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Nom d'un chien, quelle reprise !
Il est en effet difficile de juger l'episode teckel, mais Chibnall s'est donné un mal de chien pour proposer quelque chose qui ne manque pas de mordant et parlera autant à un public de niche canin porte qui. Pour un scénariste qui avait commencé shiba, c'est vraiment une reprise au poil qui nous laisse excités comme des puces. Forcément, avec un tel démarrage il faut espérer que Chibos ne chie(huahua) pas trop dans la colle(y) ensuite. C'est là qu'est l'os.
Mais en l'état j'ai vraiment (labr)adoré. Clairement, lupari est réussi.
J'espère que je ne me ferai pas trop huer pour cet avis, car la vanne passe, les chiens aboient.
Vraiment wouf cet épisode.
Un serial charmant, quasiment un historical puisque l'entité maléfique est finalement assez secondaire face aux enjeux de pouvoir qui motivent le récit. Le cadre apporte beaucoup à une histoire relativement classique (je me serais bien passé du triple enlèvement de Sarah Jane), tout comme la galerie de personnages développés plutôt mémorable. Clairement une aventure plus anecdotique, mais qui ne manque pas de charme et permet de reprendre en douceur après un Seeds of Doom particulièrement éprouvant pour le Docteur et Sarah Jane.
Un épisode assez étrange, avec un rythme lancinant et des grandes séquences silencieuses qui tente de jouer sur la réalisation pour créer un sentiment de malaise. Bon, en soi on assiste à une énième intrigue de compagne possédée, ce qui est d'autant plus atténué que Sarah Jane se faisait déjà hypnotiser dans le serial précédent.
Mais cette première partie conserve un certain charme, notamment avec son postulat assez cruel et souvent peu abordé dans la série : après avoir bravé tous les dangers, affronté tous les monstres, le Docteur manque de tuer Sarah Jane à cause d'une (traditionnelle) erreur de coordonnées et d'un banal éboulement de chantier. C'est assez perturbant de constater le désarroi du Docteur face à une situation aussi quelconque et pourtant tragique qui rend soudainement la mort bien plus concrète que dans n'importe quelle autre aventure. Bien sûr, on reste dans les Classics et ce court instant est vite effacé par la reprise des péripéties, mais il donne une certaine singularité à cette histoire.
Un final un poil décevant, car gâchant un peu la figure d'Eldrad qui révélait une belle complexité dans la troisième partie et un lien avec le Docteur que peu d'entités extraterrestres avaient pu avoir jusqu'à présent (tout du moins dans les Classics que j'ai vus). On revient ici à une conclusion beaucoup plus classique, avec son lot de pièges à éviter et une résolution vraiment trop facile. Mais The hand of Fear reste un épisode marquant, tout d'abord car il est officialise clairement que les Time Lords peuvent changer de genre en se régénérant, n'en déplaise à ceux qui n'ont toujours pas accepté cette idée presque 50 ans plus tard. Ensuite, pour cette scène de séparation, très étrange, légèrement sous-écrite, mais terriblement touchante de simplicité et d'authenticité. Je regrette que Sarah Jane ait été un peu plus passive dans ses dernières aventures (2 aventures où elle est victime de possession à la suite), mais le charme de son duo avec Tom Baker aura clairement participé à rendre cette époque particulièrement mémorable.
