2 mois 3 jours 8 heures 17 minutes devant l'écran
Moyenne
13.74
Nombre de notes
2870
Nombre d'avis
1951
1680
Favorables
227
Neutres
44
Défavorables
Avis sur les séries
L'avis de MembreSupprime2 sur
'Til Death
C'est ta semaine, on dirait, Altair ! Vivement ton article de demain, d'après-demain et d'après-après-demain ! :)
Critique intéressante, en tout cas.
Par contre, c'est normal que dans le paragraphe de citation, "gay" est écrit "gai" ? On peut écrire les deux ?
- Des histoires d'homosexuels racontées par des homosexuels, ça change !
- Le ton très libre employé.
- La structure chorale de la série.
- Un premier épisode assez cliché, qui risque d'en rebuter certains.
- Des personnages définis par leur homosexualité au début – mais cela s'arrange un peu dans les épisodes suivants. Maintenant, il faut voir -sur la suite de la série comment ce point évolue.
- Un personnage principal moins attachant que les personnages secondaires.
Je te conseille la série Cucumber, écrite par Russel T. Davies, créateur homosexuel de la version anglaise de Queer as Folk. Elle regroupe tous les points positifs et corrige tous les points négatifs que j'ai cités ! Et je ne sais pas si c'est le cas pour celle-ci, elle parle de plein de sujets différents sur le sexe qui peuvent tout à fait se rapporter aux hétéros.
Avis sur les saisons
L'avis de MembreSupprime2 sur
American Horror Story / Saison 2
Ça démarrait plutôt bien avec pleins d'histoires s'entremêlant, une ambiance excellente, bref, tout ce qui fait le sel d'AHS.
Sauf que malheureusement, certaines intrigues trainaient vraiment en longueur (celles du Dr Arden et de Mary Eunice), du coup, le milieu de saison était vraiment très faible.
Heureusement, les scénaristes se sont décidé à les lâcher avant la fin de la saison pour laisser la place aux intrigues les plus intéressantes, on a donc eu le droit à une très bonne fin de saison, rattrapant les quelques épisodes du milieu.
Au final, Murder House reste, pour moi, la meilleure saison, dans sa globalité par rapport à Asylum.
L'avis de MembreSupprime2 sur
Banshee / Saison 3
Au final, une saison assez en-dessous des précédentes. Les intrigues principales étaient trop légères pour occuper pleinement 10 épisodes, du coup, on a eu le droit à pas mal de remplissage...
Il y a, cependant, toujours pas mal d'excellentes scènes et les combats/gunfights sont toujours aussi jouissifs...
Bonne nouvelle, la saison 4 n'aura que 8 épisodes, du coup, on peut espérer ne plus avoir ce problème, d'autant que - et ça, c'est quand même une mauvaise nouvelle - elle sera la dernière donc il faudra boucler absolument toutes les intrigues !
L'avis de MembreSupprime2 sur
Broadchurch / Saison 1
Une bonne série policière mais pas autant que ce à quoi je m'attendais puisqu'au fond, l'affaire est assez classique: on nous montre un nouveau suspect à quasi chaque épisode pour nous dire qu'en fait non et on découvre le bon (qu'on peut trouver soi-même, c'est à l'appréciation de chacun de savoir si on aime ou pas pouvoir deviner l'identité du tueur soi-même avant la fin) au dernier épisode. The End.
Le traitement des personnages est bon, tous comme les acteurs mais bon, j'ai pas accroché plus que ça... C'est peut-être aussi avec l'ambiance et la musique qui, si elles sont très bonnes, ne sont pas non plus extraordinaire (si, la musique du générique de fin, quand même).
Bref, je ne regrette pas de l'avoir vue mais comme ma moyenne de saison, ça vaut 14,25 et pas beaucoup plus... (et chez moi, c'est une bonne note mais sans plus)
Hâte de voir ce que les américains vont en faire, mais surtout ce que les anglais vont nous faire pour la saison 2: j'imagine un nouveau duo d'acteurs mais j'espère aussi un nouveau lieu (2 meurtre en peu de temps dans un petit village, ça ferait Wisteria Lane ou Le Mistral... ^^)
L'avis de MembreSupprime2 sur
Community / Saison 1
Une saison avec ses hauts et ses bas qui a moyennement démarré avec des épisodes constamment centrés sur Jeff cherchant à se taper Britta.
Puis on évolue vers un développement des storylines où les membres du Study Group sont mis en binômes pour nous proposer des histoires plus ou moins inspirées (rendant donc souvent les épisodes inégaux).
On découvre les personnages petit à petit: Jeff, le leader mais qui reste au final assez neutre dans l'histoire puisqu'il semble le moins taré de tous, Britta, la féministe/végétarienne/hippie chiante rabat-joie, Shirley, la catho chiante rabat-joie, Annie, la petite timide du lycée qui se révèle sexy à l'université (que l'on remarque à l'épisode Debate 109 (c'est dingue ce que des cheveux détachés peuvent faire comme effet... ^^)), Abed, le geek qui aime faire le parallèle entre sa vie et les films/séries tout en répendant la bonne parole des scénaristes à travers des réflexions méta, Troy qui lui aussi à ses délires bizarres qu'ils concrétisent souvent avec Abed, mais surtout Pierce, le vieux sénile homophobe/raciste !
On a aussi les personnages secondaires qui sont limites encore meilleurs que certains personnages principaux: le doyen avec ses délires zoophiles spécifiquement sur les dalmatiens qui cherchent à donner une meilleure image à Greendale tout en demandant un comportement politiquement correct pour finir par se contredire ("Don't use condoms !") mais surtout le professeur d'espagnol asiatique: Señor Cheng encore plus cinglé que tous les autres !
Ou encore les personnages qui apparaissent 10 secondes 1 épisode sur 3 comme Starburns ou Leonard .
Les épisodes corrects avec des storylines plus ou moins intéressantes s'enchaînent avec des parodies de films/séries souvent très drôles (sauf quand Abed se met à parler de programmes que personne en dessous de 30 ans ne connaît, et ça arrive souvent et c'est un peu dommage mais bon, je supppose qu'il en faut pour tout le monde) mais plombées par des storylines moyennes jusqu'au Contemporary American Poultry où cette fois, on atteint vraiment le niveau que Community aura pour le reste de la série (normalement) grâce à une parodie de mafia qui occupe tout l'épisode !
La machine sera alors lancé et on enchaînera les excellents épisodes (peut-être un peu moins pour le double épisode final...) sublimé par le mythique Modern Warfare qui a permis à la série de se faire connaître !
En 2009, l'une, si ce n'est LA meilleure sitcom qui soit à mes yeux est née ! (même si je ne le savais pas encore puisque cette saison ne sera bien sûr pas du niveau génial que sont les saisons 2 et 3 (et peut-être 5 ?))
Avis sur les épisodes
L'avis de MembreSupprime2 sur
Westworld / 1.01 The Original
Commençons par le commencement : le générique. Sa musique étant composée par Ramin Djawadi, j’avais peur qu’elle ressemble trop à celle de sa précédente création : Game of Thrones. Il s’agit, certes probablement, du meilleur générique jamais créé à la télévision, mais une redite aurait empêché Westworld d’avoir sa propre identité. Heureusement, il n’en est rien.
Si elle n’a pas le panache de celui de la série d’heroic fantasy, elle est, à l’image de ce que l’on voit se dérouler sous nos yeux pendant ces une minute et cinquante secondes, beaucoup plus complexe. Avec une véritable danse onirique entre violons et piano. Elle n’est donc pas forcément évidente à aborder dès la première écoute mais nul doute qu’elle sera de plus en plus appréciable au fur et à mesure des écoutes…
Visuellement, il n’a pas autant d’intérêt visuel que Game of Thrones mais il reste graphiquement très réussi, et surtout, on peut soupçonner les différentes images d’être des indices pour la série. À surveiller de près…
La première partie de l’épisode est assez classique puisque l’on découvre le scénario de base, tel qu’il a été écrit par les scénaristes du Westworld (va falloir faire gaffe, dans nos critiques, à ne pas confondre « les scénaristes DU Westworld », le parc, et « les scénaristes DE Westworld », la série… ^^). Du coup, on découvre une bête histoire de western hyper classique avec histoire d’amour et père tué à la tombée du jour, mais les scénaristes de Westworld n’ont pas pu s’empêcher de vouloir jouer avec nous. Si au début, la mise en parallèle entre le dialogue entre Dolores et son père et la scène d’arrivée de Teddy nous fait croire que ce dernier est un visiteur du Westworld, on apprend à la fin de cette journée qu’il s’agit aussi d’un androïde.
Cette révélation (des androïdes se cachent parmi les nouveaux arrivants) couplée à la journée qui recommence exactement comme elle a commencé au début de l’épisode, nous fait alors poser pas mal de questions, à commencer par : au final, qui est humain, qui est androïde ? Du côté des androïdes, il est facile de deviner que Dolores, son père, et Teddy le sont. Mais chez les humains, rien n’est moins sûr… Ed Harris semble l’être puisqu’il est capable de tirer sur les androïdes (on nous dit bien que les androïdes ne peuvent pas tirer sur les humains). On repensera alors à sa phrase : « cela fait 30 ans que je viens et tu ne te souviens toujours pas de moi »…
Mais tout son dialogue est vraiment très énigmatique et fourmille de détails à analyser : « Je n’ai jamais compris pourquoi ils vous ont mis ensemble. Ça me semblait cruel. » Qu’est-ce que cela veut dire ? Pourquoi cela lui semble-t-il cruel de mettre ces deux personnages ensemble ? Si Ed Harris n’était pas intervenu (en supposant qu’il est humain), que serait-il advenu de Teddy et Dolores ? Puisque c’est la fin de la journée, ils ne se seraient pas fait tuer puisque Teddy avait réussi à écarter la menace. Il y a le père de Dolores qui meurt mais ça n’en fait pas moins un destin tragique pour le couple Teddy/Dolores…
« Mais j’ai fini par comprendre : la victoire ne veut dire quelque chose que si quelqu’un perd. Ce qui veut dire que tu es le perdant ». Mais là encore, si Ed Harris n’était pas intervenu, que ce serait-il passé ? Teddy n’aurait pas perdu. Le dialogue de Ed Harris n’a alors de sens que si lui aussi est un androïde et qu’il vient à chaque fois pour tuer Teddy, et violer Dolores (enfin, c’est ce que l’on suppose qu’il fait). Mais alors pourquoi n’a-t-il pas été tué par Teddy ? Et pourquoi lui, a réussi à le tuer ? Serait-il l’un des rares androïdes (le seul) à posséder une arme véritable ? On repensera alors au flingue qui apparaît dans le générique… Ed Harris serait donc un androïde et il possèderait une « arme magique » ? Et pourquoi dit-il : « C’est bon d’être de retour ? », « ils t’ont rendu plus intrépide » avait-il dit à Dolores quelques minutes avant. C’est bien ça, il n’était pas venu depuis quelques temps…
Sans oublier la phrase : « on dirait que tu n’es pas l’homme que tu croyais être »…
Putain, si rien qu’une scène de 2 minutes nous fait poser toutes ces questions…
Nous commençons alors une 2ème journée qui semble identique à la première. D’autres questions me viennent alors déjà : comment se passe la transition entre les journées. Les androïdes se téléportent-ils ? Ou bien se transfèrent-ils à leur point initial ? Mais alors les visiteurs ne doivent pas les voir, au risque de briser le 5ème mur (oui pas le 4ème puisque l’on parle du parc de Westworld, et non pas de la série) Comment tout cela se passe ?
La caméra recule alors du Westworld pour nous montrer une version miniature de celui-ci pour aller vers le monde (le nôtre, j’imagine) qui contrôle ce Westworld. Lorsque j’ai vu ça, et n’ayant jamais rien su de l’histoire à travers le film duquel elle est adaptée, je me suis demandé : est-ce le véritable monde que l’on voit-là ? Les visiteurs doivent-ils alors être miniaturisés pour rentrer dans ce monde ? D’autres sur Internet parlent aussi d’univers parallèle, ou tout simplement d’un endroit sur terre qui abrite cet endroit. J’imagine que l’on nous expliquera ça plus tard…
On retourne donc ensuite dans Westworld avec la seconde journée. On peut alors s’amuser à voir les différences qu’il y a avec la première et nous demander qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que la scène que l’on voit soit différente de la précédente, alors que ce que l’on a vu juste avant était la même chose… Par exemple avec le shérif qui demandait auparavant à Teddy de s’occuper d’un malfrat, mais qui, cette fois-ci, le demande à ce qui semble être un visiteur. S’adressait-il à Teddy lors de la journée précédente parce qu’il n’y avait pas de visiteur dans les parages et qu’il fallait absolument quelqu’un pour poursuivre le scénario ? En tout cas, c’est avec cette histoire de malfrat que l’on pense forcément aux jeux vidéo, et notamment à Red Dead Redemption, pour le monde du Far West dans lequel ce jeu et la série évoluent. Le visiteur s’approche d’une cinématique et enclenche alors une mission qu’il peut choisir d’effectuer ou pas.
Je pense que l’on est beaucoup à s’être amusé à suivre les PNJ dans GTA pour voir ce qu’ils font (nan, pas vous ?), mais on s’aperçoit bien vite qu’ils ne font malheureusement qu’une boucle dans le quartier, ne vont nulle part et ne suivent aucun scénario. Eh bien dans Westworld, si. Chaque personnage aura son histoire et vous n’aurez probablement pas assez d’une seule journée (en tant que visiteur) pour tout découvrir…
Et ça m’a fait aussi penser aux jeux de rôle. Qu’ils soient grandeur nature ou sur plateau.
Tout bonnement passionnant !
On a ensuite un visiteur qui reconnait Teddy pour l’avoir guidé dans le parc. Et c’est là que je me rends compte que les histoires des personnages semblent être d’une diversité assez fascinante, à partir d’une simple petite histoire d’amour bateau !
Une autre remarque me vient alors que je vois Ed Harris croiser la prostituée qui s’adresse à lui comme il s’adressait à Teddy lors de la première journée. Il semblerait donc que les androïdes ne font absolument pas la distinction entre les humains et leurs semblables. Voilà qui risque de nous donner de potentiels twists de ouf à venir dans la série… À moins que, encore une fois, Ed Harris soit un androïde… #headache
Autre scène, autre nouvelle règle du Westworld. Si les androïdes ne semblent pas reconnaître leurs semblables, ils ne semblent pas étonnés de voir leurs semblables buguer, comme on le voit lors de la scène du couple de visiteurs qui a accepté la mission du shérif…
On a aussi cette mouche qui semble être la cause de ces bugs (le shérif en est sujet lorsque la mouche se pose sur lui) mais elle ne le fait pas pour tous (Teddy et Dolores, eux, ne buguent pas, enfin pas au début…).
Autre question : Qu’est-ce qui est scripté, qu’est-ce qui ne l’est pas. Les personnages que l’on voit sont-ils humains ou androïdes ? À chaque fois, il faudra attendre qu’un événement spécifique arrive pour prouver leur identité. Exemple avec cette famille d’afro-américains. Sont-ils humains ou androïdes ? On ne le saura qu’au moment où le gamin demande à Dolores si elle est réelle ou pas (ici, il est évident que les scénaristes du Westworld ne vont pas inventer une telle ligne de dialogue à une de leurs créations…).
Et la scène de la photo trouvée par le père de Dolores, ce n’est clairement pas quelque chose de scripté puisque c’est une photo de quelqu’un à Times Square, aucun rapport avec le Westworld. Mais on les voit bien interagir avec cette photo. Alors ? Jusqu’à quel point sont-ils capables d’improviser ? Et qui nous dit qu’ils sont capables d’improviser de petites choses, seulement. Ou est-ce un bug qui touche déjà le père de Dolores ?
Les androïdes peuvent se tuer entre eux, les humains peuvent tuer les androïdes, mais pas l’inverse. Mais alors comment fonctionnent ces armes ? Car ils tirent effectivement des balles. La preuve avec le malfrat qui boit du lait avec un trou dans le bide. Quel est le système mis en place pour ne pas que les humains prennent les balles ?
Le scénariste en chef est-il un fétichiste du lait ?
Bref, c’est complètement hallucinant ! Il n’y a pas une seule scène qui ne nous fait pas poser au moins une question (et c’est plus souvent plusieurs qu’une seule) ! Même le pilot de Lost ne nous le faisait pas autant ! Sans compter le potentiel absolument gigantesque de ce monde dans les histoires à venir. Si chaque androïde à sa propre histoire, et qu’elle a plusieurs ramifications selon ce qu’il va se passer avec les visiteurs ou pas, on est tout de suite vachement curieux de connaître tous leurs scripts !
On a aussi un peu de drama entre les différents gérants du Westworld. Mais je dois avouer que cela ne me passionne pas particulièrement pour l’instant. On peut donc redouter le pire comme le meilleur, de ce côté-là…
On a aussi, bien sûr, le sujet de l’empathie pour les androïdes selon les humains. Cela m’a particulièrement frappé lorsqu’un des visiteurs arrive à tuer le méchant de la scène de Paint It Black et que sa femme s’amuse d’en voir un en train de cracher tout son sang.
En parlant de Paint It Black, n’étant pas un grand fan des Rolling Stones (#TeamBeatles), je n’ai probablement pas autant été subjugué par la reprise de ce titre que mes collègues, mais je dois avouer que cela donnait une scène de pur western plutôt sympathique (même si pas transcendante pour ma part).
Mais les scènes les plus impressionnantes, ce sont celles lorsque les androïdes se font questionner par leur maître. Notamment la scène où l’actrice incarnant Dolores doit passer d’un état de panique à un état apathique en une demi-seconde, mais surtout l’acteur incarnant le père qui doit jouer toute une palette d’émotions (le sérieux, la panique, la menace, la folie), tout en gardant une gestuelle robotique, voire robotique buguée. Complètement hallucinant !
En parlant du père, on remarquera que celui-ci est donc maintenant interprété par le personnage que l’on a vu au début de l’épisode sous les traits du barman. Un peu comme dans un pilot de série où il arrive parfois qu’un acteur soit recasté entre deux versions de l’épisode (et justement, cet épisode EST un pilot, coïncidence ?)
Ah oui, par contre, petit défaut dans la mise en scène de l’histoire, ils utilisent par 2 fois la technique du murmure à l’oreille que le téléspectateur ne peut pas entendre. Un procédé un peu éculé en 2016, non ?
Au final, voilà un premier épisode particulièrement impressionnant qui nous fait questionner à chaque instant sur ce que l’on voit. Seul problème à cela : à trop réfléchir, on se retrouve à n’éprouver que très peu de sympathie, voire même d’empathie pour les personnages. Pour les robots… car ce sont des robots, on ne s’inquiète nullement pour eux. Et pour les humains, la plupart évoluant dans l’ambiance très froide de leurs « bureaux », le tout avec beaucoup de sérieux, il est assez difficile de s’y attacher…
En espérant que ce point-là s’améliore par la suite…
L'avis de MembreSupprime2 sur
Westworld / 1.02 Chestnut
Après avoir découvert le parc du point de vue des androïdes, on le découvre enfin sous le point de vue des clients. Et j’avoue que j’étais assez excité à l’idée de découvrir cela. J’avoue avoir été un tout petit peu déçu de ce côté-là…
J’ai adoré l’entrée du parc mais ensuite, on ne les voit plus beaucoup et tout ce qu’ils font, c’est se la jouer à la Game of Thrones cynique sur le monde qui ne vit que pour le sexe et la violence. Dans Game of Thrones, cela ne me gêne pas trop (même si c’est parfois exagéré) car nous sommes dans un univers moyen-âgeux. Je trouve cela plutôt cohérent. Mais dans le monde de Westworld, on n’est quand même dans un monde à la technologie extrêmement avancée. Je pense que les hommes ont gagné en intelligence depuis le temps… Là, effectivement, on a l’impression que les gens ne viennent dans le parc que pour ça… J’aimerais quand même que la série nous propose autre chose de ce côté-là…
Mais heureusement, tout cela est rattrapé par d’autres thèmes très intéressants, ainsi que par des mystères toujours plus fascinants :
Le sujet de l’existentialité des androïdes est abordé lors de la rencontre entre le client et l’hôtesse, ce qui m’a fait penser au test de Turing. Le rasoir d’Occam : la meilleure chose à faire est souvent la plus simple. Mais surtout : qui est-on vraiment lorsque l’on est livré à nous-mêmes, sans aucune règle pour nous régir.
Quant à : Ed Harris est-il un robot ou pas. Le doute est toujours permis : « that gentleman gets whatever he wants ».
Ed Harris qui, lui, pense que l’on est le plus vrai dans la souffrance.
Et puis j’aime toujours autant les subtilités dans les dialogues : « Here, every detail means something » dit Ed Harris.
Mais au final, c’est Ford qui gagne la palme du meilleur personnage de l’épisode grâce à son aventure solo dans le désert avec le gamin, ainsi que pour son discours face au scénariste en chef.
On a aussi ma réponse à la question que je me posais dans le 1x01 : comment font-ils pour retirer les androïdes du parc sans briser la cohérence de l’open world ? Ils peuvent être commandés à distance !
Et s’ils peuvent être commandés à distance, cela nous fait encore un niveau d’interprétation supplémentaire à propos des actes des personnages ! Donc, pour résumer, on a :
- C’est un robot qui suit son scénario
- C’est un robot qui improvise
- C’est un robot qui bug
- C’est un robot qui est contrôlé par quelqu’un d’autre
D’ailleurs, on se demande toujours comment le bug est transmis mais, et s’il n’y avait pas de bug ? S’ils étaient simplement contrôlés à distance et qu’on leur intégrait des souvenirs directement dans la tête ? Ne serait-ce pas une explication plus simple qu’une histoire de bug ? Les meilleures explications sont souvent les plus simples, a-t-on dit…
D’ailleurs, lorsque la gamine indique la direction du labyrinthe à Ed Harris, celle-ci est clairement contrôlée à distance. Mais par qui…
Le seul truc qui contredit un peu cette théorie, c’est le moment où Dolores demande « ici ? » à la voix qui lui demande de récupérer le flingue enterré. Pourquoi demande-t-elle « ici ?» ? Si elle était contrôlée, elle n’aurait pas à demander cela. Elle avancerait vers le point indiqué et se mettrait à creuser, sans poser de questions…
Il doit y avoir une autre explication pour son cas. Mais laquelle…
On apprend aussi l’existence d’un conseil, par l’intermédiaire du scénariste en chef, puis à la fin, lorsque Bernard prévient Ford que le conseil lui demande un nouveau scénario. Y aurait-il donc des gens encore supérieurs à Ford ?
Et si la série semble très forte pour introduire des éléments qui seront expliqués sur le long terme, ils peuvent aussi le faire sur le très court. En effet, lorsque Ford est avec le gamin et lui demande s’il entend des cloches, celui-ci finit par les entendre alors qu’il n’y a rien aux alentours. Juste après, on voit un plan sur Ford qui agite ses doigts. Un geste qui peut sembler anodin, jusqu’à ce que, au hasard d’une phrase : « Everything in this world is magic, except the magician », d’un blocage de serpent d’un simple levé de doigt, et d’un plan sur un clocher, l’on comprend pourquoi le gosse à entendu des cloches. Ford contrôlait ces cloches de son simple mouvement de doigts !
Je terminerai mes petites analyses par la plus folle : la timeline de Billy et son pote n’est pas la même que celle des autres. En effet, au début de l’épisode, on nous montre un logo du parc en gros plan, mais celui-ci n’est pas du tout le même que celui que l’on voit habituellement !
Au final, encore un très bon épisode (je n’ai pas parlé de la fameuse scène avec la tenancière du bar qui découvre l’horreur des coulisses mais c’était assez effrayant), même si j’émets quelques réserves sur le côté nihiliste du point de vue des visiteurs du parc…
L'avis de MembreSupprime2 sur
Westworld / 1.03 The Stray
Je crois que l’on touche aux limites du concept de cette série…
Cet épisode se centre beaucoup plus sur le parc. On passe donc 70% du temps à suivre des intrigues créées de toutes pièces par les scénaristes du parc (peut-être moins mais comme ces scènes me sont parues longuettes, c’est l’impression que ça m’en a donné). Le problème, c’est que comme je sais que c’est du fake, je ne trouve aucun intérêt à suivre ces intrigues. Et comme depuis le début de la série, je ne m’attache nullement aux personnages de Teddy et de Dolorès, je m’en fous un peu complètement de leurs intrigues… Le seul élément étrange et quelque peu intéressant, c’est ce groupe de gens masqués qui ne se font pas tuer par l’arme de Teddy…
Reste heureusement les intrigues du parc en elles-mêmes. Celles écrites par les scénaristes de la série (les autres aussi sont écrites par les scénaristes de la série mais vous m’avez compris).
Avec de l’avancement du côté des théories.
Celle de la double timeline est renforcée par Billy qui se prend un coup de flingue et qui se retrouve à terre, alors que dans les deux épisodes précédents, les humains qui se prenaient une balle ne bougeaient pas d’un pouce…
Puis à la fin de l’épisode. On pourrait croire qu’il s’agit de la suite de la scène précédente de Dolorès, mais on l’a vu grâce à la réminiscence du scénario ou elle se prenait la balle dans le ventre, ce n’est pas la première fois que cette histoire arrive. On pourrait donc tout à fait encore une fois avoir un jeu avec le montage (comme dans le 1er épisode avec l’arrivée de Teddy en train) et la Dolorès que l’on voit tomber dans les bras de Billy, ne serait pas la même que celle que l’on voit s’enfuir…
Reste alors un élément qui me chagrine. Si ce n’était pas la première fois que Dolorès utilisait un flingue (puisqu’elle a une réminiscence de la fois où elle s’était prise la balle), pourquoi est-elle étonnée d’en avoir un dans la main lorsqu’elle se retrouve dans le tas de paille ?
Autre élément important, Bernard dit que les robots ont été conçus pour s’adapter aux comportements aberrants. Ils ont donc bien une certaine capacité à improviser, comme l’avait dit Theresa dans un épisode précédent. Mais à nouveau, la question est : jusqu’à quel point…
Bon, je dois aussi faire un mea culpa à propos du contrôle à distance des androïdes. Lorsque la technicienne et Bernard découvre le robot qui s’enfuit, ils ne parlent pas de le contrôler pour le ramener « à la base ». Au lieu de cela, il faut qu’ils se fassent chier à le poursuivre. Donc, effectivement, ils ne sont pas contrôlables à distance. Enfin si, mais pas à plusieurs kilomètres entre le robot et son maître…
C’était cool aussi de voir une femme en tant que visiteur qui prend part à l’action. Même si elle n’apporte pas grand-chose à l’intrigue générale…
J’ai aussi bien aimé la réflexion méta sur le travail des scénaristes qui n’ont jamais révélé la backstory d’un personnage, tout simplement parce qu’ils n’en ont pas encore créé. Ça me fait un peu penser à Lost et à la critique qu’elle recevait souvent, consistant à dire que les scénaristes inventaient l’histoire au fur et à mesure…
La série répond aussi à ceux qui se plaignent que les scénarios des robots ne servent à rien puisque les visiteurs ne vont pas les voir. La technicienne (je ne sais plus son nom) le dit bien : c’est surtout pour leur établir une identité. Une jolie métaphore pour montrer que ce qui nous définit, ce sont nos actes, mais aussi notre histoire. Une réflexion dans la continuité de ce que l’on pouvait entendre dans l’épisode précédent…
Et c’est ici que l’on arrive à une nouvelle théorie : Bernard serait un robot. En effet, de la même manière qu’une backstory a été introduite pour Teddy de manière assez brusque, celle de Bernard sort complètement de nulle part, à travers une ligne de dialogue de la part de Ford faisant allusion à son fils malade.
Et comme par hasard, juste après, on nous montre une scène de dialogue entre Bernard et sa femme. Dialogue assez intéressant à travers certaines répliques : sa femme : « sometimes, it feels unreal to me… », Bernard ; « some mornings, when I first wake up, for a split second, I forget where I am, when I am…”, sa femme : “remember how he used to sleep” (donc sa prétendue femme le pousse à se souvenir de son passé), « do you ever wish you could forget ? » (serait-ce lié à sa condition de robot qui, contrairement à ceux du parc, n’oublie pas ce qu’il a vécu à la fin de la journée ?). Comme toujours, les dialogues de cette série sont assez fascinants à interpréter…
Après, peut-être n’est-ce que notre volonté de trouver des théories farfelues... Après tout, peut-être n’y a-t-il aucune interprétation à faire de ce côté-là… Mais il y a quand même beaucoup d’éléments pour que cette théorie ne soit balayée d’un revers de main…
Au final, nous avons une jolie réflexion sur l’identité et il y a toujours beaucoup de choses intelligemment faites, mais cela ne suffit pas à faire un épisode aussi bon que les précédents. Le problème du côté fake des robots et de leurs histoires est vraiment exacerbé dans cet épisode puisque celles-ci occupent vraiment beaucoup de temps. Et en plus, les scènes de Ford renforcent ce côté fake, vu qu’on le voit intégrer ses scénarios dans ce même épisode.
Cela risque de gêner la suite de mon visionnage de la série…
L'avis de MembreSupprime2 sur
Westworld / 1.04 Dissonance Theory
J’ai mieux apprécié cet épisode que le précédent. Il se centre plus sur les personnages humains, bien plus intéressants que les androïdes.
Par contre, en parlant d’eux, je crois qu’avec cet épisode, je vais abandonner ma réflexion sur « Les robots buguent-ils vraiment ? », « Est-ce de l’improvisation ? », « Quelles sont les limites à leur improvisation ? » etc., parce que là, avec l’intrigue de Ed Harris qui fait quand même des trucs assez oufs de son propre chef… Genre les mecs du scénario auraient prévu que des gens se jetteraient en taule puis feraient exploser des cigares ? À moins que Ed Harris soit manipulé ? Sauf que le gars est là depuis 30 ans donc il devrait le deviner, si c’était le cas… Et si c’est de l’impro, elle est quand même vachement ouf.
Idem pour la tenancière du bordel, soit c’est de l’impro mais ça va vraiment loin, mais dans le cas contraire, quel serait l’intérêt pour ceux qui la contrôlent de lui faire avoir des délires (idem pour Dolores) ?
Sans compter le fait que les scénarios changent apparemment beaucoup et que cela dérègle tout, selon une technicienne du parc…
Donc, ouais, de ce côté-là, je pense que je vais arrêter de réfléchir…
D’ailleurs, la série nous le dit lors d’une conversation entre Bernard et la technicienne : « I remember when I first started here : the hosts seemed very life-like. We begin to read things into their behaviours. The hosts don’t imagine things. You do.”
Bon, alors, autant je veux bien arrêter de théoriser sur l’identité de tel et tel personnages, autant théoriser sur les différentes timelines, là, ça m’intéresse beaucoup trop.
On s’était donc arrêtés dans l’épisode précédent avec une Dolores blessée croisant le chemin des deux visiteurs, à la suite d’une scène où elle se prend une balle. Mais à l’aide de certains indices probables, il n’était pas forcément évident que les deux scènes se suivent temporellement parlant.
En passant, petit dialogue amusant entre Billy et son pote, qui pourrait nous mener à la théorie que Billy est lui aussi un robot : « the park send her so that you will finally have something to give a shit about », « Oh yeah I’m sure the people who are in control are monitoring my every move… », “That’s exactly what they’re doing”. ET EN MÊME TEMPS : cela fait une réflexion sur le fait que nos émotions peuvent être manipulées, tels les robots, même si on est humain ! (serait-ce une référence à l’intrigue de Ed Harris ?) C’est très fort !
Alors autant Billy pourrait être un robot (même si ça serait quand même ouf, compte tenu de ce que l’on sait quand même sur lui, même s’il n’y a rien pour réfuter cette théorie), autant, Ed Harris, c’est de moins en moins probable, puisqu’une personne semblant être un client le remercie, lui et sa fondation, tandis que Harris le prévient qu’il est en vacances…
Mais j’ai pas bien compris d’où venait ces clients… Si une âme charitable pouvait m’expliquer… (en espérant qu’il reste encore des gens à lire mes élucubrations tardives… ^^)
Ah oui, tiens, en parlant d’élucubrations : c’est moi où le gars avec qui Ed Harris s’échappe (le gars qui avait attaqué la banque sous fond de Paint It Black dans le premier épisode) ressemble comme deux gouttes d’eau au pote de Billy ? Nan parce que la première fois que j’avais vu l’épisode, je croyais que c’était le pote de Billy qui était en taule. Du coup, je comprenais que dalle aux scènes de Billy et de Ed Harris (et j’ai vu sur internet que j’étais loin d’être le seul à me gourer entre ces deux-là). Je me demande quand même pourquoi ils ont pris deux acteurs qui se ressemblent à ce point…
Autre étrangeté : la meuf au tatouage de serpent connaît Wyatt alors qu’il a été inventé dans l’épisode précédent par Ford pour le background de Teddy. À moins que Wyatt existait déjà et que Ford lui a simplement ajouté un lien à Teddy ?
La religion des indiens est, elle aussi, intéressante car leur divinité semble être représentée par les personnes qui hantent les « rêves » des androïdes. C’est, dans un sens, assez cynique de la part des créateurs du parc. Les androïdes n’ont, si j’ai bien compris, aucun libre arbitre, aucune conscience, donc aucune capacité à réellement croire en une religion. Les créateurs auraient donc pu choisir n’importe quelle image pour créer une icône, mais ils ont choisi une image d’eux-mêmes qui représenterait un cauchemar que penseraient avoir les androïdes s’ils avaient une conscience… Bien tordus, les mecs…
Autre moment intéressant : le dialogue entre Theresa et Ford, sous fond de métaphore du passage entre l’ère de l’esclavagisme et la révolution industrielle. On avait vu Ford un peu connard dans l’épisode précédent lorsqu’il engueule un technicien parce que celui-ci avait couvert un androïde par pudeur, mais ici, il se faisait vraiment menaçant…
Enfin, une remarque m’est venu au moment de la nouvelle attaque de la banque qui amenait, cette fois-ci, des clients avec les malfrats : on n’a toujours pas vu de combats entre humains. Dans le premier épisode, des gens allaient pour attaquer les méchants, mais pas d’humains du côté de ces derniers. Dans celui-ci, c’est l’inverse. Comment se fait-ce ? Les dirigeants du parc font-ils en sorte que les humains ne se retrouvent jamais les uns contre les autres ?
Bref, un épisode plus intéressant que le précédent, mais du côté des androïdes, notamment de la tenancière, j’ai quand même beaucoup de mal à voir vers quoi la série veut aller…
