Critique : Mad Dogs 1.03

Le 03 mars 2011 à 17:18  |  ~ 4 minutes de lecture
Les quatre chiens fous prennent (enfin) l'initiative. Et de belle façon ! Etonnant comme les idées les plus débiles peuvent germer dans le cerveau de quatre mecs sous pression. Du coup, l'épisode contient quelques beaux moments de comédie noire. Et il signe le retour de Tiny Blair !
Par Puck

Critique : Mad Dogs 1.03

~ 4 minutes de lecture
Les quatre chiens fous prennent (enfin) l'initiative. Et de belle façon ! Etonnant comme les idées les plus débiles peuvent germer dans le cerveau de quatre mecs sous pression. Du coup, l'épisode contient quelques beaux moments de comédie noire. Et il signe le retour de Tiny Blair !
Par Puck

Home sweet home


On les avait laissés reclus, lessivés, après un interrogatoire qui aurait pourtant pu être plus agressif. Dans ce nouvel épisode de Mad Dogs, Bax, Rick, Quinn et Woody sont toujours piégés dans la villa, qui ressemble de plus en plus à une forteresse assiégée. Sans compter que leur charmant bourreau, miss Policia Majorqua, ne cesse de leur tourner autour, comme une guêpe bien zélée. J'aime assez, d'ailleurs, la menace insidieuse et souriante qu'elle fait planer sur la maison, même si son accent et le rire à la fin de ses phrases me font penser à Garcimore (pour les plus jeunes : un magicien déconstraté qui a fait les beaux jours de la télé des années 70 et 80).

 

Miss Policia Majorqua, une attitude "décontrastée"

 

Garcimore mis à part, le sentiment d'oppression s'amplifie encore. Dans tous les plans, les protagonistes semblent pris au piège des paysages, des montagnes qui les entourent, des transats alignés le long des piscines... Même leurs vêtements (Chemises et pantacourts ! Chemises et bermudas ? Sérieux, les mecs, il faut vous reprendre !) froissés, poussiéreux et cheap, les éloignent du reste de la population de l'île, qui semble toujours flotter dans une élégance bien maîtrisée. Quant aux rancoeurs et à la paranoïa, elles sont de plus en plus palpables et le déballage de linge sale se poursuit. C'est beau, c'est bien fait, mais ça aurait fini par me lasser aussi, si, cette fois, les quat'z'amis n'avaient décidé de passer à l'action.

 

The dogs strike back...


Entre les menaces, les meurtres, la chaleur et l'alcool qu'ils consomment à foison, on comprend bien que le cerveau des héros commence à vraiment surchauffer. Et c'est ça qui est bon ! Car ça permet de faire germer dans leurs têtes les solutions les plus chouettes pour se débarrasser des problèmes. Et là, c'est l'escalade : dans le n'importe quoi et dans la boucherie aussi !

 

Quatre hommes, huit bras, et autant de moyens de tout foirer

 

Du coup, le rythme s'accélère (il était temps, diront certains). Et surtout, surtout, les situations sont de plus en plus drôles. Car non seulement ces quatre-là ne fonctionnent plus que sur un cerveau et demi, mais en plus ils ont huit bras gauches. Résultat, quelle que soit l'idée brillante qu'ils essaient de mettre en oeuvre, nous assistons à un festival de ratés. Avec une palme bien méritée au passage d'un bateau rempli de filles saoules et peu farouches, alors que les protagonistes essaient (encore) de cacher un cadavre (toujours le même).

Et c'est encore mieux quand ils décident de répondre à la violence par la violence ! Ce qui donne lieu à une démonstration de force virile comme rarement vue.

SPOILER

Quant au retour de Tiny Blair, c'est pour moi un sommet de n'importe quoi, avec une bagarre homérique, qui voit s'affronter quatre hommes dans la force de l'âge et un nain grogneur et enragé, en Armani, collection junior. Puis un interrogatoire d'une intensité rare. Et devinez, à chaque fois, qui est le plus terrifié ?

FIN SPOILER

Cet humour noir a ceci de jouissif qu'on nous l'avait plus ou moins promis dès les trailers, et qu'il permet de respirer un peu, y compris dans les situations les plus scabreuses.

 

... Mais ils perdent pied


De toute façon, les règles d'une comédie (fût-elle bien noire) sont implacables, et quelles que soient les décisions qu'ils prennent, les quatre garçons dans la villa vont s'enfoncer un peu plus dans les problèmes. Inexorablement. C'est bien rendu, c'est bien fait.

Ce qui manque, en revanche, c'est maintenant une action directe de la police ou des trafiquants, et notamment Dominic. Même si le récit ne s'étale que sur quelques jours (et sur seulement 24h pour les deux derniers épisodes), il serait maintenant logique de voir débarquer les forces armées, les vrais méchants, pour récupérer le grisbi. Dans le prochain et dernier épisode sans doute. A moins que les chiens fous ne s'étripent avant au dessus du magot !

 

Des questions existentielles (bis)


De nouvelles questions sont posées dans cet épisode, et je ne suis pas sûre que nous ayons les réponses dans l'ultime volet. Alors je vous les livre pêle-mêle.

Que signifient tous ces insectes filmés en gros plan ? Pourquoi Bax est-il toujours la victime désignée ? Pourquoi le congélateur se remplit-il tout seul ? Miss Policia Majorqua possède-t-elle des super pouvoirs pour supporter des vêtements noirs ? Quelle est la différence entre un midget, un dwarf et un munchkin ? Les filles saoules qui montrent leurs seins existent-elles dans la vraie vie ? Peut-on voir les photos artistiques de Woody ? Quand vont-ils enfin prendre une douche ?

 

Ma note : (je sais, ça ne vous indique pas grand chose si je mets toujours la même. Mais il s'agit encore une fois d'un tout). Le rythme et la narration auraient fini par me lasser, s'il n'y avait eu, cette fois, de vrais moments d'humour noir comme je les aime. Donc j'en reste à

14/20

L'auteur

Commentaires

Pas de commentaires pour l'instant...
Image Mad Dogs
12.01
11.67
11.78

Derniers articles sur la saison

Critique : Mad Dogs 1.04

Tout ça pour ça ! Quatre épisodes pour arriver à une fin bancale, mal justifiée et dans laquelle manquent pas mal d'explications. Alors qu'en plus on nous assène quelques scènes d'une banalité affligeante, façon réglage de comptes et contrition. Les mecs, vous m'avez déçue !

Critique : Mad Dogs 1.01

Les teasers promettaient monts et merveilles. Avec du macabre, du sexy et du drôle. Le premier épisode de Mad dogs installe surtout un certain malaise. Mais il le fait bien.

Critique : Mad Dogs 1.02

Avec le deuxième épisode, on rentre enfin dans le vif du sujet. Au propre comme au figuré. La série s'enfonce délibérément dans un scénario plus noir, mais plus drôle aussi !