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Le délire autour des cerveaux est amusant mais incroyablement nanardesque. Dommage car la première partie avait cette idée amusante de jouer sur le trouble post-régénération du Docteur, mais tout s'est malheureusement effrité au fil des épisodes pour laisser place à une parodie de parodie de Doctor Who.
Un bien mauvais début, donc. McCoy fait le job, bien que comme le dise Koss, on est face à une incarnation plutôt générique, pas particulièrement charismatique. Mais il se dégage un petit côté "Mr Bean de l'espace" qui est plaisant. Mel, par contre, est une très mauvaise compagne dans cet arc, juste une demoiselle en détresse générique. La Rani, enfin, est une adversaire plutôt amusante qui, de ce que j'en ai compris, n'aura malheureusement jamais trouvé d'épisode à sa hauteur dans les Classics.
Le postulat de départ est plutôt séduisant, mais la production est vraiment au rabais. L'idée de ces tours-mondes qui nivellent socialement ses habitants est plutôt bonne, mais l'épisode (et les suivants) ne joue jamais de cette verticalité. McCoy a quelques bonnes répliques sur la curiosité, la soif d'aventures et son rapport aux civilisations, tandis que Mel reste totalement transparente (et un peu agaçante avec son désir de piscine). La fin est plutôt intriguante, entre l'évocation de l'architecte, le cliff cliché mais efficace, même si la série force un peu trop le trait avec son pseudo-nazi (moustache et costume compris).
L'ensemble est pas déplaisant, il y a un mélange d'imageries qui ancre vraiment le récit dans son temps (le peuple punk coloré très Hélène et les garçons) et j'aime bien les mémés canibales.
Le duo Pex/Mel c'est un peu l'enfer quand même.
Au moins Mel retrouve t-elle enfin sa chère piscine, même si la fin est bien risible. Paradise Towers peine vraiment à rendre ses menaces crédibles, comme pour Time and the Rani on se sent parfois face à une parodie de la série, les chauve-souris géantes étaient même plus convaincantes que les robots nettoyeurs.
Il y a sans doute un bon épisode derrière la production chaotique de Paradise Towers, malheureusement les qualités de l'épisode sont ensevelies sous les choix discutables d'écriture et un visuel à la ramasse.
Il y a un joli message dans cette association entre les différents habitants des tours pour contrer une menace commune, mais l'ensemble fait quand même un peu pitié tant les épisodes précédents ont brassé du vide au lieu de construire ses personnages. Idem pour le méchant et sa bataille finale avec le Docteur totalement risible, ainsi que la résolution clichée et prévisible.
Bref, après Time and the Rani, c'est un second flop pour l'ère McCoy. Les 2 partent de bonnes idées (la Rani déguisée en compagne/les tours comme symbole de disparités sociales), mais l'ensemble s'effondre rapidement en un gloubi boulga laborieux et sans ambition...
