) pour enfin être qui elle est… Mine de rien je trouve ça très beau comme symbole, très fort, et loin d’être si peu subtil que ça au contraire : je ne vois que très rarement ce détail être mentionné, alors qu’il résume bien tout !

1 réponse
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Avatar uzitek uzitek
Membre
Avis favorable Déposé le 27 octobre 2016 à 13:59

Un épisode qui fait réfléchir sur la société qui se Facebookaliise de plus en plus. L’ère du digital et du narcissisme virtuel, la société de l’apparence.

Black Mirror, toujours si fou mais si près du réel.

Un épisode à montrer a tout ces gens qui prennent tt en photo et poste tout. La redéfinition de la vie privée en vie publique.


Avatar Youkoulayley Youkoulayley
Administrateur
Avis favorable Déposé le 23 octobre 2016 à 12:30
Spoiler

Black Mirror revient enfin.

Alors, pour notre plus grand plaisir ou non ?

Ça serait mentir de dire que l'épisode est décevant. Parce que Black Mirror a encore réussi à me mettre mal à l'aise devant un épisode de série. Très différemment de ce que d'autres séries essaient de faire.

Le concept de cet épisode est simple : les notes que les gens vous donnent après un contact avec vous, où lorsque vous publiez quelque chose sur le réseau social, détermine les choses auxquelles vous avez droit dans la vie : une nouvelle maison, un billet d'avion de dernière minute etc...

La première partie de l'épisode est donc très intéressante. La deuxième souffre d'un rythme un peu bâtard qui n'arrive pas vraiment à nous faire ressentir de l'empathie pour ce personnage.

Son discours de fin n'est d'ailleurs pas celui auquel je m'attendais et c'est bien dommage.

Reste que cette partie n'est pas catastrophique, loin de là. Mais on est sur du convenu pour du Black Mirror. C'est dommage.

Reste un très bon épisode de retour qui se loupe (très légèrement) sur sa dernière partie mais se rattrape dans sa dernière minute. Et un tout dernier plan qui dit tout.

Il est d'ailleurs intéressant de noter que c'est le seul épisode que Charlie Brooker (le créateur de la série) n'a pas écrit.


Avatar Jo_ Jo_
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 22 octobre 2016 à 23:26

Un petit poil déçue par cette reprise. J'avais tellement été retournée par la série au préalable que je m'attendais à la même sensation ici.

Or, même si le sujet est très intéressant et les acteurs excellents, tout est terriblement convenu. On voit le scénario venir à des kilomètres, dès le début de l'épisode.

Je m'attendais également à une fin plutôt tragique, en miroir à l'épisode de Noël (qu'advient il des personnes qui ont une note de 0 ?), mais finalement, cette dernière minute bouscule les codes et instaure une note d'espoir plutôt étonnante pour la série.

Ne nous méprenons pas : il s'agissait d'un bon épisode, mais Black Mirror m'a habitué à mieux.


Avatar Manew Manew
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 22 octobre 2016 à 23:19

Le concept est génial, comme très souvent, mais il n'y a aucun scénario. Tout est tellement convenu que j'ai eu du mal à véritablement rentrer dedans. Je ne me suis pas ennuyé, loin de là, mais c'était juste moyen.

:( petite déception !


Liste des épisodes

Episode 3.01
Chute libre
Episode 3.02
Playtest
Episode 3.03
Tais-toi et danse
Episode 3.04
San Junipero
Episode 3.05
Tuer sans état d’âme
Episode 3.06
Haine virtuelle