Avis sur les séries
Avis sur les saisons
Une très bonne saison ! Sans doute la meilleure de Tennant, du moins celle qui aligne les meilleurs épisodes sans aucun doute.
La nouvelle compagne, Donna, est vraiment exceptionnelle, que ce soit son caractère, l’actrice, son duo avec le Docteur, tout. L’alchimie des deux porte vraiment tous les épisodes (et en sauve même certains).
L’image ne fait que s’améliorer, on voit que la série a eu plus de moyens. En conséquence, la saison est aussi moins avare en science-fiction, avec beaucoup plus de planètes et d’autres mondes. C'est sans doute encore aujourd'hui une des saisons les plus diverses, colorées, intéressantes à explorer.
La seconde partie est vraiment une des meilleures du show et enchaîne 6 épisodes fantastiques.
Les spéciaux sont plus en demi-teinte, les épisodes de Noël sont tous assez mauvais (et cette "saison + spéciaux" en compte 3, de 2007 à 2009), mais les deux différents finaux que Ten a eu, à savoir Journey's End (la fin de la saison 4 elle-même et la fin de l'ère du Dixième Docteur) et The End of Time 2 (pour le personnage de Ten en lui-même), sont tous les deux dans la même veine : bourrés de qualités malgré quelques faux-pas, ils font tout le charme de la saison et lui donnent son importance, mais montrent aussi ses limites.
La beauté de la saison, c'est que TOUS les épisodes contiennent au moins 2 ou 3 petites références étranges qui trouveront finalement leur explication sur la fin. Entre les multiples retours de personnages, de monstres et de lieux, la saison possède l'une des meilleures continuités du show et approfondit beaucoup la mythologie.
Bref, entre Donna, le fanservice, la conclusion de l'ère du Dizième Docteur et les scénarios globalement de haute volée, c’est du très bon Doctor Who !
Mon classement :
- Forest of the Dead - 18
- Silence in Library - 18
- The Waters of Mars - 18
- Turn Left - 17
- Midnight - 17
- The Stolen Earth - 17
- Journey's End - 16
- The End of Time Part Two - 16
- The Fires of Pompeii - 16
- Partners in Crime - 16
- Planet of the Ood - 15
- The Unicorn and the Wasp - 14
- The Doctor's Daughter - 14
- Planet of the Dead - 13
- The End of Time Part One - 10
- The Next Doctor - 9
- Voyage of the Damned - 9
- The Sontaran Stratagem - 9
- The Poison Sky - 8
"La saison 1, c'est un peu le brouillon de la série : le docteur et sa compagne, qui voyagent à travers l'espace, un mélange d'ambiances, d'époques, de genres et d'émotions. Il faudra attendre quelques années pour un peu plus de folie et de maturité."
Voilà l'avis que j'avais écrit il y a quelques années à propos de la série. Mon avis a depuis pas mal changé.
Cette saison 1 n'est pas que le "brouillon" de la nouvelle série, elle est aussi son socle et son modèle qui finalement a inspiré énormément la suite. Un acteur méconnu du grand public mais à la très bonne réputation dans le milieu, une actrice au contraire très mainstream pour attirer les téléspectateurs, une continuité avec l'ancienne série donnant l'impression d'entrer dans un monde au background immense mais aux possibilités encore plus grandes... Cette saison 1 a brillé dans beaucoup d'aspects, et sans elle, le show n'aurait jamais fonctionné et grandi pour être le show que l'on connait maintenant.
Et elle n'est pas qu'une saison servant de base où l'on "pardonne ses défauts car c'était la première", comme bien des œuvres surestimées sous prétexte de nostalgie, non non. Elle a aussi de très nombreuses qualités en soi. Aucun épisode ne brille particulièrement ni est au-dessus des autres, mais le niveau général est plutôt bon. Les histoires sont variées, différentes dans les tons, et la dynamique entre le Neuvième Docteur et Rose Tyler reste à ce jour l'une des meilleures.
Une chose qui explique selon moi le fait que la saison soit aussi réussie, c'est que Russel T. Davies avait convaincu la BBC de lui laisser reprendre le show afin que cette saison devienne le retour triomphant d'une légende, certes, mais à la base le show a également été conçu pour raconter une histoire avec un début et une fin, dans l'optique d'une annulation... Autrement dit en plus de voir plus large, elle raconte tout de même une histoire d'un point A à un point B et possède un vrai développement et une conclusion. C'est ce qui rend les personnages de Rose et du Docteur si attachants. La grande force de la saison 1 c'est le fait de les voir évoluer ensemble depuis le pilot jusqu'au season-finale. Toute la saison repose sur la spontanéité de Rose qui se mêle au monde à la fois tourmenté et merveilleux du Docteur, permettant à ces deux personnages de s'aider mutuellement à devenir de meilleures personnes. Très peu d'épisodes ne servent aucun propos dans la trame, ce qui donne cette atmosphère générale de confiance et de maîtrise dans toute l'histoire.
C'est cette réussite d'avoir réussi à réintroduire doucement mais sûrement toutes les bases pré-existantes d'une série culte, tout en y ajoutant des touches modernes dans les personnages et d'avoir réussi à écrire et boucler une histoire complète en 13 épisodes seulement, sans pour autant nuire de quelconque façon à une potentielle suite, qui fait de cette première saison une vraie réussite.
Et la suite nous réserve encore les meilleures choses !
Une citation pour résumer la saison :
You could stay here, fill your life with work and food and sleep, or you could go anywhere.
Moyenne de la saison 1 : 14.46
Classement :
- The Empty Child - 17
- The Doctor Dances - 17
- Dalek - 17
- The Parting of the Ways - 16
- Father's Day - 16
- The Long Game - 15
- The End of the World - 15
- The Unquiet Dead - 15
- Bad Wolf - 14
- Rose - 13
- Boom Town - 13
- World War Three - 11
- Aliens of London - 9
Le diptyque de Steven Moffat se place dans le haut du classement, clairement l'épisode le plus moderne et mémorable de la saison, même si finalement il ne représente pas vraiment cette dernière, avec son aspect très romantique, absurde et horrifique. Il est accompagné par le très bon one-shot de Robert Sherman, Dalek, qui complète le podium. Le series-finale et Father's Day complète les "16/20" et pour le coup représentent, eux, très bien cette première saison.
The Long Game a longtemps été un vilain petit canard pour ma part mais son commentaire "politique" sur l'humanité du futur, un gros gros thème de la saison qui se retrouve d'ailleurs dans The End of the World, donne vraiment des thèmes directeurs à cette saison 1. Ces deux épisodes sont très bons et dans le haut niveau de la saison. The Unquiet Dead est vraiment un historical sympa à mes yeux et est un nouvel exemple d'épisode qui s'inscrit très bien dans la saison, servant plusieurs rôles et dans lequel Rose et Nine brillent.
Bad Wolf est une première partie de finale perfectible mais très fun, tout comme Rose, un pilote encore plus perfectible et kitch mais très efficace.
Ne reste donc que le trio des épisodes Slitheen, lourdement en fin de classement. Boom Town ne s'en sort pas trop mal. A noter surtout deux ratés dans la saison : les deux parties de l'attaque des Slitheens à Downing Street. Aliens of London, est un pas en arrière après les trois premiers épisodes de la saison, mais est heureusement rattrapé par une deuxième partie plus réussie, mais pas fameuse non plus au contraire. Ils témoignent de l'aspect cheap souvent reproché à cette saison et à raison, et sont beaucoup plus lents et mal écrits que le reste.
Malheureusement l'une des plus mauvaises saisons du show, bien qu'elle reste suffisamment décente pour qu'on n'ait aucun mal à imaginer une saison moins réussie si cela devait se produire un jour - pour l'instant après 9 saisons, cela n'a toujours pas été le cas, espérons que cela continue.
EDIT de 2019 : lolilol la saison 11 existe donc oubliez, la 2 n'est clairement pas
La grande cause de cette saison 2 plus molassonne c'est que la qualité des standalones n'est pas au rendez-vous. Au cours de mon revisionnage, il n'y a pour ainsi dire qu'UN seul épisode que j'ai un peu plus aimé davantage que le précédent visionnage : School Reunion. TOUS les autres épisodes m'ont apparu comme, parfois, identiques, mais le plus souvent, moins bien que dans mes souvenirs par rapport aux autres saisons (la saison 1 comprise). Mis à part le season-finale, le two-parter du diable, School Reunion donc et ce petit bijou de The Girl in the Fireplace, le reste de la saison est souvent juste "pas mal".
J'aborde toujours chaque saison avec deux angles : la qualité intrinsèque de chaque histoire, grosso modo que l'on peut résumer comme étant la "qualité des standalones", ainsi que fil rouge, que ce soit un arc, une intrigue mystérieuse, l'évolution des personnages ou l'agencement et l'ambiance générale, bref l'objet de la saison. Le fond compte autant que la forme en somme.
J'en ai un peu parlé dans mon avis sur Army of Ghosts, mais Ten convaint moins que Nine en tant que Docteur. Je n'ai absolument rien contre Tennant, il est pour le moment bien dans le rôle, sauf qu'il n'a malheureusement pas encore eu beaucoup de palettes d'émotion à démontrer car l'écriture ne lui rend souvent que peu honneur (cela dépend des épisodes en fait, on en revient à la qualité des standalones, cette dernière ayant un rôle à jouer dans mon appréciation du fil rouge, ces deux blocs ne sont pas distincts). Pas de fausse note particulière pour Tennant donc, mais pas de réel moment emblématique non plus.
Le principal problème, c'est que la transition par Rose est très mal gérée. Elle est trop rapidement balayée dans The Christmas Invasion, ce qui laisse juste une saison où l'on est censé voir deux meilleurs amis vivre les meilleures des aventures possibles... et c'est tout ! Ce que la saison 1 avait soigneusement construit : un Docteur moralement complexe, une compagne humaine et attachante à ses côtés, une relation avec un apport mutuel, un point A et un point B... toute la saison 2 ne fait pas vraiment bouger les choses.
Le pitch est surtout : "donnons à Ten et à Rose une romance naissante", c'est assez bien fait mais ça donne une saison sans grand dynamisme.
A part ça le personnage du Doc n'est pas archi intéressant et se dévoile peu, puisqu'il est "humanisé" à l'extrême par Rose. Sauf rares exceptions (School Reunion par le biais de Sarah Jane Smith et de l'écriture de Toby Withouse qui lui rend honneur même face à des scènes triviales comme face aux Krilitaines, et The Satan Pit dans son échange face au Diable et sa croyance sur le temps), le Dixième Docteur n'est pas un Seigneur du Temps de 900 ans qui a fait une Guerre du Temps. Non, le Dixième Docteur est un alien qui a pour meilleure amie une londonnienne et qui a pris goût à la vie humaine. Pour de vrai. On ne retrouve pas le personnage du Docteur dans son ensemble mais seulement par certains endroits, c'est ce qui me gêne avec cette incarnation. Tous les autres Docteurs sont souvent impliqués et posent leur marque, ce qui créé bien sûr des aspects que l'on aime pas, mais Ten est juste... normal ? La saison s'occupe juste de lui trouver des aventures et du bon temps et ce n'est pas l'approche que je préfère chez Doctor Who.
Le Neuvième Docteur avait un égo surdimensionné concernant son importance par rapport à celles des autres races, le Dixième Docteur est à l'inverse le plus proche possible des humains qu'on pourrait l'être. Le contraste est intéressant, et donne lieu à de très belles choses, notamment son émerveillement face à l'humanité et aux agissements des humains (un thème que l'on retrouve même dans The Age of Steel ou The Impossible Planet, ce genre de petits détails très sympathiques). Je n'ai rien contre un Docteur plus "humain", "charmeur", "drôle" et finalement, plus à même à parler à l'audience mainstream, et je trouve le contexte intéressant car cela permettra une descente aux enfers progressive (dans les saisons suivantes). Le problème est que vu que la descente aux enfers ne peut commencer QUE à partir du départ de Rose, c'est-à-dire dans le dernier épisode de la saison, on a donc toute une saison avec un Docteur qui ne bouge pas d'un pouce.
Il aurait été beaucoup plus judicieux d'intégrer des nuances plus subtiles à son personnage plus souvent. Comme je l'ai dit c'est tout de même en grande partie lié à la faible qualité des loners, il suffit de voir The Idiot's Lantern, Fear Her, Love and Monsters ou même New Earth et le two-parter Cyberman pour voir que le Docteur n'est pas à son meilleur jour. Sur une saison de 14 épisodes en incluant le Noël, c'est beaucoup.
Ce n'est pas la seule chose pour laquelle la saison a pris un tournant opposé à la une. Il n'y a pas de mention de la Time War avant très longtemps, une mythologie très peu poussée, un Docteur très peu intéressant d'un point de vue de son passé... mais aussi une Rose beaucoup plus controversée, à raison.
Si je n'ai aucun mal à dire que la relation Nine/Rose est l'une des meilleures du show, Rose Tyler dans la saison 2 est parfois agaçante sur les bords. Dans le Noël, sa réaction avec le Docteur est un peu disproportionnée. Dans la saison elle est hyper dure avec Mickey ou sa mère sans raison valable, parfois jalouse à l'extrême.
Elle n'a pas que de mauvais aspects cela dit, j'aime beaucoup l'assurance dont elle fait preuve dans certains épisodes comme Tooth and Claw, The Idiot's Lantern, Fear Her ou The Satan Pit, où elle n'hésite pas à prendre la situation en main. Mais où est la Rose Tyler qui était prête à se mettre entre un Dalek et le Docteur pour affirmer son opinion ? Où est la Rose Tyler qui a ouvert le coeur du TARDIS pour sauver le Docteur ? Où est la Rose Tyler qui a brisé toutes les lois du temps pour sauver son père ?
Oui, l'aspect téméraire est toujours là, mais il y a bien un facteur qui manque : le cœur, l'affection, l'humanité, la sensibilité de Rose de la saison 1.
En même temps, avec un Docteur aussi bon-copain, ce n'est pas étonnant. Il déborde tellement d'amour, de joie et d'émotions, qu'elle ne passe plus pour la jeune fille qui découvre l'univers et y apporte son humanité dans les pires situations même les plus négatives... non, maintenant en saison 2, Rose Tyler est plutôt la gamine capricieuse qui a eu la chance d'être dans le TARDIS et qui le prend pour acquis. Je grossis les traits car il y a des épisodes où elle est très bien. Et encore une fois, je n'ai rien contre cette évolution, qui est très joliment adressée par Jackie dans Army of Ghosts, quand elle lui dit qu'elle ne reconnaît plus sa fille... mais ça c'était l'épisode 12 ! Durant toute la majorité de la saison, j'aurais aimé avoir plus de nuances de ce type. En saison 1, on voyait déjà les mauvais traits de la personnalité de Rose, elle était déjà ennuyante avec Mickey, elle était déjà jalouse (de Lynda par exemple), mais puisqu'elle offrait beaucoup d'autres choses à côté, ces aspects ne semblaient pas dominer sa personnalité. Rose en saison 2 est toujours aussi attachante, et elle gagne en confiance, mais on perd ce côté si sensible qui faisait tout son charme et qui était pourtant - je le croyais - inscrit dans son personnage (rien que par son nom - fragile comme une Rose).
Forcément, si on associe dynamique de personnages statique et personnages en eux-mêmes attachants mais pas toujours montrés sous leur meilleur profil, et que l'on y ajoute un arc pas tip top ("Torchwood" étant beaucoup moins subtilement amené que Bad Wolf - c'est parfois mentionné deux fois par épisode - et moins mystérieux aussi), le fil rouge de la saison 2 n'est juste pas bon. La succession quasi-constante de loner est agaçante, il n'y a jamais aucune continuité hormis le départ de Mickey et son retour (une moitié de saison donc, au milieu tout est interchangeable). Pour que la continuité de la saison repose sur un personnage aussi médiocre (il faut voir la transition de Mickey entre School Reunion et The Girl in the Fireplace, elle est nulissime), c'est qu'il y a un problème.
Pour résumer tous mes problèmes avec cette saison 2 :
- Un Docteur limite trop puéril, ou qui ne possède pas assez de moments pour briller malgré Tennant qui pouvait pourtant faire "so much more !" (si vous avez capté la référence, bien joué).
- Une compagne qui perd l'un de ses principaux traits pour devenir parfois agaçante, même si paradoxalement elle est quasiment plus mise au centre que son Docteur dans la saison.
- Un arc qui n'en est pas un, ne laissant qu'une continuité branlante entre les épisodes
- Des standalones trop faibles (l'opener, le double sur les Cybermen, celui avec la télé qui bouffe les gens, celui avec la môme...)
On peut trouver de qualités à cette saison dans l'ensemble. Chaque point positif que je peux trouver ne résulte pas QUE de la performance d'un épisode individuel seulement. La relation Ten/Rose, j'ai beau objectivement trouvé les deux personnages un peu faibles, mon petit coeur de fan encore ébranlé par le premier visionnage de Doomsday ne peut s'empêcher des les aimer ! Ils sont charmants. La saison a aussi tenté de nouvelles choses (certains épisodes expérimentent des genres, comme The Girl in the Fireplace ou Love and Monsters, et la saison créé la notion de Christmas Special).
Oui mais voilà, il faut être réaliste, si le seul but de la saison après The Girl in the Fireplace est d'offrir une belle porte de sortie à Rose, il y avait beaucoup, beaucoup mieux à faire.
Mais au moins maintenant, la voie est libre pour que notre Docteur reprenne du pep's et s'affirme, en espérant que la saison 3 saura plus revenir à ce qui avait fait la très bonne qualité de la première saison : une compagne intéressante, une mythologie et un personnage principal complexes et une meilleure balance entre légèreté/kitsh et sérieux. Ce qu'elle réussira à peu près.
Moyenne de la Saison 2 - 13.85 (tout de même pas mal pour la "pire" saison d'un show)
Classement :
- The Girl in the Fireplace - 19
- Doomsday - 17
- The Satan Pit - 17
- School Reunion - 16
- The Impossible Planet - 16
- Tooth and Claw - 15
- Army of Ghosts - 14
- Love & Monsters - 13
- The Christmas Invasion - 13
- The Age of Steel - 12
- New Earth - 12
- The Idiot's Lantern - 11
- Rise of the Cybermen - 11
- Fear Her - 8
Avis sur les épisodes
Un épisode pour qui j'éprouve une affection vraiment grandissante au fil des re-visionnages. C'est en fait simplement l'ossature d'une histoire de Doctor Who et toute l'objet de la série... réduit à l'échelle d'un village.
Je suis absolument fan de cet épisode.
Jamie Mathieson nous livre une histoire touchante, drôle, triste, qui avance une réflexion intéressante sur des sujets originaux et qui emploient à merveille ses personnages.
Alors, la touche Mathieson est là, mais est certes moins présente dans le scénario. Ses bons concepts, son sens de l'imagerie (l'Orient Express, les Boneless, la Mommie...) qui rappelaient limite le génie de Moffat à ses débuts dans le genre de l'horror fantasy (le masque à gaz, la cheminée, les statues...) ne sont plus là. Balayés par la volonté de faire un épisode "fun" dans son scénario. Et j'adore quand Doctor Who revient à des racines d'aventures funs et légères... qui révèlent des éléments plus sombres.
Car avec The Girl Who Died, non seulement les parties comiques sont drôles et les parties dramatiques sont touchantes, mais l'ensemble forme une fabuleuse fable qui capture l'essence de la série.
DOCTOR: Do babies die with honour?
L'épisode se veut assez imagé, poétique voire symbolique. Ce qui est loin d'être une mauvaise chose à ce stade de la saison. La réutilisation de la capacité du Docteur à comprendre le langage bébé, est une reprise intéressante mais qui est amenée à un stade avancé, afin de justifier des points fondamentaux dans le scénario, notamment le désir pour le Docteur de sauver le village quitte à briser ses codes sur le fait de faire la guerre ou le fait de ne pas interférer avec l'histoire. Ce sont certes des thèmes déjà-vus dans la série, fondamentaux même, mais c'est fait avec soin et c'est surtout très bien écrit. La séquence où Clara sait déjà que le Docteur va s'impliquer dans le village, comme le spectateur, et ne fait que poser les bonnes questions ouvertes pour lui faire comprendre qu'il faut rester, en géniale.
CLARA: Just one village?
Au passage, l'épisode rappelle tout de même que le Docteur transforme des personnes en guerriers, ce qui est tout le pitch de l'épisode. C'est fait avec humour (le lever de main quand le Docteur demande qui a manié une épée dans sa vie) ou avec sérieux, comme Clara en est la preuve, ce qui fait le lien avec l'évolution de cette compagne cette saison. Et cela fait aussi écho aux propos de Davros dans Journey's End... Davros qui est réapparu pile cette saison. On rappelle également que le Docteur se sent responsable de Clara mais que cette dernière ne lui demande rien et s'estime juste prendre du bon temps. Ce simple échange Twelve/Clara est très dense et ils sont tous comme ça.
Car un point que j'adore dans l'épisode, c'est à quel point il résume aussi bien la relation Clara/Docteur à ce stade. Twelve et Clara ressortent continuellement comme les meilleures choses des épisodes, mais est-ce vraiment une surprise ? Je ne sais pas si l'intervention de Steven Moffat dans le scénario a un rapport avec ça (cela doit aider, mais finalement c'était déjà le cas avec les deux précédents épisodes de Mathieson), mais The Girl Who Died manie ses personnages d'une main de maître.
Clara n'a jamais aussi bien sonné juste que lorsqu'elle convainc le Docteur de rester, et ce dernier n'a jamais semblé aussi en accord avec lui-même que dans cet épisode. Le nombre de dialogues qui traitent de leur relation sans en parler est ahurissant et le foreshadowing génialement distillé, et très pertinent après avoir vu la fin de saison. Des thèmes essentiels, comme ce que signifierait la perte de Clara pour le Docteur, ou le fait que le rôle du Docteur est de gagner ses batailles, traversent cet épisode comme ils traversent la saison.
DOCTOR: A good death is the best anyone can hope for... unless you happen to be immortal.
(un foreshadowing à la fin de l'épisode et au sort d'Ashildr - qui passe près d'eux juste après - très sympathique si l'on comprend avec le titre ce qu'il va se passer - et également une superbe réplique à double sens pour le Docteur)
Le scénario du jour n'est certes pas sans quelques côtés parfois cheaps, volontairement. Les Mire sont des ennemis ultra lambdas. Le concept de "race guerrière la plus meurtrière de la galaxie" est déjà vu, mais cette hyperbole accentue un effet comique réussi selon moi. Leur design est également relativement classique, mais là où le Fisher King était joli et imposant mais où l'épisode n'en faisait rien, The Girl Who Died a parfaitement conscience de ses monstres robotiques lourds, brutaux et bruyants. Le scénario est suffisamment intelligent pour jouer justement sur leur absence. La bataille finale est à la hauteur de l'ennemi : l'idée de les effrayer par la pensée en leur montrant un dragon (pas aussi moche que le trailer ne le laissait penser d'ailleurs) était très sympathique. La résolution avec les anguilles, c'est pareil : c'est très "bricolage" mais c'est si absurde que, assumé, cela passe. "It's rubbish", réagit carrément Clara. Le moment où le Docteur dit "Personne dans le village n'a pensé à mentionner... les anguilles ?!" est hilarant, principalement grâce à la façon dont Peter Capaldi délivre la phrase.
Et mine de rien, derrière cette fin lolilol, l'idée de détruire la réputation des ennemis, qui constitue toute leur puissance, avec une histoire imaginée par Ashildr, la conteuse, transformant le tout en immense pièce, cela fait une jolie mise en abyme assez subtile de la série au sens large : des artifices, une histoire pour divertir l'audience des ficelles hors-budget... du rire et des morts. Mais du renouveau constant aussi.
DOCTOR: People talk about premonition as if it's something strange. It's not. It's just remembering in the wrong direction.
(encore une phrase assez fameuse quand on connaît la fin à l'avance)
Pour un épisode qui souhaite introduire Ashildr avant toute chose, je trouve qu'il mène très bien sa barque pour ne pas être totalement clair sur ses intentions trop vite. Ashildr est soulignée comme étant spéciale, mais pas forcément le centre de l'épisode... avant la fin, où elle décide de raconter une histoire. Les autres personnages sont cependant clairement plus relégués au rang de running-gags, ils sont jugés trop inutiles par le scénario pour être nommés - le Docteur leur trouve donc des surnoms (Zizzy Top purée !). Le méchant principal est une caricature, ce qui est sans doute voulu également vu les répliques de l'épisode ou la chute de cet antagoniste tourné en ridicule à la fin.
CLARA: The universe is full of testosterone. Trust me, it's unbearable.
La réalisation semble osciller entre l'amateurisme d'une caméra sur l'épaule un peu chancelante, et de superbes plans (la scène d'intro, le Docteur dans l'eau, le coucher du soleil, le plan tournant de fin). C'est techniquement pauvre, mais cela met parfois des étoiles plein les yeux : à nouveau, j'y vois une forme de résumé de la série, qui doit filmer la campagne anglaise de façon inventive et parvenir à nous transporter avec de l'herbe et des huttes.
Bref de façon générale, le scénario est ridiculement délicieux, plus profonds qu'il n'y paraît. Les scènes comiques sont toutes réussies et les éléments de la menace, bien que peu crédibles forcément, sont cohérents et en plus assumés pour ajouter une mise en abyme et quelque chose en plus à un autre degré. Quant aux personnages, ils sont finement écrits, des thèmes sérieux sont abordés et les dialogues en général sont bons. Franchement, que demander de plus à histoire qui se voulait juste être une détente ?
Ah oui : un basculement vers une fin glauque et lié au lore. Dans un épisode sur des vikings paysans qui affrontent des buveurs de testostérone. Voilà comment élever une histoire classique et "à faible ambition" de Doctor Who, en un excellent épisode.
Une fois le gros de l'histoire résolue, il ne reste finalement plus qu'une chose : basculer sur le dénouement, le véritable climax, la préparation d'un gros aspect du fil rouge (Ashildr) : après pas mal de détours, on se retrouve enfin avec la situation annoncée par le titre. Juste une victime, mais pas celle qu'on souhaitait... On pourrait reprocher à l'épisode de spoiler sa fin dès le générique d'ailleurs, mais selon moi, comme je l'ai déjà cité dans pas mal de répliques ci-dessus, comprendre déjà vers où tout ça mène, fait partie intégrante de la découverte de l'épisode et de ce qui le rend intéressant. "Pourquoi ce village ? Pourquoi cette fille ?" se mêlent finalement à une histoire qui dépasse la simple aventure viking.
ASHILDR: I've always been different. All my life, I've known that. The girls all thought I was a boy, the boys all said I was "just a girl". My head is always full of stories. I know I'm strange. Everyone knows I'm strange. But, here, I am loved. You tell me to run to save my life. I tell you that leaving this place would be death itself.
Cela prend du sens seulement en sachant qu'elle va mourir, mais encore plus quand on comprend qu'elle s'est sacrifiée, et encore plus quand on réalise que sa vraie malédiction c'est... d'avoir été ressuscitée...
Et tout ça, sera traité dans le futur de la saison. Je n'ai pas encore abordé la partie de lore lié au passé de la série, qui est superbement inattendu, à savoir : l'explication du visage du Douzième Docteur.
La scène de Donna dans Fires of Pompeii est incrouable, et le flashback lui rend honneur. J'ai adoré également le rappel à Deep Breath à travers le miroir formé par l'eau, le réalisateur a vraiment été ingénieux sur ce coup, puisque c'est dans ce passage du premier épisode de Twelve qu'on a évoqué justement le fait que ce visage lui dit quelque chose.
D'ailleurs, le fait de voir des flashbacks de Pompeii quand le Docteur regarde dans l'eau fait un parallèle subtil à l'expression "Fire in the Water", cruciale dans l'épisode, qui prend clairement un double-sens méta, comme un pont à travers deux ères et deux épisodes que tout oppose sur le papier (un village insignifiant VS le village le plus tristement connu de l'époque antique). Evidemment, la ligne de Donna "Not the whole town. Just save someone" rend parfaitement bien en contexte dans cet épisode, qui présente la même situation avec même Clara qui répète la phrase "Just one village ?" avec étonnement. Cela me fait dire que finalement The Girl Who Died était le meilleur moment possible pour exploiter ce filon, et démontre aussi à quel point Twelve a évolué.
DOCTOR: I know where I got this face, and I know what it's for.
CLARA: Okay, what's it for?
DOCTOR: To remind me. To hold me to the mark. I'm the Doctor, and I save people.
Ce Docteur en proie aux doutes depuis le début de son run, est vraiment en train de se trouver et de se positionner comme un superbe Docteur bienveillant et exemplaire.
L'explication s'inscrit très bien dans la mythologie du show actuelle (revisiter les visages volontairement, est un peu ce qui justifie l'apparition de Tom Baker dans le spécial 50 ans dans un rôle de conservateur). Le statu quo reste bien en place mais avec un certain regard nouveau. On nous rappelle toutes les conséquences de modifier l'histoire, des "règles" que le Docteur suit mais ne mentionne jamais (notion déjà introduite dans la scène d'intro, et qui refait surface quand le Docteur explique qu'il ne peut pas rester pour faire la guerre), et surtout les "ripples and tidal waves" que l'on avait déjà mentionné dans les deux histoires précédentes. Cette impossibilité de déjouer le temps et la mort constitue en fait un autre des thèmes du fil rouge de la saison, avec l'hybride ou la Doctorisation de Clara.
Autre point, très important : le rappel de l'"hybride" est une excellente surprise et fait vraiment mouche car personnellement j'avais pensé à tout sauf à de l'immortalité pour Ashildr, ou en tout cas, je n'avais pas imaginé que l'arc de l'hybride prendrait de l'importance si vite. La scène de fin est absolument magnifique. Le plan 360° avec un paysage nordique lumineux et et une Ashildr revigorée, qui tourne progressivement tandis que le visage de cette fille qui ayant reçu l'immortalité s'assombrit... Le jeu de Maisie Williams est parfait, sans dire un mot. Malgré mes craintes sur l'actrice, elle dégage un certain charisme derrière un mal-être d'une fille trop jeune pour son âge, qui colle parfaitement à ce personnage mis à l'écart et pourtant crucial. La musique, déjà de haute qualité dans l'épisode, est excellente. On voit défiler sous nos yeux toute l'histoire d'une vie dans l'arrière-plan, alternant progressivement entre surprise à l'annonce de l'hybride, joie de la voir vivante, et frayeur lorsque l'on réalise les conséquences que cela implique. En une minute, l'épisode fait le lien avec l'arc de la saison et nous laisse entrevoir tout le potentiel d'une intrigue basée sur le Docteur qui a créé une immortelle. Voilà comment faire un cliffhanger réussi. Ce plan final est un pur chef d'oeuvre !
Le concept de l'immortalité étant hyper prometteur si la série décide de l'aborder de manière plus sérieuse qu'elle ne l'a fait avec son personnage issu d'un cartoon (pour adulte), Jack Harkness. Le Doc regrette et fuit - un peu à la manière de sa réaction face à Jack dans The Parting of the Ways pour le coup, mais surtout, il donne une deuxième puce pour qu'elle se sente moins seule ce qui fait un rapprochement avec sa situation avec les humains avec qui il accompagne (et qui permet en plus de lier tout ça à Clara et à son départ inévitable qui risque d'avoir des conséquences chaotiques pour le Docteur). En clair : tous les arcs s'imbriquent vraiment bien entre eux et donne une vraie consistance à la saison dans sa globalité. C'est extrêmement bien ficelé du point de vue showrunning et cela ne sonne pas forcé dans le récit, tout ça pour dire que je suis très impatient de voir The Woman Who Lived en action. Rien que le trailer annonçant un épisode Clara-lite avec une Ashildr aigrie par la vie me semble être un super bon pitch d'épisode.
L'épisode n'est évidemment pas parfait. Il y a cette puce qui rend Ashildr immortelle, "récupérée de la technologie des Mire", qui n'a aucun antécédent dans l'épisode. Qu'importe en vrai, ce qui compte ici c'est surtout la moralité des actes, et l'impact énorme qu'a une histoire en apparence détachée, ce qui lui donne un peu une nature... d'hybride (eheh).
En résumé, The Girl Who Died n'est pas parfait mais est un exemple en la matière. C'est un petit bijou comique plus intéressant qu'il ne le laisse apparaître. Très bien écrit, avec des thèmes intéressants et intelligemment liés à la saison et à nos personnages, l'ensemble possède plusieurs degrés intéressant et reste un épisode poétique, drôle et touchant, ce qui résume Doctor Who.
DOCTOR Immortality isn't living forever. Immortality is everybody else dying.
Si The Girl Who Died commence de plus à plus à s'améliorer à mes yeux au fur et à mesure que j'y repense et que je le regarde, il est évident que The Woman Who Lived n'est pas une "suite" parfaite... L'épisode possède de très jolies thématiques et de réelles qualités mais se révèle malheureusement trop faible dans l'ensemble et termine juste comme étant banal à la fin.
Cela dit, les deux premiers tiers de l'épisode traitent à la perfection du sujet de l'immortalité et du rapport du Docteur avec elle.
DOCTOR: I looked into your eyes and I saw my worst fears. Weariness. Emptiness.
ASHILDR: That's why you can't travel with me. Our perspectives are too vast. Too far away.
Ce qui rend l'épisode extrêmement intéressant, notamment pour comprendre son besoin de voyager avec les compagnons humains, et son refus de voyager régulièrement avec des compagnons tels que Jack ou River. Le sujet principal est tellement réussi que la fin est, bien que dommageable, pas si dramatique que cela.
ME: You didn't save my life, Doctor. You trapped me inside it.
Là où l'épisode ne réussit pas du tout aussi bien que The Girl Who Died, c'est dans sa menace du jour. Le village viking et le Mire étaient ridicules, mais avaient un sens, une exécution comique réussie, et un message profond malgré tout. The Woman Who Lived a également de très bon messages dans son scénario : la valeur de la vie humaine, le fait de profiter de son temps car il est compté, etc. Tout le scénario avec Sam the Swift va dans ce sens : ce personnage lourdingue est le dernier sur la liste que j'aurais aimé voir immortel... pourtant, il profite de la vie à pleine dents, et n'est pas censé être "moins important" qu'Ashildr. En termes de fiction et de payoff, c'est frustrant, mais cela offre en fait un très beau contrepoids à The Girl Who Died, et cela illustre justement tout l'intérêt de l'épisode : voir le point de vue de deux immortels. Toute la fin où Me se met à penser comme le Docteur est très intéressante et le parallèle du sauvetage des deux villages est cool.
Cela n'excuse pas que Sam the Swift aurait pu être juste plus drôle. L'acteur connu en Grande-Bretagne m'irritait un peu. De plus, la menace n'a aucune puissance. Le Lion de Feu est sans doute un des pires ennemis jamais faits. Le scénario aurait gagner à trouver une menace originale (pour garder un enjeu autour de la mort de Sam, de Me qui souhaite partir mais reste s'impliquer, etc.). Il y a bien cette idée que Me voulait partir voir les étoiles, ce qui donne une raison tangible à son alliance avec le méchant, mais bon, le twist est prévisible, la fin expédié, Leandro juste inexploité.
Ce sont plus ou moins les seuls reproches que je fais à l'épisode. Même s'ils sont de taille, ils n'entâchent fort heureusement pas le reste, tant l'étude de la première partie d'épisode est divertisante. J'ai notamment adoré le passage où l'on voit toute la vie passée d'Ashildr et de comment elle a perdu ses enfants pour finir par tout refouler. En termes de contexte historique, c'est aussi bien de rappeler toutes les horreurs que la série ne montre pas par soucis d'intérêt pour l'aventure et les personnages.
ME: I live in the world you leave behind.
L'absence de Clara est aussi pertinente pour permettre une varie joute entre deux figures immortelles. Le Docteur a le rôle du compagnon qui questionne la moralité de l'immortel en face de lui - tout en adoptant une posture de mentor, qui veut guider Ashildr vers la bonne gestion de son immortalité.
Et enfin, je suis toujours aussi fan de la cohérence thématique et grammaticale de la saison. On retrouve quelques futurs thèmes importants de la saison, des choses dont on a déjà eu de gros signes, entre la mort quasi-assurée de Clara (ou en tout cas la fin tragique du style "Clara est séparée pour toujours du Docteur sans qu'aucun des deux ne puissent agir contre cela" - Me parle ici de "partir en fumée"...), les fameuses répercurssions temporelles, le fait de "care", ou encore l'aspect "ami/ennemi"...
ASHILDR: Take your pick. You've had an impact on this world. You've made waves.
DOCTOR: Sometimes tidal waves.
ASHILDR: Of course not. Enemies are never a problem. It's your friends you have to watch out for. And, my friend, I'll be watching out for you.
DOCTOR: Ashildr, I think I'm very glad I saved you.
ASHILDR: Oh, I think everyone will be.
Ce sont des mots-clés qui reviennent dans tous les épisodes jusqu'à maintenant, et ça a l'air de rien mais je suis tellement fan ! Et le foreshadowing que ça représente pour la fin de saison est ahurissant, et pose en plus des fausses pistes, mais ça, on ne s'en rend compte qu'après !
ME: I call myself Me. All the other names I chose died with whoever knew me. Me is who I am now. No one's mother, daughter, wife. My own companion. Singular. Unattached. Alone.
Enfmn, Maisie Williams n'est pas l'actrice la plus incroyable du monde, mais je continue de trouver que ce rôle lui va en fait à merveille. Son aspect à la fois fillette et adulte, son côté androgyne et son jeu à la fois inexpressif et charismatique, font du personnage d'Ashildr, qui peut changer sa voix, qui reste de marbre face à tout, et qui a vécu des siècles piégés à la sortie de l'adolescence, est juste une composition sur mesure pour l'actrice. Cela colle parfaitement à tout le conflit autour du personnage.
Par contre comme le dit Gizmo dans sa critique l'épisode aurait gagner à être placé un peu plus tard dans la saison, pour varier un peu sur le format et sur l'ellipse. Car là, le Docteur la recroise juste immédiatement.
Mais bon, cela permet aussi d'avoir des parallèles bien frais en tête avec le précédent épisode.
The Woman Who Lived me parle moins que The Girl Who Died et est résolument moins inventif, mais il est assez unique dans la série et relève d'une superbe écriture que je ne me lasse pas de retrouver en première partie d'épisode. Ses liens finaux avec le fil rouge sont plus ou moins convaincants, mais l'impression reste très positive.
