Dans la pure lignée de la première partie. Tellement que je n'ai en fait quasiment rien à dire sur cette seconde partie, qui lui ressemble en quasiment tous points, et est son pur prolongement.
A la rigueur, si je devais exprimer quelque chose, c'est ma déception so far face à l'aspect Doppleganger de l'épisode. Certes il n'est pas encore fini, et ça peut encore être changé dans les deux dernières, mais pour l'instant, ça n'a servi qu'à pseudo-justifier l'absence du Docteur de cette seconde partie et encore, on n'y voit quasiment pas l'Abée d'Amboise. J'ai peur que les deux personnages ne se retrouvent jamais face à face et que le fait que l'Abée ressemble physiquement au Docteur n'est qu'une excuse pour écarter ce dernier d'une histoire face à laquelle il aurait sans doute immédiatement rebroussé chemin une fois qu'il aurait compris là où il a atterrit. Et à mon avis, il l'a clairement compris à la fin de la première partie.
Mais ce point là est aussi responsable de celui qui contrebalance l'aspect gâchis de potentiel du Doppleganger, car du coup, l'absence probablement prolongée du Docteur (ça ne m'étonnerais pas qu'on ne le vois pas de la partie 3 non plus, surtout si on doit être amené à voir davantage l'Abée dans cette dernière) fait l'épisode deviens un companion center, et donc, dans le cas présent, un Steven center. Et c'est peu dire que c'est sympa de davantage creuser le personnage, parce que malgré le fait qu'on en soit déjà à sa 5 ou 6ème histoire, on ne s'était toujours pas vraiment penché sur le gaillard au delà de sa première aventure inside the TARDIS dans The Time Meddler, Vicky lui volant constamment la vedette dans les autres épisodes ou les deux étaient ensembles, et The Daleks' Master Plan ne lui ayant pas spécialement donné l'occasion de plus briller que ça. Et ça viens du coup quelque peu corriger le défaut que je trouvais à la première partie : bien que ce qui se passe ne relève pas des actions de Steven, il est cette fois, contrairement à Ian, Barbara, Vicky et même le Docteur dans "The Crusade", au coeur de l'intrigue et des événements. Ca n'est pour l'instant pas suffisant pour rendre cet historic aussi prenant que les meilleurs d'entre eux, mais ça semble l'est devenu assez pour éviter à l'épisode de finalement tomber dans le même piège que The Crusade et connaître la même perte significative d'intérêt.
Sans ça, mis à part ces deux points, l'épisode reste en cette deuxième partie en tous points identique à la 1ère, dans le fond comme dans la forme. Ce n'est toujours pas assez pour en faire un grand épisode (et c'est encore une fois dommage, à la vue du potentiel), mais je pense (et espère) que ces petits changements seront suffisant pour l'empêcher de sombrer comme j'avais pu le craindre à l'issue de la première partie. Reste plus qu'à voir si la suite va confirmer tout cela ...
Là encore, je ne vais pas avoir grand chose de plus à dire, si ce n'est que l'épisode passe à la vitesse supérieur en cette 3ème partie et qu'il est très appréciable qu'il le fasse. Tout s'enchaîne dans une interminable frénésie destructrice, et ça permet de bien maintenir l'intérêt du spectateur vivace malgré la prévisibilité globale du tout (car oui, on a quand même quelques surprises ici).
Au delà de cela, il est dans la pure lignée des deux premières parties. Toutes les qualités communes aux deux premières parties sont là, et la nouvelle orientation de l'emploi de Steven dans la deuxième partie se confirme fort heureusement ici.
Pour ce qui est de l'aspect Doppleganger, même si son gros problème n'est toujours pas résolu, il est appréciable de voir que les scénaristes de cet épisode tentent d'en faire quelque chose ici, en mettant en doute le fait que l'Abée et Le Docteur puissent être la même personne. Tout est construit dans ce sens pour renforcer la puissance du cliff de fin, et il faut reconnaître que de ce point de vue là, ils ont fait un très beau boulot de construction scénaristique pour que tout aille dans ce sens.
Le seul problème qui freine l'efficacité de cette démarche, c'est que le spectateur un tant soit peu attentif à ce qu'il s'est passé au cours de l'épisode est incapable de croire que l'Abée et le Docteur sont la même personne, et que donc le cliff fonctionne pleinement. Et cela, même en ayant les infos de l'époque concernant la série. En fait, c'est montré dès la première partie de l'épisode. Le problème, c'est qu'Anne, au service de l'Abée à rejoint Steven et les protestants au bar avant même que le Docteur est quitté Preslin, la scène de milieu de conversation entre lui et ce dernier se déroulant après l'arrivée d'Anne. Anne qui sait à quoi ressemble l'Abée et qui le reconnait ici. Hors le seul moment ou le Docteur aurait pu prendre la place de l'Abée pouvait prendre place dans les toutes dernières scènes de la partie 1, après qu'il ait quitté Preslin. Le doute tombe donc à plat : ça ne peut être que deux personnages différents, et le Docteur est bien aux abonnés absents depuis 2 parties pour on ne sait trop quelles raisons dans l'épisode, bien que je crois que celle que j'ai mentionné dans mon avis sur la partie 2 soit la raison scénaristique de son absence. Car de manière plus générale, on aurait déjà pu avoir de toutes façons de forts doutes que ce n'était pas le Docteur, parce que celui ci, situant à quel moment de l'histoire il a atterrit, chercherait plutôt à fuir le danger au plus vite et certainement pas à prendre le risque de modifier le cours du temps en intervenant directement dedans pour un tel événement historique..
Mais malgré des défauts malheureusement persistants, il y a tout de même indéniablement du mieux dans cette 3ème partie, et l'épisode à pour l'instant le mérite de constamment s'améliorer sans jamais perdre de sa superbe sur ses qualités initiales. Espérons donc que la 4ème et ultime partie sera la plus belle d'entre-elles, et conclura à merveille ce légèrement bancal mais attachant épisode historique ...
The Massacre s'achève de la manière la plus logique possible dans sa dernière partie, mais pour autant j'avoue ne pas trop savoir quoi penser de cette dernière.
La résolution est logique certes, mais vraiment pas satisfaisante. Je ne peux m'empêcher de ressentir un sentiment d'expéditif, limite de facilité par la manière dont le tout se résout. Ou plutôt, de par le fait que l'on n'est que dans la résolution pure et dure, alors que la partie précédente laissait sous entendre qu'il allait encore se passer quelques événements avant d'y arriver. Sauf que non, tout se résout immédiatement. Hop le Docteur réapparaît sans qu'on ait la moindre explication de son absence ni de ce qui a bien pu lui prendre 2 parties pour retrouver Steven, et tout passe comme sur des roulettes et ils regagnent le TARDIS intacts. Hop, le massacre à quand même lieu mais le roi est sauvé parce que les catholiques se rendent soudainement compte du gros risque qu'il prennent s'il le tuait (ou parce qu'on n'a plus le temps à perdre à traiter leur intrigue aussi). Hop, Anne retourne chez elle et échappe par miracle aux méchants qui la poursuivent depuis 3 parties. Hop, hop, hop, il faut tout résoudre au plus vite pour laisser le temps nécessaire à la dernière partie de l'épisode à avoir lieu.
Car oui, il est intéressant de voir que l'intrigue de l'épisode est définitivement close à un peu moins des 2/3 de cette ultime partie. La construction de cette dernière à au moins le mérite d'être assez unique dans la série. Enfin bref du coup, vous voyez le problème avec la résolution de l'épisode : même si en soit ce qui s'y passe n"est en rien illogique, c'est amené et expédié trop rapidement pour que le spectateur ait l'impression que tout à été fait comme il faut sur cette dernière, et ça la rend du coup fatalement décevante.
Mais il y a un hic qui justifie ce bâclage justement, c'est que je ne vois absolument pas comment ils auraient pu faire autrement sans sacrifier le dernier tiers de cette partie pour donner à l'intrigue majeure de l'épisode une résolution mieux réalisée, car peu de choses des 3 premières parties auraient pu être enlevées pour faire gagner du temps à l'intrigue, et qu'une 5ème partie aurait définitivement été de trop, alourdissant un rythme déjà pas forcément toujours au rendre vous dans cet épisode. Et que justement, ce tiers final, on ne peut juste pas l'enlever, parce que c'est ce qui fait toute la force de cette ultime partie (voir de l'épisode) : pour la première fois de l'histoire de la série, on s'attarde vraiment à l'aftermatch émotionnel d'une aventure éprouvante pour le Docteur et le ou les compagnons qui l'ont vécu. Non pas qu'il n'y en ait jamais eu auparavant, mais ça n'avait jamais dépassé, hors départ de compagnons; le cadre d'une scène finale ou de quelques dialogues. Ici, tout le dernier tiers de la partie y est consacré.
Et c'est une très bonne chose car une réelle émotion se dégage de ces scènes finales, et qu'elles permettent d'achever dignement la plus grande réussite de l'épisode : celle d'avoir enfin donné de la substance à Steven. C'est peu dire que j'ai vraiment cru à son départ, et qu'il aurait été très osé de le voir partir comme cela : un compagnon qui s'en va parce qu'il en a marre, parce que ce n'est plus agréable dorénavant de voyager avec le Docteur, parce qu'on ne peut plus supporter tout ces dangers et toutes ces morts. Un départ couillu (et même s'il au final reviens sur sa décision, le fait qu'on ait pu imaginer un départ d compagnon qui soit d'humeur négative dans l'histoire de la série est déjà quelque chose d'historique au sien de cette dernière à cette époque). Ce type de départ finira d'ailleurs par arriver (et cette fois pour de bon) à ma connaissance au moins une fois chez une future compagne bien des années et Docteurs plus tard, et ça reste l'un des départs que j'ai trouvé le plus surprenant, marquant, réussi et intéressant de la série classique. Mais chuuut ... Spoilers !
Et bien évidemment, l'autre grand morceau de bravoure de l'épisode, c'est le magnifique et très émouvant monologue du Docteur, seul dans le TARDIS après le départ sur une mauvaise note de Steven, où il se rappelle ses anciens compagnons et rappelle la malédiction d'une vie de seigneur du temps (bien que ni la race ni ses propriété n'ait encore été inventés à ce stade de la série). Un passage déchirant dans lequel William Hartnell envoie du très lourd dans son jeu d'acteur.
Puis l'arrivée de la nouvelle compagne, Dodo Chaplet, dont la facilité de l'arrivée et du fait qu'elle soit la descendante d'Anne, permettant ainsi de réconcillier le Docteur et Steven, est globalement excusée par le fait qu'elle soit très drôle et que le personnage semble être très sympathique. Hâte de la découvrir dans le prochain épisode, qui est au passage ENFIN le 1er épisode de cette putain de saison diapo qui existe dans son entièreté !!!
Bref, une ultime partie à la résolution assez bâclée, mais dont la qualité à été volontairement sacrifiée au nom de quelque chose de plus grand, de plus inhabituel dans la série, de plus intéressant aussi (puisque bon, on savait tous dans les grandes lignes comment allait se terminer l'intrigue de l'épisode. En revanche, comment le Docteur et Steven vivrait ça, pas forcément ...). Du coup, ça passe et cette ultime partie évite la mauvaise note qu'elle se serait surement prise si elle n'avait pas cette merveilleuse compensation.
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Bilan Episode 22 : The Massacre
The Massacre est au bout du compte un épisode dont je ne sais pas trop quoi penser. Malgré quelques points franchement décevants, je ne trouve pourtant pas qu'il le soit dans sa globalité. De même, malgré d'excellentes choses le concernant, je ne le trouve pas exceptionnel pour autant. Et l'épisode n'est pourtant ni moyen ni mauvais. Non, c'est juste un épisode bon, ni plus, ni moins. Aurait-il pu être meilleur que le résultat final qu'on a obtenu avec ce potentiel ? Certainement. Mais de même qu'il aurait surement pu être meilleur, il aurait également pu être bien pire, tant il n'est pas passé loin par moment de sauter à pieds joints dans de gros pièges scénaristiques.
Loin des perles historiques virtuoses que la série à pu nous offrir au cours de l'ère One telles "The Aztecs", "The Romans", "The Myth Makers", ou même d'épisodes plus classiques tel "The Reign of Terror", l'épisode parviens tout de même à éviter de reproduire les erreurs des pires d'entre eux, comme "The Crusade". Non, ici, même si l'événement du jour n'est ni du fait de Steven, ni du Docteur, et qu'ils n'ont en fin de compte quasiment en rien influencé quoi que ce soit le concernant, ils ont eu cette fois l'intelligence de bel et bien les inclure dans le scénario qui lui est lié, et non pas de les laisser évoluer dans une intrigue périphérique dont on se fout en laissant la principale, traitant de l'histoire, se dérouler avec nos héros uniquement spectateurs de cet aspect de l'histoire. Et qui plus est, l'épisode à l'intelligence d'au moins traiter l'aspect inéluctable des choses, avec moins de finesse que dans "The Aztecs" certes, mais lui consacre tout de même un beau traitement en fin d'épisode.
De même, du côté des qualités pures et dures, on ne peut que saluer la beauté de la reconstitution d'époque, des costumes, des décors, de l'univers et de l'ambiance du Paris du XVIème siècle. Des "production values" de très bonne qualité pour la série, et qui jouent en faveur de l'épisode tout du long. On sent que le background historique, comme dans tous les épisodes de John Lucarotti (les autres étant "Marco Polo" et "The Aztecs", eux aussi nickels de ce point de vue là), et ça apporte beaucoup à la qualité visuelle de l'épisode, bien que perdu. Car contrairement à l'aspect préhistorique de "An Unearthly Child", ici, tout est tellement travaillé pour un rendu optimal de l'époque qu'on y croit tout du long.
Au contraire, d'autres idées tombent totalement à plat. L'aspect Doppleganger notamment, qui, s'ils sont arrivés à compenser la catastrophe annoncée de ce côté d'une plutôt bonne manière, n'efface pas pour autant le gâchis que constituait cet élément de l'épisode. De même, si j'ai beaucoup apprécié de voir Steven prendre enfin de l'ampleur dans cet épisode en ayant centré ce dernier sur lui, l'absence du Docteur et la manière dont elle est traitée est assez foutage de gueule dans son genre. On saluera toutefois l'intelligence des scénaristes qui ont préféré le mettre de côté plutôt que de choisir de le faire apparaître sans savoir quoi en faire, ce qui aurait pour le coup surement handicapé le rythme de l'épisode, franchement pas, hormis sur la 3ème partie, le plus folichon qu'on ait eu, même au niveau du rythme de la série dans les années 60.
En fait, c'est précisément ça qui est marrant avec cet épisode : on a l'impression qu'il est conscient de ses propres faiblesses et qu'il fait ce qu'il peut pour les corriger. C'est surement ça qui malgré quelques points faibles conséquents et un potentiel parfois salement gâché, il en deviens assez attachant et agréable à regarder.
En bref, "The Massacre" est un épisode historique bourré de défauts, ce qui en fait du coup probablement un des moins bons de l'ère Hartnell (bien que l'on reste quelques bons crans au dessus de "The Crusade" tout de même), mais qui, de par les très belles qualités qu'il peut avoir et le fait qu'il essaie constamment de faire au mieux, deviens sympathique à suivre, alors que ce n'était pas spécialement gagné au départ.
Note de l'épisode (Moyenne des parties) = 13,25/20
Je pense aussi que l'arrivée de Dodo, qui m'a l'air d'être un personnage très enthousiaste et positif, va apporter un peu de lumière au sein de cette très sombre saison, et que ça va me faire un bien fou. Parce que même si j'aime bien la série quand elle est sombre, 5 épisodes qui se terminent au mieux en fin douce amère, au pire mal, dont 3 derniers de suite vraiment déprimant, au bout d'un moment, un petit break positif, ça ferait plaisir ... Ah et si on pouvait se stabiliser au niveau des compagnons, ça serait bien aussi. L'air de rien on en est déjà à 5 compagnons en une saison ! Oui, 5, dont 3 départs (dont 2 d'entre eux étaient de compagnons apparus cette saison même) ! Ce serait cool qu'on est le temps de s'attacher à eux aussi ...
6ème épisode de la pharaonique saison 3, mais malheureusement le premier de cet dernière à exister dans son entièreté, The Ark nous happe d'emblée dès sa première partie par une ambiance à mi chemin entre l'émerveillement et la tension, ainsi qu'un soupçon d'atmosphère apocalyptique et une intrigue forte intéressante. En effet, il doit s'agir du tout premier épisode à traiter du futur à trèèèèèèèèèèèèès long terme des humains, au moment ou la Terre arrivera en fin de vie et qu'il leur faudra tout faire pour échapper au destin funeste que leur réserve normalement la perte de la planète.
C'est très cool de voir une qualité d'écriture et dans la réflexion et les thèmes choisis (qui sont mine de rien assez sombre) déjà forte à cette époque de la série. Ca l'est encore plus dans cet épisode qui dispose d'une très bonne réalisation et de magnifique "production values" comme disent les anglais. A part les monoïds qui sont ce qu'ils sont (et franchement, on a eu bien pire dans la série, sans être extraordinaire, ça passe sans problèmes ici), on a quand même de très beau décors et l'utilisation de vrais animaux (putain, il y a un éléphant quoi) au cours de cette première partie.
Qui plus est, on en profite aussi pour faire un peu la connaissance de Dodo, qui est jusque là bien sympathique, et la menace qui se profile dans cette introduction est foutrement bien pensée et intéressante à plusieurs niveaux : non seulement pour ce qu'elle est en soi dans le scénario, mais aussi vis à vis du rapport qui se fait entre elle et nos héros.
Bref, The Ark commence très bien, et la suite s'annonce meilleure encore.