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"Pour me venger de l'absence de Alf sur le site, je mets ici une citation de l'ignoble Bernard Werber : "L'amour comme épée, l'humour comme bouclier". "
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Friends est plus qu’une série, c’est un phénomène socio-culturel sans équivalent ; seule fiction à ce jour qui a suscité tant d’engouement qu’on peut la regarder indéfiniment sans se lasser, avec un casting miraculeux, chaque personnage est immédiatement attachant et chaque acteur colle à la perfection à son personnage.
Cette fiction a été un modèle pour une bonne partie des comédies (romantiques ou pas) qui ont suivi. Les références se sont ensuite multipliées, avec un impact temporel qui semble infini tant on trouve des références même minimes dans énormément de fictions. Cela peut être ponctuel, par exemple le mariage sous la neige et les références à « die hard » de ‘nine-nine’ pour ce qui est du plus récent, ou pour un show entier, comme HIMYM en élève qu’on aura souvent cru naïvement voir dépasser le maître, et dont toute l’intrigue, le caractère des personnages, voire certains épisodes entiers, sont calqués sur Friends. Certains parleront de plagiat, je dirais plutôt qu’il s’agit d’un vibrant hommage ou bien d’une adaptation à la décennie suivante.
Depuis, plus rien n’aura égalé Friends. Il y a eu quelques tentatives très réussies telles que « new girl » ou « Kimmy Schimdt » mais rien qui ne soit assez remarquable pour se dire que Friends tient son successeur.
On a tous découvert cette série à un moment de notre vie, et selon cela elle aura eu un impact différent. J’ai découvert Friends à l’adolescence, et j’ai terminé la série au moment où l’âge adulte et l’entrée dans la vie active se profilait. Et je dois dire qu’il n’y a peut-être pas de meilleur moment pour suivre cette série. Le final m’avait laissé dans un état émotionnel sans précédent, mais j’étais alors bourré d’optimisme et rassuré quant à ce qui pourrait m’attendre. Je m’étais promis de revoir un jour cette série, et le hasard fait que le moment que j’ai choisi se situe justement bien après la période vécue par les protagonistes, à l’approche de la quarantaine, et là il s’agit tout simplement d’une énorme bombe de nostalgie, qui m’a mené à la limite de la déprime.
Le final n’a vraiment pas le même impact lorsqu’on sait que tout ça est définitivement derrière nous , et pour moi ce dernier épisode a eu un effet dévastateur. J’ai fondu en larmes dès l’accolade entre Joey et Chandler, et je n’ai pas pu m’arrêter jusqu’à la fin de l’épisode. Tout ceci est derrière, sans possibilité d’un nouveau tour de manège ; et ça fiche un sacré cafard.
La grosse erreur aura été d’enchaîner avec le visionnage de « the reunion », où j’ai pris un autre énorme shoot de nostalgie, en voyant ces acteurs et actrices qui eux sont dans la phase qui suit la quarantaine, et on comprend bien l’impact dévastateur qu’a eu la série pour eux. Il y a celles qui cherchent à tout prix à garder leur visage tel quel (Courteney Cox, Jennifer Aniston), ceux qui ont enchaîné les galères et c’est inscrit sur leur visage (Matt LeBlanc, David Schwimmer, Lisa Kudrow), et celui qui est miraculeusement encore là (Matthew Perry). Toutes et tous ne paraissent pas seulement vieillis, mais presque malades. Voir ces acteurs et actrices dans cet état fiche un cafard incroyable, les voir revivre leurs meilleurs moments dans la série est bouleversant. J’étais en larmes pendant tout cet épisode ; on se serait bien passé d’un tel épilogue, mais en même temps il paraissait nécessaire.
Pour finir, je dirais que le plus gros point fort de la série est d’avoir su raconter l’histoire de ces 6 amis sans jamais en mettre un trop en avant ; chacun, selon les affinités qu’il peut se trouver avec tel ou tel personnage, peut se dire qu’il a suivi l’histoire de ce personnage. En ce sens, si au premier visionnage j’aimais me dire que c’était l’histoire de Ross, aujourd’hui clairement, je peux dire que j’ai suivi l’histoire de Chandler Bing.
Pour tout avouer, je me suis lancé dans le visionnage de cette série car "le maître" (aka Stephen King) la conseillait vivement sur les réseaux sociaux. Pour ce premier épisode je dois dire que c'est une belle réussite. L'angoisse est distillée à juste dose, et c'est vraiment parfois pénible (dans le bon sens) à regarder. Tous les ingrédients d'une fiction à la Stephen King sont réunis.
Ayant (presque, vous verrez pourquoi) vu la totalité des épisodes, je me demandais à partir de quand la série a commencé à devenir beaucoup trop bavarde. Je dirais que c'est à partir de cet épisode.
