Bon là, on pars juste dans le grand n'importe quoi ...
La 5ème partie était chiante, mais ça restait à peu près normal parce qu'elle passait son temps à déblatérer sur un matériau de base chiant qu'elle n'a pas réussie à transcender.
Cette 6ème partie est absolument consternante, parce qu'on s'y fait tout autant voir plus chier qu'à la précédente alors que niveau action, ça n'arrête pas.
Ce n'est peut être pas très juste de lui mettre en dessous de 10 quand j'ai mis la moyenne à la partie 2 d'An Unearthly Child (chiante comme la pluie mais elle, au moins, offrait un chouïa de développement de l'univers de la série et de ses personnages principaux. Ce qui n'est pas le cas une seconde ici), mais je ne peux juste pas me résoudre à mettre plus à cette ode au meublage, à l'hors-sujet et à l'inutile !
Rappellez-moi juste le titre de l'épisode 5 minutes ... "The Daleks" c'est ça. Peut on alors m'expliquer pourquoi on y passe 2 scènes qui doivent faire à peine 2 minutes et que le reste du temps on le passe à jouer à Indiana Jones dans la forêt ?! Sérieusement, c'est quoi cette succession de scènes, décors et situations type film d'aventure sortie de nul part, qui n'a absolument aucun rapport avec le reste, qui introduit des trucs pour ne pas les exploiter (coucou le monstre du lac), qui fait traîner le tout pour faire traîner le tout, et qui surtout au final ne sert à rien (franchement, toute l'odyssée dans la forêt puis la grotte aurait pu être résumée en deux minutes , et en plus, ces deux minutes d'utilité ne sont même pas dans cette partie !) !
Le pire c'est que ça aurait pu passer crème s'il y avait eu une vraie justification derrière tout ça, mais ici, la seule chose qui intéresse, c'est de faire gagner à tout prix du temps, même si de manière totalement ridicule, pour qu'il reste un minimum à raconter dans la partie 7 ... Du coup, c'est hors-sujet, inutile et ça nous donnerais presque légèrement l'impression d'être pris pour des cons. Alors quand bien même cette partie est un gigantesque et continu flot d'action, on n'arrive juste pas à s'y intéresser à cause de ça et on s'y ennuie de pied ferme !
Bref, l'épisode paye sévèrement son obstination à durer 7 parties alors qu'elle n'en a pas le potentiel (du moins, pas si exploité de cette façon), en nous délivrant une avant dernière partie inutile en absolument tout points. Enfin, le point positif, c'est que cette partie a si peu avancer l'intrigue qu'en toute logique, la 7ème partie devrait pouvoir nous délivrer une conclusion rythmée et prenante après tant de report de la résolution ... non ? Allons, ils ne peuvent tout de même pas rater leur dernier acte avec un tel thème et affrontement qui se profile ... si ? Eh bien, cette partie 6 aura même réussi à mettre dans le doute vis à vis de ça, alors qu'en toute logique, étant donné que les 50 dernières minutes n'ont pratiquement rien amorcé en terme de résolution, ça devrait être normalement bon ...
Ah et j'allais oublier, mais inutile de dire que le rythme maîtrisé et l'ambiance géniale des 4 premières parties ne sont pas revenues une seule seconde ...
Quand à nous vendre le plan des Daleks comme le truc qu'on a pas vu venir alors que tous les plus de 5 ans l'auront devinés dans la partie 5, encore une fois juste pour gagner du temps et donner l'impression qu'il se passe quelque chose ... Voilà quoi.
Enfin, au moins, cette 6ème partie sera restée fidèle jusqu'au bout à sa médiocrité, c'est déjà ça ...
Pffffiou, c'est fini ! Eh ben, c'était pas trop tôt ... Car en fin de compte, même le final ne valait pas le coup. C'est à peine mieux que la partie 6, et, bizarrement, sans être mauvais car cette fois le rythme est un minimum là et les péripéties sont raccord avec l'intrigue, cette ultime partie échoue pourtant dans à peu près tous ces objectifs.
Elle se rate dans l'affrontement final contre les Daleks, sidérant de facilité et réellement décevant (d'autant que ces derniers, qui auront toujours agît intelligemment, ne sont soudainement plus logique : quel intérêt pour eux de garder le Docteur et les Thals capturés vivants ? Ils avaient largement le temps de les tuer avant qu'Ian et les autres parviennent à couper le courant, et auraient pu bien plus facilement dealer avec les Thals restants (et cela aurait maximisé leurs chances d'atomiser Skaro), tant sur un plan technique que thématique. Les Daleks ne représentent ici plus aucune menace et la manière ridicule de les achever leur font perdre définitivement toute crédibilité (tant à eux qu’aux Thals d’ailleurs). Le fait de les faire marcher à l’électricité statique avait beau être raccord au thème de la mutation et des nouvelles dépendances qu’elle génère, ce fut une idée épouvantablement mal exploitée. Comment, malgré toute la puissance qu’ils peuvent avoir, peut-on craindre des ennemis incapables de se déplacer et de se relever une fois renversés ? Si, même si c’est difficile pour nous spectateurs de la nouvelle série (encore plus face à une telle résolution sidérante de facilité. Impossible de venir à bout des Daleks comme ça dans la nouvelle série. Inconcevable même), on ne peut décemment pas reprocher aux Daleks de ne pas encore être ce qu’ils sont aujourd’hui, on ne peut s’empêcher de se demander comment ils auraient pu résoudre leur affaire face aux Daleks qu’on connait maintenant, à quel point l’épisode aurait été plus tendu auquel cas, et on espère vivement qu’ils abandonneront cette idée pour leur prochaine apparition.
Elle se rate dans son propos anti-nucléaire et guerrier, en ne faisant jamais ressortir ce dernier alors qu'il était le seul élément narratif restant intéressant dans les 3 dernières parties de l'épisode. La manière dont les Daleks se font vaincre n'y est d'ailleurs pas probablement pas étranger, tant ça ne sonne pas avec le reste du message anti-guerrier ...
Et elle se rate dans sa conclusion, expédiée à la va-vite et de manière assez ridicule, en particulier sur la romance à laquelle on ne croyait pas une seconde entamée entre Barbara et un Thal, élément assez irritant synthétisant parfaitement à elle seule tout ce qui ne va pas dans les 3 dernières parties qui auront complètement ruinés le travail fabuleux fait sur les 4 premières, et qui aura manqué de peu de rendre l'épisode globalement mauvais.
Bref, une ultime partie décevante à la limite du mauvais, qui termine bien fadement un épisode qui avait pourtant superbement bien commencé.
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Bilan Episode 02 : The Daleks
The Daleks aurait pu être un grand épisode. Il en avait le contexte, le scénario, les ennemis (cultes, malins, puissants, fourbes et creepy), l’ambiance (démentielle, étouffante, mystérieuse, parfois même flippante), le rythme (incroyablement bon) … bref, les moyens et le potentiel. Et pendant longtemps, il était bien parti pour le devenir.
Mais à l’image d’An Unearthly Child qui avait proposé un début colossal pour une suite très moyenne, The Daleks nous tiens en haleine pendant 4 parties pour nous décevoir et nous ennuyer horriblement sur ses 3 dernières parties qui réduisent quasiment à néant tout ce que les précédentes ont pu apporter de bien, nous livrant finalement un épisode moyen à la limite du mauvais qu’on quitte sous un fort sentiment d’énervement, limite de colère. Une énorme déception, d’autant plus qu’au contraire d’An Unearhtly Child qui était de toute manière plombé par un scénario pas terrible et qui ne pouvait pas y faire grand-chose, The Daleks avait réellement le potentiel de délivrer une belle fin qui sublimerait le tout.
Le principal problème de l’épisode est simple : il n’avait pas les moyens de ces ambitions. Il est beaucoup trop long. L’épisode aurait fait un fabuleux 5 parts, voir 6 parts. Mais le scénario, du moins tel qu’exploité ici, ne laissait de toute façon pas la place pour une partie supplémentaire. Arrivé à sa quatrième partie, l’épisode a déjà tout développé et n’attend plus que sa résolution, qu’on étirera et fera traîner aussi longtemps que possible pour tenir le nombre d’épisodes requis, à travers du meublage souvent inutile (cette romance de dernière minute à laquelle personne ne croit juste là pour faire gagner du temps entre Barbara et le Thal, mon dieu …) et parfois même totalement hors-sujet (Partie 6, si tu m’entends …). Ce qui aurait pu être pardonnable si l’on meublait dans le but de préparer une résolution réussie, mais ce n’est pas le cas, car ces parties-là ne préparent vraiment pas cette dernière, qui sera d’autant plus décevante qu’elle se sera fait attendre. L’épisode aurait gagné à nous délivrer une résolution rapide et classique, mais efficace, et/ou à rendre les deux parties de la guerre moins manichéens, en particulier les Thals (ce qui n’était pourtant franchement pas le cas sur le début, mais qui le deviens horriblement sur la fin. La résolution en pâtit d’ailleurs beaucoup) pour mieux faire ressortir son propos global sur la guerre, qui s’évapore totalement sur la fin de l’épisode (c’est dommage, c’est justement ce qui lui aurait permis de rejoindre la cour des grands épisodes de la série). Ca, ou bien alors ne jamais cesser de rendre les Daleks menaçants (car il y avait là une vraie possibilité de faire comme dans l’épisode « Dalek » de l’ère Eccleston dans la nouvelle série, de nous faire compatir au sort des Daleks, de leur donner de vraies motivations qui les auraient nuancés [et là, leur faiblesse finale serait passée sans gêne, là où il est complètement ridicule de la garder si on veut en faire des purs méchants quasi invincibles, tant cela leur ôte leur dite invincibilité]. Encore aurait-il fallu pour cela que les Thals le soient aussi, nuancé. Mais là après, je comprends aussi qu’on ait voulu en faire de purs ennemis, et que les nuancer irait à l’encontre de ceci. Et ce n’est pas un problème tant que c’est assumé jusqu’au bout. Ce qui n’est pas le cas ici …)
L’épisode se sauve néanmoins du naufrage tout d’abord par la grande qualité de ces premières parties, qui nous offrent jusque-là un épisode prenant avec une ambiance incroyable et des ennemis d’anthologie, mais aussi grâce à un développement du background de la série fort sympathique (on apprend pas mal de petits détails sur le T.A.R.D.I.S.), et surtout grâce à une évolution et un développement des personnages et de leurs rapports vraiment fascinants et bien pensé, qui nous fait nous attacher définitivement à ce petit groupe bien bancal à la base. D’autant que, peut-être Barbara mise à part (et encore … quoi qu’il en soit, la suite de la série ne manquera pas à de mainte reprises de lui faire la part belle), tous ont leur utilité et leurs grands moments (Ian, le Docteur, et, chose qui se raréfiera malheureusement un peu trop par la suite, Susan).
Bref, The Daleks est donc un épisode moyen assez décevant tant il aurait pu être énorme si seulement il avait duré une ou deux parties de moins et que sa fin avait été mieux foutue alors qu’au final il n’atteint, dans sa globalité, à cause de ses 3 dernières parties, même pas le niveau global d’An Unearthly Child (même s’il n’en est vraiment pas loin), mais qui a tout de même son lot de moments forts et de bonnes idées. Si l’intrigue laisse finalement bien trop à désirer, il est clair qu’on se souviendra pourtant très bien des Daleks et qu’on attend avec impatience leur prochaine intervention, qu’on espère bien plus musclée.
Note de l'épisode (Moyenne des parties) = 11,71/20
Après un épisode très long qui aura finalement payé cher son grand nombre de partie, on en viendrait presque à se demander ce que donneraient des épisodes tout petits. Par un curieux hasard, c'est justement le cas de l'épisode suivant, "The Edge of Destruction", qui n'est constitué que de deux parties, en faisant, avec quelques rares autres, l'un des épisodes les plus courts de la série. Est-ce qu'à l'inverse de "The Daleks", cela permettrait-il d'avoir un rythme bien plus soutenu et maîtrisé ? Ou bien, l'épisode risque t'il de tomber dans l'excès inverse en allant trop vite pour ne pas déborder de la restriction du nombre de parties ? A la vue de cette incroyable première partie, les réponses à ces deux questions sont pour l'instant respectivement oui et non.
Le truc à savoir, c'est que "The Edge of Destruction" à été pensé comme un épisode filler à la base, d'où son nombre restreint de parties. En effet, situé entre deux gros seven parts (The Daleks et Marco Polo) qui avaient, avec la partie préhistorique d'An Unearthly Child, pompé quasiment tout le budget pour les 20 premières émissions, il fallait concocter un scénario qui parviendrais à tenir les 2 émissions restantes du contrat de base tout en étant le plus économique possible.
Le scénariste à donc opter pour le choix d'une intrigue simple privilégiant l'ambiance pour booster l'épisode plutôt que de risquer à pondre une histoire trop compliquée pour les moyens qu'il restait. Et il a drôlement bien fait parce que ce huit clôt à l'intérieur du T.A.R.D.I.S. est incroyablement prenant.
Cette première partie est en effet sans le moindre doute la meilleure qu'on ait eu depuis le pilote. Et pourtant, elle ne raconte presque rien (le T.A.R.D.I.S. à un problème qu'on arrive pas à identifier et les personnages se mettent à agir très bizarrement), et utilisent des codes classiques au possible pour créer son ambiance (la peur de l'inconnu couplé à la peur face à ce qui n'est pas logique et explicable). Mais celle ci arrive à s'instaurer immédiatement et à dominer la moindre seconde de diffusion, et sublime l'épisode à l'aide d'une belle écriture au niveau des personnages et des interactions très intéressantes qu'ils ont entre eux face aux évènements bizarres et parfois même flippants (Susan, putain ...) qui se produisent dans le T.A.R.D.I.S., d'autant plus qu'on n'arrive pas toujours à déterminer lesquels restent affectés ou non par cette menace invisible et pour l'instant incompréhensible. Qui plus est, l'épisode, tant dans cette première partie que dans la suivante, avait une occasion en or pour nous faire découvrir le T.A.R.D.I.S. plus que jamais, et elle ne l'a pas loupée, pour notre plus grand plaisir, et fait aussi l'air de rien progresser les relations entre les personnages.
En bref, cette première partie du court mais palpitant "The Edge of Destruction", qu'on pourrait presque renommer "Doctor Who : The Horror Movie" est une petite merveille régie par une ambiance démentielle comme on en a rarement vu (du moins pour l'instant) dans la série. Jouant habilement sur la frontière de ce qui est vrai / faux, possible / pas possible, tant sur les causes du problème que sur les personnages et les actions très bizarre de certains d'entre eux, ainsi que sur l'accumulation des menaces et donc des sources potentielle de danger, cette partie parviens malgré son mince et simple scénario à capter l'attention totale de son spectateur et même à lui faire froid dans le dos, ce qui est renforcé par un acting très bon et assez inédit de nos protagonistes. Le dernier plan, glaçant de stupéfaction et insupportable de suspens, ne peut que donner envie de voir immédiatement la suite.
Je n'ai dans le fond pas grand chose à dire sur cette deuxième et déjà dernière partie de "The Edge of Destruction" de plus que je n'ai déjà dit dans la première partie, car cette partie finale est dans la pure lignée de son prédécesseur : un huit clôt étouffant et passionnant qui doit énormément à son ambiance limite effrayante et les rapports entre ses personnages, plus éprouvés que jamais auparavant dans la série.
Et si cette deuxième partie est un peu moins bonne que la 1ère, c'est tout simplement le fait d'une résolution un peu décevante (rien à voir avec la déception d'An Unearthly Child ou de The Daleks cependant), pas tant dans le fait qu'elle soit très simple (je trouve, au contraire des nombreux détracteurs de cet épisode qui érigent cet élément comme son principal défaut, que c'est même assez génial en soi, encore plus vu ce que ça implique de la part du T.A.R.D.I.S.) que dans le fait que ça n'explique pas tout, ou du moins pas de manière satisfaisante (si l'explication marche parfaitement pour tout ce qui concerne le T.A.R.D.I.S., comme les horloges brisées ou le manque d'eau, ça a quand même du mal à justifier le comportement très étrange d'Ian et surtout Susan durant l'épisode, et il est dès lors peu logique que cela ne s'applique qu'à eux deux et non au Docteur et Barbara). Car sans ça, c'est tout aussi bon que la 1ère partie.
Qui plus est, cette ultime partie nous offre une scène de fin très belle entre Barbara et le Docteur, qui semble enfin faire évoluer leur relation de manière significative. Par contre, quand on sait que l'épisode suivant concernera Marco Polo, le cliff de fin fait pas mal sourire.
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Bilan Episode 03 : The Edge of Destruction
Après deux épisodes globalement moyen ou la série était un peu en phase de rodage, voir se cherchait un peu, voici un troisième épisode aussi court et simple que plaisant, sur lequel il n'y a presque rien à reprocher. Car quand bien même il n'est qu'un filler qui n'a pas une seconde les ambitions, les moyens ni les responsabilités de ces deux prédécesseurs, "The Edge of Destruction" est pourtant bel et bien le premier épisode vraiment réussi de Doctor Who. Et il place la barre assez haut dans son genre.
Doté de très bonnes idées généralement assez simple mais qu'il saura souvent pousser jusqu'au boût, ce huis clôt dans le T.A.R.D.I.S. ne nous offrira certes pas une intrigue bien folle, le seul point faible qu'on pourra lui reprocher étant d'ailleurs sa résolution qui pourra sembler trop simple pour certains ou qui ne justifie pas assez pour d'autres, le tout baigne dans une telle ambiance de terreur très étouffante et parfois vraiment terrifiante,et cela sans relâche, jusqu'à son dénouement, que cela arrive à porter l'épisode et sublimer tout le reste de ses bons éléments, parmi lesquels un background development du T.A.R.D.I.S. vraiment intéressant et surtout de belles interactions et évolutions dans les relations entre les personnages. L'épisode est qui plus est, probablement grâce à sa courte durée, parfaitement rythmé tout du long.
En bref, un épisode aussi improbable, incroyable et réussi qu'il est court qui se distingue, et de loin, comme étant le plus réussi de tout ceux qu'on ait eu jusqu'ici.
Note de l'épisode (Moyenne des parties) = 15/20