1 semaine 12 heures 56 minutes devant l'écran
Moyenne
13.76
Nombre de notes
255
Nombre d'avis
208
161
Favorables
22
Neutres
25
Défavorables
Avis sur les séries
Avis sur les saisons
L'avis de MrZ sur
Doctor Who / Saison 1
Voilà LA première saison du reboot de cette série plus que mythique.
Alors qu'en dire ?
Bah c'est évidemment monstrueusement kitsch, on sent le très gros manque de budget, empechant ainsi de laisser libre cours à beaucoup de scénaristes.
Mais ça reste réussi. Eccleston est magnifique et super charismatique en Docteur traumatisé par la Time War, les personnages sont tous très sympathiques (le seul raté étant Mickey, vraiment antipathique, et Rose étant juste moins réussie car chiante), et les épisodes sont globalement bons, il n'y a aucun vrai désastre à noter.
Au niveau de l'arc de la saison, c'est déjà moins bien, par contre. Les Bad Wolf sont insérés parfois de manière pas hyper subtile, et au final la révélation sur Bad Wolf est décevante, ne dure que 5 minutes et ne tiens pas debout scénaristiquement, c'est dommage.
Mon top :
1. Dalek
2. The Empty Child/The Doctor Dances
3. Bad Wolf
4. Aliens of London/World War Three
5. Boom Town
6. The Parting of the ways
7. The Unquiet Dead
8. The Long Game
9. Rose
10. The End of The World
11. Father's Day
L'avis de MrZ sur
The Thick of It / Saison 1
Le fabuleux univers de...The Thick of it.
Comment qualifier cette série ?
Gigantesque comédie noire, satire assez violente du monde politique anglais, The Thick of it surprend.
Non seulement par sa réalisation, tournée à la manière d'un documentaire, comme si nous étions le cameraman, qui n'a absolument rien à faire ici, qui flippe à l'idée de se faire tuer par le démoniaque Malcolm Tucker, mais elle surprend aussi par son scénario et ses personnages.
Les personnages donc.
En premier il y a évidemment Malcolm Tucker, magistralement joué par Peter Capaldi (l'actuel Docteur dans Doctor Who), spin doctor écossais extrêmement injurieux, aux tirades plus que mémorable, mais dont la qualité du travail égale son mauvais caractère, tant il arrive à sauver les miches de tous les autres personnages principaux à chaque épisode.
Après il y a Hugh Abbot. Ministre incompétent, n'ayant qu'en tête la volonté de garder son job, il est l'image parfaite du monde de la politique que le scénariste désire parodier, monde peuplé d'incompétents égoïstes ne sachant rien faire sans leurs conseillers.
Parmi l'entourage de Hugh, il y a Olly, jeune opportuniste peu doué, Glenn, le conseiller de Hugh, subissant bien plus qu'il n'agit, et Kerri, seule compétente du groupe, qui gère les conneries faites par Hugh ou Glenn en attendant que Malcolm vienne les régler.
Tous ces personnages malgré tout hauts en couleurs viennent nous dresser un portrait réaliste de cette fiction, alors que chacuns d'entre eux peuvent toujours nous sortir une tirade hilarante. (Attention, il faut toutefois adhérer à ce type d'humour.)
Le scénario se concentre en fait sur chaque bourde que Hugh commet, qui peut partir dans une spirale incontrolable où à chaque fois, il risque son job. On verra à chaque épisode Malcolm intervenir pour lui sauver les miches. Effectivement, le personnage principal n'est souvent présent qu'environ sur 1/3 de l'épisode, mais sa présence se ressent partout, et le spectateur attends presque à chaque fois sa venue, tant il porte la série sur les épaules.
Il faudra toutefois être un peu au courant du système politique anglo-saxon pour comprendre certaines parts de l'intrigue des saisons, ce qui n'a malheureusement pas été mon cas.
Avis sur les épisodes
L'avis de MrZ sur
Michiko & Hatchin / 1.03 Like a Frantic Pinball
Plus posé que les précédents, en introduction d'un mini two-parters (histoires à la fois indépendantes mais quand même liées), l'épisode ne se laisse pas faire une seule seconde par un océan de rien qui peut parfois envahir des épisodes de transition ou d'introduction. Ici, on fait purement et simplement exister le duo de personnages, on y croit vraiment à Michiko et à Hatchin, le tout sous une réalisation et une ambiance toujours autant sublime.
L'avis de MrZ sur
Michiko & Hatchin / 1.04 Stray Cat Milky Way
C'est exemplaire, encore une fois.
Ici on nous plonge littéralement dans la petite criminalité sud-américaine, avec ses gosses paumés qui veulent prendre le contrôle d'à peu près tout simplement parce qu'ils ont un flingue, ces gangs de favelas, avec ces personnes à côté qui tentent d'échapper à leur vie de merde et qui veulent simplement vivre heureuses.
Et c'est avant tout pour ça que cet épisode est profondément couillu, car il arrive à dépeindre de vrais personnages, de vraies femmes qui tentent de s'en sortir sans jamais tomber dans des clichés parfois trop facile.
L'épisode est aussi à applaudir pour cette fin monumentale, ultra noire en contraste avec le début de l'épisode (Hatchin bourrée, ou le concours de bibine entre Michiko et Pepe Lima, c'est toujours fun) mais qui rappelle au spectateur la cruelle réalité du monde auquel il fait face.
Vraiment puissant.
L'avis de MrZ sur
Michiko & Hatchin / 1.06 The Saudade of Fools, Parte 2
Critique du double épisode que je fais ici.
Et beh c'était spécial !
Certes en dessous des épisodes précédents, spécialement après l'énormissime épisode 4, ces deux épisodes paraissent comme étant faiblards. (Surtout après avoir vu l'épisode 7...)
Mais ils n'en restent pas moins bons et construits de manière assez couillue.
Si la première partie prend un ton très sombre et mélancolique en explorant un peu le fil rouge de la série, la personnalité d'Hiroshi, de nouveaux personnages importants et le passé de Michiko, la seconde partie désamorce brutalement l'ambiance de la première en offrant une conclusion complètement surréaliste et franchement drôle, conclusion qui est bien sûr complètement voulue. Toute la partie où Michiko s'invite dans l'arène, combat le taureau elle-même en jouant l'apprentie torero pour ensuite combattre l'antagoniste pour qu'Hatchin se retrouve dans une situation encore pire qu'avant, c'est délicieusement absurde et on s'en amuse beaucoup.
Surtout que faire une conclusion pareille était particulièrement casse-gueule.
L'avis de MrZ sur
Michiko & Hatchin / 1.07 The Rain That Falls in Monotone
C'est pour ce genre d'épisode que je suis fan d'animation japonaise, que je crois encore intensément qu'elle a beaucoup de chose à nous offrir et à nous apprendre.
C'est simple, l'épisode est parfait. Il nous raconte l'histoire de vraies femmes, qui ne se limitent pas qu'à deux ou trois dimensions, des femmes qui possèdent une vraie profondeur, une vraie personnalité. Au point où on pourrait croire à leur existence en tant qu'être humain, vivant seulement dans un monde parallèle au notre.
L'épisode en lui-même est monstrueux. Sulfureusement sexy, presque gênant, l'épisode prend soin de ne jamais forcer dessus, laissant le tout évoluer naturellement, comme porté par l'eau.
Mais en plus, l'épisode est symbolique. C'est avec cet épisode qu'Hatchin évolue et prend la décision de participer à cette aventure d'elle-même, de vouloir rencontrer son père d'elle-même, quitte à faire ça sans Michiko pour qu'elle puisse être heureuse, là où en parallèle, Michiko commence à réaliser une vie sans Hiroshi.
Bref, c'était fort, c'était beau, c'était puissant, c'était Michiko to Hatchin.
