Critique : Doctor Who (2005) 7.17 - Le temps des adieux pour Matt Smith

Le 10 January 2014 à 16:04  |  ~ 18 minutes de lecture
La onzième heure est passée. L’horloge sonne minuit. Joyeux Noël, Docteur.
Par Galax

Critique : Doctor Who (2005) 7.17 - Le temps des adieux pour Matt Smith

~ 18 minutes de lecture
La onzième heure est passée. L’horloge sonne minuit. Joyeux Noël, Docteur.
Par Galax

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, The Time of the Doctor est un épisode très simple. Sans être aussi féérique que l'ont été les derniers épisodes spéciaux de Noël, il garde tout de même sa part de magie, mais surtout, il se devait de répondre à toutes nos questions. L'épisode mélange habilement les révélations et les hommages à la vie du Onzième Docteur. Après que Matt Smith a resserré une dernière fois son nœud pap’, il est temps de faire le point, sur son parcours et sur celui du scénariste.

 

Il est l’heure de dire au revoir à Matt.

 

Matt Smith

 

Le Docteur. Son nom, son jour, son heure. The Time of the Doctor est le troisième épisode d’une petite trilogie, quasiment centrée exclusivement sur le même personnage, qui occupe évidemment toute la place comme cela a toujours été un peu le cas ces trois dernières saisons. Le Docteur est à l’honneur et on peut dire que tout a été fait pour rendre hommage à la onzième incarnation. Tous ses vieux ennemis sont réunis, les Daleks, les Cybermen, les Anges et les Silent, son nœud papillon, sa célèbre danse de la girafe, les dessins des enfants, jusqu’au dernier plan sur le bol de poisson pané crème anglaise. Et que dire de Matt Smith, sinon qu’il s’est surpassé et qu’il a livré de loin sa plus merveilleuse prestation. Il sait simplement tout faire, du gamin tout excité au vieillard fatigué.

L'épisode se construit principalement autour du siège et de la guerre de Trenzalore. Les phases d’actions sont à la hauteur des attentes sans être trop présentes (c’est Noël après tout). L’écriture est originale, se construisant autour des ellipses et de la narration de Tasha Lem. Un rythme à la sauce Moffat en somme. Ce choix est discutable mais retranscrit très bien la portée et la durée de la guerre. J'ai personnellement beaucoup aimé. Le personnage de Tasha Lem est d’ailleurs plutôt intéressant, sorti de nulle part, certes, mais sans pour autant nous donner un arrière-goût de cheveu dans notre soupe comme l’avait fait Mel par exemple. Nous avons aussi eu droit à quelques séquences dans l’esprit de Noël, grâce au vieux Docteur entouré par les enfants – le rapprochement avec le Père Noël est encore moins subtil que dans les Spéciaux de Noël 2010 et 2011, néanmoins l’alchimie de Smith avec les jeunes acteurs est toujours aussi belle, notamment pour le petit qui, à la manière d’Amelia, veut attendre le Docteur.

 

Matt Smith et son noeud papillon.

 

Le meilleur moment de l’épisode est le discours final d’Eleven, à propos du changement et de la vie, qui est sans doute l’un des plus beaux jamais vu dans la série. Ses adieux sont très émouvants sans pour autant être tristes, car après tout, c’est une toute nouvelle chance qu’on lui offre, qu’y a-t-il de triste à changer quand l’on s’attend à mourir ? Le simple « Raggedy Man, Goodnight » de cette très chère Amelia, suivi du fantastique « I will always remember when the Doctor was me. » sur l'air de The Long Song suffisent à sublimer cette scène et à sceller à jamais Eleven dans nos cœurs. A un certain stade, les mots ne sont même plus utiles. Comment expliquer ce qu’un simple plan sur un nœud papillon qui tombe peut nous faire ressentir ? C’est indescriptible. A mon sens, cela vaut bien plus que n’importe quelle tournée d’adieux et il n’y avait pas plus belle fin possible.

 

Il est l’heure de résoudre tous les arcs.

 

Il l’a fait. C’était impossible, inimaginable, insurmontable. Mais il l’a fait. Steven Moffat a réussi à répondre à toutes les questions qui nous brûlaient les lèvres. En cela, l’épisode est plus qu’un au revoir à Matt, c’est un au revoir à son ère, à la première ère de Moffat.

Nous savons désormais que le Silence est une organisation religieuse créée par Tasha Lem, la mère supérieur de l'Eglise papale. Cette organisation tire son nom de leur principal objectif : faire taire le nom du Docteur. Ceci afin d'empêcher une seconde guerre du temps que provoquerait le retour des Seigneurs du Temps, piégés dans un autre Univers, si le Docteur venait à répondre à la question. La question, "Doctor Who", qui s'est transmise à travers tout l'espace et le temps, est le seul moyen pour les seigneurs du temps de s'assurer de la présence du Docteur de l'autre côté de la faille. Souhaitant également éviter une guerre, le Docteur déclare Trenzalore protégée, et prépare un siège avec l'aide de l'église, tout en sachant que ce siège va se terminer en guerre, une guerre fatale dont il ne peut en réchapper, puisqu'il a vu sa tombe dans le futur.

L'Eglise, pour s'assurer du Silence du Docteur, va également tenter de l'empêcher d'atteindre Trenzalore en remontant dans sa ligne temporelle. Leur première action va être de faire exploser son TARDIS, pour tout simplement supprimer sa capacité à voyager. Il en résultera la création de la Pandorica, d'une alliance et de fissures partout dans l'espace et le temps, certaines ouvrant sur d'autres mondes, d'autres sur le void. L'une d'entre elles étant la fissure par laquelle les Seigneurs du Temps transmettent leur message, un paradoxe selon le Docteur. Mais leur premier plan ayant échoué, une certaine branche du Silence, dirigée par Madame Kovarian et s'éloignant légèrement du but premier de l'ordre, met alors en oeuvre la création d'un point fixe : la mort du Docteur, dans l'Utah. A l'aide du pouvoir d'implanter des idées dans le cerveau d'autres espèces, ils vont pouvoir mettre en oeuvre tous les moyens pour tuer le Docteur : une machine à voyager dans le temps, une combinaison spatiale et bien sûr, un meurtrier. Enlevant Amy, ils prennent son enfant, Melody Pond, pour en faire un psychopathe qui accomplira le meurtre. Le Docteur échappera une nouvelle fois à sa mort, mais seuls ses compagnons en seront informés dans un premier temps. Le Silence a échoué, le Docteur n'étant pas mort, atteignant finalement Trenzalore dans le futur, une première fois, voyant le Cimetière qui résulte de la guerre, une seconde fois dans la ville de Noël où il mènera cette dîte guerre. Le Docteur parviendra finalement à échapper à sa mort certaine grâce à l'intervention des Seigneurs du Temps.

 

De vieux ennemis côte à côte

 

C'est impresionnant de cohérence. Il y a peut-être bien quelques détails qui peuvent différer selon les points de vue, mais tout de même, c'est maîtrisé. On peut critiquer la manière dont cela nous est annoncé, tout comme on peut critiquer le côté « fourre-tout » de l’épisode. Je le vois plutôt comme le point central qui relie tous les éléments laissés pour compte. Effectivement oui, nous avons un deus-ex-machina sur la fin, mais c’est en quelque sorte devenu la marque de fabrique des season final de la série. Cette solution est couplée à une résolution par paradoxe qui remet en question The Name of the Doctor, tout cela est assez facile, certes. Mais vous vous attendiez vraiment à voir le Docteur mourir ? Au final, c’est une résolution comme une autre, qui a son petit effet et qui reste simple dans sa globalité, comme toujours.

Les conclusions sont toutes plus ou moins satisfaisantes, j’ai particulièrement aimé la tournure qu'a pris le « Silence » et leurs membres, ainsi que le traitement de la planète Trenzalore avec la « guerre amère qui n’en finit plus » dont on nous avait parlé auparavant. Le showrunner a su également rebondir sur les acquis, c’est-à-dire qu’il arrive à se servir de ses propres intrigues et à trouver des liens logiques qu’il n’avait, j’en suis certain, pas envisagé à la base. Un talent qu’il n’a jamais maîtrisé comme Russel T. Davies avec The End of Time, mais il s’en sort plutôt pas mal. Le fait d’avoir piégé les Time Lords dans un Univers est une chose, mêler la faille à cette intrigue en est une autre et c’était très intelligent, car cela coule de source : on nous a toujours dit que les failles pouvaient ouvrir sur d’autres mondes, en voici la preuve. Quand en plus, Moffat se sert de la caractéristique des failles : « se répandant dans tout l’espace-temps » pour justifier la prophétie de la question « la plus ancienne de l’Univers », je n’ai qu’une chose à dire : chapeau l’artiste !

On pourrait presque croire que tout était planifié, et cela doit être en partie vrai. Autre exemple : la mystérieuse chambre n°11 du stand-alone The God Complex. L’explication est plutôt astucieuse même si elle n’était pas forcément nécessaire. Le véritable mystère de cet épisode n’était de toute façon pas ce que contenait la chambre, mais plutôt en quoi un Seigneur du Temps a foi, mais c’est un autre sujet.

Steven sait ce qu’il fait. J’en suis sûr maintenant et je ne doute plus de lui.

 

Il est l’heure d’une nouvelle ère

 

Peter Capaldi en action

(la comparaison ci-dessus est une blague de mauvais goût, certes...)


La scène finale est comme à son habitude consacrée à l’introduction du prochain Docteur. Aussi brève que l’ont été les premières scènes de David Tennant et de Matt Smith, cette petite introduction était plutôt réussie. Je pense que tout le monde a été plus ou moins choqué de le voir arriver si vite, après une telle régénération et un tel épisode. Je n’ai personnellement pas eu le temps de réaliser ce qu’il se passait, mais cela passe mieux au revisionnage. En tout cas, c’est l’occasion d’entendre les premières notes du nouveau et magnifique thème du Docteur, c’est aussi l’occasion de voir un peu le Douxième Docteur en action. Pour l’instant, il est assez banal, reprenant une réplique assez classique : « Kidneys ! Brand new Kidneys ! ». Ten s’était émerveillé de ses dents, Eleven de ses jambes, avec Twelve, c’est au tour des reins. Apprenons l’anatomie avec Doctor Who ! La dernière phrase de l'épisode est cependant très drôle et prometteuse.

Maintenant, on peut se poser une question : à quoi ressemblera l’ère Capaldi ? Moffat a conclue tous ses arcs, ne laissant que la piste de Gallifrey qu’il avait lancée dans l’épisode précédent. Etait-il temps de laisser la place à quelqu’un d’autre ? J’aime Moffat. J’admire son travail et il m’a maintes et maintes fois prouvé qu’il est capable de faire un Doctor Who fantastique, comme il l'a fait encore une fois dans cet épisode. Mais je pense qu’il était peut-être temps qu'il tire sa révérence. A la manière de The End of Time, le dernier épisode du Docteur est aussi un condensé de tout ce qui caractérise le talent du showrunner. The Time aurait fait un très beau final pour le scénariste, laissant Capaldi entre de bonnes mains, confiant la série et la saison huit à un nouvel esprit rempli d’idées incroyables, qu’il s’appelle Gatiss, Withouse, Gaiman ou Cross. Cela dit, j’ai toujours confiance en Moffat. Je suis certain que la prochaine saison sera excellente, comme à son habitude. Simplement, le Onzième Docteur était son Docteur. Il a créé tout un univers constitué de Poissons panés, de Nœud papillon et de Geronimo, aura-t-il autant d’idées pour construire un background aussi original avec Peter Capaldi ? Je l'ignore. Mais j'ai un petit doute. Les idées de Moffat ne sont plus aussi fraîches qu'avant.

 

Raggedy Man... Goodnight.

 

En effet, Moffat peine à se renouveler. Cela me fait mal de dire ça, mais l’intervention d’Amelia en fin d’épisode et la remarque du Docteur sur « le premier visage que ce visage ait vu », aussi belles soient elles, prouvent bien que le Docteur et Amy formait comme un tout. Ce simple caméo d’Amy supplante toute les interventions de Clara durant les 58 précédentes minutes, là où Amy s’était pourtant complètement effacée face à Oswin Oswald dans Asylum of the Daleks. La raison est simple : Moffat ne sait plus quoi faire de son personnage. C’est malheureux, mais ses deux premières apparitions, dans le 7.1 et le 7.6 (The Snowmen), étaient absolument géniales. Ensuite, il a laissé le mystère prendre le dessus sur la personnalité de Clara, ce qui était pour moi la bonne solution à ce moment précis. Pourtant le duo Eleven/Clara fonctionnait toujours à merveille, presque naturellement. Mais, depuis la révélation de son mystère dans The Name of the Doctor, c'est comme si Clara n'était plus là. Nous n'avons pas retrouvé la fille pétillante, la fille qui parlait à mille à l’heure, parfois surpassant le Docteur, la fille qui était malgré tout normale mais qui faisait une bonne compagne, plutôt débrouillarde mais obéissante, ce qui changeait des jeunes filles rebelles qui dirigent le Docteur comme nous avons eu pendant deux saisons et demi avec Amy et River.

Non, au lieu de ça, on se retrouve dans The Day of the Doctor et The Time of the Doctor avec une Clara qui n’est là que pour faire avancer vite le scénario, pour poser les bonnes questions et pour agir comme l’ange gardien du Docteur. L’introduction de la grand-mère de Clara ainsi que le talent de Jenna Coleman sont louables, la scène du cracker entre le vieux Docteur et Clara était également très touchante, mais cela s’arrête là. La vérité, c’est que depuis deux épisodes, le duo Eleven/Clara n’est constitué presque que de blagues et de délires entre deux gamins (hormis quelques rare scènes dont celle que j’ai évoqué un peu plus haut). Car Moffat avait tout simplement trop de choses à combler, entre l’anniversaire, les réponses aux questions et le départ de Smith, ce qui ne lui a pas laissé la place de développer son propre personnage.

C'est dommage, j'ai beaucoup aimé Clara dans la deuxième moitié de saison. Mais tout repose désormais sur l’alchimie des deux acteurs, qui permet au final de ne pas être dérangé une seconde dans un épisode concentré avant tout sur le Docteur, bien heureusement. Néanmoins, il ne faut surtout pas creuser. Ainsi, Clara est en standby. Clara est très loin de Wilfried Mott qui a lui offert plusieurs échanges déchirants lors du dernier épisode du Dixième Docteur. Clara est loin d'offrir un aussi beau duo que ce que nous avons vu précédemment dans la saison. Clara attend patiemment Peter Capaldi pour relancer une dynamique grand-père/petite fille (c’est ce que j’imagine), que l'on n'a plus vue dans la série depuis bien longtemps (depuis William Hartnell et Susan Foreman) et qui peut vraiment très bien fonctionner. En attendant, elle est restée dans les derniers épisodes de Smith la fille impossible plutôt sympathique, mais qui manque cruellement de profondeur.

 

Un hommage à Matt Smith

 

Je ne voulais pas terminer sur le (seul) point négatif de l'épisode. Pour citer un autre Docteur : cela aurait été horrible comme derniers mots ! Alors pour terminer, plusieurs rédacteurs ont choisi les moments les plus mémorables qui définissent le mieux le Onzième Docteur, comme cadeau de Noël.

 

I will always remember when the Doctor was me.

Galax : The Time of the Doctor. Ces derniers mots-là étaient parfaits.

 

 

Speech to the Old God

Dewey : The Rings of Akhaten. Dans la confrontation entre le Seigneur du Temps et l'ancien parasite, le Docteur revient sur sa vie toute entière, sur les secrets dont il a connaissance, ainsi que sur les événements qui l'ont marqué le plus dans sa vie : la Dernière Grande Guerre du Temps et les pertes de ses compagnons, notamment les récents adieux avec Amy et Rory.

 

Hello. I'm the Doctor.

Koss : The Eleventh Hour. Rappelez-vous, c'était le premier épisode de Mat Smith. Tout à la fin, le Docteur monte sur le toit de l'hôpital et affronte son ennemi. Eleven traverse alors les projections holographiques des précédents Docteurs sur  LE grandiose morceau de Murray Gold. Un monument absolu d'épique, de jeu d'acteur et de season premier. Un must. 

 

~~~

Fin de toute une ère, The Time of the Doctor rend un dernier hommage à Eleven dans un final époustouflant qui célèbre Noël et qui répond à nos questions. Matt Smith, je peux maintenant l’affirmer : tu es mon Docteur, tu le resteras jusqu’à la fin des temps.


J’ai aimé :

  •  Matt Smith, le Docteur, pour toujours.
  •  Le dénouement de tous les arcs scénaristiques.
  •  L’écriture originale de la guerre à Trenzalore.
  •  La musique absolument parfaite.
  •  Le départ du Onzième, touchant, sobre et magnifique.
  •  L’introduction du Douzième Docteur.

 

J’ai moins aimé :

  •  Le développement de Clara relégué à la prochaine saison, où j'espère qu'elle me séduira à nouveau.
  •  Quand même, ils auraient pu y aller mollo à la fin, lors du changement de visage.

 

Ma note : 18/20

L'auteur

Commentaires

4evaheroesf
Excellente critique. J'ai regardé une deuxième fois l'épisode et je me dis que les ennemis étaient juste là pour faire jolis. Je ne sais pas si vous en avez parlé sur le forum mais si Tasha connait bien le docteur c'était pas un peu con de faire exploser son Tardis ? Pour la chambre, vu qu'on avait rien vu dans l'épisode du minotaure, on pouvait mettre n'importe quoi mais que c'était déjà pensé pour ce lien je suis sceptique. En plus je fréférais qu'on garde le mystère de cette chambre intacte. C'est pas la faute d'Amy, on mettait Rory ou le Sontarien et j'aurais quand même eu plus d'émotion que par rapport à Clara. Adieu Matt Smith tu me manqueras. Adieu Eleven il était temps que tu crèves. Acclamons le retour d'un vieux fou dans une boite !

Galax
- Exact, les ennemis "représentent" une menace mais (exception pour les Silent) ils ont juste eu le droit à une petite scène et puis voilà (un peu comme les compagnons dans Journey's End), c'est ça l'esprit "best-of", montrer pour le plaisir des yeux mais ne rien développer. Dans un épisode de Noël/de départ, ce n'est pas choquant je trouve. - Quelque part, détruire son TARDIS, ça lui sauve la vie également, l'empêchant d'aller à Trenzalore. C'est Kovarian qui va s'éloigner des méthodes amicales et tenter de le tuer, radicalement. Sinon merci pour les compliments, et oui, acclamons l'arrivée du vieux Capaldi, futur Docteur préféré de Dewey !

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