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Les personnages sont vivants. Maintenant, que la visite du musée Star Chrome est terminée, peut-être qu'on va aborder des trucs intéressants. Tout fonctionne, car tout donne l'impression que la série et les personnages ont commencé leur vie avant toi. Et Nicholas Britell fait vraiment un boulot très correct sur la BO, en l'absence de Ludwig Göransson (qui ne peut pas être partout).
D'une simple mission, ils te font un truc tragique. On est à des années lumières des robots tueurs de Moff Gideon. Superbe idée de montrer que certaines parties de la galaxie sont gérées par des milices privées, personnages sur lesquels la série s'attardent en les humanisant. La série souligne que la victoire des deux héros a un coût dont ils seront tout ou tard tributaire.
Je continue d'halluciner devant la qualité de ce que je regarde.
Mon Mothma, Coruscant sous le régime de l'Empire, le fonctionnement administratif de celui-ci,... Is this a dream ?
Je continue à me demander si ce que je regarde a été fait par les mêmes producteurs que The Book of Motos Fluos. La série montre exactement ce qu'il faut en rendant chaque personnage humain et vivant. Et ça bordel, c'est une vraie prouesse d'écriture des frères Gilroy qui n'ont jamais été aussi bon (le scénario de Kong: Skull Island, c'est Dan Gilroy). Tu as l'impression que chacun dans cette série est possédée, à l'image de Stellan Skarsgård, que je n'avais pas vu aussi bon depuis "A la poursuite d'Octobre Rouge".
Ce qui est même super fort est que tu crains presque pour la vie de Cassian, alors que tu sais qu'il va s'en sortir. Même ça, ils parviennent à le rendre crédible.
“Everyone has their own rebellion.”
Tout est dit. Elle peut venir d'une envie de vengeance, de l'argent, de la frustration, etc. Chacun possède son combat et tous doivent s'unir pour faire face à un Empire qui n'a jamais fait aussi peur depuis "L'Empire contre-Attaque". Voilà, ils sont là tous autour du feu, en quasi-guenille, en visant un objectif qui leur semble noble. C'est le personnage de Karis qui le précise bien : "Les atrocités se multiplient tellement que les gens oublient. C'est ça le fascisme". Ou comme Staline l'a autrefois formulé : "La mort d'un homme est une tragédie. La mort d'un million d'hommes est une statistique." Mais de ces morts, de ces coups de haches donnés, puis redonnés, il en reste toujours quelque chose. En l'espèce, ces hommes et ces femmes qui, avec leur bras et leur cerveau, s'apprêtent à faire le coup du siècle ou périr en tentant de le faire. Chacun dans son idéal.
