Avis sur les séries
Avis sur les saisons
Avis sur les épisodes
Difficile d'apporter un avis plus constructif que Galax sur chaque partie de ce serial, tant il parvient à chaque foi sà synthétiser les qualités et (rares) défauts de cet Ark in Space. L'épisode impressionne par sa modernité (4 ans avant Alien, rappelons-le), sa noirceur (le body horror, la vision d'une humanité en pleine errance) et l'écriture des personnages (le trio central, très attachant, mais aussi Vira et Noah tous deux bien caractérisés et développés au fil des 4 épisodes). Vraiment un petit classique instantané, avec ce petit charme propre à Dr Who qui prend ici toute son ampleur : comment faire de la science-fiction de qualité quand on est fauchés.
Brrr, c'était vraiment pas terrible.
J'aime beaucoup l'idée du fil rouge qui unit les 2 serials (qui me rappelle d'ailleurs ce que Chibnall fera à la fin du premier épisode de la saison 11), mais malheureusement on plonge ici dans une histoire totalement inintéressante qui a en plus la bêtise de créer du suspense sur la nature de sa menace (spoiler : ce sont les Sontariens !!). Bon, je vais pas être trop dur, les scénaristes de l'épisode ont aussi regretté que le nom de l'ennemi soit spoilé dans le titre, eux qui l'avaient intitulé The Destructors (paye ton originalité).
Le seul aspect sympathique - au-delà du trio central, mais qui n'a ici pas grand chose à offrir - c'est le tournage en extérieur, un chouette contraste avec la claustrophobie de The Ark in Space.
Effectivement, on pourra reconnaître à The Sontaran Experiment une énorme qualité : il est court !
Sinon, le concept de Sontariens expérimentant sur la douleur que peuvent supporter les humains est amusante, mais le serial ne tire pas vraiment profit de la nature des Sontariens, n'importe quel autre alien générique aurait pu servir. Allez, si, je relèverai tout de même le fait que le Docteur fasse appel au code de l'honneur des Sontariens, ainsi que cette réplique amusante où le Sontarien ne comprend pas ce qu'est le cri de Sarah Jane.
Mais au-delà de ces quelques idées, rien ne surnage vraiment, et on s'ennuie poliment en attendant la fin.
Le voici, l'épisode absolument culte, à tel point que dès l'introduction on a l'impression d'assister à Doctor Who : le film.
Il se dégage de cette première partie une assurance redoutable. L'expédition in medias res prouve que Terry Nation a suffisamment de matière pour remplir 6 parties, là où certains serials n'auraient pas hésité à passer la moitié d'un épisode sur la discussion entre le Docteur et le Messager. De même, le travail sur l'atmosphère est excellent, comme dans The Ark in Space on sent à la fois toutes les limites du budget et tout le potentiel incroyable qui se dégage de chaque micro-détail, avec toujours ce soin particulier accordé aux dialogues qui permettent de jusitifier toutes les limites de production en les incorporant dans le lore de l'épisode.
