Dispatches from Elsewhere
Les Envoyés d'ailleurs
Un groupe de gens ordinaires tombe sur un puzzle dissimulé sous le voile de la vie quotidienne. Tous vont être amenés à découvrir que le mystère remonte bien plus loin et plus en profondeur que tout ce qu'ils auraient pu imaginer...
En cours | Américaine | 45 minutes |
Drama, Mystery, Suspense | AMC | 2020 |
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Avis sur l'épisode 1.03
Avis favorable | Déposé le 26 avril 2020 à 07:52 |
Homo Sapiens on the trail Il y aurait beaucoup à dire sur ce show, mais le premier point concerne l'incroyable force qu'apporte Sally Field à cet épisode, à donner de la réalité à cette histoire qui joue perpétuellement sur le fil du ridicule. Personne n'est aussi à 100 % dans chacun de ces rôles que Sally Field, rendant Janice encore plus attachante, créant un effet miroir avec certains des propos de l'actrice sur l'importance de la maternité. Au final, le mérite revient auxc scénaristes qui ont cousu main ce scénario pour nous offrir une nouvelle fois une preuve du dynamisme et du talent de cette actrice que j'apprécie beaucoup. Evidemment, le fait qu'elle soit en duo avec Richard E. Grant sur une scène digne d'un théâtre rajoute encore plus au plaisir et on s'aperçoit que, bien plus que son intrigue principale, ce sont les personnages qui sont l'âme de cette série. L'histoire autour n'est traitée que comme un concept sociologique élégant et désuet, nous laissant rire de notre propension à aimer le mystère et l'empathie, à nous projeter comme si l'être humain se définissait par sa capacité à voir son reflet dans les reflets de l'autre. Une idée intéressante et bien exploitée ici, même si la série peine à former un tout cohérent, problème qui risque de nuire au show une fois la phase d'exposition achevée. On passe un joli moment, dans un monde où l'humain jouait à interagir au lieu de jouer avec ses propres peurs paranoiaques... nous sommes vraiment de grands singes psychotiques. La volonté est notre moteur, le désir notre gouvernail, l'évolution notre orgueil et la mémoire notre conscience. |
DFE prend un bien étrange tournant avec cet épisode.
Si le côté décalé est toujours plaisant, la série semble aller un peu trop loin dans le délire, au point de paraître un peu grotesque (cette bataille finale). En fait l'épisode est à l'image du jeu de Sally Field qui joue Janice : vraiment touchant lorsqu'elle se parle à sa version plus jeune, mais aussi parfois too-much (lorsqu'elle appelle au début Fredwynne au début), surjoué et un peu ridicule.
Bref, je ne sais pas où va la série, mais il va falloir éviter trop de nonchalance ou de dispersion pour éviter de ressembler à un ersatz non-violent de Dirk Gently, Detective Holistique.