Critique : Covert Affairs 2.03

Le 23 juin 2011 à 09:04  |  ~ 4 minutes de lecture
Episode standard qui, malgré le potentiel de l'idée de départ, n'ira jamais au delà du simple divertissement. Au programme, Annie de retour à la Ferme et Arthur Campbell qui s'isole petit à petit.
Par sephja

Critique : Covert Affairs 2.03

~ 4 minutes de lecture
Episode standard qui, malgré le potentiel de l'idée de départ, n'ira jamais au delà du simple divertissement. Au programme, Annie de retour à la Ferme et Arthur Campbell qui s'isole petit à petit.
Par sephja

Pitch retour à la ferme 

Annie est embauchée pour partir à la recherche d'une taupe qui balance sur un site Iranien le nom des jeunes recrues de la CIA. L'Agence suspecte un formateur de la Ferme, l'école dont vient Annie, d'être à l'origine de ces fuites et envoie l'agent Walker sur place avec pour mission de débusquer la taupe. De son côté, Arthur Campbell se retrouve confronté à son ex-femme et un sénateur un peu trop curieux. 

 

 

Un épisode à fort potentiel qui manque la cible 

Construite comme un épisode solo, cette intrigue commence par une simple romance qui ne trouvera jamais l'occasion de s'intégrer correctement à l'épisode. Si le récit est prenant et divertissant, avec un final certes bâclé mais spectaculaire, Covert Affairs aura une fois de plus manqué l'occasion d'être plus qu'un simple summer show sans conséquence. Porté par ses deux vedettes Piper Perabo et Christopher Gorham, l'épisode mise sur leur duo toujours aussi efficace sur le terrain, permettant à la série de conserver ce charme particulier qui fait son succès. 

Profitant d'une galerie de jeunes comédiens assez convaincants, le centre de formation possédait le potentiel pour produire un whodunit satisfaisant, mais aurait nécessité plus d'un épisode pour cela. La mission n'est pas anodine, Annie pouvant à tout moment se faire griller définitivement. Mais jamais le show ne donnera à toute cette histoire l'ampleur qu'elle aurait pu mériter. Il ne reste plus qu'à se satisfaire d'un final clairement "parachuté", mais source d'une cascade bien dans l'esprit de la série. 

Du divertissement avant tout, mais qui ne parvient pas à aller au delà, proposant un épisode agréable là où le spectateur aurait pu espérer un peu plus. Le retour aux sources d'Annie n'aura pas amené de véritables révélations la concernant, et la partie romance de l'intrigue s'avère ennuyeuse car totalement hors contexte. 

 

 

Une mythologie qui se met en place 

Si la mission du jour est simple et efficace, l'intrigue autour du couple Campbell va se complexifier en jouant sur deux tableaux : Jai Wilcox et l'introduction de l'ex-femme d'Arthur Campbell. Pour Jai Wilcox, l'intrigue joue dans la finesse, le père plaçant lentement les pions nécessaires à la déstabilisation du chef de la CIA. La loyauté de Jai est encore soumise à question, le jeune espion essayant de tester Joan pour trouver son meilleur intérêt dans une bataille qui s'apprête à éclater. 

L'autre angle d'attaque consiste à créer une séparation dans le couple Campbell, la solidité de leur relation empêchant les entreprises de déstabilisation de vraiment réussir. L'arrivée de l'ex-épouse (interprétée par Rena Sofer)  va jouer un rôle déterminant dans l'évolution de la relation des deux époux en misant sur la jalousie pathologique de Joan. Espérons que les scénaristes sauront montrer plus de conviction par la suite dans cette partie de l'intrigue qui semble encore hésitante, comme si les créateurs craignaient de perdre les spectateurs en compliquant trop le récit.  

 

Un divertissement estivalier simple et efficace

Bien loin des promesses du final de la saison dernière, Covert Affairs se limite à produire un spectacle certes efficace et divertissant, mais qui semble incapable de jouer efficacement sur plusieurs tableaux. Le scénario d'Erica Shelton, ancienne scénariste de Cold Case, propose des personnages attachants qui seront, espérons-le, réutilisés par la suite. Il ne reste alors plus qu'à oublier le souvenir de la saison deux d'Alias et à accepter que la série se limite à une succession d'épisodes solos réutilisant fréquemment les mêmes ficelles.

Ni mauvais, ni réellement enthousiasmant, cet épisode possède heureusement la patte efficace de Allan Kroeker à la réalisation, qui justifie une fois de plus son rang de réalisateur hors pair. Le combat final est de ce point de vue une vraie réussite, et le rythme de l'ensemble s'avère particulièrement agréable. La séquence du plan, jolie petite trouvaille scénaristique, donne l'idée de ce qu'aurait pu être cet épisode avec un peu plus d'ambition. Trop formatée, Covert Affairs s'enferme de plus en plus dans des schémas qui risquent de la mener à l'asphyxie.

 

J'aime : 

  •  un casting de qualité, dont Athena Karkanis que j'apprécie beaucoup 
  •  une mythologie qui se met assez sûrement en place 
  •  simple et efficace ... 

 

Je n'aime pas : 

  •  ... mais aussi terriblement pauvre question ambition 
  •  un peu trop prévisible 
  •  un potentiel un peu gâché 

 

Note : 12 / 20 

Simple et efficace, voilà la devise d'un épisode sans grande originalité, mais qui assure le minimum nécessaire et propose un divertissement de qualité correcte. La richesse du casting et la qualité de la réalisation sauvent un show qui semble de moins en moins capable de se transcender. A noter, un point noir avec une intrigue romantique superflue et incohérente.

L'auteur

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