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Avis sur les saisons
Avis sur les épisodes
C'est comme dans la série : les projections et les anticipations ont conduit à ce moment-là, cet écroulement incroyable de la série. C'est stupéfiant à voir et ça fait mal.
L'idée directice de la série est ici pleinement exposée : faire une transposition robot-humain, montrer que l'humanité est aussi gérée par des codes, des algorythmes. Et... Et c'est tout. Comme si la complexité de l'humanité, ses choix, ses renoncements et ses errements pouvaient être résolu par un banal "dilemne du tramway" : je sacrifie une partie de l'humanité pour rendre la majorité heureuse. C'est affreusement bête. Même les philosophies utilaristes (Bentham et Mill surtout) ont dépassé ce problème. Ils y ont apporté de la nuance, de la profondeur, dans leurs développement respectives.
Cet épisode est une véritable insulte à l'intelligence du spectateur et réduit la série à sa dimension la plus bête, la plus idiote et la plus hideuse. Le tout, englobé dans un espèce de délires technologico-futuristes à base de démonstrations d'armes à la Call of Duty et par un récit en forme de flashbacks poussifs dont la conclusion avait été grillée dès l'épisode 3.
Fin de partie pour Westworld.
+ de débats enflammés avec Galax, qui a sans doute plus aimé l'épisode que moi !
Je crois que je n'ai jamais vu autant de Deus Ex Machina et des trous scénaritiques dans un épisode final de série : William qui ne tue pas Bernard, Charlores qui apparait à Dolores magiquement par deux fois, Lorenzo qui vient donner la malette à Bernard, William qui parvient à contacter un homme sorti de nul part pour lui donner rdv dans un hotel, Caleb qui parvient à traverser une foule qui se révolte, les révoltés qui prennent le temps de pirater les écrans de pubs et de les changer, etc.
La série, intra et extra écran, s'est complètement écroulée. Et dans ces ruines, l'intégralité de ses failles apparaissent béantes et laissent entrevoir l'ultime vérité : la saison 3 n'a servit à rien. Tout ce qui se passe dans cet épisode, à quelques exceptions prêts, aurait pu arriver dès l'épisode 3. Ce ne fut que du brassage d'air, gorgé de dialogues insipides et de moments lourdaux. Dieu que cette 1h30 fut longue. Dieu que cette saison le fut aussi.
Alors de tout ça, que reste-il ? Quelques moments (Bernard avec la femme d'Arnold, Caleb et Dolores dans Call Of Duty-world, Dolores et Maeve), mais c'est bien tout. Comme ultime pied de nez et symbole de leur impasse scénaristique, les deux showrunners font le choix de l'elpise pour la prochain saison. Mais franchement, qui ça intéresse encore ?
PS : Lynch qui se la joue running back à travers les flics, ça m'a bien fait rire quand même.
C'est totalement anecdotique et plutôt sympathique. Soit, pile ce à quoi je m'attendais et qui sera sans doute le lot des prochains épisodes. Un peu comme dans les comics "What if ?" d'ailleurs que peu d'auteurs sont parvenus à transcender. L'animation est sympathique (notamment sur le combat aérien) mais aurait gagné là aussi à changer à chaque épisode. Au début, j'ai un peu ralé en croyant que l'exposition de la bombe en début d'épisode était décorelée de la décision de Peggy de rester au plus près de l'expérience... Avant d'aller vérifier dans Captain America 1 que sa décision d'aller en haut entraine les autres membres de la délégation militaire à la suivre.
Je pense qu'on est malheureusement parti sur une belle suite d'inutilités. En vérité, le concept n'a que très rarement donné des choses agréables et ça n'aurait sans doute dû probablement jamais dépassé l'idée d'un enfant de 5 ans et demi.
L'épisode ne fonctionne absolument pas. Tous les problèmes du MCU d'origine sont évacués en 20s car Black Panther est badass. Pire encore, l'épisode fait une blague super génante (pour ne pas dire plus) sur Thanos qui aurait pû trouver une autre solution au génocide si on avait pris les temps de lui expliquer. Encore une fois, on se retrouve face à un Marvel qui semble n'assumer aucune de ses positions et qui ré-utilisent des théories internet pour se dédouanner. C'est assez aflligeant.
Le reste de l'épisode est un ennui profond, alignant les clins d'oeil sans but narratif précis.
