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Previously on Twin Peaks


Retour sur les moments marquants des deux premières saisons de Twin Peaks.


Twin Peaks
Genres :
Drame, Fantastique, Policier
Série américaine
Année : 1989
Format : 42 min
SHOWTIME La Cinq

Avertissement : cet article est garanti 100% spoilers. Si vous ne voulez rien savoir des deux premières saisons de Twin Peaks, vous lisez cet article à vos risques et périls. De plus, si vous n'avez encore jamais découvert ce chef-d'œuvre, nous ne pouvons que vous conseiller de vous ruer dessus sans plus tarder. Vous ne le regretterez sans doute pas !

 

Twin Peaks : c’est la série dont tous les sériephiles aguérris ont déjà entendu parler au moins une fois, sans nécessairement l’avoir vue. Elle est aujourd’hui considérée par de nombreux analystes comme la série des séries, l’une des plus influentes et originales qui soit. Twin Peaks a marqué le début des années 90 de son empreinte, de par son audace, mais aussi de par ses exigences artistiques. En seulement trente épisodes, non dénués de défauts, la série de David Lynch et de son acolyte Mark Frost a su déployer un univers d’une incroyable richesse. Le tout en réinventant les codes de la série télévisée.

Ici, les personnages sont souvent des antihéros, bourrés d’imperfections et de défauts, mais qui se révèlent finalement très attachants. Les protagonistes sont nombreux, les intrigues aussi. Plusieurs histoires s’entremêlent dans des genres complètement différents. Le drame y côtoie le fantastique, l’horreur y rencontre la comédie, le normal fréquente le paranormal, la normalité frôle l'excentricité, l’ordinaire rejoint l’extraordinaire. Twin Peaks, c’est le chef-d’œuvre télévisuel qui a montré que les séries pouvaient aussi être innovantes, complexes et ambitieuses, tout en restant divertissantes. Nombreuses sont les séries aujourd’hui à utiliser ces codes devenus récurrents.

À l’occasion de la diffusion prochaine de la très attendue troisième saison de ce monument télévisuel, et pour vous préparer au mieux à ce retour inespéré, nos rédacteurs et certains de nos membres ont réuni pour vous les meilleurs moments des deux premières saisons. Parce que cette série est riche en personnages, en intrigues et en scènes cultes, on s’est dit que c’était un excellent moyen de dresser un panorama de cette œuvre unique en son genre, à travers ses moments les plus marquants... ou les plus absurdes. Bien entendu, cette sélection est purement subjective et vous trouverez sans doute certains manques. N’hésitez donc pas à commenter cet article, pour partager avec nous votre expérience Twin Peaks, vos moments favoris et vos attentes en vue de la prochaine saison.

 

 

Notre sélection :

 

 

 

La découverte du corps de Laura Palmer (1.00)

 

 

Bien souvent, pour commencer en beauté, une série – surtout si elle est dramatique – va choisir de s’introduire par une scène forte. Que ce soit via une scène de forte tension (Breaking Bad), quelque chose de choquant ou d’insolite (Desperate Housewives, Les Sopranos...) ou encore par la pose d’éléments mystérieux (X-Files, Game of Thrones...), le but est de capter immédiatement l’intérêt du spectateur et de le plonger dans l’univers de la série. Twin Peaks a, à ce titre, une superbe introduction puisqu’elle parvient sans peine à réaliser tout cela en même temps, dans la plus grande fluidité et tranquilité par dessus le marché.

Passé l’aussi magnifique qu’envoûtant générique culte de la série, nous suivons le prolongement direct des dernières images de ce dernier pour découvrir une bâche blanche flottant sur le lac, dans lequel se déversait les magnifiques chutes que nous venions juste de quitter. Cette bâche cristallise alors notre attention car l’on comprend instantanément, sans même connaître vraiment les lieux ni ses habitants, qu’il s’agit d’une anomalie dans cet havre de tranquillité que nous a si bien vendu le générique. On pressent déjà qu’il s’agira de quelque chose qui va avoir un impact dévastateur, sans même avoir concrètement la moindre information sur l’univers de la série autre que de jolis paysages montagnards et de belles installations en bois, et on en redoute l’arrivée. Qui va bien sûr finir par se faire, une fois échouée sur le rivage. Le vieux Pete Martell la trouve et l’ouvre pour découvrir, dans un plan mondialement culte et de toute beauté, le cadavre, à la fois terrifiant et presque enivrant de sérénité de la jeune Laura Palmer. Et bien que pourtant on ne sache pas encore qui elle est, on est déjà fort pris d’effroi et intrigués par cette nouvelle.

L’épisode dévoilera ensuite aux proches de Laura, dans une tournée funèbre de presque trente minutes, son triste sort. Et c’est ainsi, dans des larmes et une douleur que l’on sait pourtant pertinemment inhabituelle en ces lieux, que l’on va découvrir l’univers si contradictoire, fascinant et attachant de la ville de Twin Peaks et de ses habitants, avec presque l’impression de faire déjà partie des leurs, comme si l’on avait toujours été là et qu’on prenait nous aussi de plein fouet la nouvelle. Et c’était tout de même brillant et osé d’ouvrir une série de la sorte (d’autant plus à l’époque d’ailleurs, où la plupart des séries présentaient leurs univers dans un contexte normal avant de se mettre à le perturber), et de prendre le risque de nous immerger dans la série au cœur de la détresse et de la vulnérabilité la plus totale de ses protagonistes. Quoi qu’il en soit, Lynch a ainsi réussi à offrir à sa série culte une introduction inoubliable.

*Dewey*

 

 

L'arrivée de Dale Cooper à Twin Peaks (1.00)

 

 

Twin Peaks sans Dale Cooper, ce serait comme un beignet sans sucre, un café sans caféine, une tarte aux cerises sans son supplément de crème… Ce serait un peu trop fade. Il manquerait ce petit quelque chose qui pourtant fait toute la différence. Il faut dire que cet agent du FBI, personnage principal de la série, aura marqué les esprits par sa singularité et ses méthodes d’investigation très originales. Excentrique, maniaque et décalé, il se distingue également par son sens de l’humour bien à lui et son goût prononcé pour le café et les tartes. Dès son arrivée à Twin Peaks, qui marque aussi sa première apparition dans la série, Dale Cooper dégage une certaine aura qui le poursuivra tout au long des épisodes. Dans sa voiture, il s’adresse à la mystérieuse Diane via son magnétophone : il lui parle de l’endroit où il se trouve (la ville de Twin Peaks), du paysage, de la météo, de sa jauge d’essence, de son déjeuner… ou du gâteau aux fraises qu’il a trouvé très bon. Les bases du personnage sont ici posées et on devine qu’il ne sera pas un agent du FBI commes les autres. Là où cette présentation est intéressante, c’est qu’elle intervient juste après la présentation de la ville de Twin Peaks et de certains de ses habitants, tous plus excentriques les uns que les autres. Dale Cooper vient de trouver l’endroit parfait où il pourra se faire une place. D’une certaine manière, nous assistons ici à la rencontre quasi fusionnelle entre un homme et une ville, et l’un et l’autre semblent complémentaires. Twin Peaks sans Dale Cooper serait bien fade, mais Dale Cooper sans Twin Peaks serait bien triste…

*Cail1*

 

 

Le "premier" rêve de Dale Cooper (1.02)

 

 

Une pièce aux rideaux rouge. À son centre : un vieil agent Cooper, le fantôme de Laura Palmer et un nain qui danse et qui parle à l’envers. Kamoulox ? Pas vraiment. C’est plutôt le tout premier signe de la folie de Twin Peaks. La série a toujours été partagée entre le réalisme de Mark Frost et l'ésotérisme de David Lynch. Pour la première fois, Lynch appose sa patte sur la série en nous livrant une introduction à la "Black Lodge" pleine de mystères, de rêves et de cauchemars. Assurément culte.

*Koss*

 

 

La démonstration de la méthode tibétaine d'investigations de Dale Cooper (1.02)

 

 

Il y a un meurtre – celui de Laura Palmer – c’est bien, il faut faire avancer l’enquête maintenant. Tel est le challenge de Twin Peaks au début de la première saison. Dans les séries modernes, les NCIS ou CSI, les enquêteurs se servent de preuves scientifiques, d’échantillon d’ADN ou d’un type de végétation ou de boue trouvée sur la victime qui (comme par hasard) ne se trouve qu’à un seul endroit au monde, toujours pas loin en plus. Ce qui est bien pratique. Point de ça à Twin Peaks ; à la rigueur et au rationnel, la série préfère l’intuition ou l’onirisme (les rêves, toujours des moments forts, donnent à chaque fois énormément d’indices). Dans la scène dont on parle, l’agent du FBI Dale Cooper explique qu’un rêve avec des Tibétains lui a donné un sixième sens qu’il a développé. Ainsi, des cailloux, une bouteille en verre posée à une distance exacte, une liste de noms de personnes commençant par la lettre J et en avant la musique pour une scène de folie et de génie. Le principe est simple : Cooper lance un caillou à l’énoncé de chaque personne et tous (le spectateur inclus) attendent de connaître sur quel nom la bouteille va être touchée. Avec cette séquence qu’on retrouve en intégralité ici (mais l’image est vraiment de mauvaise qualité), Twin Peaks fait coup double. Elle aiguillonne l’enquête dans une nouvelle direction et montre sa spécificité et sa volonté de sortir des sentiers battus, loin des raisonnement terre à terre des Columbo ou Arabesque de l’époque. Et cet épisode 3 qui se termine par le rêve de Dale Cooper, est vraiment l'un des plus réussis de la série, celui qui nous fait définitivement comprendre que Twin Peaks n’est vraiment pas une série comme les autres.

*Nicknackpadiwak*

 

 

L'enterrement de Laura Palmer (1.03)

 

 

Mine de rien, la série aura pris son temps avant d’enterrer Laura Palmer. Choisissant une unité de temps proche du temps réel et chaque épisode reprenant directement (à quelques exceptions près) là où le précédent s’était arrêté, il a fallu passer par les phases de nouvelles, de condoléances, de présentation des personnages, d’installation de l’enquête policière à l’autopsie de Laura… Bref, cette scène clé de la série se sera fait attendre. Et d’autant plus qu’il s’agit de la première scène à réunir la quasi totalité du casting de la série en un même temps et un même lieu. L’endroit rêvé, donc, pour nos petits esprits suspicieux d’enquêteurs en herbe ravis de pouvoir analyser les réactions de chacun et commencer à dresser nos listes de suspects dans un petit coin de nos têtes, en plus de se délecter de la puissance émotionnelle de la scène. À titre très personnel, c’est la toute première scène qui m’aura fait commencer à suspecter la personne qui se révèlera être bel et bien coupable du crime phare de la série. Mais, au cas où vous passeriez sur cet article sans avoir vu la série, je ne vous dirai rien de plus. Ou plutôt : foutez le camp et allez me regarder ce chef-d’œuvre asap, pauvres fous ! Les spoilers rôdent ici et ne sont plus très loin...

*Dewey*

 

 

La fête en l'honneur de Léo (2.06)

 

 

Dans Twin Peaks, il y a des créatures surnaturelles et maléfiques. Mais au sein de cette ville se cachent d’autres monstres plus ordinaires, des humains tout aussi effrayants. Leo Johnson est de ceux-là. Vilain type trempant dans tout ce qui est illégal (trafic de drogue, prostitution), il est aussi un mari violent qui frappe Shelly (qui trouve quelques réconforts dans les bras de Bobby Briggs). À la fin de la saison 1, après avoir incendié la scierie, Leo est abattu par Hank Jennings. Il survit, mais se retrouve dans un état végétatif. Pour toucher l’argent de l’assurance, Bobby et Shelly décident de le ramener à la maison. D’où cette scène où les deux amants "fêtent" le retour du tortionnaire à la maison. Sauf que même légume, Leo reste une menace.

Par la suite, Leo retrouvera ses esprits (une partie du moins), puis se fera capturer par Windom Earle, le méchant en toc de la saison 2, qui en fera son esclave et le traitera pire qu’un chien. Au point qu’on finisse par ressentir de la pitié pour cette ordure de Leo Johnson. Bel exploit.

*Nicknackpadiwak*

 

 

L'assassinat de Maddy (2.07)

 

 

Il y a certaines scènes qui vous marquent à vie. Des scènes qui, à la simple évocation du nom de l’œuvre dans laquelle elles prennent part, vous reviennent instantanément et violemment en flash dans votre tête. Presque comme si ces œuvres existaient avant tout pour ce segment plus que pour la totalité de leur être, et ce peu importe les raisons aussi diverses et variées pour lesquelles elles ont pu si particulièrement vous marquer.

Twin Peaks est l'une des rares œuvres qui puisse se targuer d’avoir un sacré tas de ces scènes me concernant (peut être bien l’une des œuvres qui en a le plus, avec le recul), mais parmi celles-ci, ils y en a deux ou trois qui se distinguent vraiment dans le registre effrayant, et celle-ci tout particulièrement. C’est bien simple, si je devais faire un classement des scènes m’ayant le plus effrayé, elle serait sans doute dans le top 5.

Déjà, parce qu’elle prend totalement par surprise. La scène arrive presque comme un cheveu sur la soupe au sein d’un épisode jusque là tellement banal qu’on n'aurait jamais cru que Lynch et Frost puisse le choisir pour être celui dévoilant la vérité sur le meurtre de Laura Palmer, comme ça, sans prévenir. On y voit en effet Sarah Palmer, inconsciente près du salon de sa maison dans un silence de mort uniquement perturbé par le son du tourne disque tournant à vide, son malaisant qui rythmera toute la scène. La caméra se rapproche alors du hall d’entrée, nous dévoilant un Leland Palmer arborant un sourire des plus maléfiques, se contemplant dans le miroir. Miroir qui ne reflétera non pas son image, mais celle de Bob. Après un effet de superposition jumpscare qui semblerait kitsch à souhait en temps normal mais qui ici arrive à être parfaitement terrifiant dans son exécution, la jeune Maddy fait l’erreur de se retrouver à côté de son oncle. S’ensuit un joyeux festival de jeux de lumières, surexposition de sons, hurlements d’acteurs dépassant allègrement la limite du surjeu mais qui, ici, sont combinés et mis en scène par Lynch de telle manière qu’ils ne rendent le tout qu’encore plus effroyable à regarder, où l’on assiste impuissant au meurtre de la cousine de Laura et à l’enfoncement dans la déchéance d’un homme qui se sera laissé posséder par le mal. Une scène surprenante, sur laquelle le temps n’a pas d’emprise (s'il ne la renforce paradoxalement pas en donnant de l’âge à tous ces effets qui n’en deviennent que plus décalés et gênants) et d’une puissance brute contenant un degré rare de violence et de terreur pure. Assurément un passage inoubliable de la série, au plaisir de nos cauchemars...

*Dewey*

 

 

"It is Happening Again" (2.07)

 

 

Cette séquence se déroule en parallèle du meurtre de Maddy chez les Palmer. Dans le cadre de leur enquête, Dale Cooper et le Shérif Truman ont décidé de se rendre au Roadhouse. Sont présents également plusieurs habitants de Twin Peaks. Parmi eux, James et Donna, les amis de la jeune fille, ainsi que la femme à la bûche et Bobby. Soudainement, Cooper voit apparaître sur la scène le mystérieux géant qu’il est le seul à voir. Ce dernier lui annonce la mort de Maddy au cours d’un moment d’une forte intensité émotionnelle.

Cette séquence, c’est l’exemple typique du savoir-faire de David Lynch : rien ne nous est réellement montré, tout est dans la suggestion, dans l’imaginaire et dans l’onirisme. C’est un moment hors du temps, en décalage total avec la réalité. Il n’y a pas de réelle logique dans la manière dont les choses s’enchaînent dans cette séquence. C’est comme si nous assistions finalement à une prise de conscience, d’abord individuelle avec cette nouvelle rencontre entre Dale Cooper et le Géant qui l’informe du meurtre de Maddy, puis collective avec ce moment d’émotion partagée. Le message est assez clair : il n’y a plus de mots pour expliquer ce qui est en train de se dérouler en parallèle de ce spectacle. La forte intensité émotionnelle de cette scène est justement décuplée par ces sous-entendus et ces longs moments de silence. Ici, les regards sont amplement suffisants pour comprendre la gravité de l’instant et son impact sur les gens présents.

Il y a une forte dimension symbolique dans cette manière de mettre en scène la mort : la salle de spectacle devient une espèce d’antichambre, un passage du monde des vivants vers celui des morts, un passage aussi du monde réel au monde des rêves. C’est en grande partie ce qui explique la mélancolie qui imprègne cette séquence. Comme très souvent dans Twin Peaks, nous sommes dans un entre-deux, partagés  entre diverses émotions et sensations. On devine que quelque chose se joue et que rien ne sera plus pareil.

Tout ceci est aussi rendu possible par le son, qui joue un rôle déterminant. Avec la musique d’abord, qui pose d’emblée un cadre et accentue presque instantanément cette atmosphère mélancolique.  Avec les silences aussi. Sans parler des effets sonores. Tout est fait pour accentuer la gravité de l’instant, et apporter un aspect solennel à ce moment clé. Dans cette séquence, il ne se passe quasiment rien à l’image et presque tout est raconté par le son, la musique, les lumières, les couleurs… Il y a une symbiose totale entre l’image et le son, une véritable démonstration d’art total auquel on associe très souvent Lynch. En bref, un véritable coup de génie qui rappelle à lui tout seul que Twin Peaks n’est définitivement pas une série comme les autres.

*Cail1*

 

 

Les confessions de Leland Palmer (2.09)

 

 

La vraie fin de la série. Ou plutôt, le moment précis où elle aurait dû s’arrêter. Lynch voulait ne jamais répondre au grand mystère de la série : "Qui a tué Laura Palmer ?". Frost estimait, de son côté, que le spectateur pouvait quelque peu se lasser, à force. C’est le second qui remporte la manche et qui nous donne à voir cette scène de confession de Leland Palmer.

Dans la prison, il crie son désespoir afin de se libérer de Bob. Le mal étant parti, Leland peut alors mourir dans les bras de Cooper : "Oh my god, I killed my daughter ! Forgive me !". Et Cooper de répondre : "Look at the light. Find the light. Into the light Leland". Un moment absolument déchirant de la série, accompagné par le thème musical principal du show qui n’a jamais aussi bien collé.

Plus tard, lors de la scène finale, les trois représentants de l'ordre (Palmer, Shérif Harry S. Truman et Hawk) s'interrogeront sur ce qu’il vient de se passer : "Que mieux vaut-il ? Vous imaginer qu'un homme ait violé et tué sa fille, ou que Bob existe ?".

Tout est là, et la série se "conclue" alors de la plus belle des manières par l'envol du hibou ; hibou qui était présent à chaque fois qu'il s'y est passé quelque chose (James qui retrouve son pendentif, Cooper qui sauve Audrey du One Eyed Jack, etc.). "Les hiboux ne sont pas ce que l'on pense" avait dit dès le début le Géant. La boucle est bouclée.

*Koss*

 

 

La première rencontre avec Denise "Dennis" Bryson (2.11)

 

 

Ah, David Duchovny... *étoiles dans les yeux* C'est l'agent trognon un peu barré de X-Files, c'est l'écrivain sexy dont les femmes raffolent dans Californication... Mais c'est également l'agent Dennis, dit Denise dans Twin Peaks.

La découverte de cet agent est aussi fantasque que surprenante. Lorsque Dale présente son compagnon, on se dit que nous allons assister à l'arrivée d'un personnage lambda, un peu barré parce qu'on est dans Twin Peaks, mais pas plus. Son entrée est un coup de tonnerre. Denise est travestie et l'assume. On sent Truman et Hill sous le choc, avec une réaction à la limite de la potacherie, et c'est précisément ce décalage qui rend la scène délicieuse au visionnage. Ce sentiment est renforcé par le fait que Denise est beaucoup plus grande que tous les autres protagonistes, que sa perruque n'est pas forcément des mieux réussies, que son maquillage est grossier, et que son attitude féminine semble très gauche.

David Lynch réussit ici à introduire, au début des années 90, un personnage travesti dans un show devenu culte. Rien que pour cela, la performance de David Duchovny mérite d'être saluée.

*Jo_*

 

 

Benjamin Hornes rejoue la Guerre civile (2.15)

 

 

Benjamin Horne, le papa de la torride Audrey, est l’homme le plus riche de Twin Peaks, mais aussi un propriétaire magouilleur, louchant sur la scierie de Catherine Martell et trompant sa femme allègrement (parfois avec des prostituées, dont Laura Palmer). Longtemps suspect principal, il aura un véritable choc lorsqu’il découvrira l’identité du tueur. Au point de sombrer dans une dépression et se croire revenu à l’époque de la Guerre Civile des USA. Persuadé d’être un général sudiste, il s’enferme avec de petites figurines de soldats et rejoue l’Histoire en faisant gagner les confédérés. Sous les conseils du Docteur Jacoby, la famille Horne se déguise et rejoue en live le traité de ratification. Et voici une scène délicieusement décalée, un vrai bol d’air frais dans cette traversée du désert que fut la deuxième partie de la saison 2.

*Nicknackpadiwak*

 

 

Cette scène qu'on croyait être la dernière de la série (2.22)

 

 

Dernière minute de la série. Après un gros quart d'heure dans la Red Room, après avoir tremblé pour Dale, on le retrouve dans une scène on ne peut plus banale, en pyjama en train de se laver les dents.

À le voir vider compulsivement son tube de dentifrice dans l'évier, on se doute bien que quelque chose ne tourne pas rond. Puis vient son regard, complètement différent de l'habituel, presque habité, possédé... Avant même de (refuser de) comprendre, Cooper s'explose le crâne sur le miroir, laissant apercevoir Bob. S'ensuivent alors les secondes qui sont pour moi les plus terrifiantes de la série, où Dale se trouve dans un état de transe, riant aux éclats de manière compulsive, complètement hystérique, éclats de rire ponctués par des "How's Annie" à vous glacer le sang. Le plus frustrant dans tout ça ? Se dire (à l'époque) que cette scène est la dernière de la série. Qu'on ne sait pas ce qu'il advient de Cooper, de Harry (qui est dans la pièce d'à côté, rappelons-le), d'Annie... Merci Laura pour ton "I'll see you again in 25 years", qui nous permettra j'espère d'y voir plus clair. Ou pas, d'ailleurs. On parle de David Lynch ici, ne l'oublions pas.

*Jo_*

 

 

Les apparitions de Killer Bob

 

 

 

Le 15 avril 1991, Twin Peaks débarquait à la télévision française, sur feu la Cinq.

J’y étais.

Puis, à cause des audiences qui ne feront que décroître, la série fut déplacée le vendredi à 22h30. Et là, c’était plus compliqué d’y être. Il faut rappeler qu’à l’époque, les téléspectateurs n’avaient pas le droit à l’erreur. Pas de streaming ou de téléchargement, il fallait être présent devant son écran. Et louper un épisode de Twin Peaks était prendre le risque de louper le train en marche et ne plus comprendre grand-chose. On pouvait, bien sûr, l’enregistrer avec un magnétoscope, mais en acceptant le risque de mal calculer le temps restant sur la K7 (et de ne jamais voir les dernières minutes) ou d’oublier d’éteindre l’appareil (dans ce cas, le programme ne s’effectuait pas). Pour moi donc, à l’époque, pas le choix, Twin Peaks devint une institution, voire une addiction. Le vendredi soir, j’annulais tous mes rendez-vous, je fermais les volets, j’éteignais le portable (ah bah non, cela n’existait pas encore à l’époque), j’engrenais mon jeune frère (il avait dix ans) et nous regardions religieusement la série de Lynch pour prendre notre dose hebdomadaire d’étrangeté et de folie douce.

De Bob, lors de sa première apparition (premier extrait), on ne savait rien, juste une apparition inexplicable de deux secondes d’un homme un peu inquiétant. Par contre, lorsqu’il apparaît à Maddy, dans son salon, (extrait n°2), on en sait plus. On sait qu’il est une entité démoniaque, un esprit maléfique et meurtrier. Et ce plan d’une simplicité redoutable (Bob entre dans le champ et s’approche de la caméra), l’intrusion du Mal incarné dans le cadre rassurant du foyer des Palmers (et du mien par ricochet) m’a effrayé comme jamais. Avec mon frère, nous avons eu si peur que nous nous sommes jeté dans les bras l’un de l’autre. Nous avons probablement crié aussi, car cela avait réveillé ma mère qui nous avait engueulés de faire autant de bruit si tard dans la nuit (même si cela l’avait intriguée, car lorsque des années plus tard je me suis procuré l’intégrale de la série en DVD, elle a insisté pour l’avoir en prêt. Et pourtant, l’univers décalé de Twin Peaks n’est pas son genre de came, à la base).

À la revoyure des années plus tard, Franck Silva qui incarne Killer Bob, en fait trop, il grimace, gesticule, éructe, cela frôle parfois le grotesque et coupe un peu l’effet effrayant. Mais il restera toujours l’acteur d‘une de mes plus grosses terreurs télévisuelles. À jamais.

*Nicknackpadiwak*

 

 

Les animaux de Twin Peaks

 

 

 

 

Tous les rédacteurs l’ont certainement dit, les évènements de Twin Peaks prennent racine dans un meurtre. Un meurtre central, mais aussi prétexte autour duquel gravitent les tortueuses histoires d’une petite bourgade et de ses habitants. Lynch a un grand talent (parmi d’autres) : créer le décalage et l’inattendu. Caution humoristique (rencontre entre Dale et le lama), poétique (l’apparition du cheval blanc) ou fantastique (la cave du hibou), il a su disséminer plusieurs interventions animalières qui apparaissent toujours de manière surréaliste. La scène la plus marquante pour moi est celle du lama. Certes, Dale Cooper et son acolyte se rendent dans une clinique vétérinaire ; on peut donc s’attendre à voir des animaux. Première surprise, c’est un majestueux lama qui trône au centre de la salle d’attente. Deuxième surprise, un éloquent face à face pendant lequel le lama répond à Cooper (celui-ci interpellant Harry Truman). Une rencontre aléatoire, suffisamment débile pour marquer, et suffisamment Twin Peaks pour avoir sa place dans la série (et le coeur de nombreux fans).

Pour le cheval blanc, on est dans un autre registre. Il s’agit d’une apparition énigmatique offerte à Sarah (môman de la défunte Laura) à deux moments-clés de l’intrigue. Sa signification est subtilement expliquée par la phrase d’un poème glissé dans le show : "Woe to the ones who behold the pale horse (en français : "Malheur à ceux qui voient le cheval pâle").

Dernière grande scène animale, le hibou crée une tension surnaturelle et un brin fantastique lors de la découverte par l’équipe d’enquêteurs de la Cave du Hibou. Une scène étonnante composées d’allers/retours entre gros plans sur nos héros, gros plans sur un hibou, puis attaque de hiboux à tire d’ailes.

Bref, interprétez-le comme vous voulez, mais je conclurai cet article par une citation de David Lynch : "Les coïncidences nous font réfléchir à la vie, et peut être à une sorte de destin." ("Coincidences make us all think about life, and maybe about some sort of life plan.).

*Manew*

 

BONUS :

Une palourde s'est invitée dans Twin Peaks. Son petit nom : James. :)


 

Les scènes de Gordon Cole et Shelly Johnson

 

 

Le malaise. La seconde partie de saison 2 de Twin Peaks est, pour moi, une purge. Un long, très long moment de malaise et d’ennui qui culmine avec cette interaction entre Gordon Cole et Shelly Johnson. Je n’ai jamais été fan du personnage interprété par David Lynch lui-même. Faussement loufoque et vraiment lourdingue. Cette vraie fausse scène de séduction entre un showrunner-réalisateur et son actrice beaucoup plus jeune que lui ne manque pas de provoquer un haussement de sourcil de la part d’un spectateur aguerri. C’est d’autant plus gratuit qu’elle n’apporte strictement rien à l’intrigue et ne sera jamais plus évoquée par la suite.

*Koss*

 

 

BONUS : Le générique de Twin Peaks

 

 

D'aucuns vous diront que la musique de ce générique peut soigner les plus grands maux et qu'elle est activement utilisée en sophrologie. Une légende raconte même qu'elle apaiserait les plus puissants géants, recroquevillés dans des maisons troglodytes... Et qué s'appelerio Quezac.

Le pari était risqué : une mélodie douce, toute en légèreté, sur fond de scierie et de cascade en gros plan. Un sentiment de nostalgie embarquera les plus sensibles d'entre nous, regrettant l'époque où les génériques indiquaient le nom des acteurs par de somptueux Word Art. Durant ces quelques secondes, on nous dépeint une ville tranquille, presque ennuyeuse et déshumanisée (à l'exception des oiseaux et du panneau indicateur du nombre d'habitants à l'entrée de Twin Peaks, on n'observe aucune trace de vie sur cette minute et demi). Cette impression est d'ailleurs clairement renforcée par le rythme lancinant de la musique.

Le contraste est grand avec la thématique de la série : des meurtres, des possessions, des secrets en cascade (admirez la référence !)... Et c'est sans doute là le génie de ce générique. Nous apaiser, nous canaliser et sans doute nous faire penser que nous allons assister à une histoire ennuyeuse et monotone, alors qu'il n'en est rien.

*Jo_*

 

 

BONUS : La première introduction par la femme à la bûche

 

 

Margaret Lanterman, alias la femme à la bûche, fait partie des mystères de Twin Peaks. Se déplaçant toujours avec sa bûche, elle prétend que celle-ci lui parle et qu’elle posséderait des dons de clairvoyance. Considérée par beaucoup comme une illuminée de plus, Margaret se révèlera pourtant déterminante au cours de l’enquête entourant la mort de Laura Palmer. D’une certaine manière, elle pourrait même être considérée comme l’oracle de ce monde semi-fantastique. Elle semble tout savoir sur tout le monde, avant tout le monde, et ce n’est donc pas un hasard si David Lynch a confié à ce personnage le soin de présenter chaque épisode, via de courtes introductions.

C’est l’une de ces introductions que nous avons décidé d’ajouter à notre sélection. Et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de la première. Diffusée juste avant l’épisode pilot, elle présente de manière brève et concise l’univers de la série, ses thématiques, mais aussi tout ce qui fera sa particularité à l’époque. En effet, Margaret  y parle de Twin Peaks comme une ville qui engloberait tout, avec des gens mystérieux qui cachent des histoires. Des histoires à la fois tristes et drôles, ponctuées de folie et de violence, entourées de mystères de diverses origines : les mystères de la vie, de la mort, mais aussi de la forêt entourant la ville. Toutes ces histoires, elles font partie de l’Histoire de la ville de Twin Peaks, qui concerne tous ses habitants, mais qui dans ce cas commence avec une seule personne : Laura Palmer.

Le mélange des genres, la rencontre de l’ordinaire avec l’extraordinaire, de la petite histoire avec la grande Histoire, de la vie avec la mort… Tout est dit dans cette courte introduction, et c’est bien du décès de cette jeune fille que vont émerger toutes les histoires et les mystères à venir, dans une ville apparemment paisible, où vont venir se côtoyer le bien et le mal. Une introduction qui en dit long et trop peu à la fois. Une introduction à l’image de cette série : énigmatique !

*Cail1*

 

 

BONUS : Les numéros de danse et de chant de Leland Palmer

 

 

Et pour finir, un best of des performances vocales d’un Leland Palmer toujours premier pour pousser la chansonnette. Après avoir passé la première saison en pleurs, ce qui paradoxalement donnait des scènes assez hilarantes, le voilà revigoré en début de saison 2, persuadé d’avoir tué l’assassin de sa fille à l’insu de tous. Mais, à l’image de sa reprise de "Get Happy", cette jovialité retrouvée n’est que façade, car la dépression et les névroses sont toujours sous-jacentes chez cet homme hanté par de multiples démons (dont un vrai).

*Nicknackpadiwak*

 

 

BONUS : Twin Peaks Fire Walk With Me

 

Je ne l’ai jamais caché et ne le ferai jamais : je suis un grand admirateur de Twin Peaks, et de l’œuvre dans sa totalité. Par cela, j’entends que je dois faire partie des rares personnes qui ont réellement apprécié même les parties les plus controversées de la série. Si la saison 1 et les neuf premiers épisodes de la saison 2 font quasiment l’unanimité, force est de constater qu’il n’en est pas de même pour ce qui a suivi, à savoir les treize derniers épisodes de la série (moins, peut-être, le final qui lui aussi a tendance à rassembler les fans) et le film "Fire Walk With Me", prequel (mais qui nécessite pourtant d’être vu après, de par la présence d’éléments postérieurs au final de la saison 2, et ne serait-ce que pour ne pas se faire spoiler la solution du meurtre de la série) racontant les sept derniers jours de la vie de Laura Palmer. Cela vient peut être du fait que j’ai personnellement toujours été davantage attiré par le mystère fantastique entourant la ville que par la résolution du meurtre de Laura, ayant toujours été persuadé que ce dernier n’était que la première pièce d’un bien plus large puzzle, mais personnellement je n’ai pas le moindre souvenir d’avoir trouvé cette partie ennuyeuse ou mauvaise.

Et si, avec le recul d’une rediffusion récente, je peux concéder volontiers qu’on n'accroche pas du tout au délire et que l’on trouve considérablement moins bonne la seconde moitié de saison 2 (quand bien même je l’aime toujours autant), je dois avouer qu’en ce qui concerne le film en revanche, j’ai bien du mal à voir ce que les gens lui reprochent au-delà de ne pas être la suite de la série qu’ils voulaient voir à l’époque.

Parce que ce film, c’est Lynch remonté à bloc et frustré suite à l’annulation de la série, qui se retrouve totalement aux commandes de son univers sans les contraintes liées à la télévision (ni Lara Flynn Boyle pour venir provoquer du drama en backstage – je dois d'ailleurs faire partie des rares qui trouvent Moira Kelly plus crédible et convaincante qu’elle dans le rôle de Donna) et un plus gros budget pour laisser libre cours à ses envies les plus folles et la noirceur la plus totale. Et dès la première scène, le constat est clair et symbolique, par ce travelling arrière qui s’éloigne progressivement de la neige d’une télévision qui se fera détruire à la fin du générique : ce sera un film sans la moindre concession et où la moindre limite sera prohibée. Quitte à partir trop loin, au moins Lynch ne sera plus le prisonnier des règles du monde télévisuel.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le père David n’y est pas allé de main morte, tant le film regorge de scènes dantesques et toutes plus marquantes les unes que les autres. Lynch est pour moi parvenu ici à repousser les limites du show tout en en gardant l’essence de ses meilleurs aspects, le tout sans donner l’impression de faire redite avec le show. Le film possède en effet une ambiance propre, nettement plus sombre que ce que la série propose d’habitude, qui donne l’impression d’avoir presque affaire à quelque chose de complètement différent, avec les mêmes personnages et lieux. Et c’est peut-être pour ça dans le fond que beaucoup de fans ont du mal avec lui, ne retrouvant pas vraiment l’ambiance qui les charmaient dans la série. Le film étant de surcroît assez pauvre en fanservice : les morceaux de musique habituels de la série n’apparaissent que très peu, les caméos de personnages cultes ne se font que s’ils rentrent dans le cadre de l’intrigue de Laura et y servent, et même les passages très déconnectés du reste du film avec Dale Cooper et le FBI sont davantage là pour fournir des explications sur des points scénaristiques de la série et pour préparer une éventuelle suite que pour faire plaisir au fan et leur permettre de vraiment retrouver la série qu’ils avaient quitté l’année précédente.

On peut bien évidemment voir la maîtrise de Lynch dans de nombreuses scènes choc et mystérieuses du film comme celles du viol de Laura, celle de son meurtre ou encore tout le final dans la black lodge. Mais ce qui montre pour moi la réussite totale du film, c’est de constater que la maestria de Lynch est tout aussi présente dans des scènes d’apparence plus anodines, calmes ou posées, comme celle issue des extraits que j’ai choisis pour l’illustrer.

 

 


Une scène absolument somptueuse qui me prend aux tripes à chaque fois. L’intérêt principal du film, au-delà de voir ce que pouvait proposer Lynch une fois les limites des codes télévisuels enlevées, c’était bien sûr de s’attarder sur le cas de ce personnage qui fut un pilier de la série mais qu’on n'a jamais vraiment eu l’occasion de voir ou de connaître, ce fantôme fascinant que fut Laura Palmer. Cette scène parviendrait presque à combler ce manque à elle seule, par la simple mise en scène de Lynch. Il y a en effet ici une sorte d'osmose parfaite entre la musique, l'ambiance supposément festive du lieu en opposition à une facette bien plus malsaine qu’il cache, la fatalité de la prédiction de la femme à la bûche, et bien sûr Sheryl Lee qui est au top dans le rôle de sa vie, parvenant en ces quelques instants et sans le moindre mot à synthétiser à la perfection toute la complexité, la dualité et la tragédie de son personnage. Et ça, c'est peu dire que c'est fort quand ce dernier est un des plus fournis de tout le show à ce niveau-là.

En résumé, nous ne pouvions donc décemment pas terminer cet article sans mentionner cette pièce maîtresse et essentielle qu’est, quoi que l’on en dise, "Fire Walk With Me" au sein de l’univers Twin Peaks. Et quelque part, c’est peut être bien le fait que le film divise autant qui prouve que Lynch a parfaitement réussi son coup. Celui d’offrir aux seuls vrais amoureux de la série sa forme la plus absolue et extrême en tous points.

*Dewey*

 

Merci à AltairClaraOswald et MarieLouise pour leur participation à cette sélection. ;)




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A propos du rédacteur

Cail1 Cail1
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 Visioneur raffiné

Bref, je kiffe les séries TV !!! :)

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Twin Peaks


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  • Diffusion US : 21 mai 2017 (SHOWTIME)
  • Diffusion FR : 16 avril 1991 (La Cinq)

Créateurs : David Lynch, Mark Frost

Réalisateurs : David Lynch

Scénaristes : Mark Frost, Harley Peyton, Robert Engels

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