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Avis sur les saisons
Avis sur les épisodes
Un épisode absolument hallucinant de qualité. Dans les trois meilleurs trucs que Disney depuis qu'ils ont repris la licence. Je suis sur le cul.
Top Gun 2 / N'importe quel film de casse l'a montré, l'important, c'est la préparation. Pas celle du plan, non, mais le temps passé avec ces personnages qui se sont révélés peu à peu par des micro-gestes (Cinta qui touche la main de Vel) ou des demi-paroles ("He was a stromtrooper"). Les personnages sont humains. On craint de fait pour leur vie et on souhaite la réussite de leur plan.
Il faut saluer ici l'efficacité absolue du découpage, de la manière dont les plans sont systématiquement travaillés pour qu'on comprenne parfaitement la physique du lieu. Résultat ? Une presque heure ultra-intense où tout se joue au cordeau, filmée par une réalisatrice, Susanna White, que je ne connaissais pas et qui fait un travail très impressionnant. Le tout pour finir sur une course poursuite magnifique dans une explosion de lumière et de la joie d'avoir réussi.
La mort du lieutenant Gorn, de Skeen (complètement inattendu !) et surtout celle de Karis sont des déchirements. Il laisse derrière lui un manifeste un peu naïf, mais emprunt d'humanité, pile celle qu'il manque à l'ensemble des autres personnages (qu'ils soient des deux camps).
Sublime épisode. Le travail abattu par les frères Gilroy est pour l'instant ultra-impressionnant
PS : Et dire que dans l'épisode 7 de la saison 2 de The Mandalorian, t'as Bill Burr, Mando Cara Dune et Fennec, qui prennent d'assaut OKLM à quatre une base impériale avec 300 types dedans…
"I learned from Palpatine" Cette phrase <3
Il est temps d'une confession : Mon Mothma est un de mes personnages préférés de Star Wars (avec R2D2). De son apparition quasi christique à la fin de l'épisode VI, jusqu'à son rôle plein de sagesse dans Rogue One, en passant par la scène coupée de l'épisode III, de son opposition face à face avec Gerrera dans Rebel, à son accession au pouvoir post épisode VI. J'aimerais beaucoup qu'ils fassent une série là-dessus, d'ailleurs. C'est un des rares personnages qui créé l'unité dans ce fatras de sous-spin of et films. Elle est vraiment la seule raison pour laquelle j'ai regardé la série.
Et encore une fois, Gilroy prend le contre-pied de l'attendue en la montrant complètement seule et démunie, face à son mari qui ne veut rien changer de ses habitudes et cernée par des espions. Le personnage est incroyablement faible et tient par la seule force de sa volonté. Je suis d'ailleurs un peu dégouté qu'ils aient balancé la scène de l'appel au rassemblement de la résistance dans Rebel, alors que ça aurait pu faire une très belle fin de saison 2. Le personnage va sans doute tout perdre (elle est seule dans Rogue One) et ça sera d'autant plus tragique.
Sur l'autre versant de la montagne, se trouve Deedra Meero, dont l'abnégation et la réussite font presque plaisir à voir... Alors que c'est une énorme fasciste. C'est cette banalité du mal, cette volonté jusqu'au boutisme de faire son travail par carriérisme ou simple volonté de prouver les tord des autres (qu'on retrouve aussi chez le personnage de Syril) qui est la pire des choses qu'on puisse trouver chez un être humain.
En revanche, je ne suis pas super fan de la manière dont Andor est capturée. Cela en est quasiment absurde. Je comprends la volonté derrière bien sûr (montrer l'arbitrairisme de l'Empire), mais on sent trop ici la volonté d'amener le scénario vers d'autres cieux pour faire avancer l'intrigue.
PS : Je viens de capter seulement maintenant que la mère adoptive d'Andor est celle d'Harry Potter. Énorme paradoxe - au passage - pour Andor d'avoir voulu extraire sa mère de son taudis en utilisant un moyen qui précisément lui donne envie de rester et qui lui fait reprendre la foi. Encore une fois, même sur les détails, la série se tient parfaitement.
Et maintenant, ils s'attaquent au capitalisme... Hé ben... Une petite pensée pour les Ouïghours dont Disney a effacé les camps de travail dans Mulan.
Depuis le rachat de Disney, Star Wars n'est plus vraiment politique (excepté la scène des marchands d'armes dans l'épisode VII). Tony Gilroy vient rabattre les cartes, encore une fois, et de la meilleure manière qui soit. Puisqu'en effet, pour toutes les scènes de prison, il vient reprendre, involontairement ou non, l'esthétique de THX1138, le premier film de Lucas. Afin de montrer une bonne fois pour toutes la véritable filiation et le message d'origine de la saga. Et ça, franchement, c'est une superbe idée qui fait de cet épisode une vraie réussite aussi bien esthétique que politique. Diego Luna, impérial depuis le début du show, révèle une nouvelle facette de son jeu, tandis qu'Andy Serkis vient montrer toute l'étendue de son talent.
Quel show !
Et maintenant, ils s'attaquent au capitalisme... Hé ben... Une petite pensée pour les Ouïghours dont Disney a effacé les camps de travail dans Mulan.
Depuis le rachat de Disney, Star Wars n'est plus vraiment politique (excepté la scène des marchands d'armes dans l'épisode VII). Tony Gilroy vient rabattre les cartes, encore une fois, et de la meilleure manière qui soit. Puisqu'en effet, pour toutes les scènes de prisons, il vient reprendre, involontairement ou non, l'esthétique de THX1138, le premier film de Lucas. Afin de montrer une bonne fois pour toutes la véritable filiation et le message d'origine de la saga. Et ça franchement, c'est une superbe idée, qui fait de cet épisode une vraie réussite aussi bien esthétique que politique. Diego Luna, impérial depuis le début du show, révèle une nouvelle facette de son jeu, tandis qu'Andy Serkis vient montrer toute l'étendue de son talent.
Quel show !
