2 mois 1 semaine 4 heures 55 minutes devant l'écran
Moyenne
12.31
Nombre de notes
2371
Nombre d'avis
355
262
Favorables
55
Neutres
38
Défavorables
Avis sur les séries
L'avis de chevrere sur
Daebak
Récit initiatique sur la quête du héros, récit noire d'une vengeance qui tourne autour du hasard, entre drame et récit légendaire, Daebak est une bonne pioche et un show qui, s'il ne transcende pas le genre, sait mélanger les genres sans perdre son équilibre.
Le récit Campbellien sur la quête du héros reste le point fort de ce drama tant Jang Geun Suk parvient à marquer les évolutions d'un personnage qui passe du statut de brute idiote à guerrier éclairé. Evidemment, c'est prévisible et fléché, mais voire un héros positif qui parvient jusqu'au bout à maintenir la balance entre ses actes et ses idéaux ancre parfaitement le récit dans l'affect du spectateur.
Le jeu et le hasard sont un autre thème important dans la série et le seul qui propose un problème car nous ne sommes pas familiarisés avec les jeux de hasard Coréens. Cette partie, volontairement grandguignolesque, est celle qui marque le plus l'identité Coréenne du show, avec jeux de regard et effet de manche jouissif et improbable. C'est surtout l'occasion de marque l'opposition entre plusieurs personnages et d'offrir quelques scènes magnifiques comme la révélation de Lame de Chien et la fille du Fourbe Golsa.
Ici, la série lie divertissement et drame antique, où les Dieux agissent sur les destinés via la chance d'un simple lancer de pièce. Voire le hasard comme un moyen de justifier les Deus Ex Machina, une belle idée, un peu trop suremployé à mon goût, mais plaisante.
Et puis le final entre Dae Gil et Yi In Jwa dans l'épisode 23 autour de la piège est juste énorme.
Le récit légendaire est le dernier de ce show, la série s'inscrivant dans l'histoire de la fin de règne d'un roi et l'avènement perturbé du prince à la couronne. Cette partie, plus politique, est aussi réussi avec des personnages secondaires nombreux et clairement identifiable via des couleurs ou des codes de mise en scène claires et bien pensés. Très visuelle et élégante, Daebak est une série réfléchie dans sa mise en scène qui sait jouer avec la palette des couleurs pour imposer les forces en présence. Yin In Jwa porte des couleurs ternes et secondaires, le prince des couleurs soyeuses qui jurent beaucoup, Dae Gil des couleurs monochromes et naturelles, tout est pensé pour clarifier les rapports de force entre le prince, le héros et le scélérat.
Mais, bien au-delà, Daebak pose la question du rapport de l'homme à la politique et de son caractère inhumain, où le mensonge et la trahison sont la norme et surtout le fruit des déceptions et des inimités autour d'un pouvoir si convoité, mais au final si vain quand même le monarque ne peut empêcher la mort de celui qui lui est le plus cher.
Au dessus du roi, il y a la force de Dieu qui s'exprime par la mort, un Dieu manipulateur à l'humour indéfinissable, cruel et versatile auquel le héros va apprendre à échapper pour construire un monde plus stable, loin d'une lumière divine certes fascinante, mais trop instable pour assurer la pérénnité d'un royaume.
C'est finalement cela la grande force de Daebak, savoir montrer que la quête du héros n'est pas de devenir un être de lumière, mais d'apprendre à comprendre que le bonheur et la maîtrise de sa propre destinée vont de pair. Et qu'il n'y a pas de terres plus corrompues que celles des Dieux dont les prophéties sont aussi inutiles que les les complots de palais entre puissants et jaloux.
Au final, Daebak est une série Coréenne par ses effets de style un peu outrancier, universelle par sa quête du héros et forte par la réflexion qu'elle mène sur la nature corruptible de l'être humain et sur la profonde faiblesse du politique. Mais surtout, Daebak, c'est juste kiffant, point barre.
L'avis de chevrere sur
Game of Silence
Pitch de départ : quatre amis d'enfance vont se retrouver suite à la mort de l'un d'entre eux, réveillant des souvenirs malheureux du passé. En effet, les quatre garçons ont été enfermés à Quittman, centre fermé privé pour mineurs où les violences physiques et parfois sexuelles étaient monnaie courante.
Voilà, ce n'est pas un petit thème, léger et mignon... non,non,non, on parle de violence sur mineurs perpétré par des adultes en connaissance de cause et d'une vengeance froide, sordide où des adultes en souffrance cherchent à expier leur rage envers leurs anciens bourreaux.
Pour parler de cela, il faut de la finesse, de la maîtrise et une mise en scène élégante qui sait donner du sens au silence et au non dit. Sauf que cette série est très loin du compte alors ce sera exposition à la matraque, facilité scénaristique et cliffhanger putassier.
Pourtant, le casting et bon, surtout le personnage de Shawn qui casse l'image du black side kick rigolo lors de scènes réussis avec la veuve de Botts. Mais, même le talent de Michael Raymond-James ne peut empêcher l'inévitable d'arriver : à force de twists improbables, on finit, la mort dans l'âme, à ne plus y croire.
Jamais les créateurs de ce show n'aurait dû choisir les networks pour diffuser un tel programme, tant l'autocensure ruine vite les bonnes idées de l'épisode trois. Au lieu de montrer comment l'incarcération a détruit les rêves et les espoirs des héros, le show fait une série comme les autres, avec une évolution prévisible et des tours de passe-passe à la limite du ridicule (la palme à la scène du coffre-fort avec Gil, grotesque).
Game of Silence aurait du passer sur le câble, faire moins de twist, prendre son temps, gagner en profondeur, garder cette ambiance du pilot qui rappelait Stand By Me. Au lieu de cela, un drame poussif sur l'obsession de la vengeance qui part d'un thème lourd pour produire du divertissement à la limite du putassier.
Un beau gâchis.
L'avis de chevrere sur
Hostages (2013)
Ayant vu la série originale, je m'étais convaincu que l'adaptation ne pouvait qu'échouer en versant dans le grandguignolesque à outrance... malheureusement, j'avais raison d'en attendre moins. La faute à un pilot catastrophique, à une exposition des personnages très maladroites qui versent assez vite dans les backstorys inutiles pour gagner du temps.
Hostages lance beaucoup d'histoires en une saison et n'en exploite quasiment aucune pleinement, excepté l'intrigue familialedu personnage de Dylan Mc Dermott. C'est le principal problème de ce type de production moderne, ces dramas conçus autour de la multiplication de storylines pour permettre d'engendrer des twists parfois surprenants, mais sans réel intensité dramatique.
Même dans le final, la scène entre la femme du président et la doctoresse n'est qu'une façon artificielle de mattre la pression... et que dire de l'intrigue autour de la grossesse vite écartée sans jamais revenir. Trop inégale, Hostages peine à avoir des personnages assez attachants, à l'exception de la femme de Carlisle, et à se trouver une âme, une profondeur autre qu'une histoire de complot digne de 24.
Pourtant, les moyens ont été mis dans la réalisation, dans un casting assez pléthorique, mais le show est priss entre sa volonté de divertir et une histoire qui pose des questions intimes sur le bien, le mal et les limites de notre propre moralité. Incapable d'investir la psyche de personnages trop minces pour devenir attachants, Hostages échoue, malgré plusieurs efforts dans l'écriture qui ne suffisent pas à masquer les nombreuses incohérences du récit.
L'avis de chevrere sur
Top of the Lake
Top of the Lake n'est pas une grande série, juste un joli exercice de mise en scène qui ne se montre pas à la hauteur de ses ambitions.
On en ressort frustrés, comme un gros mensonge, celui d'un objet souvent élégant, superbe par éclat, mais terriblement pathétique dans son écriture et son incapacité à se conclure.
La définition même du pétard foireux, comme quoi le style ne fait pas tout.
Avis sur les saisons
L'avis de chevrere sur
Big School (2013) / Saison 2
Autant j'avais très peu apprécié la saison un, autant cette deuxième année aura réservé quelques bonnes surprises, avec de très bonnes scènes entre Walliams et Glennister.
L'épisode de l'inspection m'offra même un fou rire lors de la séquence H2O, moment délicatement absurde bien mis en valeur par une remarquable interprétation. Hélas, la série traine encore de gros problèmes de rythme, sombrant dans un humour scolaire bas de gamme et trop régressif.
Une surprise, même si on reste très loin de Bad Education et sa surprenante saison trois.
L'avis de chevrere sur
Camping / Saison 1
Attention à ceux qui voudrait prendre le risque, cette série n'a rien d'un simple voyage en campagne ou d'une comédie d'été, non. Camping est sombre, glauque, très culotté mais aussi un peu décevante tant le potentiel était là pour offrir un final vraiment tragique... dommage.
Camping, c'est une galerie de personnages détestables, hypocrites, malsain soit dans leur rapport aux autres, dans les mensonges qu'ils se font à eux-mêmes ou dans leur égoïsme marqué. Seuls les enfants sortent indemnes d'un jeu de massacre d'une série qui ose jouer dans un registre raremment exploité, celle de l'absence de limites dans la médiocrité humaine.
Dans Camping, l'homme est une bête à peine civilisée, un animal mis dans un costume qui le gène, pris entre des valeurs superficiels et des désirs égoïstes : sexe, alcool, drogue ou pouvoir. La série ne laisse pas d'occasion de respirer, mais ne parvient pas à embrasser pleinement la totalité de son intrigue, laissant de nombreux trous assez agaçant.
Série déroutante et assez réussi, Camping est à déconseiller au plus jeune et à ceux qui croient que l'homme est un être bien éduqué et responsable doté d'une conscience. Camping, ou l'homme ramené épisode aprés épisode au simple rang de bête.
L'avis de chevrere sur
Eve (2015) / Saison 1
Pitch :
Serie pour ado diffusé par la CBBC, Eve est une androide crée par Mary Douglas, une scientifique aussi brillante qu'asociale. Lorsque sa ppire ennemie Katherine Calvin met la main sur sa société, elle décide de faire détruire sa création nommée projet éternité par son homme de confiance, Nick Clarke. Seulement, celui-ci hésite et décide de dissimuler cet androide chez lui.
Qualités de la saison (du mieux au moins pire):
Les acteurs font le métier et fonctionne bien ensemble, même si les personnages archétypaux sont légions, comme dans chaque série pour préadolescent. Mais la dynamique de groupe et marche et justifie certains comportements trop humains d'Eve, Poppy Lee Fryar offrant une performance plus proche du David de A.I., avec un jeu trés haché composé d'attitudes excessives déconnectée.
Certains personnages comme le jeune Will sont plaisants, offrant une interaction avec Eve qui parvient à sortir du cadre de départ et d'une relation frère - soeur basique. Will n'est pas son défenseur, il projete sur elle tout un fantasme de la femme idéale qui offre certaines finesses d'écriture intéressants. La thème de la femme, surtout de la mère, est au coeur du récit et de sa mythologie, surtout que le père n'a que peu de contrôle sur son enfant, la faute à Katherine qui le garde sous pression pour soutirer tous ses secrets.
Eve sert donc de récépteur et incarne dans les meilleurs moments du show une vision d'une féminité loin de tous les clichés. Dommage alors que sa relation avec sa créatrice joue dans un registre trop planplan, empêchant le show de décoller vraiment dans le dernier acte. Tout est trop sage, la faute à un format de production et une cible qui ne laisse que peu de libertés au scénariste. Pas de sexe, pas de drogue, le cahier des charges est clair pour un style qui apparait vers une version British de ABC Family.
Le ton évoque par moment Kyle XY, voire même le Cameleon pour sa structure très hierarchisée et son personnage de méchante si semblable à Miss Parker. Une méchante qui va subir un traitement décevant, ce qui m'emmène vers les défauts de cette série.
Defauts (du moins pire au détestable) :
L'intrigue ne tenant pas sur 13 épisodes (un raccourcissement à 8 aurait été utile), le show fait du remplissage pas toujours malin, avec deux épisodes très moyen comme exemple: le 1 et le 12. Le traitement du prof de Maths est une calamité, les résolutions des dilemmes manquent de finesse et certains personnages peinent à dépasser le cadre du simple couteau suisse scénaristique.
Ainsi, les séquences "Yeux rouges" d'Eve sont désamorcés par une pirouette pathétique, donnant le sentiment d'un manque de rigueur dans le travail préparatoire. Le personnage de Zach, comme un parfait exemple, passe de l'antagoniste intriguant au simple moyen de justifier certains rebondissements tirés par les cheveux.
Certaines thématiques, trop légère et pauvre comme la séquence du football, servent juste à viser un public cible que je ne suis pas. Les plus de quatorze ans peuvent passer leur chemin, certaines lourdeurs ruinant les quelques bons effets de narration et une réalisation propre, bien que beaucoup trop sage.
Seulement, le pire reste à venir : messieurs les scénaristes, arrêtez de faire du vaudeville par pitié, surtout avec Abe qui ne fonctionne pas comme simple comic relief. Les scénes dites "de placard" sonnent vraiment faux et donnent une tonalité très cheap qui ruinent les bonnes intentions que l'on perçoit.
Bialn :
En résumé, un teen show pour préado intriguant quand il se pose la question de la féminité via le miroir distordu et amusant d'Eve, personnage lunaire et déconnecté de toutes valeurs morales. La scène du mensonge à Will montre que la série peut se transcender lorsqu'elle ose sortir du cadre de son cahier des charges pour s'interroger sur la nature tordue de l'interaction sociale.
Par contre, la mythologie autour de Mary ne fonctionne pas vraimennt, là où Katherine possédait plus de potentiel dans un registre de tragédie et de comédie. Potentiel mal exploité pour un teen show touchant, mais parsemé de scènes ridicules qui cassent le rythme et empêche de voir Eve pour ce qu'elle est : l'idéal féminin dans toute son imperfection.
L'avis de chevrere sur
Joker Game / Saison 1
Aia, aie, aie, je vais me montrer un peu dur car le show a de nombreuses qualités esthétiques, musicales et graphiques qui saute vraiment aux yeux. Le trait est soigné, la composition est soignée avec un sens de la mise en perspective a souligner, surtout que le show joue sur les faux semblants liés au monde de l'espionnage.
Le message global est intéressant, racontant l'émancipation du métier d'espion d'un cadre militaire qui l'empêche d'être efficace aux yeux de Yuri et de la section D. Il est question non plus de se battre pour sa patrie, mais pour des intérêts commerciaux et stratégiques, quitte à jouer contre sa propre hiérarchie.
Une équipe d'espion libre comme l'air, disséminés sur les fronts Européens, Pacifique et Chinois pour opérer à discréditer tous ceux qui pourraient nuire à l'intérêt du Japon. Et là, avec plein de personnages disséminés apparait le premier problème : le character design.
C'est un peu cliché de dire que les Japonais se ressemble tous 'et joyeusement raciste) mais ici aucun effort n'est fait pour nous permettre d'identifier et de différencier les membres de cet équipe. Hormis le premier personnage et son look à la phoenix Wright, impossible de s'attacher à qui que ce soit tant les héros de Joker Game restent impersonnels.
Peu ou pas d'exposition, des intrigues souvent bâclés à cause d'un format de vingt minutes trop court, aucune continuité... et du coup un manque constant d'implication émotionnelle du visionneur. Seul persiste quelques tours de passe passe malin, mais vite répétitif est prévisible... globalement décevant tant il y avait matière à faire bien mieux.
Avis sur les épisodes
L'avis de chevrere sur
Hot Shot / 1.01 Episode 1
Produire des comédies dramatiques sur fond de sport, c'est presque une specialité des productions taiwanaises et celle-ci ne déroge pas à la règle avec ces deux héros qui incarnent deux archétypes : le héros benêt, attachant et chien fou et le guerrier sage, hautain et tête à claque. Ici, le duo marche assez bien, la faute à un scénario qui assume ses clichés pour jouer avec, offrant plusieurs moment de comédie réussie malgré la lourdeur habituelle de certaines scènes.
Le point positif reviendra à une petite blague, celle de la séquence du contre où le héros simule une petite nage gracile pour monter en hauteur et se saisir du ballon. Un gag simple et malin qui marche pour le mieux et prouve que c'est en retournant les clichés du genre tout en les embrassant qu'Hot Shot parviendra à mêler correctement la comedie et des fulgurances de drama volontairement hyper kitsch.
Le point négatif vient de W, une recruteuse aussi peu crédible que mal interpreté, trop sérieuse dans l'ambiance légère et assez foutraque qui caractérise ce show. Alors qu'elle devrait être le moteur de la formation de l'équipe des 5 losers, elle n'est là que pour afficher sa plastique, parfaite incarnation du faire valoir dont l'apport se revèle quasi nul.
Trop classique dans la forme, mais intriguante par son ton décalé qui joue bien le registre "ado crétin"
L'avis de chevrere sur
House Husbands / 2.02 Episode Two
Un ton en dessous par rapport aux habitudes de la série, mais cela reste très plaisant, posant les premières pistes pour une saison deux qui cherche toujours à mêler légèreté et gravité. C'est donc un épisode de mise en place, avec en toile de fond une histoire de rupture et cette peur du bonheur perdu, comme si le temps pouvait nous voler la capacité d'être heureux.
Le problème est ici l'absence de séquence vraiment forte... seule la confrontation finale entre Gemma et son père possède une vraie force dramatique, marquant la nécessité de savoir couper des ponts pour préserver ce qui compte. Seulement, avec plus de mise en perspective, la scène aurait pu être largement plus convaincante, laissant le sentiment d'un épisode jouant sur tant de tableaux qu'il peine à leur apporter une dimension comique ou tragique.
La mauvaise scène est aussi difficile à trouver car le show est assez bien géré, parvenant à éviter les fausses notes, à l'exception du faux suspense autour de l'intervention de Mark concernant Justin. Cette coupure posée par le monteur est une facilité regrettable, un faux suspense de mauvais goût qui ne laisse pas la place aux comédiens pour faire exister cet instant de pur dramédie, lui donner une vraie saveur autre qu'un simple artifice de build up sans intérêt.
Toujours plaisant, mais j'aime faire la fine bouche.
L'avis de chevrere sur
House Husbands / 2.03 Episode Three
Jouer sur l'empathie, le pathos, la surcharge dramatique et son contrepoint comique, cela a toujours été la recette gagnante de House Husbands qui retrouve vraiment des couleurs. Entre joie et tristesse, impromptu comique et tristesse devant les doutes de la parentalité, la série joue sur le fil du mélo et s'en sort très bien, retrouvant le niveau de qualité de la saison un.
La bonne scène est la séquence du furet mort, façon assez élégante d'annoncer le déterage de cadavre que sera cet épisode tout en posant aussitôt un regard enfantin sur la mort pour ne pas perdre cette légèreté de ton qui fait la force de la série. L'occasion d'opposer le cynisme des parents à l'innocence des plus petits, posant ainsi l'autre thème de l'épisode: les hésitations des parents qui veulent protéger les enfants de la réalité tout en les confrontant à celle-ci pour qu'il puisse grandir.
La mauvaise séquence est celle où est révélée au père de Stella l'existence de sa fille, la faute à une écriture maladroite qui joue la carte de la comédie et crée une rupture de ton maladroite et idiote. Un aveu d'échec pour des auteurs qui optent pour la méthode du sparadrap et achève ainsi une séquence assez génante pour Kane, celui-ci reprochant une fourberie à son amant pour commettre la même peu de temps après.
Une fausse note vite balayée par un épisode globalement réjouissant et émouvant.
L'avis de chevrere sur
House Husbands / 2.04 Episode Four
Lors de la saison un, j'avais eu un coup de coeur pour House Husbands, son style mélo typiquement australien, ses personnages soignés et, surtout, son ton doux et amer à la fois, entre comédie et tragédie. Cet épisode est simplement le condensé de toutes ses qualités, le retour d'un esprit de troupe qui manquait à la série lors d'une scène de repas un peu forcé, mais plutôt jouissive.
Le point fort de l'épisode, c'est sans conteste la relation entre Justin et Lewis... que dire, l'alchimie des deux acteurs est parfaite, jouant sur un registre amusant entre un style machiste rétrograde et un rapport avec la faiblesse féminine attachante. Conscient de cette synergie, les auteurs se régalent et multiplient les non-dits pour deux mâles alpha en apparence qui ont appris à s'adapter, mais pas à perdre leurs vieux réflexes.
Le point faible concerne Gemma et Damo, un duo attachant sur le papier qui amenait un peu de nouveautés au sein de la série et s'achève via une pirouette clichée au possible et décevante. Il y avait matière à faire plus, à oser, mais les auteurs font le choix de faire table rase ce qui laisse un sentiment énervant, celui d'avoir perdu du temps vu que la conclusion n'apporte rien à l'univers du show dans son ensemble.
Très plaisant, mais encore inégal.
