On s'approche petit à petit de la fin, et ça commence à se sentir. Suite directe de la précédente, cette 10ème partie résout l'intrigue égyptienne et les "Moineries" (déposé) de l'épisode à la fois de manière dramatique et comique, tout en posant les jalons de ce qui sera sans le moindre doute l'ultime phase de ce titanesque épisode. Et tout ça, en mouvement mesdames et messieurs (car oui il s'agit de la 3ème et dernière des 12 parties de l'épisode à avoir survécu avec la 2 et la 5).
La tension est bien mieux maîtrisée cette fois que dans le précédent car ne reposant plus que sur les Daleks, le résidu de la parenthèse égyptienne franchement dispensable de la partie précédente étant fort heureusement mise de côté ici jusqu'à la résolution, ne venant pas gâcher la grosse phase de tension qui ce crée entre les Daleks et le Docteur. De même, bien qu'hilarantes, les conneries et retournement de veste successifs du Moine parviennent à renforcer tout cela, les Daleks de cet épisode n'ayant définitivement pas envie de plaisanter.
Du coup, grâce à une belle maîtrise de la montée progressive de la tension, le point culminant de cette partie, la scène de l'échange Otages / Turanium entre Mavic Chen et le Docteur, s'en retrouve très réussie, à la fois fascinante parce qu'à peu près tout peut s'y passer (je rappelle qu'on n'est dans un épisode qui n'a pas de scrupules à tuer - ayant même la main lourde sur le sujet - et qu'on a déjà perdu une compagne et un personnage central à l'épisode), et terrifiante dans ce qu'elle implique pour la suite de l'épisode, Mavic Chen récupérant pour de bon le vrai taranium, brisant la chaîne de victoires successives que la team TARDIS accumulait depuis l'épisode 6 qui nuisait un peu à l'efficacité de la tension qu'ils cherchaient développer. Cette fois çi, on laisse nos héros certes sauf, mais dans une position d'échec quasi définitif de leur mission, et donc dans l'obligation de retourner à l'épicentre du danger : la planète Kembel.
Cette partie est également réussie dans sa justification de l'utilisation du personnage du Moine, qui bien qu'appréciable ne semblait à première vue là que pour redynamiser l'épisode, l'aider à tenir le rythme de son incroyable longueur, et rajouter un adversaire de plus au Docteur histoire de générer de la tension supplémentaire. Le fait qu'ils aient donné une vraie utilité à son retour, constituant le seul moyen pour nos héros de retourner sur Kembel via le vol de son unité directionnel, légitimise enfin pleinement la réutilisation de cet excellent ennemi somme toute attachant dans le fond, et permet dans le même temps de lui offrir sa revanche annoncée à la fin de "The Time Meddler" sans prendre le temps d'un autre épisode pour ce faire, de même qu'une excellente sortie de scène au personnage (qui malheureusement ne reviendra pas, comme viens de me l'appendre Wikipedia ...). Il est aussi celui qui apporte des touches d'humour bienvenue au sein de cet épisode bien sombre, et qui permet dans cette partie de faire coexister le tout à la perfection. Espérons juste que le très bon cliff de fin ne va pas remettre en cause cela dans la 11ème partie, et que l'unité directionnelle du Moine à sauté après leur avoir permis d'atterrir sur Kembel. L'épisode, avec seulement deux parties restantes pour résoudre son intrigue, ne peut de toutes façons plus se permettre de péripéties périphériques à ce stade de son intrigue.
En bref, cette 10ème partie corrige radicalement les erreurs présentes dans la 9ème, utilisant de manière parfaite les éléments dont il dispose et aux moments propices, parvenant à maintenir le juste milieu entre le dramatique et le comique de manière à ce que ça dynamise son rythme sans que ça ne nuise jamais à sa tension, et elle repositionne en plus les enjeux de l'épisode, préparant au mieux le terrain pour sa fin imminente ...
On entre définitivement dans la phase finale de l'épisode dans cette 11ème partie, et il était effectivement temps de se diriger vers une conclusion. C'est chose fait ici, et c'est fait sans le moindre détour, contrairement à ce qu'on aurait pu éventuellement craindre à cause du cliff de la 10ème partie.
Je dois avouer que je ne sais pas trop quoi penser de cette partie. Il y a plein de bon points, comme d'autres sur lesquels je suis assez dubitatif. Commençons par ce qui se passe au début de l'épisode, à savoir que la valse des trahisons tant attendue entre les méchants démarre vraiment maintenant. Et ... je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu du résultat, alors que tout semblait indiquer que ça allait être réussi.
C'est là qu'on voit que l'épisode à quand même souffert du fait que nos héros ont aligné trop souvent victoire sur victoire depuis la partie 6, puisque ça a fait changer le rapport de force entre Mavic Chen et les Daleks, et qu'il était devenu évident, surtout au cours de la partie égyptienne, que les Daleks contrôlait la situation et le trahirais comme tous les autres une fois le taranium récupéré. C'était pourtant l'un des gros points fort des 5 premières parties, qui ont toujours entretenu le mystère sur qui des deux maintenait vraiment le contrôle de la situation sur l'autres, sur qui avait vraiment des coups d'avances. Ce n'est plus le cas depuis la partie 6 et l'épisode le paie ici car cette séquence est rendue prévisible. Ca décrédibilise qui plus est un peu le personnage de Mavic Chen : on s'étonne grandement du fait que ce dernier n'avait rien prévu d'autre face à une éventuelle trahison Dalek, dont la probabilité une fois qu'il leur avait remis le Taranium restait quand même fort probable, d'autant plus quand on a le souvenir de l'homme manipulateur et précautionneux qu'il a été dans la première moitié de l'épisode (d'ailleurs à ce sujet là, son bras droit présent lors des 5 premières parties, et qui semblait avoir des sales coups à faire, à complètement disparu de la surface depuis).
De même, son acte final semble vraiment con, que le mec puisse vraiment croire que ça va lui permettre de reprendre le contrôle de la situation, que les Daleks vont subitement décider de le réinclure dans leurs plans, qu'il ne se rende absolument pas compte que les Daleks se sont servis de lui comme pas possible et qu'il a fait le sale boulot à leur place est en effet surprenant de la part de ce personnage. Mais c'est quelque peu justifié par le fait qu'il ait manifestement pété les plombs, étant devenu fou suite à toute cette vanité, cette mégalomanie et cette pression.
Le fait que Steven et Sara libèrent les conseiller; tout comme le fait que les Daleks les aient laissé en vie d'ailleurs semblent aussi assez gros à avaler, d'autant que rien ne justifie vraiment ces deux derniers points.
En revanche, l'absence du Docteur, si elle se fait sentir, était une bonne idée, ça permettait de recréer l'ambiance anxiogène de Kembel similaire à celle des débuts de l'épisode, et ça renforce quand même pas mal la tension. C'est qui plus est à priori parti pour durer encore un peu puisque cet élément n'est toujours pas résolu à la fin de cette partie, ce qui annonce d'ores et déjà du bon pour le grand final de cet épisode géant. Dans une moindre mesure, on peut aussi saluer le vide ambiant qui entoure Kembel, qui, si lui est par contre résolu à mi-chemin, renforce également pas mal la tension et l'ambiance, et permet d'entretenir le mystère quand au fait que nos héros aient bien attéri sur Kembel ou qu'en fait non car étant sur une planète similaire (j'ai même cru à un moment qu'ils étaient retournés sur la planète des parties 5 et 6). C'était très bien joué sur ce coup là.
En bref, cette avant dernière partie à de très bonnes idées, mais peine à donner à certains aspects de ce début de résolution d'un aussi grand épisode l'éclat qu'ils auraient pu avoir, faisant certains choix assez discutables. Espérons que la 12ème et dernière partie saura malgré tout offrir une fin digne de ce nom au plus long épisode de l'histoire de la série.
Ca y est ! Je l'ai fait ! 2 semaines, 12 parties et 5h d'épisode plus tard, j'ai enfin fini The Daleks' Master Plan, alias le plus gros épisode de toute l'histoire de la série ! Rien que le fait de ce dire que c'est fini et que le prochain parlera d'une toute autre histoire, ça fait quelque chose.
Alors, cette 12ème partie à t'elle offert une conclusion à la hauteur de l'épisode ? Oui, globalement oui. La résolution globale de l'épisode aurait surement pu être meilleur, mais ces éléments améliorables avait déjà été exploités dans la partie 11, sans possibilité de retour dessus. La partie de résolution qui incombe à la partie 12 à quant à elle été réussi au mieux de ce qu'elle pouvait offrir.
Le seul truc qui m'a un peu gêné, c'est la débilité de Mavic Chen en tout début d'épisode. Ca a certes été justifié par le fait qu'il soit devenu fou à la fin de la partie 11, mais qu'il en arrive au point de croire que le Docteur veut sérieusement prendre sa place - qu'il n'a jamais eu au passage - à la tête des Daleks et régner sur l'univers, ça semble un peu gros à avaler.
Mis à part ça, le voir sombrer comme la dernière des merdes face au Daleks en étant tombé dans le piège tout seul comme un grand con, c'est assez jouissif, tellement ce personnage, pourtant très charismatique en début de l'épisode avait fini par son arrogance à devenir lourdingue. A partir de cette scène, les Daleks filent d'ailleurs une ambiance glaciale à cette ultime partie, pour le coup leur traitement à eux aura vraiment été réussi jusqu'au bout dans cet épisode.
Puis viens le passage du destructeur temporel, gros pic de tension de cette ultime partie et de l'épisode, tant la puissance de l'arme est impressionnante. Et que les conséquences qu'elle engendre sont horriblement choquantes. Voir la très végétale planète Kembel réduite à l'état d'immense désert recouvert de cendres, c'est déjà pas mal niveau déprimant. Même la mort des Daleks, dans sa violence extrême, est assez marquante. Mais ce qu'on retiendra surtout, c'est bien évidemment le sadisme profond des scénaristes de l'époque, qui, comme s'ils n'y avait pas eu assez de mort jusqu'à présent, se permettent de tuer un deuxième compagnon du Docteur (2 compagnons crèvent dans le même épisode, rien que ça quoi ...), dans une scène incroyablement choquante de par la nature implacable de ce qui la provoque, sa brutale malgré sa progressivité et sa prévisibilité (ça sentait le roussi pour le personnage à partir du milieu de la partie), ainsi que par la raison qui a provoqué cette mort, qui n'est autre que celle de Sara Kingdom. La pauvre femme se verra progressivement vieillir à mort par l'infernale machine, au point que quand Steven et le Docteur auront réussi à en inverser les effets, elle ne restera plus d'elle que ses vêtement et la poussière de ses os, et tout ça, parce qu'elle a fait marche arrière pour voir si le Docteur avait besoin d'aide. Si ça c'est pas du sadisme ...
Malgré le fait qu'on n'ai jamais vraiment eu le temps que ça de la développer (je crois même que malgré un nombre de partie dans lequel elle elle apparaît plus important, elle l'aura encore moins été que Katarina, ayant toujours été pris dans un flot continuel d'action qui a laissé le personnage tel quel depuis la partie 5 ... Tuer 2 compagnes dès leur 1er épisode pour les deux quand même, putain quoi ...), l'émotion de son départ marche pleinement de par le choc qu'il provoque. Du coup, comme le personnage fut relativement statique dans son évolution, et qu'elle n'a pas pu montrer quelque chose de plus que son potentiel de base, je reste moins peiné par sa disparition que par celle de Katarina, mais je regrette quand même le départ de ce personnage de femme forte et très intelligente, qui aurait peut être pu donner naissance à une compagne intéressante. Mais ça, on ne le saura jamais vraiment non plus ...
En bref, The Daleks' Master Plan s'achève de manière gigantesque, tendue, désespéré, violente, triste et donc profondément sombre ( A l'image des traits les plus caractéristiques de ce que fut l'épisode la plupart du temps donc ...), sur une scène finale pleine de désolation entre le Docteur et Steven, ou la victoire finale à certes bien eu lieu, mais à un prix insupportable. Et vu le titre du prochain épisode de cette décidément très sombre saison 3, "The Massacre", tout semble croire que les choses sont pourtant loin d'être réglées ...
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Bilan Episode 21 : The Daleks' Masterplan
The Daleks' Master Plan était un énorme pari, projet tout aussi ambitieux (12 parties, retour des deux ennemis phares de l'ère du 1er Docteur et présence de nombreux adversaires, morts de compagnons, amener le Docteur face à la plus grande menace à laquelle il aurait pu être confronté à cette époque de la série, faire l'épisode le plus sombre et choquant de la série jusqu'à maintenant, ...) qu'il était risqué (qu'il puisse être trop long, trop inégal, qu'il n'ait pas de quoi tenir aussi longtemps ou qu'il finisse par tourner en rond et faire sombrer l'épisode à vouloir trop durer, proposer une conclusion décevante à l'ensemble car ne sachant plus comment en venir à bout, meubler / traîner les pieds dans certains parties pour pouvoir tenir les 12 parties, faire trop dans le too-much, ...).
A la vue du résultat, je trouve que le pari a été globalement réussi, bien qu'il n'échappe pas totalement non plus aux pièges qui lui pendait au nez.
L'épisode force l'admiration pour son ambition démesurée, le côté Giant Production / B-Movie Blockbuster que l'épisode peut avoir par moment est d'ailleurs absolument savoureux. Malgré un pitch de base assez simple voir même léger, ils sont globalement parvenus à tenir le rythme des 12 parties, sachant trouver de bons moyens de relancer l'intrigue quand elle commençait à tourner en rond (notamment avec le retour du Moine dans la deuxième moitié de l'épisode, excellente idée qui relance pleinement les machines de l'épisode qui commençait à devenir trop routinier). Malgré quelques moments qui ont rendu tout ça un peu bancal (coucou la partie 7), ils ont tout de même su très bien gérer le rythme de l'épisode comme son avancée scénaristique, et vu l'ampleur de l'épisode, c'était pas forcément gagné et ils s'en sont très bien tirés.
De même, ils ont su se servir des scènes chocs de l'épisode pour les mettre à profit de l'épisode, et non s'en servir pour meubler ou dissimuler l'éventuelle bancalité qu'il aurait pu avoir sur la durée. C'est extrêmement sombre et il y a de nombreuses scènes réellement choquantes (les 2 morts des compagnes en première place, qui, si elles ne cachent pas non plus le fait que les producteurs et showrunner de l'époque avait du mal à se positionner pour choisir la remplaçante de Vicky, ont le mérite d'avoir une vrai place dans l'épisode et de ne juste pas choquer pour choquer). Malgré un début de saison 3 plus sombre que d'accoutumée, cette noirceur permet de mettre en place des situations qui n'avaient jamais eu lieux auparavant dans la série, en particulier dans la psychologie du Docteur et dans l'ampleur que prend la menace Dalek. Bien loin du détournement comique qu'ils ont connus dans "The Chase" ou du ridicule de la manière dont ils se font vaincre dans "The Daleks", ceux de cet épisode ne causent pas : ils tirent, sur la première chose qui bougent. Extrêmement logiques dans leurs actions et ne prenant aucun risque inutile pour parvenir au succès de leur plan, ces Daleks là ne laissent aucune chance au hasard, manipulent tout ce qui peut leur servir à leur avantage et éliminent la moindre forme de menace se présentant à eux. Ajoutons à cela un upgrade assez mortel de leur équipement (les lances flammes <3), et il y a fort à parier que nos poubelles roulantes qui parlent préférées n'ont probablement jamais été de toute l'histoire de la série aussi implacables, froides, cruelles, et donc par extension flippantes que dans cet épisode.
Avec le concours du conseil galactique, des Vargas, des criminels exilés de l'espace, du fourbe et manipulateur Mavic Chen, et, plus ou moins, du Moine, cette congrégation d'ennemis donne bien souvent à l'épisode les deux éléments qui font toute sa force : une tension omniprésente, ainsi que l'entretien une ambiance anxiogène extrêmement réussie, deux éléments qui, lorsqu'ils sont présent, fait atteindre à l'épisode des sommets.
C'est totalement le cas lors des 6 premières parties. Fait assez rare dans les Classics, l'épisode démarre de suite très fort, sur les chapeaux de roues. Nos héros arrivent déjà dans une situation initiale délicate et seront constamment sous le joug de menaces supplémentaires qui ne cesseront d'alourdir la tension et l'ambiance de l'épisode, encore plus à partir de la mort de Katarina qui montre que cette fois, absolument personne (sauf, à la rigueur, le Docteur, et encore, ça c'est parce qu'on sait que la série dure 50 ans, mais je pense qu'à l'époque rien n'était moins sûr. Cet épisode, de par ses airs par moments apocalyptiques, aurait très bien pu être un series finale redoutable) n'est à l'abri. Un véritable sans faute qui ne cesse de prendre son spectateur aux tripes et de l'intriguer sans répit tout du long.
Ca l'est en revanche moins pour les 6 dernières parties. Non pas qu'elles soient mauvaises, très loin de là, mais l'ensemble est indéniablement moins maîtrisé que sur la première moitié de l'épisode. La première cause de cela, c'est la partie 7. Au-delà de tous ses défauts et du fait qu'il était effectivement surement inévitable de faire une partie HS vis à vis du reste pour Noël, ça offre une première cassure de rythme, tension et ambiance dans un épisode qui n'en avait jusque-là connu aucune. Ca va du coup faire que la partie 8 va devoir tout relancer en repartant quasiment de zéro, et l'épisode va mettre du temps pour retrouver ses rythmes, tensions et ambiances initiales, qu'elle ne retrouvera jamais à même intensité avant la toute fin de l'épisode. J'ai d'abord cru que c'était dû à un début de lassitude du schéma "A la poursuite du Taranium" entre les Daleks et le Docteur qui dure depuis la 3ème partie, mais l'arrivée du Moine est parvenu à empêcher cette dernière de tomber dans cette routine et à redynamiser l'ensemble en apportant une menace supplémentaire au personnage du Docteur. Qui plus est, dans sa deuxième moitié, l'épisode multiplie les nouvelles idées pour changer quelque peu son atmosphère pour ne pas prendre place dans un cadre de jungle inchangé et de lieux futuristes tout du long, en nous proposant des volcans ou encore l'Egypte Antique. Je pense donc que la différence entre les deux moitiés se situe dans le fait que le Docteur et ses compagnons sont en position "de force" face aux Daleks dans la seconde moitié, car ne finissant jamais dans des situations totalement désespérées (sauf à la rigueur sur la fin) dans laquelle ils étaient tous dans la merde et qu'on ne voyait pas comment ils pouvaient s'en sortir, alors que c'était constamment le cas au cours des 5 premières parties. Ca semble pas grand-chose à première vue, mais je pense que ça explique pourquoi je n'ai jamais été aussi craintif pour le devenir du Docteur et de ses compagnons au cours des parties 7 à 10. Enfin, le niveau global reste tout de même bon, et parvenir à maintenir un certain niveau qualitatif sur tous ces éléments sur une aussi longue durée, il faut le faire mine de rien, même si on pourra aussi être un peu déçu de certains détails de la résolution de l’épisode (notamment sur le grand bal des trahisons qui s’annonçaient entre les méchants et qui n’a finalement pas vraiment eu lieu), même si elle est globalement réussie et, grâce au Time Destructor, à la hauteur de ce titanesque épisode.
En bref, The Daleks' Master Plan est un épisode crucial de la série, de par son gigantisme, son ambition, certains de ces aspects novateurs. Prenant malgré le fait qu’il soit disparu aux 3/4 (ce qui est vraiment dommage, malgré une des meilleures reconstructions de Loose Cannon), il marque un vrai tournant dans l’histoire de la série et de ses possibilités. C’est fort heureusement un épisode réussi, globalement à la hauteur de ses ambitions, qui confirme définitivement l’orientation que prend le show en cette saison 3 depuis son changement de showrunner : plus Doctor centered, plus ambitieuse, plus étoffée dans son background et aux liens entre épisodes plus marqués, mais surtout définitivement plus sombre. Ah, et bien que je préfère « The Dalek Invasion of Earth » pour le propos de fond qu’il développe sur la seconde guerre mondiale (peut être bien ce qui manquait à ce Masterplan d’ailleurs, un propos de fond. Son absence n’est pas gênante en soi, mais ça doit aussi surement jouer dans le fait qu’il n’arrive pas à devenir un des chef d’œuvres de la série), il fait sans aucun doute partie des meilleurs épisodes de Daleks de la série. En tout cas, pour ce qui est de l’ère du 1er Docteur, il fait partie des tous meilleurs …
Note de l'épisode (Moyenne des parties) = 14,08/20
Après un très tendu et sanglant "The Daleks' Master Plan", on embraie sur un épisode au titre bien plus calme ... "The Massacre" ! Elle est vraiment pas sombre du tout cette saison 3 dîtes donc ...
Mais bon, l'épisode montre d'emblée en cette première partie qu'il n'aura rien à voir avec The Daleks' Master Plan. En effet, retour au genre historique pour celui-ci. Et en France qui plus est ! La France d'Henry IV au XVIème siècle.
C'est donc bien au fameux massacre de la saint Barthélémy que se réfère le titre, auquel, à l'image du massacre de Troie dans The Myth Makers, on aura surement droit dans la dernière partie. Cette première partie confirme définitivement en subtilité tout au long de son déroulement que ce complot est en train de se préparer dans l'ombre.
Et c'est peut être là qu'on tiens ce qui pourrait se révéler être le point faible de l'épisode : on sait d'ores et déjà de quoi il va s'agir, et on sait pertinemment comment ça va se terminer : très mal. Du coup, malgré tous ses efforts pour créer une tension grandissante, ça ne marche qu'à moitié. Tout au plus pourra t'on craindre pour la vie des personnages secondaires non historiques, voire à la rigueur des principaux, mais ici, contrairement à Vicky dans The Myth Makers, ni Steven ni le Docteur ne semble se révéler être en fait une figure historique de cette époque / événement, mais on sait d'avance qu'ils ne gagneront pas. Comme dans "The Aztecs", "Marco Polo", "The Reign of Terror", "The Romans" et "The Myth Makers" vous me direz. Certes. Sauf que dans "The Aztecs", au contraire de Steven qui ne connait apparemment rien de cette époque, Barbara savait tout, savait comment l'éviter, et aurait pu y parvenir. Et que "The Romans" et "The Myth Makers" dédramatisait la situation en devenant des comédies sur ses premières parties pour mieux nous prendre à revers sur la dernière, alors que "The Massacre" affiche un ton très sérieux d'emblée. Et que dans "Marco Polo" et "The Reign of Terror", le Docteur et ses compagnons étaient directement acteurs de la situation, y jouaient un rôle, y étaient actifs de manière significative dans la résolution des évènements. Ce que Steven et le Docteur ne sont pour l'instant pas dans cet épisode.
J'aimerais dire du bien de cet épisode qui affiche d'ores et déjà beaucoup de qualités : une reconstruction historique de très bonne qualité avec des décors et costumes magnifiques, une ambiance très bien travaillée, l'opportunité d'un Docteur / Steven episode qui permettrait enfin à ce dernier à prendre l'épaisseur qu'il n'a jamais vraiment eu l'occasion de prendre maintenant qu'il est le seul compagnon cette fois, et la perspective qu'offre le cliff final m'enchante au plus haut point, car oui, à l'image du récemment retrouvé "The Enemy of the World" pour Troughton, ce "Massacre" était l'épisode Doppleganger d'Hartnell (bon, il avait plus ou moins eu ça dans la partie 5 de The Chase, mais c'est la première fois que l'acteur joue deux rôles différents dans un même épisode, et, cette fois, apparemment sur toute la longueur de ce dernier).
Mais malgré tous ses bons éléments, j'ai le sentiment pour l'instant que l'épisode est bien parti pour reproduire la même erreur que "The Crusade", pour l'instant le moins bon historique de l'ère Hartnell : ne faire du Docteur et Steven que des spectateurs de l'événement et non pas des acteurs de ce dernier, ou du moins que ce qu'ils font dans cet épisode n'ait aucune importance / conséquence quand à l'événement. Non pas qu'il faille nécessairement faire du Docteur et de ses compagnons les responsables des événements qui se produisent aux époques où ils atterrissent (et tout les épisodes ne l'ont pas fait, remember "The Aztecs", "The Reign of Terror" ou encore "Marco Polo", les événements n'ont pas surgis à cause d'eux, les contextes étaient déjà là quand ils y arrivent, mais il y ont ensuite participé, ils ne sont pas restés dans une position d'importance passive face à ces derniers) mais quand on voit les dégâts que ça à fait à l'intérêt global de "The Crusade" de n'en avoir fait que des contemplateurs de cette époque qui ont règlent leur intrigue secondaire de leur côté puis se cassent sans que leur venue ait changé la donne en quoi que ce soit ... Bof quoi. Il serait dommage que "The Massacre" s'engouffre dans cette même voie.
Bref, cette première partie de The Massacre affiche d'ores et déjà de nombreuses qualités, mais montre aussi que l'épisode n'est pas à l'abri de certains pièges dans lequel il ferait mieux d'éviter de tomber s'il veut maintenir l'intérêt de son spectateur sur la durée. J'ose espérer qu'il y parviendra, car il serait vraiment dommage de gâcher un tel potentiel ...