Image illustrative de Breaking Bad
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Breaking Bad

La vie de Walter White, professeur de chimie dans un lycée, est bouleversée lorsqu'il apprend qu'il est atteint d'un cancer en phase terminale. Une nouvelle qui le sort de la torpeur de son quotidien et l'amène à prendre des mesures radicales pour anticiper l'avenir de sa famille.

Terminée Américaine 47 minutes
Drame, Crime, Drama, Suspense, Thriller AMC, Arte, Netflix 2008
14.71

24 avis favorable
2 avis neutre
1 avis défavorable

5.00 - El Camino : Un film "Breaking Bad" (2019)

El Camino: A Breaking Bad Movie

Fugitif, Jesse Pinkman essaie de se réconcilier avec son passé

Diffusion originale : 11 octobre 2019

Cliquez pour voir plus d'informations sur l'épisode

Diffusion française : 11 octobre 2019
Réalisat.eur.rice.s : Vince Gilligan
Scénariste.s : Vince Gilligan
Guest.s :

Tous les avis

Avatar Galax Galax
Administrateur
Avis favorable Déposé le 26 octobre 2019 à 18:03

Dingue que ce film raconte plus en deux heures ce que Better Call Saul raconte en une saison entière.

(:

Contrairement à la plupart des gens, je ne m'attendais vraiment à rien de spécial et je suis particulièrement satisfait de ce film, et j'en ressors donc agréablement surpris.

Vince Gilligan jongle habilement avec fanservice explicite et implicite dans un film que j'ai trouvé très équilibré et bien ficellé.

Fanservice explicite d'abord, parce que oui on nous sert quelques caméos incontournables. Mais ce n'est jamais fait sans raison. Les scènes avec Mike, Walter et Jane sont disséminées dans le film à chaque fois pour résonner avec l'état de Jesse. Les flashbacks reviennent d'ailleurs à des moments très différents pour chacun des personnages, et toujours très bien trouvés. Pour le reste vraiment, il y a plein de retours de personnages secondaires que très honnêtement j'avais oubliés, parce que ma mémoire n'est clairement pas très bonne concernant Breaking Bad, comme Better Call me l'a montré maintes et maintes fois. Je n'ai donc pas trouvé que c'était forcé. Ni que ce n'était pas assez poussé. Au contraire, j'ai vraiment aimé ce parti pris de développer deux ou trois personnages secondaires de façon assez inattendue : Todd et Ed notamment. Bref c'était pour moi le juste milieu.

Fanservice implicite ensuite et surtout par l'ambiance de Breaking Bad de dingue qui revient ici. C'est un point que je n'ai vu repris quasi nulle part parce que tout le monde n'a que les caméos ou la longueur du film à la bouche, mais que ça faisait du bien de retrouver la patte Breaking Bad... et sans trop faire le forceur la sensation est vraiment décuplée par rapport à l'anesthésie Better Call Saul. Le fait de ne pas savoir où l'on va durant ce film, précisément parce que Jesse est lui aussi incertain, m'a beaucoup plu. Les superbes combines signées Gilligan qui restent simples et révèlent toujours des choses sur les persos, putain qu'est-ce que ça fait du bien par rapport à Mike le bricoleur et ses gadgets insupportables et impossibles à croire. "El Camino" est d'ailleurs assez malin pour revenir aussi sur quelques conneries de la série originale, avec de petites doses d'auto-dérision glissées par Vince Gilligan (en tout cas je les ai vues comme telles), par exemple toute l'histoire du magnet assez tirée par les cheveux dont on se moque un peu ("je n'étais pas sûr que ça marcherait comme plan"), ou encore la partie la plus critiquée du final (la mitraillette dans le coffre), que Gilligan avoue à travers la bouche des journalistes "ne pas trop savoir d'où il l'a récupérée".

Le climax où Jesse a le choix par exemple entre braquer un garde du corps pour 1800$ alors que ce dernier ne lui a rien fait, ou chercher l'affrontement avec les gangsters, c'est super. Toute la séquence avec Todd où le corps d'une femme de ménage est balancé par la fenêtre, c'est si absurde et drôle, ça m'a ramené à ces moments de vrai humour salasse dans Breaking Bad, ça m'a ramené aux tout débuts, aux premiers épisodes où le corps fondu de Crazy Eight dans la baignoire tombait du plafond devant un Jesse et un Walt blazés. Toute la séquence avec les faux policiers en fouillant l'appartement de Todd est dingue et vachement belle (le plan du flingue de Jesse sortant de l'ombre, le plan de l'appart chaotique vu du dessus). C'est vraiment tout un aspect chaotique qui rappelle Breaking Bad qui fait tout ce film.

Bien sûr on ne peut pas avoir toute l'ambiance de Breaking Bad dans ce séquel, notamment la puissance émotionnelle. Les enjeux sont beaucoup moins importants et c'est logique : il ne s'agit que d'un épilogue. Pour autant je trouve qu'on est très loin de s'emmerder, que l'impact émotionnel reste présent, et que l'ensemble des scènes ne "servent" pas "à rien", pour reprendre des critiques que j'ai pu voir. Le sort de Jesse reste très incertain jusqu'au bout et même si on se doute et qu'on espère qu'il s'en sortira et que ces dernières péripéties sont bien les dernières, le fait de le sentir si proche et autant à bout m'a fait vraiment craindre le pire personnellement. Bien sûr, il a appris de Walt et son dernier coup d'éclat lui fait clairement hommage.

L'évolution de Jesse reste aussi belle que celle de Walt dans Breaking Bad, peut-être même plus pour ma part (j'ai toujours préféré en soi le personnage de Jesse et je me rappelle avoir dit dans mes premiers avis de Better Call Saul que ce qui manquait au spin-off, c'est justement "un Jesse"). Quant à l'argument que ce film nous amène finalement dans la même position que celle de la fin de Felina, où Jesse retrouve sa liberté au volant d'une voiture, et donc que tout le film ne sert juste qu'à montrer le "comment" de l'affaire et n'est donc pas très pertinent... oui, un peu, c'est vrai, mais aussi : non pas du tout et vraiment les deux fins n'ont rien à voir. Hormis le fait que l'une soit purement fantasmée et que l'autre nous apporte quand même la satisfaction finale et la garantie que tout va bien pour Jesse, le Jesse d'El Camino n'est plus du tout le même que celui de Felina (blague puérile sur son changement d'apparence et le """faux-raccord""" à insérer ici). On passe d'un animal qui survit à un homme apaisé qui retrouve sa vie. Visuellement les deux plans n'ont rien à voir et en fait tout avis sur le film peut bien se résumer à la comparaison entre ces deux scènes finales, et si on la trouve inutile ou pertinente.

Pour citer un autre scénariste de génie, on peut vraiment dire que parfois la raison qui nous pousse à voyager, c'est le voyage en lui-même. C'est peut-être pour ça que ce film épilogue divise un peu mais qu'il m'a plu : au fond ce n'était qu'un "chemin" ("duh, c'est dans le titre"), le départ et l'arrivée étant secondaire.

Pour finir, pour ceux qui espéraient des caméos relevant de l'univers de Better Call Saul, j'ai envie de dire : êtes-vous fous ?? Voulez-vous vraiment spoiler le sort de Kim ou de Saul, et tuer dans l'oeuf la seule once de suspens qu'il reste encore à ce spin-off qui s'éternise et ainsi ruiner le seul espoir de ne pas avoir perdu tout ce temps pour rien ? Pfeuh ! (quant à ceux qui répondent déjà au loin qu'on aurait pu voir "quelqu'un d'autre que Kim ou Saul", j'ai envie de dire que ça serait partir du principe que ce spin-off nous a servi au moins un personnage secondaire mémorable auquel on peut se raccrocher, et autant dire tout de suite qu'en ce qui me concerne, si Breaking Bad peut sortir de ma mémoire pendant 6 ans et nous resservir un film avec des personnages comme Todd ou Ed que je redécouvre totalement avec passion, Better Call Saul sera supprimé de mon disque dur interne le lendemain de la diffusion de sa dernière saison, et c'est déjà être ambitieux).

J'ai démarré par une pique à Better Call Saul et je finirai donc par cette pique à Better Call Saul. Tel El Camino qui repompe sa dernière scène sur le final de Breaking Bad, le reste de mon avis n'aura un peu servi à rien du coup ? Je vous laisse juge...

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Avatar cedric2506 cedric2506
Membre
Avis favorable Déposé le 19 octobre 2019 à 13:40

D'accord avec la plupart des avis ici. C'était vraiment beaucoup trop long pour ce qu'il y avait à raconter. Et finalement quand des années plus tard on se souviendra de Jesse Pinkman on aura pas une seule pensée pour ce film. Mais ça m'a fait tellement plaisir de revoir ces personnages qui seront pour toujours dans mon coeur que voilà...


Avatar Gizmo Gizmo
Rédacteur
Avis neutre Déposé le 14 octobre 2019 à 20:04

Dans le dernier épisode de Breaking Bad, une courte scène nous montre Jesse caressant une boîte en bois qu'il avait fabriqué en classe, la seule chose faite de ses mains qui l'a rendu fier, et une perspective pour lui de s'accomplir un jour dans quelque chose d'épanouissant. J'aime beaucoup cette scène très courte dans le final, car elle dit beaucoup de chose sur Jesse : les regrets d'un passé révolu (les études qu'il a abandonnées), l'ironie de sa situation présente (il est à ce moment lui aussi prisonnier d'une "boîte"), et l'espoir d'un jour renouer avec lui-même, retrouver sa dignité et le contrôle de sa vie. Cette scène, donc représente tout ce qui m'a fait aimer Breaking Bad : sa capacité à jouer avec le récit, avec l'intelligence du spectateur et avec la force de l'image.

Je n'ai malheureusement pas retrouvé grand chose de tout cela dans El Camino. Le problème est finalement semblable à Better Call Saul : Vince Gilligan se refuse à faire du fan service, à l'exception de 2 scènes, balancées dans les 30 dernières minutes, qui me semblent étrangement sous-écrites. Mais, contrairement à BCS, il ne capitalise pas sur la série-mère pour explorer de nouvelles voies ou éclaircir des pans de son récit. El Camino ne nous apprend rien, le premier et le dernier plan sont les mêmes, Jesse a certes changé, mais le message est le même. Comme si Gilligan lui-même reconnaissaît toute la vacuité de l'exercice.

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Avatar nicknackpadiwak nicknackpadiwak
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 14 octobre 2019 à 18:10

Je n'avais pris aucune info avant de regarder ce El Camino et je pensais qu'il s'agissait de la suite de BB, mais des années plus tard, un film qui entretiendrait des relations lointaines avec la série mère en suivant un Jesse dans une nouvelle vie, dans une ambiance tout autre, avec des nouveaux enjeux. Mais non, pas du tout, c’est la suite directe du dernier épisode de BB. Du coup, une fois l’idée admise, très vite, je me suis demandé « à quoi bon ? ». Et deux heures plus tard, je n’ai pas eu ma réponse. A quoi bon ?

Ce n’est pas indigent, il y a de bons moments, très Tarantino like, comme lorsque feu Robert Forster refuse d’aider Jesse car il manque moins de deux mille dollars ou le duel au pistolet final.  Notons aussi un environnement hyper-masculin (les personnages féminins ne doivent pas totaliser cinq minutes de présences d’antenne), la spectaculaire prise de poids de Jesse Plemons, la présence de Scott MacArthur, l’excellent Jimmy de The Mick. Concernant les caméos de WW, Mike ou Jane, c’est vraiment du fan service dispensable.

En conclusion, El Camino est sympa parce ce qu’il nous permet de replonger dans BB et on est tous content de savoir que Jesse s’en sort. Mais c’est vraiment son seul atout, l’histoire racontée ne vaut pas grand-chose et niveau émotion et de surprise, on reste clairement sur sa faim.

Donc :  à quoi bon ?


Avatar Stean Stean
Membre
Avis favorable Déposé le 13 octobre 2019 à 19:45

En tant que fan absolu de Breaking Bad, je ne pouvais bien évidemment pas manquer ce retour faisant office de suite directe de la série mère. Lors de l'annonce de ce film, je ne vais pas cacher avoir été plutôt dubitatif car je n'étais pas sûr de la pertinence de ce nouveau projet - mais bon, avec Vince Gilligan en personne aux manettes cela ne pouvait pas être une catastrophe dans tous les cas.

Au final, à la fin du visionnage, force est de constater que je reste sur ma position de départ : ce film était absolument dispensable. Ne me méprenez pas, j'étais comme un fou en revoyant les personnages qui nous ont tant fait vibrer auparavant (Jesse Pinkman, of course, mais notamment Skinny Pete et Badger - très attachants), mais en étant objectif je n'arrive pas vraiment à cerner la nécessité qu'a pu trouver V. Gilligan à raconter la cavale de Jesse. Sans aucun doute, un épisode spécial de 50 minutes voire 1 heure aurait suffi largement. Ce format de 2 heures - et sous forme de film - n'a pas apporté l'effet escompté. Il n'y a pas eu grand-chose de suprenant ou de mémorable, c'était tout au plus sympa. 

Il a clairement manqué la folie des dernières saisons de la série (pourquoi ne pas avoir fait quelques clins d'oeil à certains personnages de Better Call Saul par exemple ?). En somme, j'ai bien sûr passé un bon moment car la qualité était au rendez-vous, mais je doute que ce film ait apporté quoique ce soit à la mythologie de Breaking Bad.


Avatar Jo_ Jo_
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 13 octobre 2019 à 19:04

Le premier sentiment que j'ai après avoir vu ce film, c'est une sorte de déception, mêlé malgré tout à une certaine satisfaction (oui, cet avis va être très ambivalent).

Satisfaction car Jesse méritait cette fin. J'ai lu ça et là que El Camino n'était pas crédible, car l'acteur avait vieilli et pris du poids. Outre le fait que c'est ridicule, car oui, les gens prennent de l'âge, je trouve que cela donne à Aaron Paul un nouveau cachet pour jouer son rôle. Il a vécu l'enfer et cela l'a transformé, même physiquement. Il est plus mature, plus posé. Même sa voix a changé. Sur ce point, je trouve que c'est une belle réussite.

Pour le reste, même si le cheminement est logique, certains moments trainent vraiment trop en longueur. J'avais l'impression de revoir certains épisodes plutôt moyens de Better Call Saul. Je crois vraiment que le film aurait gagné à perdre (oui, je sais) 15 minutes, mais avec un rythme parfois un poil plus soutenu.

Là où je suis très partagée, c'est concernant l'apparition des guests. Si certains sont complètement justifiables (Skinny et Badger), d'autres sont plus discutables, et on se doute bien qu'ils sont là uniquement pour satisfaire une fan base (Jane et Walter en tête). Le problème, c'est que ça a fonctionné sur moi. J'étais super contente de les voir malgré tout, même si j'ai conscience que leur présence était optionnelle.

Globalement, cet épisode spécial était un peu trop mou pour moi. Mais il m'a quand même fait plaisir, et m'a permis de me souvenir de pourquoi j'avais tant aimé cette série (j'avoue que le récap de Netflix avant l'épisode m'a fait une montée d'adrénaline comme lors du visionnage des derniers épisodes).

PS : et puis zut, la dernière apparition télé de Robert Forster :(


Avatar bedsouin bedsouin
Membre
Avis favorable Déposé le 13 octobre 2019 à 08:58

Dans ce monde à mémoire ultra-courte, on est en droit de se demander : et si cet épisode était sorti juste après le dernier épisode de la série, est-ce que l'effet mouton aurait continué, et est-ce qu'on aurait encore vu une moyenne très élevée ici?

La réponse que j'apporte à cette question est : oui. Alors certes, on est 6 ans après, les acteurs ont vieilli, et le blondinet tortionnaire de Jesse est devenu un jeune trentenaire bouffi, et n'a plus rien, physiquement, et même au niveau du jeu d'acteur, de ce qu'il était à l'époque. On a aussi constaté une légère prise de poids pour Jesse. On est d'accord : autant pour le blondinet c'est quand même un peu gênant, autant ceci ne constitue que le seul petit reproche qu'on peut donner à cet épilogue.

Car ensuite les reproches que je lis par ci par là n'en sont pas vraiment : références trop pointues à la série? D'abord je ne suis pas d'accord du tout, et en plus pour un épilogue c'est quand même normal. Rythme inégal, scénario absent? Alors là, il faudrait qu'on m'explique, mais avec la vraie définition du scénario. Parce que personnellement c'est à mon avis une des grandes qualités de ce film.

Bref, on a eu droit à un grand épilogue, avec même une touche émotionnelle très forte et inattendue, alors que c'est le principal reproche que je faisais à la série, et qui fait qu'elle n'était pas dans mon panthéon (le manque d'émotions); et donc je continue sur la lignée de la fin de série pour ma note.

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Avatar Koss Koss
Rédacteur
Avis favorable Déposé le 13 octobre 2019 à 01:57

Plus qu'un chemin, c'est bien une impasse scénaristique dans laquelle s'est mis Vince Gilligan. Un impasse pas déplaisante, peuplés de visages connus et de coins familiers. Mais au bout de la route, franchement, il y a quoi ?

Critique à venir...


14.12

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